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Après une médiatisation dont elle se serait bien passée, la commune de Villiers-le-Bel semble avoir retrouvé le calme. La mort des deux jeunes adolescents, qui avaient percuté un véhicule de police alors qu’ils conduisaient sans casque, a provoqué de violentes émeutes. L’enquête est en cours…

Comme d’habitude, l'image de cette ville de banlieue a été profondément altérée par ces évènements. Encore une fois, l’aspect positif de ces quartiers est passé sous silence. Et pourtant, cette ville n’est pas que le théâtre d’affrontements. Entre travaux d’aménagement, initiatives sociales ou encore culturelles, Villiers-le-Bel regorge de ressources qui, elles aussi, méritent leur coup de projecteur.

Au-delà de la violence, Villiers-le-Bel n’est pas une ville réputée pour sa forte délinquance. Même si la commune connaît un taux de chômage (20%) plus élevé que la moyenne nationale (8%), elle ne correspond pas au stéréotype de la cité banlieusarde. Les quartiers pavillonnaires se mélangent plutôt bien aux HLM, qui représentent 50% des habitats de la ville, soit 4000 logements sociaux. C’est à partir des années 50 que Villiers le Bel, ancien village, a subi une profonde urbanisation. Les logements collectifs s’implantent dans la ville, qui doit répondre au nouveau besoin d’une population jeune. Les 0-24 ans représentent aujourd’hui 33% de la population. La ville a fortement investi dans l’équipement et le service pour les jeunes. Une urbanisation qui s’est accéléré par un développement économique : en 1997, la commune fonde avec Sarcelles, le « Val de France », qui représente aujourd’hui un pôle important de l’est du Val d’Oise, avec plus de 120 000 habitants. « Villiers-le-Bel n’est pas un ghetto derrière le périph’. On y mène une vie tout à fait normal » assure un responsable du Collectif local Fusion, pour le métissage culturel. Et d’ajouter : « Il y a des difficultés sociales mais on ne peut pas parler d’une population victime ». Même si elle déplore une tension palpable, Sandrine, habitante de Villiers-le-Bel depuis plus de 20 ans reconnaît que « la politique sociale menée par la ville aboutit à de multiples initiatives en matière d’intégration. A l’école plusieurs psychologues et orthophonistes sont au service des enfants ». Pour certains élèves, la langue française n’est pas toujours bien maîtrisée. Culture urbaine Entre les tours des cités, plusieurs groupes de rap ont su imposer leur style auprès du grand public. Le plus connu : Arsenik. Les deux frères, Lino et Calbo, d’origines congolaises, ont formé leur groupe en 1993. Le duo connaît un certain succès, concrétisé en 1998, année durant laquelle ils remportent un double disque d’or, grâce à leur 1er album "Quelques gouttes suffisent" (Hostile Records). Arsenik a vu le jour dans l’effervescence du Sixième chaudron, quartier de Villiers le Bel dont sont issus plusieurs groupe de rap ( K.ommando Toxic, Ascenssion…). La ville fait un effort particulier pour développer cette culture urbaine grace à plusieurs événements qui ponctuent l’année. Le « Festival des arts de rue », investit la ville chaque année, durant le mois de juin, où professionnels et amateurs déambulent dans les rues. Autre initiative : le festival « les bel’ hopsessions », qui dédient plusieurs soirées à la danse et au slam. Au mois de mai prochain, la ville compte sur la présence du slameur Grands Corps Malade. Avec des têtes d’affiche comme Laurent Voulzy ou Michel Leeb, l’espace Marcel Pagnol accueille aussi les divers talents de la scène française. Une image qui fait défaut Dans les maisons de quartiers des cités, on est bien loin des images véhiculées par les émeutes. « La ville déborde d’initiatives culturelles. Notre compagnie a représenté la France au festival de danse de Stockholm. Nous avons fait lever des salles entières », se félicite Sophie Bulbuyan, enseignante en éducation physique au collège Léon Blum. Il y a deux ans, elle a créé une compagnie de danse, avec des jeunes de la ville. Ils sont une soixantaine, de 13 à 25 ans. A travers les médias, elle ne retrouve ni sa ville, ni les jeunes qui la compose. « Il y a de la violence, c’est incontestable. Mais quand je vois le décalage entre l’image véhiculée par les médias des jeunes de Villiers-le-Bel et la réalité, je suis dégoûtée. J’ai les boules… », lâche t-elle, dans un élan de colère. Même constat pour Arnaud, responsable de l’association de musique et d’audiovisuel Apo.G, qui travaille avec les jeunes de la ville. « Beaucoup de projets se montent à Villiers-le-Bel mais ils ne sont jamais mis en avant. La ville déborde de talents au niveau sportif et culturel », s’exaspère t-il. Avant de poursuivre : « La plupart des jeunes de la ville ont une véritable volonté de s’intégrer professionnellement. Beaucoup d’entre eux sont inscrits à la mission locale. Ils sont prêts à se lever tôt le matin pour aller travailler. Si ça, c’est pas une preuve de motivation… », lance t-il, un peu désabusé. Un goût amer dans la bouche des habitants de la ville, qui regrettent qu’une minorité jette l’opprobre sur toute une population. Opération de rénovation urbaine, construction d’une centre médico-pédagogique…La ville ne manque pas de projets, à l’exemple de la cité HLM du quartier des carreaux, qui subit un lifting grâce à la construction de nouveaux bâtiments plus modernes, et de parcs. Premiers effets visibles en 2009. Caroline Vigoureux [post_title] => SOUS LA VIOLENCE, LA VIE À VILLIERS-LE-BEL [post_excerpt] => [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => sous-la-violence-la-vie-a-villiers-le-bel [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2007-12-09 19:46:39 [post_modified_gmt] => 2007-12-09 18:46:39 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://www.latelelibre.fr/index.php/2007/12/sous-la-violence-la-vie-a-villiers-le-bel/ [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 12 [filter] => raw ) [1] => WP_Post Object ( [ID] => 1213 [post_author] => 2 [post_date] => 2007-12-04 22:28:27 [post_date_gmt] => 2007-12-04 21:28:27 [post_content] =>

