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Réactualisé le 30/06/08. L’actu politique et sociale croquée par le collaborateur de La TéléLibre, le dessinateur Xavier Lacombe.

Lundi 30 juin 2008 :

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Vendredi 27 juin 2008 :

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Jeudi 26 juin 2008 :

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Mardi 24 juin 2008 :

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A voir aussi : ENTRETIEN AVEC XAVIER LACOMBE

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Le site de Xavier Lacombe : http://leclebard.blogspot.com

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INTERVIEW

PAR MAURA STEWART, CORRESPONDANTE DE LATÉLÉLIBRE EN IRLANDE  

A quelques jours du début de la Présidence française de l'Union européenne, et peu après le "non" de son pays, Maura Stewart, la correspondante de la TéléLibre.fr en Irlande interroge l'opposition française, en l'occurrence le député Pierre Moscovici. Pour Moscovici : « Ce Président aime l’Europe, oui, mais si elle lui ressemble. »

D'ici quelques jours, la France assumera la présidence de l’Union européenne. Le climat n’est pas au beau fixe : le coût du gazole, la pêche en faillite, l’inflation, la hausse possible des taux de la BCE (Banque Centrale Européenne). Pour faire court. De plus, la tâche est compliquée par le « non » irlandais au traité de Lisbonne, qui empêche les dirigeants européens de mettre fin aux discussions institutionnelles. Donc, tous les regards sont tournés vers la France, et en particulier vers Nicolas Sarkozy, pour donner une nouvelle impulsion à l’UE. On peut dire que c’est un travail fait pour le Président français, connu pour son goût de l’action, son franc-parler et son talent pour attirer l’attention. On l'a vu avec ses critiques de la BCE durant la campagne présidentielle, sa volonté de poursuivre son idée d’une Union de la Méditerranée malgré les réticences de ses partenaires européens, son programme ambitieux pour la présidence de l’UE qui avait accrû les ennuis des dirigeants irlandais pendant la campagne référendaire. Quant aux ennuis français, l’Insee vient d’annoncer que le moral des ménages français a reculé de quatre points. Par conséquent, s’il est vrai que la prochaine présidence française vise à améliorer l’image de l’UE aux yeux des ses citoyens, elle vise également à faire voir aux Français leur Président sous un nouveau jour.

Pierre Moscovici, membre du Parti socialiste, député du Doubs et ancien Ministre des Affaires européennes, a bien voulu répondre à mes questions sur cette prochaine présidence.

