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Humeur et analyse de Maura Stewart, correspondante de LaTéléLibre.fr en Irlande, à la veille du référendum irlandais pour l’adoption du Traité de Lisbonne, à l’heure où l’inquiétude monte, en particulier en France, face à la perspective d’une éventuelle victoire du NON. Texte préventif : même si le NON l’emportait, les Irlandais n’ont pas de leçon à recevoir des Français !

Par "une Européenne Convaincue"

« Je crois que la première victime d'un "non" éventuel, auquel je ne veux pas croire, ce serait les Irlandais. Oui, ils en ont profité plus que les autres. Oui, ils ne sont pas contents parce que peut-être on ne leur a pas dit que l'Europe était confrontée au reste du Monde et que pour avoir des atouts pour eux-mêmes, pour les Irlandais, pour développer leur commerce, leurs industries, florissantes depuis que l'Europe est là, depuis qu'ils sont au cœur de l'Europe, eh bien il faut que l'Europe se développe, qu'elle aille dans le sens du Traité de Lisbonne. Tout le monde va le ratifier. Ce serait quand même très, très, très gênant pour la pensée honnête qu'on ne puisse compter sur les Irlandais qui, eux, ont beaucoup compté sur l'argent de l'Europe. » Bernard Kouchner, Ministre des Affaires étrangères, sur RTL, le 9 juin 2008 « Les Irlandais ont tout obtenu de l'Europe et ils n'en ont pas conscience. » Daniel Cohn-Bendit, Le Monde, le 7 juin 2008

Ces extraits représentent, peut-être, les meilleurs exemples de la sorte de réaction qui attend l’Irlande si elle vote « non » au traité de Lisbonne ce jeudi.

Les meilleurs parce que résumant bien l’avis général d’autres pays européens : l’Irlande ne doit pas dire « non » car elle a été la grande bénéficiaire de l’UE. Mais ils sont aussi les pires, parce qu’ils viennent d’hommes dont « le » pays a fait l’expérience d’une campagne référendaire sur quasiment le même texte il y a trois ans, la France. Comme le souligne Valéry Giscard d’Estaing, le père du projet du défunt traité constitutionnel, « […] les outils sont exactement les mêmes. Seul l’ordre a été changé dans la boîte à outils » (son blog, le 26 octobre 2007). En plein grands préparatifs de la présidence française de l’UE qui débute dans quelques semaines, il semble facile d’oublier que, durant le campagne référendaire de 2005, les Français, comme les Irlandais, ont exprimés leurs craintes, leurs inquiétudes et, au final, leur incompréhension d’un traité complexe. Le slogan lancé par Philippe de Villiers (Mouvement pour la France) : « on a tous une bonne raison de dire non » semblait incarner le succès du « camp du non » en France, face à un « camp du oui » qui avait du mal à « vendre » le traité constitutionnel et dont les arguments étaient multiples et contradictoires. Ce dernier, en 2005, n’est pas parvenu à apaiser les craintes concernant l’insécurité sociale et nationale engendrées par exemple par la directive Bolkenstein, le « plombier polonais » et la question de la Turquie. Selon les sondages effectués à la sortie des bureaux de vote, les motivations principales du non étaient la peur que le traité aggrave le chômage en France, le désir d’exprimer le mécontentement envers la situation économique et sociale du pays, et la conviction qu’on aurait pu négocier un meilleur traité. Donc, le résultat du référendum français était à la fois un résultat franco-français et franco-européen, un mélange d’angoisses fondées et infondées, un vote basé sur le pessimisme du présent et la peur de l’avenir. La campagne référendaire en Irlande n’échappe pas à ces ingrédients. Depuis la publication d’un sondage de l’institut TNS/MRBI dans The Irish Times (quotidien irlandais) vendredi 6 juin, le « non » est passé en tête pour la première fois, crédité de 35% des intentions de vote contre 30% pour le oui. 35% des sondés restent indécis.

Les enjeux majeurs qui incitent les sondés à voter non sont : l’incompréhension et la complexité du traité (30%) ; le maintien du pouvoir irlandais et de l’identité irlandaise (24%) ; et la sauvegarde de la neutralité irlandaise (22%).