Mardi 11 décembre, Ségolène Royal sera l'invitée de l'émission "Sous les Pavés...".

Après François Bayrou et Bernard-Henry Lévy, l'ancienne candidate à la présidence de la République qui vient de sortir son livre "Ma plus belle histoire, c'est vous", sera au deuxième sous-sol de LaTéléLibre, et répondra aux questions des journalistes. A partir de son livre, une analyse de sa défaite face à Sarkozy, mais aussi une mise au point face aux éléphants de l'appareil du PS, nous chercherons à comprendre comment l'ex candidate analyse son échec, et quels sont ses projets pour l'avenir... Elle répondra enfin aux questions posées dans ce plan séquence réalisé à La Rochelle avec Henry Marquis, lors de l'Université d'été du PS. [video http://www.dailymotion.com/video/x8f6tm_548-royal-fait-son-autocritique-la_news] Premier épisode diffusé dans la nuit du mardi 11 au mercredi 12 décembre. [post_title] => Sous Les Pavés, Ségolène Royal [post_excerpt] => [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => sous-les-paves-segolene-royale [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2010-11-09 20:43:02 [post_modified_gmt] => 2010-11-09 19:43:02 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://www.latelelibre.fr/index.php/2007/12/sous-les-paves-segolene-royale/ [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 27 [filter] => raw ) [2] => WP_Post Object ( [ID] => 1209 [post_author] => 2 [post_date] => 2007-12-03 16:58:15 [post_date_gmt] => 2007-12-03 15:58:15 [post_content] =>

Mercredi 28 novembre a eu lieu le débat tant attendu CNN/Youtube pour les républicains. La star en a été sans conteste celui qui est considéré comme un outsider au point que certains se demandent s’il ne pourrait pas gagner les primaires : Mike Huckabee. Gouverneur de l’Arkansas, état de Bill Clinton, jusque cette année, il constitue l’une des surprises alors que Rudolf Giuliani est donné perdant des premières élections primaires, devant Mike Huckabee et Mitt Romney.

Voir le portrait réalisé par notre consœur Marjorie Paillon. Preuve qu’il gagne en puissance : il est attaqué de plus en plus virulemment par ses concurrents, ce qu'il a rappelé durant le débat. Et il est même soutenu par Chuck Norris...

[video http://www.youtube.com/watch?v=EjYv2YW6azE]

1ere partie (sur 12) du débat :

[video http://www.youtube.com/watch?v=MOrl5N0OMfI]

Le débat ayant pour but de montrer qui est le plus républicain, les questions ont porté essentiellement sur les valeurs conservatrices, qui était le plus le fidèle aux idées du parti. Après une introduction musicale par un internaute, et un aperçu des questions qui ne seraient pas posées, le débat a pu commencer sérieusement. La question de l'immigration a été longuement traitée après plusieurs questions posées par les internautes, et on a pu assister à de vraies différences. Alors que Mitt Romney et Duncan Hunter ont eu les positions les plus dures, critiquant les politiques de Rudolf Giuliani et Mike Hackabee lorsqu'ils étaient respectivement maire de New York et gouverneur de l'Arkansas, ces deux derniers ont défendu une position assez souple. Giuliani a rappelé que s'il avait permis aux enfants d'immigres illégaux de pouvoir aller a l'école (et dépenser l'argent des contribuables, selon ses adversaires), il l'a fait pour les protéger au moment ou le taux de criminalité de la ville était le plus élevé. Mike Huckabee, partisan d'une quasi disparition de l'IRS (équivalent du Fisc) s'est montré tout aussi ouvert : il a créé des bourses pour les étudiants méritants dont les parents étaient des clandestins, car les enfants, selon lui, ne doivent pas payer pour les crimes de leurs parents. Une position assez chrétienne pour celui qui détient aussi un diplôme en théologie. Bill Richardson, seul démocrate hispanique en course pour la Maison Blanche, s'est dit depuis « dégoûté » de cette diabolisation par la plupart des candidats républicains des immigrés.

Tous ont cependant agréé que pour l'avortement, il faudrait que la Cour Suprême renverse l'arrêt Roe v. Wade de 1973 qui a légalise l'avortement au niveau fédéral, jugeant que cette question relevait du domaine des états.

Mitt Romney s'est montré assez confus au sujet de la torture et de la méthode du « waterboarding » (http://en.wikipedia.org/wiki/Waterboarding), ou noyade simulée, pour obtenir les informations de la part des prisonniers : il n'a pas voulu parler de la méthode utilisée pour éviter que les adversaires des Etats-Unis ne se préparent aux méthodes d'interrogation, refusant donc de la condamner alors que John McCain a rappelé que la vie ce n'est pas la série 24 et Jack Bauer, mais la Convention de Genève qui condamne de telles pratiques.