Maura Stewart : Lors de son discours de victoire du 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy a proclamé que « la France est de retour en Europe ». Pensez-vous que c’est le cas, un an après ? Député Pierre Moscovici : Pour le chef de l’Etat, qui depuis son élection en mai 2007 n’hésite pas à s’accorder la palme de « sauveur » de l’Union européenne, « la France est de retour en Europe ». Elle aurait selon lui retrouvé son influence, réimposé ses valeurs, reconquis un rôle de moteur dynamique de la construction communautaire. Pour autant, le processus de ratification du traité de Lisbonne marque-t-il la fin de la « crise » européenne ? Rien n’est moins sûr… Et ce d’autant plus qu’aujourd’hui, le « non » irlandais fait planer une menace sur la sortie de la crise institutionnelle. Plutôt que de céder à l’optimisme béat, il faut voir dans la future présidence française de l’Union européenne, qui aura lieu au second semestre 2008, une opportunité à saisir : tâchons de ne pas manquer l’occasion. Par ailleurs, nous ne sommes pas toujours les meilleurs élèves de la classe en ce qui concerne l’Union européenne. Ni le niveau élevé de notre déficit budgétaire, ni nos condamnations répétées par la CJCE ne nous placent en position de force. Car si la France est respectée, elle est aujourd’hui suspectée de ne pas toujours se plier aux règles du jeu communautaire. Or notre présidence de l’Union nécessite plus que jamais que nous soyons exemplaires quant au respect de nos obligations européennes. La ratification parlementaire du Traité de Lisbonne par les députés et les sénateurs français réunis en Congrès à Versailles en février dernier constitue un premier pas en ce sens. Il faudra transformer l’essai au deuxième semestre de 2008. M.S.: La présidence de l’Europe représente toujours un défi diplomatique pour le pays qui en a la gestion. De l’étranger, nous avons l’impression que le gouvernement de M. Sarkozy prend cette présidence très à cœur. Pensez-vous que cette présidence puisse renforcer le pouvoir de la France sur la scène internationale lors de ce mandat ? P.M. : Vous avez raison, d’autant qu’il ne faut pas perdre de vue que la question de l’influence de la France au sein de l’Union européenne se pose aujourd’hui avec une acuité renouvelée. La question de la présidence française de l’Union européenne se pose au regard de ces éléments : l’influence de la France régresse-t-elle ? Quelles sont ses marges de manœuvres ? Comment renforcer son influence ? Selon moi, il est impératif que la France sorte vis-à-vis de l’Union européenne d’une logique d’influence défensive pour arriver à une influence plus en aval. Il n’est pas inutile de rappeler, sans passer pour toutes les étapes de la construction européenne, que la France a toujours eu une influence importante mais aujourd’hui déclinante et qu’elle est passée d’une présence héritée à une présence contestée. Je voudrais ici juste mentionner rapidement 3 facteurs de déclin :
  • La France subit un effet mécanique lié à l’élargissement qui aboutit à une dilution de son influence ;
  • La France a du mal à renouveler sa coopération avec l’Allemagne (le cœur de l’Europe s’est déplacé à l’Est) ;
  • On reproche à la France un manque de conviction certain (on lui reproche son arrogance, sa réticence à transposer les directives, sa transgression du PSC, son absentéisme…).
M.S. : Les quatre priorités de la présidence française de l’UE seront la défense, l'immigration, l'énergie, et l'environnement. Le Parti socialiste est-il en accord avec le but de créer une politique commune européenne dans ces domaines-ci à la fin de présidence française ? D’après votre expérience en tant que Ministre des Affaires européennes pendant la présidence française de l’UE en 2000, ce but est-il réaliste ? P.M. : Pour le programme de cette PFUE, les chantiers ne manquent pas: relance de la construction communautaire via la réforme institutionnelle ; poursuite des objectifs définis par une stratégie de Lisbonne révisée ; renforcement du couple franco-allemand, restauration d'une relation de confiance avec la Commission ; action déterminée vers un nouveau modèle social et écologique européen, solidarité affirmée avec le Sud et la Méditerranée... Et le diagnostic dressé semble le bon. Mais la Présidence française devait être une Présidence d’action, elle sera une Présidence de crise. Nicolas Sarkozy, avec les « grands pays », va tenter de passer en force, il développera par ailleurs sa rhétorique néo-nationaliste, stigmatisant l’Europe communautaire pour vendre une hypothétique « autre Europe », il se fera le champion de tous les refus, et ce faisant, il approfondira encore le fossé entre les « élites » et le « peuple » européens. Je crains que les socialistes français, de leur côté, ne s’enferment dans une attitude facile et trop prudente : le traité aurait échoué parce qu’il n’était pas bon, il faut maintenant se concentrer sur l’Europe des projets, sur « l’Europe sociale ». Ce serait prendre acte, définitivement, de la panne européenne, abandonner l’ambition d’une Europe politique, à visée fédérale, d’une Europe régulatrice, d’une Europe puissance. M.S. : Avez-vous des regrets particuliers par rapport à la dernière présidence française de l’UE ? Quels seraient vos conseils à ceux qui dirigent la présidence prochainement? P. M. : Le succès de la présidence française est d’autant plus important pour notre pays que la France sera probablement l’un des derniers Etats à assurer la présidence semestrielle du Conseil européen et du Conseil « Relations extérieures » (vu que le traité de Lisbonne, qui pourra entrer en vigueur au 1er janvier 2009, prévoit une présidence stable du Conseil européen, pour une durée de 2 ans et demi renouvelable une fois). Plus encore que lors de la dernière présidence française de l’Union, je dirais que les conditions de celle-ci sont au nombre de 3 – notamment au regard du « moment » crucial de la construction communautaire à laquelle elle intervient :
  • Tout d’abord une certaine modestie de la PFUE : il ne faut pas oublier qu’une présidence est un moment dans une chaîne. Le Conseil européen de juin 2002 a mis en avant la nécessité pour les présidences à venir de se concerter étroitement sur la définition des programmes d’action. Ainsi pour assurer la continuité dans les politiques et les priorités de l’UE, la Slovénie, qui préside actuellement l’UE, travaille en partenariat étroit avec les prochaines présidences (France, République tchèque) dans le cadre d’un « trio présidentiel ». De même, la France devra travailler en partenariat étroit avec la République tchèque (qui assurera la présidence de l’UE au 1er semestre 2009) et la Suède (qui assurera la présidence de l’UE au 2nd semestre 2009).
  • Le respect des institutions et des partenaires européens : la PFUE doit contribuer à faire avancer l’Europe sans prendre le risque d’accumuler les malentendus avec notre principal partenaire et avec les autres. On peut se demander à cet égard si le Président de la République – comme il n’en a pas fait la démonstration jusqu’ici – en a réellement les moyens.
  • L’exemplarité : La France ne peut pas prétendre présider avec succès et crédibilité l’Union si elle continue de braver les disciplines communes de l’Europe : politique monétaire, discipline de finances publiques, politique de la concurrence, quotas de pêche. Elle doit donc se mettre en conformité avec ces exigences ou bien elle sera condamnée à l’échec.
M.S. : Etant donné que Bernard Kouchner et Jean-Pierre Jouyet, en tant que Ministre des Affaires étrangères et Secrétaire d’état aux Affaires européennes respectivement, ne viennent pas de la famille politique du Président français, pensez-vous qu’ils pourraient contribuer à rendre le style de cette présidence française de l’UE plus consensuel et efficace ? P.M. : Je crois surtout en la qualité de ces deux ex-camarades et néanmoins amis, avec qui j’ai eu le plaisir de travailler et que je connais bien. Tous deux ont des qualités remarquables et je ne doute pas une seule seconde de leur capacité à mener de front un tel défi. Jean-Pierre Jouyet fait d’ailleurs preuve, dans la préparation de cette présidence d’une très grande connaissance des dossiers, et ce dans la discrétion et la modestie. Mais j’avoue avoir des doutes quant à leur réelle liberté dans le cadre de la stratégie politique qu’a constitué « l’ouverture » mise en place par M. Sarkozy dans le gouvernement de François Fillon. Si l’effort d’ouverture et d’association de tous les courants politiques soit louable pour porter la voix de la France sur la scène internationale comme sur la scène de l’Union européenne – comme cela a été le cas récemment lors du voyage du Président de la république au Liban – je crains malheureusement qu’il s’agisse bel et bien là d’une ouverture de façade. Je crains plutôt l’arrogance, l’hybris d’un président qui n’a plus de place au sein de la construction communautaire, au sein d’une Europe à 27. Ce Président aime l’Europe, oui, mais si elle lui ressemble. Dans ce domaine, comme dans d’autres le pire peut être à attendre. La Présidence française n’en doit pas être le lieu d’expression de ce narcissisme. M.S. : Selon vous, quel est le bilan de Mr Sarkozy au bout d’un an de présidence, en tenant compte de la crise internationale ? P.M. : Le bilan n’est pas franchement reluisant. C’est selon moi une présidence à la fois nocive – car son orientation est franchement à droite – et extraordinairement inconsistante qu’exerce un homme dépourvu de sérénité, qui ne paraît, un an après, pas taillé pour un rôle qu’il ne semble d’ailleurs pas vraiment apprécier. D’une part il abaisse sa fonction, d’autre part il n’a pas tenu sa parole d’être le Président du pouvoir d’achat, mais surtout il n’incarne rien, ne porte rien, n’a pas d’autre idée pour la France que l’adaptation résignée à son statut de puissance moyenne déclinante dans un monde en bouleversement. Cet homme-là n’est pas vraiment un Président de la République, il est avant tout un sujet de commentaires. Pour moi, il s’agit d’un pouvoir déjà épuisé mais encore là pour quatre longues années, confronté à une majorité découragée par ses échecs municipaux et inquiète sur son avenir, animé par un gouvernement démobilisé par ses couacs en tout genre, un pouvoir sans boussole qui, après avoir gaspillé ses marges de manœuvre dans le « paquet fiscal » n’a d’autre issue qu’une politique d’économies aveugles visant les programmes sociaux. Il revient à la gauche, maintenant, d’élaborer un programme fondamental : c’est la tâche qui nous attend.