Il est ironique que les Irlandais trouvent difficile un texte qui est le fruit d’un texte précédent lui-même déjà jugé trop difficile par un grand nombre de Français il y a trois ans. De plus, ce traité de Lisbonne s’inspire du « traité simplifié » de Nicolas Sarkozy qui a voulu réconcilier la France du oui et la France du non en limitant le texte aux questions institutionnelles. Il a réussi à faire disparaître la référence à la concurrence « libre et non faussée » de la liste des « objectifs de l’Union ». Cette référence avait été l’un des arguments majeurs des tenants du non en 2005. Pourtant, cette référence reste toujours dans les traités existants auxquels ce traité de Lisbonne applique des amendements. Du côté de ce jeu de cache-cache, donc, pas de quoi simplifier les choses pour les gens qui veulent comprendre mieux le fonctionnement de l’UE. Le camp irlandais du oui, comme en 2005 en France, est sur la défensive, acculé à la contre-attaque permanente, obligé de répondre aux arguments, vrai ou faux, du camp du non qui s’est dès le départ imposé comme le meneur du débat. Ceux-ci menant une campagne plus audible et plus efficace que ceux du oui. Même si la plupart des partis politiques et des syndicats soutiennent ce traité, il n’est pas évident de surmonter les inquiétudes attisées par le grand message du camp du non : « l’indépendance de la petite nation irlandaise sera broyée par la grande Europe » (Marion Van Renterghem, Le Monde, le 6 juin 2008). Comme leurs homologues français en 2005, les pro non ont pris l’offensive, se servant des phrases, des articles du traité pour mettre en avant des domaines très délicats pour les Irlandais. Lorsqu’ils font allusion à la future rotation des commissaires, ils prétendent que l’Irlande perdra son influence et son pouvoir au sein de l’UE. Quand ils font référence à la possibilité d’augmenter le nombre des domaines où l’on peut voter à la majorité qualifiée double, ils déclarent que l’Irlande perdra son droit de veto irlandais en matière de fiscalité. Par ailleurs, les clauses du traité qui prônent une augmentation du budget militaire, une coopération plus étroite entre les états membre en ce qui concerne la défense, permettent au camp du non de brandir un argument massue dans une république neuve, attachée à son indépendance reprise à la Grande-Bretagne il y moins de cent ans : la perte de la neutralité irlandaise. Le commissaire Peter Mandelson remplace le commissaire Frits Bolkenstein pour le rôle du « bouc émissaire européen », parce qu’il participe aux négociations de l’Organisation mondial du commerce (OMC) qui pourrait finir par un accord inadmissible sur la libéralisation des échanges agricoles. En outre, la tâche est compliquée par la prochaine présidence française de l’UE. Cette présidence sera l’occasion pour le Président Sarkozy de déployer tous ses talents d’action, de détermination et d’habileté qui ont perdu un peu de leur fraîcheur aux yeux des Français eux-mêmes. Son désir de bouger sur tous les fronts, sa volonté de faire avancer l’Europe comprennent, néanmoins, des projets comme la défense et l’harmonisation européennes qui sont comme le rouge pour les taureaux du camp du non irlandais. Et puis, on a des déclarations comme celle (susmentionnée) de son Ministre des Affaires étrangères, M. Bernard Kouchner. Les Irlandais sont très reconnaissants envers cette Europe qui a permis à leur pays d’intégrer avec brio le marché européen, de moderniser son économie, d’avoir plus de confiance en elle-même, d’ouvrir son esprit à d’autres possibilités, d’envoyer ses étudiants dans les autres universités européennes. Contrairement à ce que pense M. Kouchner, les Irlandais savent très bien que l’Europe est « confrontée au reste du monde » et qu’« il faut que l’Europe se développe ». Pour affronter le reste du monde, l’Irlande a réduit ses dépenses publiques, ce qui a entraîné une baisse du nombre des fonctionnaires et des impôts à la fin des années quatre-vingt. Comme souligne Nicolas Lecaussin : « On préfère attribuer les succès économiques de l’Irlande aux aides européennes. En réalité, la croissance économique irlandaise a été plus forte au fur et à mesure que les aides ont baissé. […] les raisons […] tiennent aux mesures structurelles prises par les autorités. » (Cet Etat qui tue la France, p. 296-297). On peut dire que, l’année dernière, l’une des motivations du vote pour Nicolas Sarkozy était le désir de faire implémenter des réformes structurelles pour augmenter le pouvoir d’achat des Français, pour baisser le taux du chômage, pour créer une vie où « tout est possible ». Les Irlandais reconnaissent très bien ce que l’Europe a fait pour eux, mais la reconnaissance est-elle un bon argument en soi pour les inciter à voter pour ce traité ? Dans son discours du 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy a adressé son amitié aux Américains, mais a également ajouté que « l’amitié, c’est accepter que ses amis puissent penser différemment ». Cette phrase évoque une France qui reconnaît que la France a été l'un des plus grands bénéficiaires du plan Marshall après la deuxième guerre mondiale et que les USA ont également joué un rôle non négligeable dans les débuts de la construction européenne. Malgré sa reconnaissance, la France reste fidèle à son héritage de Liberté, Égalité, Fraternité et ne se contente pas de se taire quand elle ne partage pas l’avis de son grand ami.

Un grand nombre d'Irlandais n’oublie pas l’amitié des États-Unis qui ont accueilli leurs ancêtres à bras ouverts tout au long ces derniers deux siècles. Il en est de même pour l’Europe.

L’Irlande contribue au budget européen. L’Irlande attire les autres Européens qui ont du mal à « travailler plus pour gagner plus » dans leurs propres pays. Contrairement à ce que croit M. Cohn-Bendit, un grand nombre d’Irlandais veulent que les nouveaux pays membres aient la même chance de changer leurs vies pour le meilleur. Mais en Irlande, comme en France il y a 3 ans, il y a des gens qui se méfient de ce traité car pour eux, il représente le grand inconnu. En plus, cette méfiance reflète le malaise culturel général devant la politique non-nation, non-état que représente l’UE (Laurent Pech, The Irish Times, le 7 juin 2008).

L’Irlande est un petit pays mais c’est un pays aussi fier que la France.

Cette idée d’être redevable semble se heurter à la raison d’être du projet européen. Si M. Kouchner compte sur les Irlandais pour ratifier le traité de Lisbonne et pour ne pas perturber le programme de la présidence française de l’UE, les Irlandais, eux, comptent sur la compréhension des Français qui ont connu une campagne référendaire aussi turbulente il y a trois ans. Quant à la réaction française, les Irlandais préfèrent recevoir une leçon de M. Voltaire qu'une leçon de M. Kouchner  : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. » (Voltaire). Maura Stewart [post_title] => VU D'IRLANDE : SI LE "NON" L'EMPORTE, NE NOUS FAITES PAS LA LEÇON... [post_excerpt] => [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => vu-dirlande-si-le-non-lemporte-ne-nous-faites-pas-la-lecon [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2008-06-11 18:35:21 [post_modified_gmt] => 2008-06-11 16:35:21 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=2164 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 10 [filter] => raw ) [1] => WP_Post Object ( [ID] => 2162 [post_author] => 2 [post_date] => 2008-06-11 18:29:39 [post_date_gmt] => 2008-06-11 16:29:39 [post_content] =>

Les élèves de CM2 de l’école Primaire de Monein dans le Béarn ont dû remplir dans le plus grand secret une évaluation de compétences comportant des questions sur leur nationalité et leur culture. Cette initiative du ministère de l’Education « remet en cause la protection des libertés » selon les syndicats.

« Tu es né en France ? »,  « Ta mère est Française ? »,  « Tu parles quelle langue à la maison ? »… Non, ces questions ne sont pas posées par un inspecteur de police à un délinquant mais par l’administration française aux élèves de CM2. Et oui! Le 22 mai dernier, les élèves de l’école élémentaire de Monein, dans le Béarn, ont eu la surprise de trouver au coin de leur table un dossier de 11 pages intitulé « Evaluation de fin d’études » avec dans le coin en haut à droite un mot étrange : expérimentation. Au départ rien de bien méchant, les écoliers sont soumis à une petite évaluation de connaissance. Les deux premières parties portent sur la compréhension d’un texte. La troisième demande aux élèves de rédiger une petite rédaction… Une sorte de brevet des collèges avant l’heure, sauf que dans la quatrième et dernière partie,  il y a un hic. En préambule, un petit texte explique aux élèves qu’ici, il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses. Et pour cause, les questions posées n’ont rien à voir avec les exercices précédents. Dans cette partie, les interrogations sont d’ordre privé. Au menu, des questions la nationalité de l’élève, de ses parents, sur la langue maternelle. Viennent ensuite des questionnaires concernant « Ce que je pense des devoirs à la maison ». Les jeunes écoliers doivent répondre à des questions telles que « à la maison j’ai vraiment l’impression de perdre mon temps » ou alors « je fais mes devoirs à la maison parce que j’aurais une mauvaise image de moi si je ne travaillais pas. » Un vrai petit interrogatoire. Après avoir répondu consciencieusement à cette quatrième et dernière partie, les élèves remettent leur copie à leur instituteur. Et là, il y a encore un hic. Le professeur n’a en aucun cas le droit de corriger les copies, ni même de les consulter. Tels des agents spéciaux, ils remettent dans le plus grand secret les documents au ministère de l’Education.

