INDEX

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CHRONOLOGIE DES ÉVÈNEMENTS

Jeudi 17 mars

11h02. A l'aide d'hélicoptères et d'un canon à eau, les autorités japonaises, aidées par l'armée américaine, luttent par tous les moyens pour tenter de refroidir des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima. Quelque 30'000 litres d'eau ont ainsi été déversés. L'objectif est de remplir la piscine de combustible usagé du réacteur 4 qui a été endommagée par deux incendies. [easyembed field="insert8"] 03h16. Le New York Times indique s'être procuré un document d'une agence de l'ONU expliquant que le "panache" radioactif venant de Fukushima pourrait atteindre la Californie vendredi. La carte animée est disponible ici : http://www.nytimes.com/interactive/2011/03/16/science/plume-graphic.html 02h08. Des hélicoptères de l'armée japonaise ont déversé une grande quantité d'eau sur les réacteurs endommagés 3 et 4 de la centrale de Fukushima pour tenter refroidir le combustible qui menace d'entrer en fusion, a montré la télévision publique NHK en direct.

Mercredi 16 mars

19h56. La piscine du réacteur n°4 ne contiendrait plus d'eau. L'explosion nucléaire semble imminente. 19h05. L'ambassade des Etats-Unis à Tokyo a recommandé aux citoyens américains l'évacuation d'un périmètre de 80 km autour de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima. 19h00. Ils ne sont plus qu'une poignée d'hommes courageux, dans l'enfer radioactif de Fukushima, à lutter pour refroidir les réacteurs de la centrale. Il s'agit d'une véritable «mission suicide» selon le Réseau sortir du nucléaire (RSN). 18h42. Un drone (un avion sans pilote) de l'armée américaine va survoler la centrale nucléaire de Fukushima, dans le nord-est du Japon, pour observer l'état des réacteurs de ces installations a affirmé l'agence de presse Kyodo. 17h55. Selon la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, "il pourrait y avoir des retombées radioactives dans l'hémisphère nord et en petite partie en France, mais sans risque sanitaire". L'Union européenne a recommandé aux pays membres de procéder à des contrôles de radioactivité sur les aliments importés du Japon. 17h36. Le séisme et le tsunami qui ont frappé le Japon vendredi dernier ont fait 4 314 morts, 8 606 disparus et 2 282 blessés, selon un nouveau bilan officiel provisoire établi par la Police nationale. 16h47. Le commissaire européen à l'Energie, Günther Oettinger, s'est de nouveau dit très préoccupé mercredi par la situation dans le centrale nucléaire japonaise de Fukushima, parlant de "véritable catastrophe" et réaffirmant que la situation n'est plus sous contrôle. "On peut dire que cette installation n'est plus maîtrisée, on ne la contrôle plus. Les Japonais travaillent avec des pompes à incendie, on essaie de jeter de l'eau avec des hydravions, on ne sait plus comment se tirer d'affaire", a-t-il ajouté, "c'est une véritable catastrophe et on réagit par à-coups". 13h26. Le porte-parole du gouvernement français, François Baroin, a affirmé mercredi que "dans le pire des scénarios" après l'accident nucléaire au Japon, la catastrophe pourrait avoir "un impact supérieur à Tchernobyl". 12h06. La piscine de stockage de combustible usé du réacteur 4 constitue désormais "la principale préoccupation" avec des risques de rejets radioactifs "directement dans l'atmosphère", a estimé l'Autorité de sûreté nucléaire française. Après deux nouveaux incendies dans les réacteurs 3 et 4, la radioactivité mesurée à l'entrée de la centrale de Fukushima a augmenté fortement vers 1 heure GMT avant de baisser ensuite, a annoncé le porte-parole du gouvernement japonais. Le taux de radioactivité mesuré à Ibaraki, au nord de Tokyo, était 300 fois supérieur à la normale. 10h23. Un hélicoptère de l'armée japonaise, de type CH-47 Chinook,  a été déployé mercredi pour déverser de l'eau sur un réacteur de la centrale nucléaire de Fukushima afin de tenter de le refroidir, a indiqué la télévision publique NHK. L'opération a échouée en raison de la radioactivité qui est trop importante au dessus de la centrale. 8h37. L'Empereur du Japon, Akihito, s'est déclaré "profondément préoccupé" par la situation dans la centrale nucléaire et a dit "prier pour la sécurité du plus grand nombre de gens". 01h13. Le feu reprend dans le réacteur 4. Ce réacteur comprenant des stocks de vieux combustible, il se peut que le feu s'étende à divers matériaux radioactifs, parmi lesquels du Césium à 30 ans de demi-vie. Cela fait planer un risque aussi grave que les rejets de Tchernobyl. Carte de l'accident nucléaire de Fukushima [easyembed field="insert1"]

Mardi 15 mars

23h38. Un nouvel incendie s'est déclaré au réacteur 4 de la centrale nucléaire de Fukushima, suite à une explosion qui avait provoqué un premier incendie et troué le toit du bâtiment extérieur, a annoncé l'opérateur de la centrale, Tepco. A 00h24, selon l'opérateur l'incendie paraissait éteint. 18h14. WASHINGTON - Le secrétaire américain à l'Energie Steven Chu a assuré mardi que la crise nucléaire au Japon ne constituait pas une menace pour la santé de la population américaine. 18h05. Bruxelles parle d' "apocalypse" - Le commissaire européen à l'Energie Günther Oettinger a qualifié mardi l'accident nucléaire au Japon d' "apocalypse", estimant que les autorités locales avaient pratiquement perdu le contrôle de la situation dans la centrale de Fukushima. 17h00. La compagnie d'électricité japonaise Tepco, qui exploite la centrale de Fukushima 1, a indiqué qu'elle envisageait de verser de l'eau par hélicoptère dans une piscine du réacteur 4 pour refroidir du combustible nucléaire usé. 16h42. La France se prépare à «l'arrivée éventuelle» d'un nuage radioactif à Saint-Pierre et Miquelon avec des mesures de prévention «compte tenu des rejets massifs attendus», affirme la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet. 15h00. Les députés observent une minute de silence à l'Assemblée Nationale en mémoire des victimes du séisme japonais. 14h43. Un séisme de magnitude 6 est ressenti au sud-ouest de Tokyo. Les immeubles ont tremblé. L'épicentre était situé à Shizuoka, à 120 km environ au sud-ouest de la capitale, à proximité du Mont Fuji. Nouvelle explosion dans le réacteur 2 de Fukushima 1, suivie d'un incendie du réacteur 4, également après une explosion. Le gouvernement reconnaît que "le niveau de radioactivité a considérablement augmenté" sur le site et appelle les personnes résidant entre 20 et 30 kilomètres de la centrale à rester calfeutrées chez elles. L'enceinte de confinement du réacteur numéro 2 de la centrale de Fukushima "n'est plus étanche".