RELIRE LES ARTICLES DE MAURA SUR LE RÉFÉRENDUM IRLANDAIS :

IRLANDE LE PEUPLE A DIT "NON"! VU D'IRLANDE, SI LE NON L'EMPORTE, NE NOUS FAITES PAS LA LECON ! [post_title] => MOSCOVICI : "CE PRÉSIDENT AIME L'EUROPE, OUI, MAIS SI ELLE LUI RESSEMBLE" [post_excerpt] => [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => moscovici-ce-president-aime-leurope-oui-mais-si-elle-lui-ressemble [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2011-11-09 15:50:22 [post_modified_gmt] => 2011-11-09 14:50:22 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=2226 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 2 [filter] => raw ) [2] => WP_Post Object ( [ID] => 2232 [post_author] => 2 [post_date] => 2008-06-27 14:10:12 [post_date_gmt] => 2008-06-27 12:10:12 [post_content] =>

La cérémonie de départ de Nicolas Sarkozy d’Israël a été écourtée dans la précipitation après un intempestif coup de feu. Officiellement, il s’agit du suicide d’un garde-frontière israélien. Une version que conteste la famille du jeune homme. Alors suicide, accident ou... attentat ?

[video http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy%2Bisrael/video/x5wdws_depart-precipite-de-nicolas-sarkozy_news ] Mardi dernier, après une visite de trois jours en Israël, au moment où le couple présidentiel s’apprête à monter dans l’avion du retour, un coup de feu retentit. Créant ainsi un vent de panique, l’espace de quelques instants. Les forces de l’ordre poussent précipitamment les époux Sarkozy à l’intérieur de l’avion. Tandis que le Premier ministre Ehud Olmert et le président israélien Shimon Peres sont emmenés vers leurs voitures blindées. (reportage de Lci) Finalement, la peur n’aura été que de courte durée, puisque rapidement la police israélienne annonçait qu’il ne s’agissait ni d’un attentat, ni d’une tentative d’assassinat.

Un garde-frontière se serait suicidé

Posté sur le toit d'un immeuble, à 200 mètres de l’avion, l’homme assurait la sécurité du périmètre du Premier ministre israélien et de Sarkozy. Pour l’anecdote funeste, en septembre dernier déjà, lors de la visite de Sarkozy en Alsace, un policier chargé de sa sécurité décède en tombant d’un toit. Dans ce cas, la mort est accidentelle. Mais tout de même, Nicolas Sarkozy n’aurait-il pas un mauvais karma ? Cependant, l’explication du suicide du garde-frontière israélien laisse perplexe certains. A commencer par la famille qui réfute totalement cette version.