Le grand vainqueur, si l'on peut parler de vainqueur, en a été Mike Huckabee qui est depuis plusieurs sondages très bien place dans certains états : Rudolf Giuliani n'est plus dans une situation confortable, talonné par Mitt Romney, Mike Huckabee. (http://abcnews.go.com/PollingUnit/Vote2008/story?id=3892803&page=1)

Hillary Clinton est elle aussi en difficultés avec les premiers sondages depuis plusieurs mois qui lui font perdre les primaires dans certains états (notamment un sondage ABC dans l'Iowa http://www.abcnews.go.com/PollingUnit/Vote2008/story?id=3887274&page=1) face à Barack Obama, qui a deux points de plus avec 28% et un autre sondage qui la donne perdante face a tous les candidats républicains (http://www.zogby.com/news/ReadNews.dbm?ID=1393). Rien n'est donc joué, d'autant plus qu'une révélation du Washington Post jeudi 29 novembre rappelle de mauvais souvenirs. Il révèle que Bill Clinton, qui clame partout qu'il était opposé a la guerre en Irak depuis le début, a été reçu à la Maison Blanche en 2003, où il a pris connaissance des projets précis d'invasion, qu'il aurait déclaré supporter. Cela rappelle les contorsions intellectuelles d'Hillary Clinton qui a approuvé en votant la guerre en Irak, puis a voté contre son financement (http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2007/11/28/AR2007112802485.html?nav=rss_world/mideast). Elle se serait bien passée de cette découverte. Le jeu est donc bel et bien reparti dans les deux camps : personne n'est sur de gagner les primaires.

Pour finir saluons l'extension du site Internet Ilovepolitics.info, http://www.netvibes.com/ilovepolitics, sur la plate-forme Netvibes, qui en fait l'un des sites Français les plus complets à ce sujet.

 

NICOLAS CONDOM

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POLITIQUE

Congrès du "Mouvement Democrate" à Villepinte : François Bayrou apprécie l’humour d’une blonde…

Commençons par la fin. Ce deuxième jour du Congrès MoDem à Villepinte s’achève sous les acclamations chaleureuses d’une salle bondée, de plus de 3000 personnes, déjà conquises. Après une légère bousculade pour accéder au podium « présidentiel », je pose ma question à François Bayrou, qui gentiment (il connaît bien LaTéléLibre) va me répondre dans un éclat de rire sincère : « …c’est bien, vous, vous avez de l’humour ! ». Vous voulez savoir quelle est donc cette question qui a fait rire François Bayrou ? Mais avant, voici un aperçu de quelques instants choisis de ce congrès fondateur.