Lundi 14 mars

[easyembed field="insert3"] Deux explosions ont lieu au niveau du réacteur 3 de Fukushima 1. L'exploitant Tepco n'exclut pas que le combustible du réacteur 2 soit un temps entré en fusion, à cause d'une panne du système de refroidissement.

Dimanche 13 mars

[easyembed field="insert5"] Le Premier ministre japonais affirme que le pays fait face à "sa plus grave crise en 65 ans, depuis la Seconde Guerre mondiale". Plus de 600.000 personnes évacuées en trois jours, selon l'Onu. Le bilan dans la province de Miyagi fait craindre plus de 10.000 morts.

Samedi 12 mars

[easyembed field="insert2"] Une explosion dans la centrale nucléaire de Fukushima numéro 1 entraîne l'effondrement du toit du bâtiment. L'accident nucléaire est classé au niveau 4 sur 7 sur l'échelle INES. Selon l'institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), "des rejets (radioactifs) très importants" se sont "produits simultanément à l'explosion" du bâtiment. Vendredi 11 mars [easyembed field="insert7"] [easyembed field="insert4"] [easyembed field="insert6"] A 5h46 GMT, un séisme de magnitude 9 (le plus fort jamais enregistré au Japon) se produit à une centaine de kilomètres des côtes du nord-est de l'archipel. Il est suivi d'un tsunami avec des vagues de 10 mètres de haut qui anéantira plus de 600 villages.

En Direct

Revue de web

Correction : Australian Radiation Services indique que la carte précédemment publiée et portant son logo était un hoax. 'We wish to be clear that this information has not originated from ARS and as such distance ourselves from any such misinformation.". Merci à ceux qui nous ont alerté. [post_title] => Fukushima, le scénario du pire [post_excerpt] => Les japonais sont en train de vivre la pire tragédie de leur histoire depuis 1945. Alors que le Japon tremble encore, la situation s'est à nouveau détérioré cette nuit à la centrale nucléaire de Fukushima-Daïchi faisant craindre à d'importantes fuites radioactives qui pourrait avoir des répercussions sur l'ensemble de la planète. [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => fukushima-le-scenario-du-pire [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2011-03-17 12:46:07 [post_modified_gmt] => 2011-03-17 11:46:07 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=15576 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 2 [filter] => raw ) [1] => WP_Post Object ( [ID] => 15507 [post_author] => 2 [post_date] => 2011-03-14 17:56:29 [post_date_gmt] => 2011-03-14 16:56:29 [post_content] =>

Fukushima, un des plus graves accidents du nucléaire civil mondial

Depuis le 11 mars, le Japon a d’abord subi un tremblement de terre d’une violence rare auquel il a pu résister grâce à sa technologie. Ensuite il a dû assister à l’assaut d’un tsunami qui a tout emporté le long de la côte est sur des kilomètres, balayant une ville de 1 million d’habitants : Sendai…et de nombreux villages côtiers dont on est toujours sans nouvelles. Puis les problèmes de refroidissement sur certains réacteurs nucléaires de la centrale de Fukushima Daiishi sont apparus. Alors que la fusion partielle du cœur commençait, le bâtiment entourant le réacteur N°1 explosait. Lundi matin, c’était au tour du réacteur N°3. Pour que le N°2, dont le cœur rentrait également en fusion partielle ne connaisse pas le même sort, le toit de celui-ci a été tout simplement percé, ce qui évite l’impressionnante explosion mais pas la dangereuse fuite de matières radioactives. Explosion du réacteur N°3 : [easyembed field="insert1"] Au moins en ce qui concerne le réacteur N°1, le combustible utilisé est le MOX, un mélange d’uranium et de plutonium dont Areva est le leader mondial, et qui présente selon les spécialistes plus de risques notamment car il est plus instable et difficile à refroidir. A cette heure, l’accident est de niveau 4 selon l’échelle médiatique INES destinée «à faciliter la perception par les médias et le public de l’importance des incidents et accidents nucléaires» mais «ne constitue pas un outil d’évaluation ou de mesure de la sûreté nucléaire». En effet, celle-ci, conçue et proposé par les autorités françaises et utilisée désormais dans les pays reconnaissant l’AIEA , n’analyse que l’exposition à la radioactivité et ne prends pas en compte par exemple, le fait d’être passé de très peu à coté de l’explosion complète du réacteur et de la fusion complète du Cœur. Selon la préfecture de police, l’exposition à la radioactivité était de 1,015 mircrosieverts samedi. Le Japon exploite à peu près le même nombre de réacteurs nucléaires que la France mais sur un territoire 2 fois moindre et 4 fois plus densément peuplé. Japan Nuclear power plants map

Déjà meurtri par le nucléaire militaire, c’est aujourd’hui le nucléaire civil qui vient frapper le Japon.

Alors que l’on craint l’explosion d’un 2ème réacteur, les autorités japonaises sont contraintes pour faire baisser la pression de laisser s’échapper des gaz radioactifs : selon un spécialiste du centre de recherche atomique de l'université de Tokyo, la radioactivité à 80km de la centrale de Fukushima est ce dimanche plus de 400 fois supérieure à la radioactivité habituelle. Cet accident japonais doit et commence déjà à être le point de départ d’une prise de conscience de tous les pays qui utilisent l’énergie nucléaire. La France, dont le Président fait la promotion permanente de son industrie nucléaire, doit tirer toutes les conséquences de cet accident. Le fait d'utiliser de l'eau de mer pour refroidir le réacteur est un "acte de désespoir", estiment des spécialistes américains de l'atome, rapporté par le site LeMonde.fr.