la protection des libertés remise en cause

Scandalisés par la démarche, les enseignants ont prévenu les parents qui ont immédiatement informé l’inspecteur d’académie de leur mécontentement. La Fédération des Parents d’Elèves du Béarn et les principaux syndicats ont informé la presse locale. Joint au téléphone, les syndicats précisent que ce choix  «s’est avéré payant» puisque le ministère a demandé  «aux 79 autres écoles choisies pour cette expérimentation de ne pas faire remplir aux élèves la quatrième partie.» Cependant, le ministère de l’éducation a tenu à préciser que cette note a pour but de détecter les lacunes des écoliers. L’inspection académique, qui n’a pas souhaité nous répondre, ne souhaite pas que des élèves ayant un niveau insuffisant passe en classe supérieure et accumule les lacunes d’années en années. L'expérimentation rappelle quelque peu le projet « Base élèves » mis en place à la rentrée 2007 et très contesté. Un projet qui avait pour but de collecter au niveau national des dossiers personnalisés sur chaque élève âgé de 3 à 15 ans afin d’assurer un suivi du parcours et de la scolarité des élèves. En place dans 80 départements, ce projet avait à l'époque été vivement contesté par les principaux syndicats de l’éducation et les parents d’élèves pour manquement à la protection des libertés. Une pétition à l’initiative de la Ligue des droit de l’Homme avait récolté plusieurs dizaines de milliers de signatures.  Sous la pression, le ministère de l’Education avait supprimé du projet « Base élèves » toutes les mentions liés à la nationalité. A suivre, donc. Benoît Gauthier [post_title] => SOURIEZ, VOS ENFANTS SONT FICHÉS [post_excerpt] => [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => souriez-vos-enfants-sont-fiches [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2008-06-11 18:29:39 [post_modified_gmt] => 2008-06-11 16:29:39 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=2162 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 6 [filter] => raw ) [2] => WP_Post Object ( [ID] => 2155 [post_author] => 2 [post_date] => 2008-06-10 17:21:07 [post_date_gmt] => 2008-06-10 15:21:07 [post_content] =>

Sous la pression, Christophe de Margerie, le Président du groupe pétrolier Total, a annoncé, lundi en fin de journée, que son entreprise contribuera, cette année encore, au financement de la « prime à la cuve de fioul ». Quelques heures plus tôt, Frédéric Lefebvre avait demandé à l’entreprise de faire un geste financier face à la crise qui touche le pays.

La flambée des prix et la forte pression des routiers, des agriculteurs et des pêcheurs auront réussi à faire plier Total. Invité à parler de la crise pétrolière au ministère de l’économie, Christophe de Margerie a annoncé à la sortie de son entretien que son entreprise verserait, l’hiver prochain, 102 millions d’euros dans sa contribution au financement « à la prime cuve ». Par ailleurs, le ministre de l’Economie, Christine Lagarde a indiqué que « Total s'engage » sur les conseils du Président de la République « à examiner de manière très favorable l'augmentation de la prime à la cuve ». Une Prime qui passerait de 150 à 200 euros. Si l’entreprise émettait un avis favorable à cette proposition, la contribution représenterait entre 140 et 200 millions d'euros, selon le porte-parole du gouvernement Luc Chatel. Interrogés sur la question, Christine Lagarde et Christophe de Margerie n’ont pas confirmé ce montant.

Total sous la pression politique

Ce week-end, Ségolène Royal et Bertrand Delanoë ont critiqué la passivité de l’entreprise Total. Les deux rivaux ont appelé à taxer « les profits de Total, qui sont un bien collectif», afin d'investir « 80% de ces profits dans les énergies renouvelables» afin de «préparer l'après pétrole». Le maire de Paris s’est dit déconcerté par les profits engendrés par l ‘entreprise malgré la crise. [vpod.tv/latelelibre/504764]
le 9 juin 2008, LaTéléLibre.fr
Du côté de la majorité, Dominique Bussereau, le secrétaire d'Etat aux Transports, a estimé, ce dimanche, que Total faisait preuve d’un manque de « solidarité » face à la hausse des prix des carburants et que le groupe pétrolier se devait d’être une « entreprise plus citoyenne ». Même son de cloche rue de la Boétie au siège de l’UMP, Frédéric Lefebvre a tenu, lui aussi, à faire passer un message au groupe pétrolier, lors de la conférence de presse hebdomadaire de l’UMP. Plus modéré que ses collègues de l’opposition, le député des Haut de Seine attend de Total qu’il fasse plus d’effort « pour aller plus loin dans le sens de la contribution sur le financement de la prime à la cuve» sans pour autant tomber dans « la démagogie et le populisme » de Ségolène Royal et Bertrand Delanoë. Entre le remake de « petits meurtres entre amis » au Parti Socialiste et les déclarations gauchisantes de la majorité, on en oublierait presque les premiers concernés par la question : les professionnels, qui eux, regardent impuissant le prix du baril battre des reccords quotidiennement. Benoît Gauthier [post_title] => TOTAL POUSSÉ A METTRE LA MAIN A LA POCHE [post_excerpt] => [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => total-pousse-a-mettre-la-main-a-la-poche [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2008-06-10 17:21:07 [post_modified_gmt] => 2008-06-10 15:21:07 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=2155 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 2 [filter] => raw ) [3] => WP_Post Object ( [ID] => 2146 [post_author] => 2 [post_date] => 2008-06-07 17:39:27 [post_date_gmt] => 2008-06-07 15:39:27 [post_content] =>

MEDIA

Reportage truqué ou journalisme tronqué ? Soutenons Charles Enderlin !

Non, ce gamin palestinien n'est pas mort dans les bras de son père. Oui, bien sûr, c'est Charles Enderlin et toute sa clique de France 2 qui ont inventé cette histoire. Voilà où conduit la diffamation. Voilà comment est menacé le journalisme aujourd'hui.