La famille ne croit pas au suicide

D'après les médias israéliens, le garde-frontière d’origine druze était un homme gentil et heureux, comme le décrivent ses proches. « Il avait une famille, une maison, des amis, et des projets pour l'avenir, et il n'avait aucune raison de se suicider » souligne le père du soldat à Ynet, le site internet du quotidien israélien Yédiot Aharonot. Son frère précise que les représentants de police ont dit à la famille que les circonstances de l’incident n’étaient pas claires. Il cherche ainsi une autre explication : « Nous pensons qu’il s’agit peut-être d’un accident, ou il a été tué par un autre garde israélien par erreur ». Pour la famille, en tout cas, la version du suicide est impensable. Elle a engagé un avocat afin d'obtenir une enquête "complète et détaillée" ainsi que l'accès aux vidéos enregistrées par les caméras de surveillance de l'aéroport Ben Gourion. Mais il n’y a pas que la famille qui doute. Le journaliste israélien Barry Chamish, qui avait enquêté sur l’assassinat d’Ythzak Rabbin, s’interroge sur cette affaire de suicide. Pourquoi ce garde-frontière a attendu le moment où Peres, Olmert et Sarkozy se serrent la main pour mettre fin à ses jours ? Il est vrai que le moment du suicide pose question. Alors évidemment on est tenté de penser que ce suicide est mystérieux, et même on pourrait se demander si notre Président n’a pas échappé de peu à un attentat.

Claire Tarou

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C’est avec plaisir que LaTeleLibre.fr relaye l'info : ce dimanche 29 Juin à 19H, au Bataclan, c'est le concert de soutien aux urgentistes, organisé pour dénoncer en musique les conditions précaires qui règnent dans les hôpitaux.

Pour la quatrième édition de l'évènement, organisé par l'AMUF (association des urgentistes de France) de Patrick Pelloux, de nombreux artistes ont répondu présent : Benabar, Charléliecouture, les Têtes raides, Marcel et son orchestre, les dessinateurs de Charlie Hebdo...

L'année dernière, LaTeleLibre était au rendez-vous :

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Revoir l'article qui lançait notre sujet : LA SANTÉ REVENDIQUE UNE LIBERTÉ DE PAROLE [post_title] => MUSIQUE AU BATACLAN POUR LES URGENTISTES [post_excerpt] => [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => musique-au-bataclan-pour-les-urgentistes [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2011-11-14 13:06:27 [post_modified_gmt] => 2011-11-14 12:06:27 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=2235 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 0 [filter] => raw ) [4] => WP_Post Object ( [ID] => 2218 [post_author] => 2 [post_date] => 2008-06-24 16:43:40 [post_date_gmt] => 2008-06-24 14:43:40 [post_content] => Les spots pouvoir d'achat (5 au total), vous en avez entendu parler, polémique oblige, "vous êtes impatients" d'en voir un morceau ? En voici... [video http://www.youtube.com/watch?v=gWaRmSegRbQ ] La campagne va durer du 23 juin jusqu'au 11 juillet, et va être diffusée à la télévision, dans la presse quotidienne, mais aussi sur le web. Le but ? Faire comprendre certaines mesures ( comme la déduction des intérêts d'emprunt immobilier, la diminution du dépôt de garantie en cas de location, les heures supplémentaires défiscalisées ou encore la non imposition des jobs d'été des étudiants...) jusqu'ici, trop mal comprises... Le slogan ? «Pouvoir d'achat. Vous êtes impatients ? Nous aussi». Les citoyens sont trop bêtes pour voir tout ce que le gouvernement a fait pour eux, alors la com s'y colle! Orchestrée par le service d'information du gouvernement, avec un budget de 4,33 millions d'euros confié à l'agence Young & Rubicam.

Voilà : "c'est mois après mois que nous gagnerons la bataille du pouvoir d'achat". [post_title] => LES SPOTS DE PUB DU GOUVERNEMENT [post_excerpt] => [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => les-spots-de-pub-du-gouvernement [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2008-06-24 16:43:40 [post_modified_gmt] => 2008-06-24 14:43:40 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=2218 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 28 [filter] => raw ) [5] => WP_Post Object ( [ID] => 2203 [post_author] => 2 [post_date] => 2008-06-19 14:44:37 [post_date_gmt] => 2008-06-19 12:44:37 [post_content] =>

BIENTÔT AU TOP 50 DE L'ÉTÉ

Le prochain album de Carla Bruni fait déjà (beaucoup) parler de lui. Après avoir piqué à vif la Colombie avec des paroles faisant référence à la cocaïne, cette fois-ci c’est le partenariat avec une radio publique qui suscite le débat.

France Inter vient de passer un accord avec Naïve, la maison de disque de Carla Bruni, c’est ce que révèle Le Canard enchaîné daté du mercredi 18 juin. L’album de « Carlita » intitulé "Comme si de rien n'était", dont 95% des chansons ont été écrites avant sa rencontre avec le président, précise son agent, sortira le 21 juillet. En échange de la présence du logo de la radio sur la pochette du CD, les chansons bénéficieront d’un nombre de passages garantis à l’antenne.

La radio publique partenaire de Carla

France Inter était déjà partenaire du premier album de Carla Bruni, « Quelqu’un m’a dit ». Mais depuis, la donne a changé. Carla Bruni, ex-mannequin, est devenue Carla Sarkozy, épouse du président de la République. On est donc en droit de se demander si le rôle d’une radio publique est de promouvoir le disque de la femme du chef de l’Etat. Et si seul le goût pour la musique motive cet accord. Aucun doute possible, c’est en toute indépendance que la décision a été prise par les dirigeants de France Inter, ironise Le Canard enchaîné. Et n’a « absolument rien à voir avec l’éventuel renouvellement en avril prochain, du mandat du pédégé de Radio France, le très chiraquien Jean-Paul Cluzel ». Aucun doute donc ! La Colombie parait, quant à elle, un peu moins fan de l’album.