[video http://www.dailymotion.com/user/latelelibre/video/x8gb9n_711-congres-fondateur-du-modem-a-vi_news] Les petites phrases de François Bayrou Samedi 1er décembre. Un long débat a débuté vers 11h du matin concernant les 83 amendements sur les statuts du MoDem, proposés par les diverses commissions. Certains intervenants se permettent quelques remarques grinçantes. Le son aurait été coupé pendant une prise de parole au sujet d’un amendement précisément mis en place par l’intervenant. François Bayrou s’exprime immédiatement :« …on ne coupe pas le micro, ici, ça n’existe pas ! ». Un peu plus tard, réponse appuyée à un « ancien UDF » : « Il n’y a que des adhérents, plus d’anciens ni de nouveaux. Il faut bien se mettre ça en tête dès maintenant ! » suivi de « …les demandes suicidaires sont proscrites, le suicide, on le laisse aux autres ». A 15h20, avec plus d’une heure de retard sur le planning, les statuts de naissance du MoDem sont définitivement adoptés sous les applaudissements nourris. Les 3 « R » : Rassemblement – Renouvellement – Refondation Le débat va continuer sur des sujets d’actualités ‘chauds’ tels que les banlieues (avec le témoignage d’Ali Menzel, éducateur de quartier de Villiers-le-Bel), le pouvoir d’achat (avec Robert Rochefort, directeur du CREDOC) , le développement durable (avec Danielle Nocher) et l’indépendance de la presse (invité et témoin : Jean-François Kahn), le tout entrecoupé de réflexions diverses et politiquement plus ou moins correctes. Ainsi : « …nous avons aujourd’hui 3 députés et demi. Nous pourrions en avoir 170 en tenant compte d’un mode de vote plus juste ». A ceux qui s’interrogent sur les récentes trahisons, François Bayrou rectifiera par ‘transhumance’ « Si on veut être à droite, il ne faut pas être au centre »… « Ils se sont éloignés, peut-être momentanément pour à tout prix s’enivrer des effluves de l’odeur des maroquins »… « Je trouve que les femmes sont plus courageuses que certains hommes »… « Je me battrais contre tout projet de fausse modification des institutions »… « Nous sommes dans une société d’inégalité croissante »… « Les inégalités se transmettent de génération en génération »… « Il faut réconcilier la France avec toutes choses qui ne sont pas du domaine de l’argent et de la réussite matérielle » Aux questions posées se rapportant aux prochaines élections municipales, François Bayrou s’adresse à toutes les bonnes volontés de tous bords : « Venez avec vos bagages »… « Choisissons d’être des ‘entrants’ et non des ‘sortants’ »… La grande émotion Lors des interventions d’adhérents, celle d’un agriculteur avignonnais sera particulièrement poignante. Au bord des larmes, il explique son désarroi et son désespoir devant le pouvoir des centrales d’achats et de leurs prix imposés au plus bas. Une des morts à petit feu pour les ruraux et leur pouvoir d’achat ou leur raison de vivre, tout simplement. Les traitres Ambiance. Le Maire de Caen est venu parler des amis, des anciens amis… Il osera cette petite phrase assassine : « Lorsque que l’un de nos amis s’en va, on dit souvent qu’il est parti trop vite mais ici au contraire, il faudra dire qu’il n’est pas parti assez vite ». Allusion à… ? Quant à Olivier Henno, maire de Saint-André (dans le Nord), il conseille dorénavant de suivre le prochain feuilleton ‘Plus belle ma ville’ par Marielle de Sarnez (candidate à la Mairie de Paris) et de zapper « La marche du traître » de Jean-Marie Cavada. Les journalistes Quelques moments seront plus houleux lors du discours dissident de Frédéric Barra, candidat refoulé à la Présidence du MoDem qu’il expliquera par manque de temps et de préparation. François Bayrou ne manquera de préciser une fois de plus que tout le monde peut s’exprimer au MoDem, même ceux qui ne sont pas d’accord. Il est presque 19h30. Arrive le tour de Jean-François Kahn (directeur du magazine Marianne). Se posant la question sur la façon de s’adresser à l’assistance : citoyens, citoyennes ? ou camarades ? il choisit « Chers amis… » soulignant avec vigueur son soutien aux journalistes qu’il estime de plus en plus oppressés, muselés, dirigés. A cette occasion, je me permets de me souvenir ne pas l’avoir vu ni à la réunion des SNJ le 8 octobre, ni à la manifestation des journalistes le 5 novembre. Il devait sûrement être occupé ailleurs, comme beaucoup d’autres médias ces jours-là. A remarquer, la prise de parole d’un journaliste du service public (eh oui, il y a des courageux) qui brandira sa carte de presse et sa carte Modem, voulant témoigner ainsi que les deux ne sont pas incompatibles. Du reste, les applaudissements feront presque exploser les Vu-mètres ! Tous les journalistes (il en reste moins d’une douzaine à cette heure-ci) , placés ensemble sur le côté ‘Réservé Presse’ applaudissent de concert. François Bayrou annonce la fin de la séance et c’est alors que, quittant les tables du carré ‘réservé Presse’ je vais enfin pouvoir lui poser cette question qui me taraude depuis le début, également confortée par la démonstration de notre confrère du service public. Je me faufile, en évitant de bousculer les congressistes-chercheurs (d’autographes et de dédicaces) et arrive à me placer devant François Bayrou qui me serre cordialement la main. - Monsieur Bayrou, j’ai une petite question à vous poser…ça ira vite. - Oui, bien sûr. - Pouvez-vous me dire, lorsqu’un journaliste est encarté MoDem, où doit-il s’asseoir dans la salle ? côté congressistes ou côté journalistes ? La réponse, vous la connaissez, il faut relire le début. Sachez que j’ai posé la même question (essentielle voire quasi existentielle) à Marielle de Sarnez qui m’a répondu dans un large sourire par un très démocratique « …où vous voulez ! ». Et merci à Raymond Pronier, de la Commission Gouvernance, pour son accueil. Au fait, et si on les mettait au centre, tout simplement, les journalistes encartés ? Margot Deschamps (journaliste blonde) NDLR: A LaTéléLibre, nous sommes pour que les journalistes choisissent leur place eux mêmes... 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LETTRE D’INGRID BETANCOURT A SA FAMILLE (extraits des 12 pages totales)