En déboutant la plainte en diffamation de Charles Enderlin à l'encontre de Philippe Karsenty, la Cour d'appel de Paris lance un pavé dans la mare de la presse : celui du permis de diffamer. La mobilisation autour du reporter de guerre est en marche. Charles Enderlin, tout le monde le connaît. Tous les journalistes connaissent son talent. Tous les spectateurs reconnaissent sa voix. Mais, depuis maintenant sept ans, ce n'est ni le talent ni le timbre du correspondant de guerre qui font la une des médias. Mais une affaire de justice. Une pathétique affaire de justice, pourrait-on dire.

Depuis sept ans, Charles Enderlin est au coeur d'une polémique mettant en jeu et en péril sa déontologie et sa dignité de journaliste. Rappelez-vous.

Le 30 septembre 2000, dans la bande de Gaza. Un gamin de 12 ans, Mohammed al-Doura, meurt dans les bras de son père. Touché par des tirs venus des positions israéliennes. Filmé par l'équipe de tournage de Charles Enderlin. Ce reportage terrible fait le tour du monde. Et émeut la planète. Mais, pour certains et notamment pour le président de Media-Ratings, Philippe Karsenty, l'émotion laisse rapidement place à l'hostilité. Selon lui, la scène montrant la mort de l'enfant aurait été fabriquée de toutes pièces, et jouée par des figurants palestiniens. Mohammed n'est pas mort et son père a simulé ses blessures. Il lance l'accusation et demande la tête de Charles Enderlin tout comme d'Arlette Chabot, alors directrice de l'information de France 2. S'ensuit une véritable campagne de calomnies. Piqué au vif et dans sa dignité, Charles Enderlin attaque Philippe Karsenty en diffamation. Et, il y a un peu moins de deux ans, le 19 octobre 2006 précisément, le tribunal correctionnel de Paris juge Philippe Karsenty coupable de diffamation. Mais l'observateur des médias est coriace et ne lâche pas prise. Philippe Karsenty saisit alors la Cour d'appel de Paris. Et voilà où nous en sommes aujourd'hui. Le 21 mai dernier, la même Cour d'appel reconnaît que les propos tenus par Philippe Karsenty portent "incontestablement atteinte à l'honneur et à la réputation des professionnels de l'information" mais reconnaît sa "bonne foi". Et lui rend sa liberté d'expression... Relaxé, Philippe Karsenty est donc relaxé. Etrangement, certes, mais c'est ainsi. Choqué, le monde de la presse a décidé de réagir à cette surprenante, dérangeante voire inquiétante, décision de justice. De défendre le professionnalisme de Charles Enderlin et de s'insurger contre cette nouvelle "permission de diffamer". Sur le site du nouvelobs.com, quelque deux cents personnes, parmi lesquels des journalistes, des personnalités et des internautes, ont déjà signé une pétition, un "appel" à soutenir leur confrère dans cette nouvelle épreuve. Pas besoin de vous inciter à vous y rendre et à signer...

PÉTITION DE SOUTIEN A CHARLES ENDERLIN

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C'est officiel, ou presque : Barack Obama a désormais la majorité absolue des délégués de la convention de Denver et sera le candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis.

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« Dès qu'elle se retire je fais un chèque à Barack Obama.»

Hillary Clinton ne l'a pas encore reconnu officiellement, mais même James Carville, l'un de ses plus proches conseillers, a reconnu que tout le dispositif d'Hillary Clinton se mettrait au service de Barack Obama pour conquérir la présidence en novembre contre John McCain, dès qu'Hillary Clinton aura reconnu sa défaite. Lors d'un discours dans les Twin Cities, à St Paul, dans le Minnesota, dans les lieux-mêmes où se tiendra la convention républicaine, Barack Obama a proclamé sa victoire après avoir dépassé les 2118 votes nécessaires, et devançant largement Hillary Clinton en termes de délégués et super-délégués. Il dispose, selon le décompte de CNN, de 2156 voix, contre 1923 pour Hillary Clinton. [video <object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/yOiIxzxYhfQ&hl=en"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/yOiIxzxYhfQ&hl=en" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="344"></embed></object>]

Le choc des générations.

Alors même qu'il était l'outsider il y a un an, et que tout le monde le voyait en successeur d'Hillary Clinton, candidate naturelle du parti en 2008 face à Rudolf Giuliani, il a su renverser la tendance et faire d'Hillary la candidate de l'establishment, raflant le soutien de tous les autres candidats lors des primaires démocrates. Chez les républicains, la stratégie erratique de Rudolf Giuliani a beaucoup aidé John McCain tout le mois de janvier lors des premières consultations qui ont fait de lui un candidat crédible. Le duel se fera donc entre l'un des plus jeunes candidats démocrates et celui qui serait le plus vieux des présidents à entrer en exercice. Un véritable choc des générations.

Son discours, en ce 3 juin 2008, s'est voulu un discours programmatique.

Après ses félicitations à Hillary Clinton pour sa campagne, et avoir dédié cette soirée à sa grand-mère. Il a prononcé un discours rassembleur, évoquant les principaux points de son projet, rappelant que si la réforme de l'assurance maladie devenait effective, ce serait grâce aux efforts d'Hillary Clinton. Elle pourrait devenir une figure du parti, dans le Sénat, aussi importante et respectée que Ted Kennedy qui s'est battu pour cette cause tout au long de son parcours au Sénat. Si elle n'a pas reconnu officiellement sa défaite, elle s'est dit prête mardi pour une place de vice-présidente, tandis que ses discours ont de plus en plus l'allure de discours de départ.

La nouvelle question que l'on se pose est donc l'identité de celui ou celle qui sera candidat(e) à la vice-présidence.

Première certitude : si Hillary Clinton n'est pas son vice-président, le candidat sera un homme. La seule femme disposée à devenir sa vice-présidente en dehors d'Hillary Clinton est le gouverneur du Kansas Kathleen Sebelius. Mais les supportrices d'Hillary Clinton lui en voudraient s'il choisissait une autre femme qu'Hillary Clinton. John Edwards, qui peut toucher l'électorat ouvrier, a de son côté déjà dit qu'il n'était pas intéressé par le ticket comme en 2004. Avocat, on suppose qu'il est intéressé par le ministère de la justice. Parmi les autres candidats aux primaires, trois sont susceptibles de se joindre à un ticket : Bill Richardson, Chris Dodd, et Joe Biden. Tous trois ont une très forte expérience internationale, élément important dans le choix que fera Barack Obama. Mais il pourrait faire appel à d'autres personnalités.