Une première idée des impacts économiques

Les actions des groupes automobiles japonais ont plongé lundi à la Bourse de Tokyo peu après l'ouverture, alors que ces constructeurs ont suspendu leur production dans l'ensemble du Japon après le séisme dévastateur de vendredi Vers 09H40 locale (00H40 GMT), l'action du premier constructeur mondial, Toyota, chutait de 10,43% à 3.220 yens, celle de son concurrent Nissan de 10,77% à 712 yens et celle de Honda de 7,70% à 255 yens. » L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo s'effondrait de plus de 6% lundi après la pause de la mi-journée, les investisseurs redoutant les conséquences du séisme dévastateur de vendredi. AREVA perdait 9% à l’ouverture de la bourse de Paris, EDF 4%.

Situation en France : L’incroyable M Besson

« Toutes les centrales françaises ont été conçues en intégrant le risque sismique et le risque inondation » a déclaré aujourd’hui M. Besson. Le risque sismique n’a-t-il pas été « intégré » à la conception des réacteurs japonais ? L'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN) doit se prononcer, en principe en avril, sur une poursuite de la production de la plus veille centrale du pays, celle de Fessenhiem, située de plus "dans une zone sismique connue et reconnue". L’Alsace est une des régions les plus sismiques de France. La vallée du Rhône, une des régions les plus nucléarisées au Monde est également en zone sismique (« modérée » et « moyenne »). «Ce séisme dévastateur montre que le nucléaire est un colosse aux pieds d'argile » estime pour sa part le Réseau "Sortir du nucléaire" dans un communiqué. Il rappelle que "les tremblements de terre n'arrivent pas qu'en Extrême-Orient". «Nous avions révélé en juillet 2007 que les centrales nucléaires françaises n'étaient pas aux normes sismiques et qu'EDF avait falsifié les données sismiques de ses centrales nucléaires pour ne pas supporter des travaux de mise aux normes trop onéreux», ajoute "Sortir du nucléaire" pour qui «cette situation perdure aujourd'hui». Que penser également des conséquences des inondations sur la centrale du Blayais (Gironde) en 1999, alerte de "niveau 2" consécutive à la tempête Martin? A l’époque, selon les déclarations de l’adjoint au directeur de la sûreté des installations nucléaires (DSIN) au journal SUD-OUEST avait signalé des « problèmes de conception majeurs ». De plus, M Besson respecte-t-il l’information préventive et l’article 21, (article L 125-2 du code de l’environnement), qui dispose que : « les citoyens ont un droit à l’information sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis dans certaines zones du territoire et sur les mesures de sauvegardes qui les concernent. Ce droit s’applique aux risques technologiques et naturels prévisibles ». Il est vrai que M BESSON n’est pas seul. Il peut également compter sur le réalisme de la Ministre de l'Ecologie Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET qui a assuré lundi que « les centrales nucléaires françaises étaient préparées à faire face aux catastrophes naturelles les plus graves intervenues pendant le dernier millénaire, et qu'une mise à niveau était effectuée "tous les dix ans" ». Au-delà de la prétention française habituelle, qui rappelle les propos de ceux qui semblaient penser que le nuage de Tchernobyl reconnaitrait l’ « exception française » et ne traverserait pas nos frontières, ou celle encore qui prétendait que « la crise financière » n’aurait pas de conséquences importantes en France, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET fait part d’une vision qui ne peut être que dramatiquement naïve ou malhonnête. A-t-elle par exemple entendu parler des graves risques liés au recours toujours plus important à des sous-traitants mal contrôlés ? Ceci est représentatif d’un problème culturel de nos « élites » vis-à-vis des français : ces-derniers seraient toujours incapables de comprendre la réalité et la vérité. Me KOSCIUSKO-MORIZET et M BESSON sont également les ministres en charge du dossier très sensible de l’exploitation des gaz de schiste en France et ont reçu, vendredi, la veille de ses premières déclarations concernant la crise au Japon et la sécurité nucléaire en France, une lettre officielle de M FILLON leur rappelant le nécessaire respect de la Charte de l’Environnement. Peut-être sera-t-il nécessaire de renouveler l’opération concernant l’industrie nucléaire française ? L’exploitation des huiles et gaz de schiste nécessite le recours à la technique de fracturation hydraulique. Celle-ci peut déclencher des séismes comme au Texas en 2008 et 2009 (2,9 et même 3,3 sur l’échelle de Richter) ou encore celui de magnitude 4,7 sur l’échelle de Richter qui a été enregistré le 6 février dernier dans l’Arkansas, qui bien que n’étant situé sur aucune faille, est en proie à une activité sismique inhabituelle depuis six mois. La corrélation n’a pour l’heure pas été officiellement démontrée mais les soupçons sont élevés. Connaissons les conséquences globales et à long terme de cette activité sismique d’origine humaine ? En Europe, où les couches de schiste sont beaucoup plus difficiles à atteindre qu’aux Etats-Unis et nécessitent des puits verticaux beaucoup plus profonds, quelles conséquences cette exploitation des huiles et gaz de schiste pourrait avoir sur l’activité sismique et donc également sur la sureté de l’’industrie nucléaire ? Alors que d’hors et déjà les anciennes mines d’uranium en France constituent un problème écologique et de santé publique, la situation au Gabon et au Niger est catastrophique. AREVA a quitté le Gabon de façon parfaitement irresponsable : presque toutes les eaux sont polluées. Faut-il ce genre de négligences pour faire passer l’énergie nucléaire pour une énergie « décarbonnée » ? N’est-ce pas du devoir de tous de réfléchir collectivement à notre dépendance énergétique et aux futures conséquences de nos choix de consommation ? Chaque français peut dès à présent choisir de se passer du nucléaire en choisissant un fournisseur d’énergie renouvelable tel que Enercoop. N’est-il pas tant de réfléchir sérieusement au scénario Negawatt (sobriété, efficacité, renouvelables) ?

Quel traitement médiatique en France dans ce pays nucléarisé et nucléocrate?