http://www.ingridbetancourt-idf.com « Ici, nous vivons comme des morts » ingrid-2.jpg « C’est un moment très dur pour moi. Ils demandent des preuves de vie brusquement et je t’écris mon âme tendue sur ce papier. Je vais mal physiquement. Je ne me suis pas réalimenté, j’ai l’appétit bloqué, les cheveux me tombent en grandes quantités Je n’ai envie de rien. Je crois que c’est la seule chose de bien, je n’ai envie de rien car ici, dans cette jungle, l’unique réponse à tout est « non ». Il vaut mieux donc, n’avoir envie de rien pour demeurer au moins libre de désirs. Cela fait 3 ans que je demande un dictionnaire encyclopédique pour lire quelque chose, apprendre quelque chose, maintenir vive la curiosité intellectuelle. Je continue à espérer qu’au moins par compassion, ils m’en procureront un, mais il vaut mieux ne pas y penser. Chaque chose est un miracle, même t’entendre chaque matin car la radio que j’ai est très vieille et abîmée. Je veux te demander, Mamita Linda, que tu dises aux enfants qu’ils m’envoient trois messages hebdomadaires (...). Rien de transcendant si ce n’est ce qui leur viendra à l’esprit et ce qu’ils auront envie d’écrire (…). Je n’ai besoin de rien de plus mais j’ai besoin d’être en contact avec eux. C’est l’unique information vitale, transcendante, indispensable, le reste ne m’importe plus(…). Comme je te disais, la vie ici n’est pas la vie, c’est un gaspillage lugubre de temps. Je vis ou survis dans un hamac tendu entre deux piquets, recouvert d’une moustiquaire et avec une tente au dessus, qui fait office de toit et me permet de penser que j’ai une maison. J’ai une tablette où je mets mes affaires, c’est-à-dire mon sac à dos avec mes vêtements et la Bible qui est mon unique luxe. Tout est prêt pour que je parte en courrant. Ici rien n’est à soi, rien ne dure, l’incertitude et la précarité sont l’unique constante. A chaque instant, ils peuvent donner l’ordre de tout ranger [pour partir] et chacun doit dormir dans n’importe quel renfoncement, étendu n’importe où, comme n’importe quel animal (…). Mes mains suent et j’ai l’esprit embrumé, je finis par faire les choses deux fois plus doucement qu’à la normale. Les marches sont un calvaire car mon équipement est très lourd et je ne le supporte pas. Mais tout est stressant, je perds mes affaires ou ils me le prennent, comme le jeans que Mélanie m’avait offert pour Noël, que je portais quand ils m’ont pris. L’unique chose que j’ai pu garder est la veste, cela a été une bénédiction, car les nuits sont gelées et je n’ai eu rien de plus pour me couvrir. Avant, je profitais de chaque bain dans le fleuve. Comme je suis la seule femme du groupe, je dois y aller presque totalement vêtue : short, chemise, bottes. Avant j’aimais nager dans le fleuve mais maintenant je n’ai même plus le souffle pour. Je suis faible, je ressemble à un chat face à l’eau. Moi qui aimais tant l’eau, je ne me reconnais pas. (…) Mais depuis qu’ils ont séparé les groupes, je n’ai pas eu l’intérêt ni l’énergie de faire quoi que ce soit. Je fais un peu d’étirements car le stress me bloque le cou et cela me fait très mal. Avec les exercices d’étirement, le split et autres, je parviens à détendre un peu mon cou. (...) Je fais en sorte de rester silencieuse, je parle le moins possible pour éviter les problèmes. La présence d’une femme au milieu de tant de prisonniers masculins qui sont dans cette situation depuis 8 à 10 ans, est un problème (…). Lors des inspections, ils nous privent de ce que nous chérissons le plus. Une lettre de toi qui m’était arrivée, m’a été prise après la dernière preuve de survie, en 2003. Les dessins d’Anastasia et Stanislas [neveux d’Ingrid], les photos de Mélanie et Lorenzo, le scapulaire de mon papa, un programme de gouvernement en 190 points, ils m’ont tout pris. Chaque jour, il me reste moins de moi-même. Certains détails t’ont été racontés par Pinchao. Tout est dur. Il est important que je dédie ces lignes à ces êtres qui sont mon oxygène, ma vie. A ceux qui me maintiennent la tête hors de l’eau, qui ne me laissent pas couler dans l’oubli, le néant et le désespoir. Ce sont toi, mes enfants, Astrid et mes petits garçons, Fab [Fabrice Delloye], Tata Nancy et Juanqui [Juan Carlos, son mari]. Chaque jour, je suis en communication avec Dieu, Jésus et la Vierge (...). Ici, tout a deux visages, la joie vient puis la douleur. La joie est triste. L’amour apaise et ouvre de nouvelles blessures... c’est vivre et mourir à nouveau. Pendant des années, je n’ai pas pu penser aux enfants et la douleur de la mort de mon papa accaparait toute la capacité de résistance. Je pleurais en pensant à eux, je me sentais asphyxiée, sans pouvoir respirer. En moi, je me disais : « Fab est là, il veille à tout, il ne faut pas y penser ni même penser ». Je suis presque devenue folle avec la mort de mon papa. Je n’ai jamais su comme cela s’est passé, qui était là, s’il m’a laissé un message, une lettre, une bénédiction. Mais ce qui a soulagé mon tourment, a été de pensé qu’il est parti confiant en Dieu et que là-bas, je le retrouvera pour le prendre dans mes bras. Je suis certaine de cela. Te sentir a été ma force. Je n’ai pas vu de messages jusqu’à ce qu’il me mette dans le groupe de [l’otage] Lucho, Luis Eladio Pérez, le 22 août 2003. Nous avons