« L’ENNEMI INTIME », FILM DE FLORENT EMILIO SIRI : UN EPISODE SANS COMPLAISANCE DE LA VRAIE GUERRE D'ALGERIE

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« Qui vous parle d’une guerre ? – C’est juste une opération de maintien de l’ordre… » C’est ainsi qu’un sergent au regard perçant , remarquable Albert Dupontel, présente ce qui se passe en Kabylie au lieutenant fraîchement arrivé de France, interprété par Benoît Magimel.

Ils sont les héros malgré eux de ce film de vraie guerre, montrée sans complaisance Si les personnages sont fictifs, la guerre, elle, est bien réelle. Réaliste comme l’a été celle que l’on a nommée « les évènements ». C’est donc une histoire d’hommes et d’humains qui ne le resteront pas. Avec un scénario basé sur le témoignage de ceux qui l’ont vécue, le réalisateur, Florent Emilio Siri, fait revivre l’atmosphère sombre de cette guerre dont le nom ne sera reconnu qu’en 1999. On se prend en pleine figure les erreurs et les horreurs restées trop longtemps cachées par une désinformation volontaire du gouvernement de l’époque.. Un grand film, mais un vrai film de guerre. Presque encore d’actualité…

■ Margot Deschamps

Date de sortie : 3 octobre 2007

Réalisateur : Florent Emilio Siri

Avec Albert Dupontel, Benoît Magimel, Aurélien Recoing

Film français (2007)

Durée : 1h 48 min.

Site du film : http://www.lennemi-intime-lefilm.fr/

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Les commentaires (8)

  1. Je ne l’ai pas encore vu, mais j’ai l’impression que ce « document » va rejoindre en qualité les deux films majeurs sur la guerre au ras du sol : « La 317ème section » et « L’honneur d’un capitaine » de Pierre shoenderfer (mille excuses pour l’orthographe du nom). J’oserais citer aussi « La bataille d’Alger » de Gilles Pontecorvo parmi eux.
    Je lui souhaite un plein succès.

  2. dur dur le film mais ça a du se passer vraiment comme ça avec les torture . De toute facons j’adore albert dupontel.

  3. Très dur.
    Et illustrant bien ce que j’ai pu entendre de cette guerre , par ceux qui l’ont vécu, des deux côtés.

    Trop peu de public dans la salle de cinéma

  4. c’est encore la même chose,on veut nous faire culpabiliser pour une histoire d’hier que nous avon pas vécus. c’est bien judéo créthien ce comportement, si on s’occupait plus des français qui vont bientôt se retrouver à défendre leur intérets d’aujourd’hui

  5. Le meilleur film sur la question, le plus objectif, en tout cas.
    La coercition qui s’exerçait sur les « réfractaires » est à peine évoquée cependant (le sergent « couvre » le refus d’obeissance du S/Lt par son amitié avec l’officier de renseignement)
    Le prix à payer, pour refus d’obeissance et atteinte au moral de l’armée, c’était 3 ans de prison, soit 5 ans 1/2 sous l’uniforme, en passant par toute l’échelle des vexations puis des punitions!
    En 7 ans, 56 objecteurs sont allés jusqu’au bout de leurs idées.
    Les critiqueurs actuels sont-ils plus courageux que les 1954/1964? Facile, le martyre, depuis les tribunes !
    Combien adopteraient