La France est le 2ème plus grand pays nucléarisé au monde après les Etats-Unis, le 1er proportionnellement au nombre d’habitants. L’investissement colossal de l’Etat français dans la technologie et le commerce du nucléaire, les 20 millions d’euros annuels investis en publicité par Areva, les prétentions de Martin Bouygues dans le secteur du nucléaire ou l’influence de GDF-SUEZ ne risquent-ils pas de dissuader les rédactions françaises de paraître « zélées » ou tout de simplement particulièrement intéressées par le sujet? Que se passerait-il en France si nous connaissions un accident nucléaire du même type ? Est-il prévu d’informer convenablement la population ou bien plutôt de restreindre la diffusion d’information au nom de la sécurité intérieure comme cela avait été fait en France lors de la catastrophe de Tchernobyl ? Sommes-nous aujourd’hui correctement informés du comportement à adopter en cas d’accident ou bien certains jugent-ils préférable d’éviter même l’ « information préventive » pourtant constitutionnelle? Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET a relevé aussi que le Japon avait "une culture de la discrétion", alors que la France "a pas mal évolué après la catastrophe de Tchernobyl". "Elle s'est dotée d'une autorité de sûreté indépendante, garante de la transparence", alors qu'au Japon "il n'y a pas eu encore la même évolution en matière de transparence", a-t-elle déclaré. La réalité est que sur la question nucléaire, les médias, comme les citoyens, manquent cruellement d’experts indépendants et d’une classe dirigeante plus respectueuse de la capacité des français à comprendre, parfois, les réels enjeux. Thomas Couderette

Quelques liens

[post_title] => Fukushima, un des plus Graves Accidents du Nucléaire Civil Mondial [post_excerpt] => A environ un mois du 25ème anniversaire de Tchernobyl, et à 16 jours du 32ème anniversaire de Three Mile Island , le 3ème plus grave accident de l’histoire du nucléaire civil vient de se produire au Japon à Fukushima. Une catastrophe majeure, qui va relancer la question sur la sécurité nucléaire en France. [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => fukushima-un-des-plus-graves-accidents-du-nucleaire-civil-mondial [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2011-03-16 02:43:37 [post_modified_gmt] => 2011-03-16 01:43:37 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=15507 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 4 [filter] => raw ) [2] => WP_Post Object ( [ID] => 15319 [post_author] => 10 [post_date] => 2011-03-04 22:00:21 [post_date_gmt] => 2011-03-04 21:00:21 [post_content] =>

Le gaz de schiste serait une véritable bombe à retardement, la prochaine catastrophe écologique si l'on en croit ses détracteurs.

Mais avant d'en arriver là, les mises en garde sur l'exploitation de cette source d'énergie se multiplient. En France, la Ministre de l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a récemment décrété un moratoire de six mois sur l'exploitation et les recherches de gaz de schiste. Et les opposants de tous horizons politiques (UMP, Vert, PS, NPA...) ainsi que les experts et les citoyens informés, ne cessent d'élever la voix contre cette nouvelle technique d'extraction. Ils tirent la sonnette d'alarme et alertent l'opinion publique sur les conséquences désastreuses de l'exploitation du gaz de schistes sur l'environnement et la santé publique. Un rassemblement sur le sujet est d'ailleurs prévu ce samedi 5 mars à Doue, en région parisienne, à l'initiative du collectif "Stop pétrole de Schiste 77". Ces derniers se mobilisent pour l'abrogation de tous les permis d'exploitation dans l'hexagone. Le ton monte d'autant plus que l'exemple de notre voisin américain est édifiant. De l'autre côté de l'Atlantique, l'extraction du gaz de schiste n'est pas interdite et les conséquences, irréversibles pour l'environnement et la santé publique, se font déjà ressentir. Le documentaire Gasland réalisé par l'américain Josh Fox se penche sur les communautés américaines touchées par le forage du Gaz de Schistes, alors que plus rien ne semble freiner les grands groupes gaziers aux États-Unis de se ruer sur cette nouvelle pépite énergétique très lucrative. Le documentaire sort en salle le 6 avril mais sa diffusion est déjà autorisée sur Internet. Le film démontre concrètement quelles sont les conséquences sur l'eau potable, la qualité de l'air et la santé publique de cette méthode d'extraction qui utilise de très grandes quantités d’eau (jusqu’à 15 millions de litres pour un seul puits). Une quarantaine de puits peut ainsi consommer autant d’eau que Paris en une seule journée. Or l'extraction fait intervenir des produits chimiques qui ne seraient pas complétement éliminés par les stations d'épuration...et se retrouveraient notamment dans le nappe phréatique. Ainsi, certaines nappes du Colorado, de l’Ohio, de la Pennsylvanie, du Texas et de la Virginie occidentale sont aujourd’hui polluées par les déchets de l’extraction des gaz non conventionnels. Par ailleurs, une vaste enquête réalisée par le très sérieux New York Times démontre les conséquences sanitaires de cette source énergétique. Le quotidien américain s'appuie sur 30.000 pages de rapports secrets de l’agence de protection de l’environnement (EPA) pour étayer son discours. Déjà dans l'état du Texas, les médecins ont constaté, l’an passé, que le quart des enfants soufrent d’asthme: 3 fois plus que dans le reste de la population...

(MAJ) Carte des Gaz de Schiste

[easyembed field="insert2"] Afficher les permis accordés et les sites en cours de prospection du gaz de schiste en France sur une carte plus grande

1ère mobilisation à Doue demain

A l'appel du collectif STOP PETROLE DE SCHISTE 77 !, un rassemblement aura lieu demain à 15h à Doue en Seine et Marne. Plus d'informations sur le site http://aldeah.org

GASLAND de Josh FOX

[easyembed field="insert1"] Les plus importantes recherches de gisements de gaz naturel sont en ce moment entreprises à travers tous les Etats-Unis. La société Halliburton a développé une technologie de forage, la fracturation hydraulique, qui va permettre aux Etats-Unis de devenir « l’Arabie Saoudite du gaz naturel ». Mais cette technique est-elle sans danger ? Lorsque le cinéaste Josh Fox reçoit une lettre l’invitant à louer ses terres pour y faire un forage, il va sillonner le pays et découvrir en chemin des secrets bien gardés, des mensonges et des toxines…
Après que GASLAND de Josh Fox ait remporté plusieurs prix, dont le prix spécial (documentaire) du Jury au FESTIVAL DE SUNDANCE 2010 et qu' il ait été nominé comme meilleur documentaire pour les OSCARS 2011, ce documentaire sur les pratiques extrêmement douteuses de certaines compagnies pétrolière, arrive en France !
Distribué par KANIBAL Films Distribution, il sortira en salles le 6 avril.