été de très bons amis, nous avons été séparés en août. Mais durant ce temps, il a été mon soutien, mon écuyer, mon frère (…). J’ai en mémoire l’âge de chacun de mes enfants. A chaque anniversaire, je leur chante le « Happy Birthday ». Je demande à ce qu’ils me laissent faire une gâteau. Mais depuis trois ans, à chaque fois que je le demande, la réponse est non. Ca m’est égal, s’ils amènent un biscuit ou une soupe quelconque de riz et de haricot, ce qui est habituel, je me figure que c’est un gâteau et je leur célèbre dans mon cœur, leur anniversaire. A ma Melelinga [Mélanie], mon soleil de printemps, ma princesse de la constellation du cygne, à elle que j’aime tant, je veux te dire que je suis la maman la plus fière de cette terre (…). Et si je devais mourir aujourd’hui, je partirais satisfaite de la vie, en remerciant Dieu pour mes enfants. Je suis heureuse pour ton master à New York. C’est exactement ce que je t’aurais conseillé. Mais attention, il est très important que tu fasses ton DOCTORAT. Dans le monde actuel, même pour respirer, il faut des lettres de soutien (...). Je ne vais pas même me fatiguer à insister auprès de Loli [Lorenzo] et Méla qu’ils n’abandonnent pas avant d’avoir leur doctorat. J’aimerais que Méla me le promette. (...) Mélanie, je t’ai toujours dit que tu étais la meilleure, bien meilleure que moi, une sorte de meilleure version de ce que j’aurais voulu être. C’est pourquoi, avec l’expérience que j’ai accumulé dans ma vie et dans la perspective que donne le monde vu à distance, je te demande, mon amour, que tu te prépares à arriver au sommet. A mon Lorenzo, mon Loli Pop, mon ange de lumière, mon roi des eaux bleues, mon chief musician qui me chante et m’enchante, au maître de mon coeur, je veux dire que depuis qu’il est né jusqu’à aujourd’hui, il a été ma source de joies. Tout ce qui vient de lui est du baume pour mon coeur, tout me réconforte, tout m’apaise, tout me donne plaisir et placidité (...). J’ai enfin pu entendre sa voix, plusieurs fois cette année. J’en ai tremblé d’émotion. C’est mon Loli, la voix de mon enfant, mais il y a déjà un autre homme sur cette voix d’enfant. Un enrouement d’homme-homme, comme celle de mon papa (…). L’autre jour, j’ai découpé une photo dans un journal arrivé par hasard. C’est une propagande pour un parfum de Carolina Herrera « 212 Sexy men ». On y voit un jeune homme et je me suis dit : mon Lorenzo doit être comme ça. Et je l’ai gardé. La vie est devant eux, qu’ils cherchent à arriver le plus haut. Etudier est grandir : non seulement par ce qu’on apprend intellectuellement, mais aussi par l’expérience humaine, les proches qui alimentent émotionnellement pour avoir chaque jour un plus grand contrôle sur soi, et spirituellement pour modeler un plus grand caractère de service d’autrui, où l’ego se réduit à su plus minime expression et où on grandit en humilité et force morale. L’un va avec l’autre. C’est cela vivre, grandir pour servir (…). A mon Sébastien [fils du premier mariage de Fabrice Delloye], mon petit prince des voyages astraux et ancestraux. J’ai tant à te dire ! Premièrement, que je ne veux pas partir de ce monde sans qu’il n’ait la connaissance, la certitude et la confirmation que ce ne sont pas deux, mais trois enfants d’âme, que j’ai (…). Mais avec lui, je devrais dénouer des années de silence qui me pèsent trop depuis la prise d’otage. J’ai décidé que ma couleur favorite était le bleu de ses yeux (…). Si je venais à ne pas sortir d’ici, je te l’écris pour que tu le gardes dans ton âme, mon Babon adoré, et pour que tu comprennes, ce que j’ai compris quand ton frère et ta sœur sont nés : je t’ai toujours aimé comme le fils que tu es et que Dieu m’a donné. Le reste ne sont que des formalités. (…) Je sais que Fab a beaucoup souffert à cause de moi. Mais que sa souffrance soit soulagée en sachant qu’il a été la source de paix pour moi. (…) Dis à Fab que sur lui, je m’appuis, sur ses épaules, je pleure, qu’il est mon soutien pour continuer à sourire de tristesse, que son amour me rend forte. Parce qu’il fait face aux nécessités de mes enfants, je peux cesser de respirer sans que la vie ne me fasse tant mal. (…) A mon Astrica, tant de choses que je ne sais par où commencer. Tout d’abord, lui dire que « sa feuille de vie » m’a sauvé pendant la première année de prise d’otage, pendant l’année de deuil de mon papa (…). J’ai besoin de parler avec elle de tous ces moments, de la prendre dans mes bras et de pleurer jusqu’à ce que se tarisse le puits de larmes que j’ai dans mon cœur. Dans tout ce que je fais dans la journée, elle est en référence. Je pense toujours, « ça, je le faisais avec Astrid quand nous étions enfants » ou « ça, Astrid le faisait mieux que moi ». (…) Je l’ai entendu plusieurs fois à la radio. Je ressens beaucoup d’admiration pour son expression impeccable, pour la qualité de sa réflexion, pour la domination de ses émotions, pour l’élégance de ses sentiments. Je l’entends et je pense « Je veux être comme ça » (…). Je m’imagine comment vont Anastasia et Stanis. Combien cela m’a fait mal qu’ils me prennent leurs dessins. Le poème d’Anastasia disait « par un tour du sort, par un tour de magie ou par un tour de Dieu, en trois années ou trois jours, tu seras de retour parmi nous ». Le dessin de Stanis