Quoiqu'il en soit, les sondages actuels annoncent une victoire des démocrates malgré les divisions du parti.

Cela s'explique en partie par la très forte participation lors des primaires, en faveur de Barack Obama ou Hillary Clinton. Les républicains n'arrivent pas encore à mobiliser et ont semble-t-il épuisé le stock de pasteurs d'Obama en réserve. Nicolas Condom [post_title] => BARACK OBAMA SERA CANDIDAT A LA MAISON BLANCHE [post_excerpt] => [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => barack-obama-candidat-democrate [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2008-06-04 16:29:01 [post_modified_gmt] => 2008-06-04 14:29:01 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=2125 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 2 [filter] => raw ) [6] => WP_Post Object ( [ID] => 2123 [post_author] => 2 [post_date] => 2008-06-04 15:10:21 [post_date_gmt] => 2008-06-04 13:10:21 [post_content] =>

Ces jours-ci, chacune de ses sorties, chacune de ses interventions donne lieu à une nouvelle maladresse. De plus en plus malmenée par la gauche mais aussi par son camp, la Garde des sceaux, Rachida Dati, perd chaque jour un peu plus de crédibilité. Mardi 3 juin, elle a surtout "perdu son sang-froid" en accusant le parti socialiste d'avoir loupé sa politique d'intégration et, de fait, d'être responsable de l'affaire du mariage annulé.

Ce mercredi le chef de l'Etat apporte un soutien sans concession à sa Garde des Sceaux, victime selon lui d'un "lynchage médiatique". [video http://www.dailymotion.com/video/x5noca_dati-a-cote-de-la-plaque_news]
VIDEO - Intervention de Dati à l'Assemblée, mardi 3 juin
Il y a des interventions qu'on aimerait ne jamais avoir faites. Il y a des moments, aussi, où on devrait éviter de l'ouvrir et faire profil bas. La ministre de la Justice l'apprend, en ce moment-même, à ses dépens. Depuis quelques semaines, Rachida Dati accumule les sorties de route. En début de semaine dernière, c'était le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer qui, après le vote d'un amendement inscrivant la parité professionnelle dans la Constitution - contre l'avis de la Garde des sceaux -, lui demandait de se calmer et de laisser se poursuivre les débats.

La surenchère des bourdes

Quelques jours plus tard, autre bévue. Celle-ci bien plus retentissante : le mariage annulé pour non-virginité de l'épouse. Une décision que Rachida Dati soutient... avant de demander au parquet de faire appel... et avant de redire qu'elle comprend l'annulation. Je suis pour, mais un peu contre quand même. De quoi laisser perplexe quant à la faculté d'analyse et de prise de position de la Garde des sceaux. Et le clou de ce spectacle s'est sans doute joué ce mardi 3 juin, dans les rangs de l'hémicycle. Défendant sa position sur ladite annulation du mariage lillois devant les députés, la ministre de la Justice a littéralement perdu son sang-froid et laissé parler ses émotions. La femme sensible, et semble-t-il affaiblie, remplaçant le temps d'un discours exalté la ministre habile et diplomate.

Tout est la faute de la gauche

Discours exalté ? Oui, sans aucun doute. Nul ne sait si Rachida Dati avait préparé ce discours. Avait préparé cette vindicte, cette charge contre l'opposition socialiste. Mais tout semblait sortir du plus profond d'elle-même. Qu'est-ce qu'elle a dit ? Que la politique d'intégration du PS a été un échec et qu'au final si l'on est arrivé là - une annulation de mariage pour cause de non-virginité -, tout était la faute des socialistes qui ont "abandonné ces jeunes filles" de banlieue. Des jeunes filles comme elle a pu être... De la "victimisation féministe", dira la députée socialiste Elisabeth Guigou. Et surtout, pourrait-on dire, du Fadela Amara, version UMP et le tailleur en plus. Ce coup de sang intervient donc après des semaines de bourdes de la part de la Garde des sceaux. Adoubée par le président de la République, elle est désormais critiquée au sein de son propre clan. Non, Rachida Dati ne fait plus l'unanimité. Les personnalités qui continuent de la défendre se comptent sur les doigts d'une main : Xavier Bertrand semble être l'un des seuls à la comprendre. Les autres ne "l'enfoncent" pas, mais ne la soutiennent plus non plus. Pour preuve : lors du vote sur les institutions ce même mardi 3 juin, le Premier ministre n'a pas remerciée sa ministre de la Justice d'avoir défendu le texte. Fini l'état de grâce, bonjour la disgrâce pour Dati. En attendant la suite : une prochaine bourde, une éviction du gouvernement ou une ministre tenue un temps au silence. Aurélie Piel [post_title] => POUR RACHIDA, LE MARIAGE ANNULÉ, C'EST LA FAUTE DES SOCIALISTES [post_excerpt] => [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => pour-rachida-le-mariage-annule-cest-la-faute-des-socialistes [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2011-11-08 13:07:37 [post_modified_gmt] => 2011-11-08 12:07:37 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=2123 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 5 [filter] => raw ) [7] => WP_Post Object ( [ID] => 2118 [post_author] => 2 [post_date] => 2008-06-03 17:51:12 [post_date_gmt] => 2008-06-03 15:51:12 [post_content] => Cher John Paul Lepers, chers journalistes de LaTéléLibre, Je me permets de vous écrire à la fois en tant que fidèle "téléspectatrice" et enseignante car je trouve que les médias traitent notre mouvement de lutte de façon caricaturale et méprisante. Vous avez, et je vous en remercie, consacré l'un de vos points rouges à ce sujet, mais sans vraiment le traiter en profondeur. Vous avez bien mis en avant les contradictions de notre mouvement (lycéens mobilisés de façon parfois minoritaire mais qui imposent leurs revendications aux silencieux ; profs qui se "cachent" derrière leurs étudiants...), mais le fond du problème n'est pas soulevé, or, notre lutte est importante, un peu sur la fin, mais tout à fait légitime, et en tant que citoyen(e) (s), je crois que vous devez être attaché à la diffusion de la bonne information. Il ne s'agit pas, comme le disent les médias de façon simpliste, de lutter "contre les suppressions de postes", mais de contester le choix fait par le gouvernement d'un enseignement de moins bonne qualité, un enseignement moins riche, et un enseignement mois équitable. Derrière le mot suppression de poste, qui donne l'impression que nous, enseignants, ne serions attachés qu'à nos privilèges, se cache un ensemble de mesures qui vont mettre à mal la qualité de l'éducation nationale, obligatoire et laïque, à laquelle, en tant qu'enseignante de français, latin et grec, je suis particulièrement attachée. 20.000 postes en moins, c'est : - pour les lycées : des options supprimées (artistiques, latin/grec, LV3 : allemand, russe, italien...) - pour les lycées dits "difficiles" : on leur enlève les moyens qu'on leur avait donnés et qui permettaient des classes moins chargées, des dédoublement... - pour les collèges : des classes plus nombreuses, surtout là où on aurait besoin qu'elles soient moins nombreuses (ZEP) - pour les collèges : la fin d'un enseignement de qualité en art plastique/ musique/ éducation physique et sportive puisqu'à la rentrée, et peu à peu, cet enseignement va être attribué à des collectivités territoriales, à des associations, c'est-à-dire à des gens qui ne sont pas des enseignants mais des animateurs, ce qui est très différent. - pour les collèges : moins d'heures de cours que l'on fait semblant de compenser par la création d'un "accompagnement éducatif". Celui-ci est destiné aux élèves en difficulté et se fait en dehors des heures de cours (et comme on le sait, les élèves qui ont des difficultés adorent revenir au collège), ce qui pose un problème de sens, mais aussi des problèmes pratiques (pas de ramassage scolaire pour ces élèves qui restent plus longtemps ; ce travail sera fait par des non enseignants). On pourrait également parler des nouveaux programmes du primaire, des socles de compétences, des bac pro 3 ans... Tant d'éléments sur lesquels nous devons nous battre et qui rendent la lisibilité de notre lutte presque impossible pour qui n'est pas de la profession. Tant d'éléments face auxquels on ne nous demande que superficiellement notre avis. Tant d'éléments qui, paradoxalement empêchent la profession de s'unir car on ne sait plus où donner de la tête. C'est une des raisons pour lesquelles les médias ont choisi l'idée simple et récapitulative de "suppressions de postes", mais il convient de comprendre tout ce que cela recouvre. Voilà, pardonnez cette lettre un peu longue, dans laquelle j'ai tenté d'être relativement claire et de légitimer le fait que depuis trois mois, les lycéens et les profs soient dans la rue, les parents d'élèves occupent très souvent des établissements et soutiennent les enseignants. Nous arrivons à la fin de l'année, mais nous avons l'impression que notre lutte n'a pas été comprise ni bien relayée et désormais les perspectives sont complexes. Je vous joins le lien du blog de mon lycée, mais aussi celui d'un lycée de Toulouse où les lycéens multiplient les actions intelligentes et visibles : http://lyceearagoninfos.20minutes-blogs.fr/ http://stser.unblog.fr/ Cordialement. Louise, enseignante de Lettres Classiques dans l'Académie de Toulouse. [post_title] => LA LETTRE D'UNE ENSEIGNANTE A LATÉLÉLIBRE [post_excerpt] => [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => la-lettre-dune-enseignante-a-latelelibre [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2008-06-03 17:51:12 [post_modified_gmt] => 2008-06-03 15:51:12 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=2118 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 17 [filter] => raw ) [8] => WP_Post Object ( [ID] => 2117 [post_author] => 2 [post_date] => 2008-06-03 11:59:00 [post_date_gmt] => 2008-06-03 09:59:00 [post_content] =>

