Programmes – Emploi – L'employé et son entreprise

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Le PS, s'opposant toujours plus à l'UMP, veut « réaffirmer la primauté du CDI » ; pas de nouveau contrat, mais une pénalisation fiscale des entreprises multipliant les CDD, et, mesure intéressante mais certainement pénalisante, « la révision des relations entre sous-traitants et donneurs d’ordre pour mieux protéger les salariés ». Le CNE sera évidemment supprimé (de même pour les Verts, la LCR et le PCF). La LCR veut un CDI stable et à temps plein comme unique contrat de travail ; n'oublions pas qu'Olivier Besancenot veut interdire le licenciement. Les Verts institueront un contrat d’activité unique qui comprend les clauses actuelles du contrat de travail, ainsi qu’un crédit de droits formation et un contrat d’utilité sociale.
L'UDF prévoit un contrat unique, mais sans trop s'avancer : « un contrat de travail universel à durée indéterminée et à droits progressifs et par la voie d'accords, les adaptations à chaque profession ».
L'UMP est attendue sur le sujet : son nouveau contrat de travail unique « sera plus souple pour les entreprises, grâce à des procédures de licenciement moins longues et surtout moins incertaines, plus gratifiant pour les salariés car il sera unique et nécessairement à durée indéterminée. Les entreprises embaucheront plus, plus vite et plus facilement » ; étant sur le modèle du CNE, on peut s'attendre à une période d'essai avoisinant les deux ans.

L'écart entre les travailleurs indépendants (au statut plus fragile, plus imposés mais mieux rémunérés et plus mobiles) et ceux sous contrat de travail sera certainement réduit ; en tous cas par les partis de droite. Le FN supprimera « tous les freins et obstacles de nature juridique, fiscale et sociale qui s’opposent au passage aisé et non pénalisant d’un statut à l’autre » ; l'UMP offrira la possibilité d'obtenir un statut mixte [...] offrant à la fois souplesse et sécurité.

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