était un sauvetage en hélicoptère, moi endormie et lui en sauveur. Mamita, il y a tant de personnes que je veux remercier de se souvenir de nous, de ne pas nous avoir abandonné. Pendant longtemps, nous avons été comme les lépreux qui enlaidissaient le bal. Nous, les séquestrés, ne sommes pas une thème « politiquement correct », cela sonne mieux de dire qu’il faut être fort face à la guérilla même s’il faut sacrifier des vies humaines. Face à cela, le silence. Seul le temps peut ouvrir les consciences et élever les esprits. Je pense à la grandeur des Etats-Unis, par exemple. Cette grandeur n’est pas le fruit de la richesse en terres, matières premières, etc, mais plutôt le fruit de la grandeur d’âme des leaders qui ont modelé la Nation. Quand Lincoln a défendu le droit à la vie et à la liberté des esclaves noirs en Amérique, il a aussi affronté beaucoup de Floridas et Praderas [municipalités demandées par les FARC pour la zone démilitarisée]. Beaucoup d’intérêts économiques et politiques qui considéraient être supérieurs à la vie et à la liberté d’une poignée de noirs. Mais Lincoln a gagné et il reste imprimé sur le collectif de cette nation, la priorité de la vie de l’être humain sur quelque autre type d’intérêt. En Colombie, nous devons encore penser à notre origine, à qui nous sommes et où nous voulons aller. Moi, j’aspire à ce qu’un jour, nous ayons la soif de grandeur qui fait surgir les peuples du néant pour atteindre le soleil. Quand nous ne serons inconditionnels face à la défense de la vie et de la liberté des nôtres, c’est-à-dire, quand nous serons moins individualistes et plus solidaires, moins indifférents et plus engagés, moins intolérants et plus compatissants. Alors, ce jour-là, nous serons la grande nation que nous voulons tous être. Cette grandeur est là endormie dans les cœurs. Mais les cœurs se sont endurcis et pèsent tant qu’ils ne nous permettent pas des sentiments élevés. Mais il y a beaucoup de personnes que je voudrais remercier car ils ont contribué à réveiller les esprits et à faire grandir la Colombie. Je ne peux pas tous les mentionner [elle cite alors l’ex président Lopez et « en général, tous les ex présidents libéraux », Hernan Echevarria, les familles des députés du Valle, Monseigneur Castro et le Père Echeverri]. Mamita, hélas, ils viennent demander les lettres. Je ne vais pas pouvoir écrire tout ce que je veux. A Piedad et à Chavez, toute, toute mon affection et mon admiration. Nos vies sont là, dans leur cœur, que je sais grand et valeureux. [elle dédie alors un paragraphe de remerciements à Chavez, Alvaro Leyva, Lucho Garzon [ancien maire de Bogota] et Gustavo Petro, puis mentionne des journalistes]. Mon cœur appartient aussi à la France (…). Quand la nuit était la plus obscure, la France a été le phare. Quand il était mal vu de demander notre liberté, la France ne s’est pas tue. Quand ils ont accusé nos familles de faire du mal à la Colombie, la France les a soutenu et consolé. Je ne pourrais pas croire qu’il est possible de se libérer un jour d’ici, si je ne connaissais pas l’histoire de la France et de son peuple. J’ai demandé à Dieu qu’il me recouvre de la même force que celle avec laquelle la France a su supporter l’adversité, pour me sentir plus digne d’être comptée parmi ses enfants. J’aime la France de toute mon âme, les voix de mon être cherchent à se nourrir des composants de son caractère national, elle qui cherche toujours à se guider par principes et non par intérêts. J’aime la France avec mon cœur, car j’admire la capacité de mobilisation d’un peuple qui, comme disait Camus, sait que vivre, c’est s’engager. (…) Toutes ces années ont été terribles mais je ne crois pas que je pourrais être encore vivante sans l’engagement qu’ils nous ont apporté à nous tous qui ici, vivons comme des morts. (...) Je sais que ce que nous vivons est plein d’inconnues, mais l’histoire a ses temps propres de maturation et le président Sarkozy est sur le Méridien de l’Histoire. Avec le président Chavez, le président Bush et la solidarité de tout le continent, nous pourrions assister à un miracle. Durant plusieurs années, j’ai pensé que tant que j’étais vivante, tant que je continuerai à respirer, je dois continuer à héberger l’espoir. Je n’ai plus les mêmes forces, cela m’est très difficile de continuer à croire, mais je voudrais qu’ils ressentent que ce qu’ils ont faire pour nous, fait la différence. Nous nous sommes sentis des êtres humains (...). Mamita, j’aurais plus de choses à dire. T’expliquer que cela fait longtemps que je n’ai pas de nouvelles de Clara et de son bébé (…). Bon, Mamita, que Dieu nous vienne en aide, nous guide, nous donne la patience et nous recouvre. Pour toujours et à jamais. [post_title] => Lettre et Vidéo d’Ingrid Betancourt [post_excerpt] => Nous publions les dernières "preuves de vie" d'Ingrid Bettancourt. Une vidéo et des extraits de la longue lettre qu'elle écrit à sa famille. 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Après une médiatisation dont elle se serait bien passée, la commune de Villiers-le-Bel semble avoir retrouvé le calme. La mort des deux jeunes adolescents, qui avaient percuté un véhicule de police alors qu’ils conduisaient sans casque, a provoqué de violentes émeutes. L’enquête est en cours…