Ce devait être un simple échange sur le thème de la drogue. Ce fut finalement la confusion générale. On ne devait se souvenir que des trois ministres en visite au lycée Paul-Bert, dans le 14e arrondissement de Paris. On retiendra les trois élèves interpellés.

[video http://www.dailymotion.com/video/x5n54k_arrestation-dun-lyceen-a-paul-bert_news] Vidéo envoyée par Vos avec la légende suivante : "Un élève du lycée Paul Bert est interpellé par la police et s'en prend verbalement aux forces de l'Ordre. On apprend dans la presse que ce jeune homme est "malade" et qu'on craint pour sa santé depuis son arrestation..." Ils étaient vaguement au courant d'une visite ministérielle avant que ne s'ouvrent les portes de leur lycée, ce lundi 2 juin. Mais, d'après les confrères présents sur place, devant l'épais cordon de CRS postés devant leur établissement, les lycéens de Paul-Bert ont très vite compris que cette rencontre sur la thématique de la drogue en milieu scolaire, menée par François Fillon, Rachida Dati et Xavier Darcos, allait tourner au vinaigre. Provocation ou simple souci de sécurité ? Il est vrai Paul Bert s'était fait remarquer, le lycée avait été à la pointe de la contestation, les semaines passées. Mais les élèves n'ont que faire de la réponse. Et pour cause : ils n'ont pas accès à leur établissement et se retrouvent vite encerclés. Il n'en fallait pas plus pour faire sauter la marmite, rapidement montée en pression. Des oeufs fusent, des tracts circulent et... des jeunes sont plaqués au sol. Tant pis pour votre épreuve du bac de l'après-midi, c'est le poste qui vous attend. [video http://www.dailymotion.com/video/x5n4w4_manifestation-au-lycee-paul-bert_news] Sous les huées, le Premier ministre, la ministre de la Justice et son homologue à l'Education ressortent de l'entrevue comme si de rien n'était. François Fillon expliquera même qu'il est habitué aux comités d'accueil. Tout cela est donc normal. Tout est bien dans le meilleur des mondes. Lycée fermé. Epreuves du bac reportées. Elèves interpellés puis, finalement, relâchés. Ce 2 juin, au lycée Paul-Bert, ce n'est pas la lutte contre la toxicomanie qui restera dans les esprits, mais bien celle de jeunes qui se battent, à tort ou à raison, pour faire entendre leurs voix. [post_title] => FILLON, DARCOS, DATI CHAHUTÉS AU LYCEE [post_excerpt] => [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => fillon-darcos-dati-chahutes-au-lycee [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2008-06-03 11:59:00 [post_modified_gmt] => 2008-06-03 09:59:00 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=2117 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 5 [filter] => raw ) [9] => WP_Post Object ( [ID] => 2112 [post_author] => 2 [post_date] => 2008-06-02 11:26:51 [post_date_gmt] => 2008-06-02 09:26:51 [post_content] =>