Bruni-Sarkozy choque la Colombie

La chanson « tu es ma came » qui figurera sur le troisième album de Carla contient une référence à la cocaïne colombienne. «Tu es ma came/Plus mortel que l’héroïne afghane/Plus dangereux que la blanche colombienne». Pour l'anecdote, ce texte n’a pas du tout été du goût du ministre des affaires étrangères Fernando Araujo : « Dans la mesure où ceci sort de la bouche de la femme du président, nous considérons cette déclaration très blessante pour la Colombie ». Il conclut, comme pour enfoncer le clou : «Ces choses se produisent lorsque l’on mélange la politique et le spectacle ». Dans un autre titre, « Je suis une enfant », Carla Bruni chanterait « Je suis une enfant/Malgré mes 40 ans/ Malgré mes 30 amants ». Alors, les royalties de Carla Bruni seront, dit-on du côté de Naïve, à sa demande, intégralement reversées à des oeuvres caritatives ou humanitaires. Reste qu'une chose est sûre, avec tout ça, l’album de la première dame de France profitera d’une grande couverture médiatique... Retrouvera-t-on alors madame Sarkozy la 1ère dame de France bien placée dans le top 50 cet été ? Claire Tarou [post_title] => CARLA BRUNI EN BOUCLE SUR FRANCE INTER? [post_excerpt] => [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => carla-bruni-bientot-en-boucle-sur-france-inter [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2011-03-18 16:15:44 [post_modified_gmt] => 2011-03-18 15:15:44 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=2203 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 28 [filter] => raw ) [6] => WP_Post Object ( [ID] => 2191 [post_author] => 2 [post_date] => 2008-06-17 20:10:04 [post_date_gmt] => 2008-06-17 18:10:04 [post_content] =>

CONFIDENTIEL MÉDIA

La réorganisation de France 3 « en 7 chaînes régionales », annoncée le 11 juin dernier par Jean-François Copé serait rayée du projet selon des sources proches du dossier

Décidément, la « Commission pour la nouvelle télévision publique », a du mal à accoucher de sa mission confiée par Nicolas Sarkozy. Après les départs des députés socialistes et des sénateurs du Parti Communiste, c'est au tour des « préconisations » d'être remis en cause. Selon des sources journalistiques sûres, le projet annoncé par Copé, le président de la commission, de réduire France 3 à un simple « réseau de chaînes régionales » serait mort-né.

Cette annonce avait soulevé l'inquiétude au sein de France 3 qui voyait en ce projet « la mort de la rédaction nationale », et un contrôle accru du pouvoir sur cette chaîne qui a toujours été dans le collimateur de l'Elysée. Le Président, alors simple candidat, avait lâché dans les couloirs qu'il allait « faire le ménage » à France 3… Du côté de chez Jean-Francois Copé, on dément l'information, et on tient à préciser que le projet « n'est pas abandonné » mais qu'il « sera affiné » lors de la dernière commission plénière de la commission demain mercredi. La rencontre d'hier, lundi 16 juin, entre Patrick de Carolis et Jean François Copé aurait été orageuse. Le Président de France Télévisions se serait fermement opposé à l'idée d'une régionalisation excessive. L'ancien présentateur « Des racines et des ailes » a déclaré à l'issue de son audition, que la régionalisation de la chaîne était une mauvaise idée et qu'il était « préférable de s'appuyer sur la force du réseau de France 3 pour développer une télévision faisant une large place à l'information, aux services et au sport, et ce sur tous les supports de diffusion, tout en maintenant une antenne nationale France 3 à part entière ». LaTéléLibre sera présente demain dans les couloirs de l'Assemblée, la dernière réunion de la Commission Copé se réunissant à huis clos, et aucune conférence de presse ne serait prévue. Bizarre... [post_title] => FRANCE 3: LA "RÉGIONALISATION" SERAIT ABANDONNÉE [post_excerpt] => [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => france-3-la-regionalisation-serait-abandonnee [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2011-03-18 16:16:23 [post_modified_gmt] => 2011-03-18 15:16:23 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=2191 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 2 [filter] => raw ) [7] => WP_Post Object ( [ID] => 2166 [post_author] => 2 [post_date] => 2008-06-14 23:51:00 [post_date_gmt] => 2008-06-14 21:51:00 [post_content] =>

SUR SON BLOG, LE JOURNALISTE ÉCRIVAIN S'ÉXPLIQUE UNE DERNIÈRE FOIS SUR CLEARTSREAM

C'est avec une grande admiration, éxigeante mais solidaire, que nous avons reçu Denis Robert il y a quelques semaines, Sous les Pavés de LaTéléLibre.

C'est avec tristesse et colère que nous avons appris sa condamnation à payer 12500 euros pour "diffamation" par le tribunal de Bordeaux suite à des propos sur le fonctionnement de cette multinationale qui officie dans plus de cent pays, dont quarante paradis fiscaux.

C'est avec beaucoup de respect que nous apprenons que le révélateur du système Clearstream cesse son combat personnel contre la multinationale Luxembourgeoise.

[video
Goodbye envoyé par erwinact
]

C'est avec fierté que nous t'invitons, cher Denis à venir parler de ce que tu voudras, quand tu voudras à LaTéléLibre. Sur Clearstream tu as fais plus que ton boulot, là où les autres ont baissé les bras face à la puissance de l'argent et des réseaux. Tu n'as pas cédé Denis Robert, car tu as encore plein d'autres choses à vivre et à nous raconter. Merci encore!