Quelques liens

[post_title] => Gaz de Schiste : vers une Nouvelle Catastrophe Écologique [post_excerpt] => Les mobilisations contre l'exploitation de cette source d'énergie se multiplient. Alors que le documentaire édifiant Gasland démontre les conséquences concrètes sur la santé publique, l'eau et l'air de l'extraction du gaz de schiste, une mobilisation se tient demain samedi à Doue en région parisienne. Le New York Times révèle lui les dangers sanitaires que fait peser sur la population américaine l’extraction de ces gaz non conventionnels. [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => gaz-de-schiste-vers-une-nouvelle-catastrophe-ecologique [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2011-03-06 21:34:19 [post_modified_gmt] => 2011-03-06 20:34:19 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=15319 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 6 [filter] => raw ) [3] => WP_Post Object ( [ID] => 15218 [post_author] => 7 [post_date] => 2011-03-01 20:23:05 [post_date_gmt] => 2011-03-01 19:23:05 [post_content] =>
Allant faire des emplettes dans les rues de Tabarka, [...] nulle trace de manifestation ou de désordre

C'est Caro qui l'a trouvé!

Aujourd’hui, alors que Caroline tuait le temps en lisant des mails d’ordinaire peu intéressants, notre dir’ prod bien aimée tombe soudain sur la déclaration suivante : « Bien qu’apparemment nullement concernés, les adhérents, les partenaires et les 200 000 
affiliés participants ou bénéficiaires des activités de la Fondation du Bénévolat, sont en 
droit de connaître la réalité de faits inventés ou déformés par une 
presse à scandales ou politicienne, où leur président est mis en cause. » Un début d’édito signé Bernard Marie. « Nom d’une pipe en bois », s’étouffe Caroline ! « Bernard Marie, Bernard Marie, mais c’est que ce nom me dit quelque chose !!! » Bingo Caroline ! Et là tu tiens un scoop ! Et c’est parce que LaTéléLibre est adhérente de la Fondation du Bénévolat que Caroline est tombée sur l’édito du mois de Bernard Marie. Une infolettre surréaliste dans laquelle le controversé père de MAM tente de contenir l’apparente fronde contre lui qui commence à poindre au sein même de la Fondation du Bénévolat, dont Michèle Alliot-Marie est la fondatrice et a été elle-même présidente de 1995 à 2000. Une autre affaire de famille... Dans son « Edito », papa Marie décide alors de jeter le discrédit sur de grands titres de presse.
«Le Point, le Canard Enchaîné, Paris Match et bien d’autres ont même recherché les moyens d’atteindre ma fille et moi-même à travers la Fondation du Bénévolat, et certains se comportant comme de vulgaires indicateurs de police.»
Et ça, pour Bernard, c’est plus possible. Du coup, bien que la majorité des adhérents de la Fondation du Bénévolat s’en tamponnent le coquillard, Papa MAM s’est fendu d’un compte-rendu exhaustif sur son voyage en Tunisie. Avis à tous ceux qui s’octroient « des vacances » en lisant Géo, laissez tomber ce magazine ! Bernard Marie est sûrement, à ce jour, le meilleur touriste-reporter que l’on ait jamais lu... Ca commence comme une lettre de retraité à ses vieux copains du Rotary Club : «
Pendant de longues années, nous avons apprécié l’accueil particulièrement chaleureux des Tunisiens avec lesquels nos amis et moi engagions à Djerba, sur la grande place d’Oum Souk, d’interminables parties de belote où juifs, musulmans et chrétiens se retrouvaient autour de la table, dans la plus parfaite harmonie. »
Et au-delà de tout ce que l’on peut apprendre sur la sympathie d’un peuple tunisien multi cultuel et de surcroît amateur de jeux de cartes, Bernard Marie confie également quelques trucs et astuces des fois que l’envie d’investir dans un appartement sur place vous saisisse : « Ayant consulté Aziz Milad, par ailleurs promoteur immobilier, il m’indiqua que si je n’étais pas trop pressé, il était susceptible de me proposer dans des conditions intéressantes parce que « sur plan » un appartement dans une promotion de qualité qu’il allait réaliser. » Dès lors ce cher Aziz devient un véritable must have, LE contact à avoir dans VOTRE carnet d’adresse. Moins commercial et plus politique cette fois, Bernard Marie nous explique que la petite famille ne pouvait imaginer les évènements qui allaient aboutir à la chute du régime, tant l'ambiance dans les souks était bon enfant:
« allant faire des emplettes dans les rues de Tabarka, nous fûmes partout accueillis avec beaucoup de gentillesse et d’amitié ; Michèle reconnue par un groupe de jeunes alors qu’elle aidait sa mère à marcher recevant même de nombreux applaudissements de la part de ces jeunes. Ici aussi nulle trace de manifestation ou de désordre. »
Enfin, avant de vous laisser déguster l’intégralité de cet édito, voici la chute de l’œuvre, ou le père tente de prendre toute la responsabilité de ce voyage en Tunisie, et même une certaine culpabilité dans la mésaventure qu’a subie Michèle :
« Si j’avais en ce jour un reproche à faire à Michèle, c’est de s’être mal défendue en voulant nous protéger sa mère et moi-même (...) elle a pris à son compte des actes sur lesquels sa responsabilité pouvait d’autant moins être engagée qu’elle ne les connaissait pas et ne pouvait donc que difficilement s’en expliquer.»
Si on comprend bien, selon Bernard, c’est presque lui et non Michèle qui aurait dû perdre son poste...  Mais bon, touchez du bois M. Marie, car personne n'est à l'abri.. Thibaud Pomares (avec Caroline Lançon)

Après l'Edito suis cette longue justification en forme de carte-postale de Tunisie