MODIF DU 24/10/08

Depuis quelques jours certains d'entre vous désespèrent de ne pouvoir lire nos vidéos bloquées par une vilaine croix rouge. La réponse nous est venue de notre site hébergeur.Vpod n'est pas encore compatible avec Flash player 10 sorti la semaine dernière. La solution est en cours de développement chez Vpod en attendant si vous le désirez la version 9 marche toujours très bien. Merci de votre compréhension [post_title] => VOUS NE PARVENEZ PAS A VOIR LES VIDEOS? [post_excerpt] => [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => vous-ne-parvenez-pas-a-voir-les-videos-telechargez-le-dernier-flash-player [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2008-06-02 11:26:51 [post_modified_gmt] => 2008-06-02 09:26:51 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=2112 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 45 [filter] => raw ) ) [post_count] => 10 [current_post] => -1 [in_the_loop] => [post] => WP_Post Object ( [ID] => 2164 [post_author] => 2 [post_date] => 2008-06-11 18:35:21 [post_date_gmt] => 2008-06-11 16:35:21 [post_content] =>

Humeur et analyse de Maura Stewart, correspondante de LaTéléLibre.fr en Irlande, à la veille du référendum irlandais pour l’adoption du Traité de Lisbonne, à l’heure où l’inquiétude monte, en particulier en France, face à la perspective d’une éventuelle victoire du NON. Texte préventif : même si le NON l’emportait, les Irlandais n’ont pas de leçon à recevoir des Français !

Par "une Européenne Convaincue"

« Je crois que la première victime d'un "non" éventuel, auquel je ne veux pas croire, ce serait les Irlandais. Oui, ils en ont profité plus que les autres. Oui, ils ne sont pas contents parce que peut-être on ne leur a pas dit que l'Europe était confrontée au reste du Monde et que pour avoir des atouts pour eux-mêmes, pour les Irlandais, pour développer leur commerce, leurs industries, florissantes depuis que l'Europe est là, depuis qu'ils sont au cœur de l'Europe, eh bien il faut que l'Europe se développe, qu'elle aille dans le sens du Traité de Lisbonne. Tout le monde va le ratifier. Ce serait quand même très, très, très gênant pour la pensée honnête qu'on ne puisse compter sur les Irlandais qui, eux, ont beaucoup compté sur l'argent de l'Europe. » Bernard Kouchner, Ministre des Affaires étrangères, sur RTL, le 9 juin 2008 « Les Irlandais ont tout obtenu de l'Europe et ils n'en ont pas conscience. » Daniel Cohn-Bendit, Le Monde, le 7 juin 2008

Ces extraits représentent, peut-être, les meilleurs exemples de la sorte de réaction qui attend l’Irlande si elle vote « non » au traité de Lisbonne ce jeudi.

Les meilleurs parce que résumant bien l’avis général d’autres pays européens : l’Irlande ne doit pas dire « non » car elle a été la grande bénéficiaire de l’UE. Mais ils sont aussi les pires, parce qu’ils viennent d’hommes dont « le » pays a fait l’expérience d’une campagne référendaire sur quasiment le même texte il y a trois ans, la France. Comme le souligne Valéry Giscard d’Estaing, le père du projet du défunt traité constitutionnel, « […] les outils sont exactement les mêmes. Seul l’ordre a été changé dans la boîte à outils » (son blog, le 26 octobre 2007). En plein grands préparatifs de la présidence française de l’UE qui débute dans quelques semaines, il semble facile d’oublier que, durant le campagne référendaire de 2005, les Français, comme les Irlandais, ont exprimés leurs craintes, leurs inquiétudes et, au final, leur incompréhension d’un traité complexe. Le slogan lancé par Philippe de Villiers (Mouvement pour la France) : « on a tous une bonne raison de dire non » semblait incarner le succès du « camp du non » en France, face à un « camp du oui » qui avait du mal à « vendre » le traité constitutionnel et dont les arguments étaient multiples et contradictoires. Ce dernier, en 2005, n’est pas parvenu à apaiser les craintes concernant l’insécurité sociale et nationale engendrées par exemple par la directive Bolkenstein, le « plombier polonais » et la question de la Turquie. Selon les sondages effectués à la sortie des bureaux de vote, les motivations principales du non étaient la peur que le traité aggrave le chômage en France, le désir d’exprimer le mécontentement envers la situation économique et sociale du pays, et la conviction qu’on aurait pu négocier un meilleur traité. Donc, le résultat du référendum français était à la fois un résultat franco-français et franco-européen, un mélange d’angoisses fondées et infondées, un vote basé sur le pessimisme du présent et la peur de l’avenir. La campagne référendaire en Irlande n’échappe pas à ces ingrédients. Depuis la publication d’un sondage de l’institut TNS/MRBI dans The Irish Times (quotidien irlandais) vendredi 6 juin, le « non » est passé en tête pour la première fois, crédité de 35% des intentions de vote contre 30% pour le oui. 35% des sondés restent indécis.

Les enjeux majeurs qui incitent les sondés à voter non sont : l’incompréhension et la complexité du traité (30%) ; le maintien du pouvoir irlandais et de l’identité irlandaise (24%) ; et la sauvegarde de la neutralité irlandaise (22%).