John Paul Lepers

Voici le début de son texte.

10.6.08

Jet de l’éponge au seizième round.

Ce texte est ma dernière intervention publique à propos de Clearstream. J’ai pris la décision de refuser toute interview liée à la chambre de compensation luxembourgeoise et de ne plus l’évoquer sur Internet, dans les journaux, à la radio, à la télévision. Cette décision est douloureuse mais réfléchie. Je la prends après ma lourde et incroyable condamnation pour diffamation (pour un montant de 12500 euros) par le tribunal de Bordeaux suite à des propos vieux de deux ans et plutôt modérés (1) sur le fonctionnement de cette multinationale qui officie dans plus de cent pays, dont quarante paradis fiscaux. Cette condamnation pour laquelle j’ai fait appel intervient le jour de la dernière audience civile du tribunal de Luxembourg où Cleastream me réclame 100 000 euros en réparation des 421 exemplaires vendus de Clearstream l’enquête dans le Grand Duché. Plus de 237 € par livre (2). C’est aussi le jour où le Parquet de Paris demande, dans son réquisitoire supplétif, mon renvoi en correctionnel pour recel d’abus de confiance et recel de vol de documents bancaires en déformant d’une manière particulièrement malhonnête la réalité de mes enquêtes (3). Je jette l’éponge. C’est une victoire de Clearstream, de ses avocats, de ses juristes, de ses dirigeants, des banquiers de son conseil d’administration. Une victoire de la censure...

La suite sur son blog

Le comité de soutien à Denis Robert

Voir "Sous les Pavés, Denis Robert"

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Qu’on s’en réjouisse ou non, le peuple irlandais a parlé

Correspondance d'Irlande, un vendredi 13...

Les jeux sont faits. Après le non français et néerlandais au traité constitutionnel en 2005, l’Irlande vient de prolonger cette tradition référendaire en ce qui concerne l’UE en rejetant le plan B, celui du traité de Lisbonne.

Le non l’a emporté avec un score de 53,4% contre 46,6% pour le oui. Il a été très fort dans les zones rurales et populaires et le soutien pour le traité dans les zones urbaines de la classe moyenne a été moins fort que prévu. On a pu se rendre aux urnes hier entre 7h du matin jusqu’à 10 h du soir. Pourtant, le taux de participation a atteint seulement 50% (selon le Irish Times). Donc, le non représente-il la victoire de l’indifférence ou de la mémoire courte après tout ce que l’UE a fait pour l’Irlande ? Les gens qui se sont prononcé pour le non ne sont-ils tous que des ultraconservateurs, des catholiques d’extrême droite, des libéraux ou des anti-libéraux etc. ? Bref, ces Irlandais qui ont voté non sont-ils tous des anti-européens ? En attendant la dissipation de la fumée, on peut essayer de donner une esquisse d’une réponse. On peut suggérer que ceux qui se sont abstenu de voter l’ont fait parce qu’ils ont jugé le traité trop complexe et incertain, le torrent des arguments entre les deux camps trop déroutant pour être capable de trancher. Peut-être la plupart des abstentions reflète simplement un trait irlandais : l’horreur de trancher tout court. Comme le souligne Frank McNally dans le Irish Times (le 7 juin) : « En fait, notre façon préférée de traiter d’une question est de demander une autre. » Peut-être il y a ceux d’entre eux qui ont trop senti la pression, la responsabilité ou même le ressentiment qui peuvent accompagner un pays de 3 millions d’électeurs qui doit décider pour 500 millions de citoyens de l’UE. Ce dernier facteur peut aussi être lié aux électeurs du non qui se demandent : « Si le traité de Lisbonne est vraiment le meilleur traité pour l’Europe qui va rendre le système plus efficace, plus transparent, plus proche des citoyens, pourquoi, alors, les autres citoyens n’ont-ils pas la possibilité de faire la même chose que nous ? » ou « Veut-on que l’Irlande soit le bouc émissaire d’un projet qui n’enthousiasme pas un grand nombre des dirigeants européens, et qui n’ont pas envie de prendre le risque d’un référendum parce qu’ils auraient également du mal à vendre ce traité à leurs citoyens ? » Quant à la vente de ce traité, on a déjà parlé des difficultés du camp du oui contre l’offensive efficace du celui du non (voir l’article précédent).

Le nouveau premier ministre n'avait pas lu le Traité...

Pourtant, même si le risque du vote sanction a largement diminué grâce à la démission du Premier Ministre Bertie Ahern un mois auparavant pour des allégations de corruption, on a peut-être sous-estimé les effets d’un manque de confiance aux autorités politiques qui a commencé à se faire sentir depuis quelque temps. En plus, le fait que certains hommes politiques, y compris le nouveau Premier Ministre Brian Cowen, ont avoué ne pas avoir lu le traité tout en appelant les Irlandais à leur faire confiance quand même, n’a pas aidé les choses. Après tout, quand on élit quelqu’un, on le fait parce on croit en lui, en ses compétences, en sa capacité d’agir dans l’intérêt du pays. Donc, comment s’attendre qu’un peuple vote favorablement pour un texte qu’il comprend mal quand les dirigeants politiques se contentent de ne pas le lire, de ne pas offrir une explication détaillée du texte pour contrer les arguments des tenants du non, de mettre en avant le plus mauvais argument électoral, celui de la reconnaissance.