Mes vacances en Tunisie par Bernard Marie
Mon épouse et moi-même ne connaissions pas la Tunisie il y a dix ans. Depuis, nous y avons toujours passé les vacances d’été avec ma fille et son conjoint, sauf pendant la période où elle était ministre de l’Intérieur, car de tout temps nos vacances ont toujours été familiales. Pendant de longues années, nous avons apprécié l’accueil particulièrement chaleureux des Tunisiens avec lesquels nos amis et moi engagions à Djerba, sur la grande place d’Oum Souk, d’interminables parties de belote où juifs, musulmans et chrétiens se retrouvaient autour de la table, dans la plus parfaite harmonie. C’est durant cette période que nous avons connu la famille Milad. C’est elle et ses amis qui nous amenèrent en 2009 à abandonner Djerba pour Hammamet. Cette ville me séduisit de même qu’elle l’avait fait pour bien d’autres français connus, au point qu’en août dernier, mon épouse et moi-même envisageâmes d’acheter un appartement pour y passer nos vacances et peut-être de longs weekends ensoleillés plutôt que de descendre à l’hôtel. Ayant consulté Aziz Milad, par ailleurs promoteur immobilier, il m’indiqua que si je n’étais pas trop pressé, il était susceptible de me proposer dans des conditions intéressantes parce que « sur plan » un appartement dans une promotion de qualité qu’il allait réaliser. Une courte visite en août dernier nous convainquit mon épouse et moi-même de la beauté du site et de l’intérêt des conditions d’acquisition. Nous demandâmes à notre ami et à son fils Karim de se charger des formalités nécessaires compte tenu de notre ignorance des usages tunisiens en la matière, la construction étant encore à l’état de plan. Tout ce qui m’apparaissait très banal et totalement privé, allait devenir grâce au Canard Enchaîné et au parti socialiste, le scandale du siècle devant entrainer la démission du ministre des Affaires Etrangères, le changement de gouvernement et bien entendu en 2012, la chute du Président de la République. Ceci se passa pendant la dernière semaine de 2010, époque de mes vacances en Tunisie.

LES FAITS Dimanche 12 décembre, 20 heures : diner familial à mon domicile comme tous les dimanches avec Michèle et Patrick. A un moment, vient la question: où allons-nous finalement en vacances ? La Dordogne, compte tenu des mauvaises conditions météorologiques prévues et dont tout le monde peut se souvenir, ne séduisait ni mon épouse ni moi-même qui avons besoin de soleil. Discussions puis décision de recherche de soleil au Maghreb. Deux destinations possibles : le Maroc où se trouvait déjà un ami, et la Tunisie où mon ami personnel Aziz Milad, que j’invite chaque année ainsi que sa famille, dans mon établissement luzien a également des hôtels où je suis déjà descendu. Conclusion de Michèle : « Choisis la destination ... comme d’habitude. » Lundi, Mardi, Mercredi : échange de coups de fil avec le Maroc et la Tunisie. Je pense que nous aurons plus de soleil à Djerba. Aziz m’indique qu’il n’y a pas de grande différence de température avec Tunis et qu’il a, dans une ville que je ne connais pas, Tabarka, un hôtel avec surtout un excellent centre de remise en forme. Ce dernier décide mon épouse et moi -même. Nous irons à Tabarka. Je donne confirmation le jeudi à Aziz pour effectuer les réservations et à Michèle pour réserver les billets.

La grande semaine Après un Noël familial, nous prenons l’avion régulier pour Tunis le 25 vers 16 heures. A l’arrivée, quelques officiels dont l’ambassadeur de France viennent saluer les deux ministres. De son côté, Aziz Milad, son fils Karim et son petit fils viennent nous accueillir ma femme et moi. Aziz nous explique que Karim dans l’obligation d’aller pour affaire à Tabarka, a pensé, pour nous éviter un voyage en voiture de plus de deux heures et demi, à nous amener dans son avion, le même avec lequel, il est venu deux mois plus tôt nous rendre visite à Saint Jean de Luz. Je le remercie chaleureusement surtout pour mon épouse qui a 93 ans et est fatiguée par le voyage. Informés, Michèle et Patrick lorsqu’ils ont terminé leurs palabres officielles, acceptent ce changement de programme. Entre temps, Aziz m’informe de l’évolution de notre projet d’acquisition. Il m’indique, pour simplifier, avoir constitué avec Karim une SCI au capital de 5 000 dinars (approximativement 2 500 euros) détentrice de l’option d’achat dont il nous cèderait les parts à l’occasion d’une augmentation de capital destinée à financer les appels de fond au fur et à mesure de la construction. Il m’indique la nécessité de faire certifier (conformément au droit tunisien) nos signatures pendant que nous étions en Tunisie par un officier public, ce qui compte tenu de notre bref séjour ne pouvait l’être que par le maire de la commune. Ceci fut fait le 30 décembre. Cette simple certification entraina le roman figurant sur le Canard Enchaîné du 16 février. Mais le Canard ne serait pas le Canard s’il en allait autrement. Il m’indiqua également que le voyage que nous avions envisagé pour l’été prochain, d’aller visiter les Palmeraies de Tozeur dans le Sud tunisien, pourrait s’effectuer le mercredi ou le jeudi, car il pourrait se rendre libre et venir nous prendre ainsi que d’autres amis de notre connaissance que nous retrouverions dans le même hôtel. Notre bref séjour se déroula sans aucun problème. Quelques anecdotes pendant notre voyage à Tozeur : nous fûmes accueilli dans une palmeraie pour un déjeuner tunisien au cours duquel d’une boutade naquit ultérieurement la rumeur de l’acquisition d’une palmeraie que le Canard m’attribua, avant d’abandonner cette piste devant son invraisemblance. Après avoir visité le Musée de la datte où Michèle reçut un accueil particulièrement chaleureux, nous eûmes l’occasion de traverser longuement la ville emplie de piétons parfaitement sereins et sans constater la moindre trace de manifestation malgré la part prise ultérieurement par cette ville au mouvement qui allait entrainer la fuite de Ben Ali. A ce sujet, ayant lu quotidiennement les journaux tunisiens, je n’ai constaté à aucun moment la relation d’incidents pouvant être considérés comme des mouvements collectifs de protestation ou de révolte. Ceci peut, même à ce jour, être aisément vérifié. Le lendemain, allant faire des emplettes dans les rues de Tabarka, nous fûmes partout accueillis avec beaucoup de gentillesse et d’amitié ; Michèle reconnue par un groupe de jeunes alors qu’elle aidait sa mère à marcher recevant même de nombreux applaudissements de la part de ces jeunes. Ici aussi nulle trace de manifestation ou de désordre. Grâce au Canard, la certification des signatures de mon épouse et moi-même allait devenir l’acte d’acquisition de l’appartement et la clé du roman qui allait s’en suivre. Personne n’a souligné l’invraisemblance de la signature d’un contrat alors qu’une seule partie est présente. Je remercie Europe 1 et le groupe Canal + de m’avoir permis de faire entendre ma voix dans ce rouleau compresseur politique et journalistique destiné à briser, à partir de rien, un ministre réputé et intègre afin de démontrer d’un côté l’importance des médias, de l’autre le pouvoir de nuire, d’une mouvance politique qui, on se le rappelle, n’a jamais lavé et ne lave toujours pas « plus blanc ». Si j’avais en ce jour un reproche à faire à Michèle, c’est de s’être mal défendue en voulant nous protéger sa mère et moi-même en raison de notre âge et de notre faiblesse réelle ou supposée, même si la présente relation montre qu’il n’y avait rien à défendre ou à protéger. Dans ce souci et sans même nous en parler, elle a pris à son compte des actes sur lesquels sa responsabilité pouvait d’autant moins être engagée qu’elle ne les connaissait pas et ne pouvait donc que difficilement s’en expliquer. Tels sont les faits dans leur banale réalité."