Il est ironique que les Irlandais trouvent difficile un texte qui est le fruit d’un texte précédent lui-même déjà jugé trop difficile par un grand nombre de Français il y a trois ans. De plus, ce traité de Lisbonne s’inspire du « traité simplifié » de Nicolas Sarkozy qui a voulu réconcilier la France du oui et la France du non en limitant le texte aux questions institutionnelles. Il a réussi à faire disparaître la référence à la concurrence « libre et non faussée » de la liste des « objectifs de l’Union ». Cette référence avait été l’un des arguments majeurs des tenants du non en 2005. Pourtant, cette référence reste toujours dans les traités existants auxquels ce traité de Lisbonne applique des amendements. Du côté de ce jeu de cache-cache, donc, pas de quoi simplifier les choses pour les gens qui veulent comprendre mieux le fonctionnement de l’UE. Le camp irlandais du oui, comme en 2005 en France, est sur la défensive, acculé à la contre-attaque permanente, obligé de répondre aux arguments, vrai ou faux, du camp du non qui s’est dès le départ imposé comme le meneur du débat. Ceux-ci menant une campagne plus audible et plus efficace que ceux du oui. Même si la plupart des partis politiques et des syndicats soutiennent ce traité, il n’est pas évident de surmonter les inquiétudes attisées par le grand message du camp du non : « l’indépendance de la petite nation irlandaise sera broyée par la grande Europe » (Marion Van Renterghem, Le Monde, le 6 juin 2008). Comme leurs homologues français en 2005, les pro non ont pris l’offensive, se servant des phrases, des articles du traité pour mettre en avant des domaines très délicats pour les Irlandais. Lorsqu’ils font allusion à la future rotation des commissaires, ils prétendent que l’Irlande perdra son influence et son pouvoir au sein de l’UE. Quand ils font référence à la possibilité d’augmenter le nombre des domaines où l’on peut voter à la majorité qualifiée double, ils déclarent que l’Irlande perdra son droit de veto irlandais en matière de fiscalité. Par ailleurs, les clauses du traité qui prônent une augmentation du budget militaire, une coopération plus étroite entre les états membre en ce qui concerne la défense, permettent au camp du non de brandir un argument massue dans une république neuve, attachée à son indépendance reprise à la Grande-Bretagne il y moins de cent ans : la perte de la neutralité irlandaise. Le commissaire Peter Mandelson remplace le commissaire Frits Bolkenstein pour le rôle du « bouc émissaire européen », parce qu’il participe aux négociations de l’Organisation mondial du commerce (OMC) qui pourrait finir par un accord inadmissible sur la libéralisation des échanges agricoles. En outre, la tâche est compliquée par la prochaine présidence française de l’UE. Cette présidence sera l’occasion pour le Président Sarkozy de déployer tous ses talents d’action, de détermination et d’habileté qui ont perdu un peu de leur fraîcheur aux yeux des Français eux-mêmes. Son désir de bouger sur tous les fronts, sa volonté de faire avancer l’Europe comprennent, néanmoins, des projets comme la défense et l’harmonisation européennes qui sont comme le rouge pour les taureaux du camp du non irlandais. Et puis, on a des déclarations comme celle (susmentionnée) de son Ministre des Affaires étrangères, M. Bernard Kouchner. Les Irlandais sont très reconnaissants envers cette Europe qui a permis à leur pays d’intégrer avec brio le marché européen, de moderniser son économie, d’avoir plus de confiance en elle-même, d’ouvrir son esprit à d’autres possibilités, d’envoyer ses étudiants dans les autres universités européennes. Contrairement à ce que pense M. Kouchner, les Irlandais savent très bien que l’Europe est « confrontée au reste du monde » et qu’« il faut que l’Europe se développe ». Pour affronter le reste du monde, l’Irlande a réduit ses dépenses publiques, ce qui a entraîné une baisse du nombre des fonctionnaires et des impôts à la fin des années quatre-vingt. Comme souligne Nicolas Lecaussin : « On préfère attribuer les succès économiques de l’Irlande aux aides européennes. En réalité, la croissance économique irlandaise a été plus forte au fur et à mesure que les aides ont baissé. […] les raisons […] tiennent aux mesures structurelles prises par les autorités. » (Cet Etat qui tue la France, p. 296-297). On peut dire que, l’année dernière, l’une des motivations du vote pour Nicolas Sarkozy était le désir de faire implémenter des réformes structurelles pour augmenter le pouvoir d’achat des Français, pour baisser le taux du chômage, pour créer une vie où « tout est possible ». Les Irlandais reconnaissent très bien ce que l’Europe a fait pour eux, mais la reconnaissance est-elle un bon argument en soi pour les inciter à voter pour ce traité ? Dans son discours du 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy a adressé son amitié aux Américains, mais a également ajouté que « l’amitié, c’est accepter que ses amis puissent penser différemment ». Cette phrase évoque une France qui reconnaît que la France a été l'un des plus grands bénéficiaires du plan Marshall après la deuxième guerre mondiale et que les USA ont également joué un rôle non négligeable dans les débuts de la construction européenne. Malgré sa reconnaissance, la France reste fidèle à son héritage de Liberté, Égalité, Fraternité et ne se contente pas de se taire quand elle ne partage pas l’avis de son grand ami.

Un grand nombre d'Irlandais n’oublie pas l’amitié des États-Unis qui ont accueilli leurs ancêtres à bras ouverts tout au long ces derniers deux siècles. Il en est de même pour l’Europe.

L’Irlande contribue au budget européen. L’Irlande attire les autres Européens qui ont du mal à « travailler plus pour gagner plus » dans leurs propres pays. Contrairement à ce que croit M. Cohn-Bendit, un grand nombre d’Irlandais veulent que les nouveaux pays membres aient la même chance de changer leurs vies pour le meilleur. Mais en Irlande, comme en France il y a 3 ans, il y a des gens qui se méfient de ce traité car pour eux, il représente le grand inconnu. En plus, cette méfiance reflète le malaise culturel général devant la politique non-nation, non-état que représente l’UE (Laurent Pech, The Irish Times, le 7 juin 2008).

L’Irlande est un petit pays mais c’est un pays aussi fier que la France.

Cette idée d’être redevable semble se heurter à la raison d’être du projet européen. Si M. Kouchner compte sur les Irlandais pour ratifier le traité de Lisbonne et pour ne pas perturber le programme de la présidence française de l’UE, les Irlandais, eux, comptent sur la compréhension des Français qui ont connu une campagne référendaire aussi turbulente il y a trois ans. Quant à la réaction française, les Irlandais préfèrent recevoir une leçon de M. Voltaire qu'une leçon de M. Kouchner  : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. » (Voltaire). Maura Stewart [post_title] => VU D'IRLANDE : SI LE "NON" L'EMPORTE, NE NOUS FAITES PAS LA LEÇON... [post_excerpt] => [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => vu-dirlande-si-le-non-lemporte-ne-nous-faites-pas-la-lecon [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2008-06-11 18:35:21 [post_modified_gmt] => 2008-06-11 16:35:21 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=2164 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 10 [filter] => raw ) [comment_count] => 0 [current_comment] => -1 [found_posts] => 22 [max_num_pages] => 3 [max_num_comment_pages] => 0 [is_single] => [is_preview] => [is_page] => [is_archive] => 1 [is_date] => 1 [is_year] => [is_month] => 1 [is_day] => [is_time] => [is_author] => [is_category] => [is_tag] => [is_tax] => [is_search] => [is_feed] => [is_comment_feed] => [is_trackback] => [is_home] => [is_404] => [is_embed] => [is_paged] => 1 [is_admin] => [is_attachment] => [is_singular] => [is_robots] => [is_posts_page] => [is_post_type_archive] => [query_vars_hash:WP_Query:private] => c96e3ace8fb9709b88295a693d33105b [query_vars_changed:WP_Query:private] => [thumbnails_cached] => [stopwords:WP_Query:private] => [compat_fields:WP_Query:private] => Array ( [0] => query_vars_hash [1] => query_vars_changed ) [compat_methods:WP_Query:private] => Array ( [0] => init_query_flags [1] => parse_tax_query ) )