Responsabilité de la France?

Par ailleurs, l’impression que les autorités politiques ne sont pas maîtres d’un texte s’ajoute à l’impression générale qu’ils ne sont pas maîtres de l’économie irlandaise qui commence à s’essouffler. Si on a déjà souligné (voir l’article précédent) que les mesures structurelles ont compté autant que les aides européennes dans la performance économique d’un pays comme l’Irlande, le non irlandais symbolise peut-être la mise en cause d’un gouvernement qui est devenu de moins en moins prudent par rapport à la bonne gestion de cette croissance. En plus, il y a des Irlandais qui n’ont pas pu profiter du tigre celtique comme il y avait évidemment des Français qui n’ont pas pu profiter des trente glorieuses. Donc, dire à ces gens-là qu’ils seront « la première victime d’un ‘non’ » (Bernard Kouchner, le 9 juin) n’a servi qu’à faire monter la tension. Si l’on peut critiquer la campagne référendaire des tenants du oui, notamment celle des dirigeants irlandais, on peut oser mettre en question le rôle de la France dans le référendum irlandais : « Les politiques français ont pourtant, eux aussi, fourni des armes au camp du non. Les Irlandais, épris d'indépendance, et qui détestent que leur soit dictée leur conduite, apprécient d'autant moins que des incitations à voter oui aient pu venir de France, là où le traité constitutionnel a été rejeté par référendum en 2005. Les médias irlandais, qui collectionnent ce qu'ils appellent "the french gaffes", ont été très critiques pour Bernard Kouchner. » (Marion Van Renterghen, le Monde, le 14 juin). Le Times britannique souligne l’impact de la prochaine présidence française sur le référendum en disant que le gouvernement irlandais aurait préféré organiser le référendum en octobre mais avait opté pour juin parce que « le risque des développements peu serviables durant la présidence français – ceux liés, en particulier, à la défense de l’UE – était juste trop grand » (David Sharrock, le 13 juin). Le risque cède maintenant à la réalité. Le peuple irlandais a parlé. Maura Stewart

Voir le précédent article de Maura

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On a pu lire sur les murs de mai 68 : La culture, c'est comme la confiture: moins on en a, plus on l'étale… mais la culture, oui, c’est comme la confiture et tous les goûts sont dans la nature. Cinéma, théâtre ou musique, les nouveautés sont très éclectiques sans être élitistes. Le principal, c’est de se divertir, de chasser l’ennui et la morosité. Alors, sortons….pour nous en sortir, au moins un peu.

Le cinéma français propose cette semaine deux films qui n’ont pas été présentés à Cannes. Comme quoi, y’a pas que Cannes dans la vie.

Quant au théâtre, il accueille la pièce d’un jeune auteur prometteur, Vladimir Pronier, admirateur de la vie de Marilyn Monroe.

Et la musique joue et se promène dans les pubs parisiens et londoniens grâce à la guitare et la wash-board de Sarah Savoy, jeune et jolie chanteuse de Louisiane, pur jus cajun (à prononcer « cadjine »).

Petit tour d’horizon ci-après, si ça vous dit.

■ Margot Deschamps

♥ ♥ « SAGAN» réalisé par Diane Kurys.

Avec Sylvie Testud, Pierre Palmade, Guillaume Gallienne, Lionel Abelanski, Jeanne Balibar, Denis Podalydès, Arielle Dombasle.

Inutile d’avoir lu ce qu’a écrit Françoise Sagan avant d’aller voir le film. Ceux qui connaissent mal l‘auteur de « Bonjour tristesse » découvriront une partie de sa (drôle) de vie tandis que les autres se poseront des questions. Mais là n’est pas la question… « Sagan », c’est un téléfilm, à l’origine, devenu un film. Un bon film. Sylvie Testud y incarne la romancière avec un mimétisme bluffant. A tel point qu’on ne voit plus la différence entre les images d’archives incorporées dans le scénario et la fiction. Et tous les autres acteurs sont dans le jeu, justes. Juste comme il faut. La réalité a été légèrement mise en marge, mais peu importe. Le résultat de ce biopic est à la hauteur, que vous aimiez ou pas Sagan, « La Sagan » comme la surnommaient ses contemporains. Françoise Sagan a été une femme très libre et très libérée, ce qui lui a attiré les foudres des bien-pensants de l’époque. Mais quelque part, ne rêvons-nous pas nous aussi de vivre ainsi ? Pouvoir dire ce que l’on pense et penser ce qu’on dit ! Quelle chance ! « Aimez-vous Brahms ? » avait écrit Françoise Sagan, et vous, « aimerez-vous Sagan ». Sûrement.