Viennent ensuite les partenaires de la Fondation du Bénévolat

[post_title] => Le Papa de MAM vole au Secours de sa Fille [post_excerpt] => Touche pas à ma famille ! Bernard Marie, père de Michèle Alliot-Marie, prend la défense de sa fille dans la newsletter de la Fondation du Bénévolat, dont il est président. LaTéléLibre l’a dénichée pour vous !.. [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => le-papa-de-mam-vole-au-secours-de-sa-fille [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2011-10-25 03:31:50 [post_modified_gmt] => 2011-10-25 01:31:50 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=15218 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 0 [filter] => raw ) ) [post_count] => 4 [current_post] => -1 [in_the_loop] => [post] => WP_Post Object ( [ID] => 15576 [post_author] => 2 [post_date] => 2011-03-15 15:49:47 [post_date_gmt] => 2011-03-15 14:49:47 [post_content] => MAJ le 17/03/11 à 12h40

CHRONOLOGIE DES ÉVÈNEMENTS

Jeudi 17 mars

11h02. A l'aide d'hélicoptères et d'un canon à eau, les autorités japonaises, aidées par l'armée américaine, luttent par tous les moyens pour tenter de refroidir des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima. Quelque 30'000 litres d'eau ont ainsi été déversés. L'objectif est de remplir la piscine de combustible usagé du réacteur 4 qui a été endommagée par deux incendies. [easyembed field="insert8"] 03h16. Le New York Times indique s'être procuré un document d'une agence de l'ONU expliquant que le "panache" radioactif venant de Fukushima pourrait atteindre la Californie vendredi. La carte animée est disponible ici : http://www.nytimes.com/interactive/2011/03/16/science/plume-graphic.html 02h08. Des hélicoptères de l'armée japonaise ont déversé une grande quantité d'eau sur les réacteurs endommagés 3 et 4 de la centrale de Fukushima pour tenter refroidir le combustible qui menace d'entrer en fusion, a montré la télévision publique NHK en direct.

Mercredi 16 mars

19h56. La piscine du réacteur n°4 ne contiendrait plus d'eau. L'explosion nucléaire semble imminente. 19h05. L'ambassade des Etats-Unis à Tokyo a recommandé aux citoyens américains l'évacuation d'un périmètre de 80 km autour de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima. 19h00. Ils ne sont plus qu'une poignée d'hommes courageux, dans l'enfer radioactif de Fukushima, à lutter pour refroidir les réacteurs de la centrale. Il s'agit d'une véritable «mission suicide» selon le Réseau sortir du nucléaire (RSN). 18h42. Un drone (un avion sans pilote) de l'armée américaine va survoler la centrale nucléaire de Fukushima, dans le nord-est du Japon, pour observer l'état des réacteurs de ces installations a affirmé l'agence de presse Kyodo. 17h55. Selon la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, "il pourrait y avoir des retombées radioactives dans l'hémisphère nord et en petite partie en France, mais sans risque sanitaire". L'Union européenne a recommandé aux pays membres de procéder à des contrôles de radioactivité sur les aliments importés du Japon. 17h36. Le séisme et le tsunami qui ont frappé le Japon vendredi dernier ont fait 4 314 morts, 8 606 disparus et 2 282 blessés, selon un nouveau bilan officiel provisoire établi par la Police nationale. 16h47. Le commissaire européen à l'Energie, Günther Oettinger, s'est de nouveau dit très préoccupé mercredi par la situation dans le centrale nucléaire japonaise de Fukushima, parlant de "véritable catastrophe" et réaffirmant que la situation n'est plus sous contrôle. "On peut dire que cette installation n'est plus maîtrisée, on ne la contrôle plus. Les Japonais travaillent avec des pompes à incendie, on essaie de jeter de l'eau avec des hydravions, on ne sait plus comment se tirer d'affaire", a-t-il ajouté, "c'est une véritable catastrophe et on réagit par à-coups". 13h26. Le porte-parole du gouvernement français, François Baroin, a affirmé mercredi que "dans le pire des scénarios" après l'accident nucléaire au Japon, la catastrophe pourrait avoir "un impact supérieur à Tchernobyl". 12h06. La piscine de stockage de combustible usé du réacteur 4 constitue désormais "la principale préoccupation" avec des risques de rejets radioactifs "directement dans l'atmosphère", a estimé l'Autorité de sûreté nucléaire française. Après deux nouveaux incendies dans les réacteurs 3 et 4, la radioactivité mesurée à l'entrée de la centrale de Fukushima a augmenté fortement vers 1 heure GMT avant de baisser ensuite, a annoncé le porte-parole du gouvernement japonais. Le taux de radioactivité mesuré à Ibaraki, au nord de Tokyo, était 300 fois supérieur à la normale. 10h23. Un hélicoptère de l'armée japonaise, de type CH-47 Chinook,  a été déployé mercredi pour déverser de l'eau sur un réacteur de la centrale nucléaire de Fukushima afin de tenter de le refroidir, a indiqué la télévision publique NHK. L'opération a échouée en raison de la radioactivité qui est trop importante au dessus de la centrale. 8h37. L'Empereur du Japon, Akihito, s'est déclaré "profondément préoccupé" par la situation dans la centrale nucléaire et a dit "prier pour la sécurité du plus grand nombre de gens". 01h13. Le feu reprend dans le réacteur 4. Ce réacteur comprenant des stocks de vieux combustible, il se peut que le feu s'étende à divers matériaux radioactifs, parmi lesquels du Césium à 30 ans de demi-vie. Cela fait planer un risque aussi grave que les rejets de Tchernobyl. Carte de l'accident nucléaire de Fukushima [easyembed field="insert1"]