Comme d’habitude, l'image de cette ville de banlieue a été profondément altérée par ces évènements. Encore une fois, l’aspect positif de ces quartiers est passé sous silence. Et pourtant, cette ville n’est pas que le théâtre d’affrontements. Entre travaux d’aménagement, initiatives sociales ou encore culturelles, Villiers-le-Bel regorge de ressources qui, elles aussi, méritent leur coup de projecteur.

Au-delà de la violence, Villiers-le-Bel n’est pas une ville réputée pour sa forte délinquance. Même si la commune connaît un taux de chômage (20%) plus élevé que la moyenne nationale (8%), elle ne correspond pas au stéréotype de la cité banlieusarde. Les quartiers pavillonnaires se mélangent plutôt bien aux HLM, qui représentent 50% des habitats de la ville, soit 4000 logements sociaux. C’est à partir des années 50 que Villiers le Bel, ancien village, a subi une profonde urbanisation. Les logements collectifs s’implantent dans la ville, qui doit répondre au nouveau besoin d’une population jeune. Les 0-24 ans représentent aujourd’hui 33% de la population. La ville a fortement investi dans l’équipement et le service pour les jeunes. Une urbanisation qui s’est accéléré par un développement économique : en 1997, la commune fonde avec Sarcelles, le « Val de France », qui représente aujourd’hui un pôle important de l’est du Val d’Oise, avec plus de 120 000 habitants. « Villiers-le-Bel n’est pas un ghetto derrière le périph’. On y mène une vie tout à fait normal » assure un responsable du Collectif local Fusion, pour le métissage culturel. Et d’ajouter : « Il y a des difficultés sociales mais on ne peut pas parler d’une population victime ». Même si elle déplore une tension palpable, Sandrine, habitante de Villiers-le-Bel depuis plus de 20 ans reconnaît que « la politique sociale menée par la ville aboutit à de multiples initiatives en matière d’intégration. A l’école plusieurs psychologues et orthophonistes sont au service des enfants ». Pour certains élèves, la langue française n’est pas toujours bien maîtrisée. Culture urbaine Entre les tours des cités, plusieurs groupes de rap ont su imposer leur style auprès du grand public. Le plus connu : Arsenik. Les deux frères, Lino et Calbo, d’origines congolaises, ont formé leur groupe en 1993. Le duo connaît un certain succès, concrétisé en 1998, année durant laquelle ils remportent un double disque d’or, grâce à leur 1er album "Quelques gouttes suffisent" (Hostile Records). Arsenik a vu le jour dans l’effervescence du Sixième chaudron, quartier de Villiers le Bel dont sont issus plusieurs groupe de rap ( K.ommando Toxic, Ascenssion…). La ville fait un effort particulier pour développer cette culture urbaine grace à plusieurs événements qui ponctuent l’année. Le « Festival des arts de rue », investit la ville chaque année, durant le mois de juin, où professionnels et amateurs déambulent dans les rues. Autre initiative : le festival « les bel’ hopsessions », qui dédient plusieurs soirées à la danse et au slam. Au mois de mai prochain, la ville compte sur la présence du slameur Grands Corps Malade. Avec des têtes d’affiche comme Laurent Voulzy ou Michel Leeb, l’espace Marcel Pagnol accueille aussi les divers talents de la scène française. Une image qui fait défaut Dans les maisons de quartiers des cités, on est bien loin des images véhiculées par les émeutes. « La ville déborde d’initiatives culturelles. Notre compagnie a représenté la France au festival de danse de Stockholm. Nous avons fait lever des salles entières », se félicite Sophie Bulbuyan, enseignante en éducation physique au collège Léon Blum. Il y a deux ans, elle a créé une compagnie de danse, avec des jeunes de la ville. Ils sont une soixantaine, de 13 à 25 ans. A travers les médias, elle ne retrouve ni sa ville, ni les jeunes qui la compose. « Il y a de la violence, c’est incontestable. Mais quand je vois le décalage entre l’image véhiculée par les médias des jeunes de Villiers-le-Bel et la réalité, je suis dégoûtée. J’ai les boules… », lâche t-elle, dans un élan de colère. Même constat pour Arnaud, responsable de l’association de musique et d’audiovisuel Apo.G, qui travaille avec les jeunes de la ville. « Beaucoup de projets se montent à Villiers-le-Bel mais ils ne sont jamais mis en avant. La ville déborde de talents au niveau sportif et culturel », s’exaspère t-il. Avant de poursuivre : « La plupart des jeunes de la ville ont une véritable volonté de s’intégrer professionnellement. Beaucoup d’entre eux sont inscrits à la mission locale. Ils sont prêts à se lever tôt le matin pour aller travailler. Si ça, c’est pas une preuve de motivation… », lance t-il, un peu désabusé. Un goût amer dans la bouche des habitants de la ville, qui regrettent qu’une minorité jette l’opprobre sur toute une population. Opération de rénovation urbaine, construction d’une centre médico-pédagogique…La ville ne manque pas de projets, à l’exemple de la cité HLM du quartier des carreaux, qui subit un lifting grâce à la construction de nouveaux bâtiments plus modernes, et de parcs. Premiers effets visibles en 2009. Caroline Vigoureux [post_title] => SOUS LA VIOLENCE, LA VIE À VILLIERS-LE-BEL [post_excerpt] => [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => sous-la-violence-la-vie-a-villiers-le-bel [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2007-12-09 19:46:39 [post_modified_gmt] => 2007-12-09 18:46:39 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://www.latelelibre.fr/index.php/2007/12/sous-la-violence-la-vie-a-villiers-le-bel/ [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 12 [filter] => raw ) [comment_count] => 0 [current_comment] => -1 [found_posts] => 15 [max_num_pages] => 2 [max_num_comment_pages] => 0 [is_single] => [is_preview] => [is_page] => [is_archive] => 1 [is_date] => 1 [is_year] => [is_month] => 1 [is_day] => [is_time] => [is_author] => [is_category] => [is_tag] => [is_tax] => [is_search] => [is_feed] => [is_comment_feed] => [is_trackback] => [is_home] => [is_404] => [is_embed] => [is_paged] => 1 [is_admin] => [is_attachment] => [is_singular] => [is_robots] => [is_posts_page] => [is_post_type_archive] => [query_vars_hash:WP_Query:private] => 72b0ac53e9d42eab95c2b1fcf5b2cf1b [query_vars_changed:WP_Query:private] => [thumbnails_cached] => [stopwords:WP_Query:private] => [compat_fields:WP_Query:private] => Array ( [0] => query_vars_hash [1] => query_vars_changed ) [compat_methods:WP_Query:private] => Array ( [0] => init_query_flags [1] => parse_tax_query ) )