Bande-annonce

♥ ♥ « LES INSOUMIS» réalisé par Claude Michel Rome

Avec Richard Berry, Zabou Breitman, Aïssa Maïga, Pascal Elbé, Bernard Blancan, Aure Atika…

Richard Berry, moi, j’adooooooore, comme dirait Philippe Katerine. Bon, alors forcément je ne peux avoir que des à priori favorables pour ce polar à la française où le personnage de Richard Berry (Drieu) est un flic parisien auto-catapulté à Marseille. C’est aussi dur pour un flic que pour un joueur de foot, probablement. Mais la recette est bonne : un commissariat délabré en pleine zone pétrochimique, zone de tout donc zone de rien, zone de non-droit surtout. Des flics désabusés, démotivés, baignant dans une routine où seule la main-courante les tient au courant du monde du dehors. Un hôtel morne sans souris où traîne un chaton perdu…

Dès le début, une sanglante attaque de fourgon pénitentiaire vous plonge tout de suite dans une violence sans concessions. Explosions, poursuites, fusillades, tout y est. Même si l’intrigue se révèle sans complications, le spectateur se met très vite dans l’action. C’est quand même ce que l’on attend d’un film au minimum ! Amateurs du genre (film policier ou gros calibres), ceci est pour vous. Admirateurs et admiratrices de Richard Berry, Zabou Breitman, Aïssa Maïga, Pascal Elbé, Bernard Blancan, Aure Atika, c’est aussi pour vous !

Bande-annonce :

Mais si vous êtes à Paris ou si vous passez par Paris, vous pouvez aussi aller au théâtre voir une création en ce moment au Studio Théâtre de Montreuil*.

« Le crépuscule d’une étoile » d’un jeune auteur, Vladimir Pronier (Vlad pour les intimes…) raconte la dernière journée de Marilyn Monroe, retrouvée morte dans sa chambre à l’âge de 36 ans, dans une nuit du début août 1962. A l’aide des derniers témoignages relatés par ceux qui ont vécu avec elle ses ultimes instants, l’auteur réussit à nous donner une autre image de la star mondiale. C’était loin d’être la blonde fatale décérébrée que certains ont voulu faire croire d’elle. Marilyn était une écorchée vive, intelligente mais terriblement en manque. En manque d’amour. Etoile centrale de la pièce, Marilyn est interprétée par Salomé Mandelli, plus vraie que nature dans un rôle de femme fragile à la sensibilité à fleur de peau. Avec une note toute particulière pour la réplique où Marilyn résume sa vie en citant tout simplement les titres des films qu’elle a tournés. Troublant ou prémonitoire ? A vous de voir. Intéressant et prenant.

En tous cas, ça se passe aux dates suivantes : vendredi 13 juin - samedi 7 et 14 juin à 20h30 dimanche 8 et 15 juin à 16h *Studio Théâtre de Montreuil – 52 rue du Sergent Bobillot- 93100 Montreuil Tarifs de 10 € à 14 € - Réservations : 09 52 43 89 20 (prix d'un appel local) Sinon, à partir du 1er septembre 2008 , ce sera au Funambule – 53 rue des Saules – 75018 Paris.

Et la musique alors ?

Ecouter en live une bonne musique country-cajun devant un verre (attention, au bout de trois, bonjour les dégâts et autant de points en moins sur votre permis de conduire ! ), n’est-ce pas une idée pour changer ? Sarah Savoy, fille d’une famille de musiciens renommés de Louisiane, est en France depuis quelques mois après avoir passé plusieurs années à Moscou. Pour les puristes et pour info, son père est Marc Savoy, accordéoniste cajun et sa mère est Anne Savoy, l’une des chanteuses du groupe « Magnolia Sisters ». Quant à l’un de ses frères, Wilson, il est violoniste et guitariste du groupe « Pine Leaf Boys », venu au festival cajun de Saulieu dans l’Yonne, l’année dernière. Il y a de l’atavisme dans l’air ! Pour en savoir plus sur la famille Savoy et la musique traditionnelle cajun

Sarah et ses musiciens jouent à Paris (ainsi qu’en Angleterre, en Hollande et en Allemagne) selon l’agenda à retrouver sur son site Franchement, si vous avez les pieds qui ont envie de bouger, n’hésitez-pas ! Tous les mardis soir au Jockomo – 41 rue Saint-Maur à Paris 11ème. [post_title] => L'AGENDA CULTURE DE MARGOT [post_excerpt] => [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => lagenda-culture-de-margot [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2012-04-27 01:31:58 [post_modified_gmt] => 2012-04-26 23:31:58 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=2169 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 5 [filter] => raw ) ) [post_count] => 10 [current_post] => -1 [in_the_loop] => [post] => WP_Post Object ( [ID] => 2113 [post_author] => 2 [post_date] => 2008-06-30 17:00:03 [post_date_gmt] => 2008-06-30 15:00:03 [post_content] =>

Réactualisé le 30/06/08. L’actu politique et sociale croquée par le collaborateur de La TéléLibre, le dessinateur Xavier Lacombe.

Lundi 30 juin 2008 :

Lundi 30 juin 2008 :

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Vendredi 27 juin 2008 :

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Jeudi 26 juin 2008 :

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Mardi 24 juin 2008 :

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Vendredi 20 juin 2008 :

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Jeudi 19 juin 2008 :

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Vendredi 13 juin 2008 :

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Jeudi 12 juin 2008 :

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Mardi 10 juin 2008 :

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Vendredi 06 juin 2008 :

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Jeudi 05 juin 2008 :

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Mercredi 04 juin 2008 :

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Mardi 03 juin 2008 :

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Lundi 02 juin 2008 :

Lundi 02 juin 2008 :

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Revoir DESSINS DU JOUR - mai 2008

Revoir DESSINS DU JOUR - avril 2008

Revoir DESSINS DU JOUR - mars 2008

A voir aussi : ENTRETIEN AVEC XAVIER LACOMBE

[vpod.tv/latelelibre/467836]

Le site de Xavier Lacombe : http://leclebard.blogspot.com

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