Mardi 15 mars

23h38. Un nouvel incendie s'est déclaré au réacteur 4 de la centrale nucléaire de Fukushima, suite à une explosion qui avait provoqué un premier incendie et troué le toit du bâtiment extérieur, a annoncé l'opérateur de la centrale, Tepco. A 00h24, selon l'opérateur l'incendie paraissait éteint. 18h14. WASHINGTON - Le secrétaire américain à l'Energie Steven Chu a assuré mardi que la crise nucléaire au Japon ne constituait pas une menace pour la santé de la population américaine. 18h05. Bruxelles parle d' "apocalypse" - Le commissaire européen à l'Energie Günther Oettinger a qualifié mardi l'accident nucléaire au Japon d' "apocalypse", estimant que les autorités locales avaient pratiquement perdu le contrôle de la situation dans la centrale de Fukushima. 17h00. La compagnie d'électricité japonaise Tepco, qui exploite la centrale de Fukushima 1, a indiqué qu'elle envisageait de verser de l'eau par hélicoptère dans une piscine du réacteur 4 pour refroidir du combustible nucléaire usé. 16h42. La France se prépare à «l'arrivée éventuelle» d'un nuage radioactif à Saint-Pierre et Miquelon avec des mesures de prévention «compte tenu des rejets massifs attendus», affirme la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet. 15h00. Les députés observent une minute de silence à l'Assemblée Nationale en mémoire des victimes du séisme japonais. 14h43. Un séisme de magnitude 6 est ressenti au sud-ouest de Tokyo. Les immeubles ont tremblé. L'épicentre était situé à Shizuoka, à 120 km environ au sud-ouest de la capitale, à proximité du Mont Fuji. Nouvelle explosion dans le réacteur 2 de Fukushima 1, suivie d'un incendie du réacteur 4, également après une explosion. Le gouvernement reconnaît que "le niveau de radioactivité a considérablement augmenté" sur le site et appelle les personnes résidant entre 20 et 30 kilomètres de la centrale à rester calfeutrées chez elles. L'enceinte de confinement du réacteur numéro 2 de la centrale de Fukushima "n'est plus étanche".

Lundi 14 mars

[easyembed field="insert3"] Deux explosions ont lieu au niveau du réacteur 3 de Fukushima 1. L'exploitant Tepco n'exclut pas que le combustible du réacteur 2 soit un temps entré en fusion, à cause d'une panne du système de refroidissement.

Dimanche 13 mars

[easyembed field="insert5"] Le Premier ministre japonais affirme que le pays fait face à "sa plus grave crise en 65 ans, depuis la Seconde Guerre mondiale". Plus de 600.000 personnes évacuées en trois jours, selon l'Onu. Le bilan dans la province de Miyagi fait craindre plus de 10.000 morts.

Samedi 12 mars

[easyembed field="insert2"] Une explosion dans la centrale nucléaire de Fukushima numéro 1 entraîne l'effondrement du toit du bâtiment. L'accident nucléaire est classé au niveau 4 sur 7 sur l'échelle INES. Selon l'institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), "des rejets (radioactifs) très importants" se sont "produits simultanément à l'explosion" du bâtiment. Vendredi 11 mars [easyembed field="insert7"] [easyembed field="insert4"] [easyembed field="insert6"] A 5h46 GMT, un séisme de magnitude 9 (le plus fort jamais enregistré au Japon) se produit à une centaine de kilomètres des côtes du nord-est de l'archipel. Il est suivi d'un tsunami avec des vagues de 10 mètres de haut qui anéantira plus de 600 villages.

En Direct

Revue de web

Correction : Australian Radiation Services indique que la carte précédemment publiée et portant son logo était un hoax. 'We wish to be clear that this information has not originated from ARS and as such distance ourselves from any such misinformation.". Merci à ceux qui nous ont alerté. [post_title] => Fukushima, le scénario du pire [post_excerpt] => Les japonais sont en train de vivre la pire tragédie de leur histoire depuis 1945. Alors que le Japon tremble encore, la situation s'est à nouveau détérioré cette nuit à la centrale nucléaire de Fukushima-Daïchi faisant craindre à d'importantes fuites radioactives qui pourrait avoir des répercussions sur l'ensemble de la planète. [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => fukushima-le-scenario-du-pire [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2011-03-17 12:46:07 [post_modified_gmt] => 2011-03-17 11:46:07 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=15576 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 2 [filter] => raw ) [comment_count] => 0 [current_comment] => -1 [found_posts] => 4 [max_num_pages] => 1 [max_num_comment_pages] => 0 [is_single] => [is_preview] => [is_page] => [is_archive] => 1 [is_date] => 1 [is_year] => [is_month] => 1 [is_day] => [is_time] => [is_author] => [is_category] => [is_tag] => [is_tax] => [is_search] => [is_feed] => [is_comment_feed] => [is_trackback] => [is_home] => [is_404] => [is_embed] => [is_paged] => [is_admin] => [is_attachment] => [is_singular] => [is_robots] => [is_posts_page] => [is_post_type_archive] => [query_vars_hash:WP_Query:private] => 0a650d424b426c994fb78f8bf0e15582 [query_vars_changed:WP_Query:private] => [thumbnails_cached] => [stopwords:WP_Query:private] => [compat_fields:WP_Query:private] => Array ( [0] => query_vars_hash [1] => query_vars_changed ) [compat_methods:WP_Query:private] => Array ( [0] => init_query_flags [1] => parse_tax_query ) )