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Faut-il aller voir Time Out ?

Parfois je me demande si les américains savent encore faire du cinéma. Un mec doué pourtant, Andrew Niccol, réalisateur du puissant Bienvenue à Gattaca, semble avoir été écrasé par le formatage hollywoodien. Comme à chaque fois, on suit un héros noble et courageux qui passe son temps à courir en traînant une bimbo en talons aiguilles par la main, les rebondissements sont prévisibles à la seconde près et les scènes d’actions s’égrènent avec une régularité métronomique. Pas con, le concept est expliqué avec une lourdeur extrême dans un univers jamais crédible. « Je vous dirai bien la bourse ou la vie, mais en l’occurrence c’est pareil », déclame Justin Timberlake. Et ça dure 1h40 : dialogues d’une pauvreté ahurissante, blagues minables et effets ratés se succèdent sans surprise. Pour se donner une contenance, le film tente d’opérer une réflexion pédagogique sur le partage des richesses. « Pour quelques immortels, il faut beaucoup de morts » assène le méchant richissime, et Justin de répondre « l’immortalité n’a pas d’intérêt si elle doit coûter la mort d’un être ». Violon. Dégoulinant de bien-pensance naïve, ce cours d’économie politique pour les nuls n’essaie jamais d’apporter d’autres réponses qu’un angélisme moisi et un humanisme bébête. Lorsque le héros se pointe au milieu des affamés avec un million d’années en poche, il n’y a pas de bousculade et tout le monde partage en chantant ses louanges. Pour empirer le tout, ces failles de scénario sont amplifiées par une mise en scène, une photographie et des décors complètement cheapos. Le futur ressemble à une aire d’autoroute et les émeutes de la faim sont si calmes qu’elles feraient passer les indignés pour des insurgés talibans. Et je ne parle pas des voitures, parce que les voitures c’est nul.

En Bref :

Il ne faut pas aller voir Time Out. Aussi subversif qu’un concert de clarinette, c’est l’un des nanards les plus puissants qu’on a pu voir cette année. Même si je dois reconnaître que je l’ai vu en VF (ce qui n’arrange rien), le film réuni tous les clichés véhiculés par le cinéma d’Hollywood. Au bout d’une heure, le type devant moi s’est mis à vomir partout sur les sièges du Pathé Wepler. C’est vous dire si c’était nul. Corentin Chrétien Voir son blog: Le Règne de l’Arbitraire  

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  Réalisateur : Andrew Niccol Casting : Amanda Seyfried, Justin Timberlake, Cillian Murphy, Vincent Kartheiser. [post_title] => MonCinéLibre#3 : Time Out [post_excerpt] => C’est l’histoire d’un monde où l’argent se compte en minutes. A 25 ans, tout le monde s’arrête de vivre pour être suspendu à un compteur vert qui décompte à l’envers le temps qu’il leur reste à vivre. Les cafés se payent en secondes, et la société est stratifiée en fonction de la richesse des habitants. D’un côté, les immortels s’emmerdent en assoiffant les pauvres, qui passent leurs journées à courir pour survivre. [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => moncinelibre3-time-out [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2012-07-09 18:40:13 [post_modified_gmt] => 2012-07-09 16:40:13 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=21526 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 1 [filter] => raw ) [1] => WP_Post Object ( [ID] => 21115 [post_author] => 13 [post_date] => 2011-11-17 17:01:27 [post_date_gmt] => 2011-11-17 16:01:27 [post_content] =>

Faut-il aller voir Mon pire cauchemar ?

Si vous êtes fan des blagues potaches de Poelvoorde, le film vous garanti quelques bonnes barres. A condition d’avoir raté l’étouffante bande-annonce, on rigole pas mal aux vannes du trublion belge. C’est lourd, mastoc et un peu répétitif, mais l’acteur a un talent indéniable pour jouer les beaufs hauts en couleurs. Face à lui, Isabelle Huppert campe un frigidaire tellement convaincant que c’est inquiétant pour l’actrice elle-même. D’ailleurs lorsque son personnage finit par se lâcher un peu, elle a toujours l’air aussi coincée. Après un début plutôt marrant, le film commence rapidement à se noyer. André Dussolier et Virginie Efira forment un couple aussi peu crédible qu’il est antipathique. Mal écrits au possible, les dialogues n’aident pas vraiment les comédiens, qui se retrouvent à sur-jouer des effets comiques inefficaces pour se donner une contenance. Impuissants, on souffre pour eux, pendant que l’histoire continue de s’enfoncer. Au bout d’une heure, les portes du Vaudeville ont suffisamment claqué, alors le film vire au drame. Comme dans Bernie, on arrête de rire en se rendant compte que rien n’est drôle. Les enfants sont exposées à la déchéance et l’égoïsme de leurs parents, tous les personnages adultes sont des sombres minables et le cauchemar culmine dans une scène de beuverie aussi triste qu’un roman finlandais. Pour compenser des vannes de plus en plus lourdes, le film accumule les ellipses inutiles et les retournements bidons. Mais derrière la farce écœurante, on ne voit que les grosses ficelles d’une histoire bien triste. Pour donner du happy end au public, la réalisatrice tente de monter une histoire d’amour absolument pas crédible entre les deux héros, qui se conclut dans une scène débordante de mauvais goût. Finalement, la seule morale déductible, c’est que les cons finissent par coucher ensemble, en dépit de leur classe sociale. Et ça, c’est beau.

En Bref :

Il ne faut pas aller voir Mon pire cauchemar. C’est nul. A l’exception de quelques blagues marrantes au départ, le scénario se noie dans une interminable suite de rebondissements tandis que les personnages se complaisent dans leur médiocrité. Bref. Bof. Corentin Chrétien Voir son blog: Le Règne de l’Arbitraire  

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  Réalisatrice : Anne Fontaine. Casting : Isabelle Huppert, Benoît Poelvoorde, André Dussollier, Virginie Efira. [post_title] => MonCinéLibre #2 : Mon pire cauchemar [post_excerpt] => C’est l’histoire d’une pétasse frigide et friquée qui s’appelle Agathe. Elle rencontre un imbécile alcoolo qui s’appelle Patrick. Conservatrice dans un musée ringard, Agathe s’ennuie au bras d’un éditeur lâche et vieillissant qui s’appelle François. François se tape une jeune blonde écervelée et écolo qui s’appelle Julie. De son côté, Patrick « fourre du boudin » en essayant d’éviter son fils bizarre. C’est une comédie. [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => moncinelibre2-mon-pire-cauchemar [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2012-07-09 18:45:53 [post_modified_gmt] => 2012-07-09 16:45:53 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=21115 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 0 [filter] => raw ) [2] => WP_Post Object ( [ID] => 20095 [post_author] => 7 [post_date] => 2011-11-09 23:28:51 [post_date_gmt] => 2011-11-09 22:28:51 [post_content] =>

Épiloguer l'essai en confiant que « le seul objectif est d'essayer de comprendre pourquoi, depuis deux ans, votre action n'est jamais saluée ou couronnée de succès », permet de planter le décor. Quelque part, Jeambar tient ici à rassurer le président sur le ton de sa lettre. Et en voulant protéger son oeuvre des regards obtus, l'ex-patron de l'Express se fend également d'une conclusion hâtive sur ce que Nicolas Sarkozy pourrait penser de ces 260 pages bien léchées :

« Sans doute, s'il vous arrive de lire ce texte, jugerez-vous qu'il est de parti pris et d'un bout à l'autre à charge. Vous vous égareriez. Vous adopteriez alors l'attitude si bien décrite par l'un de nos vieux proverbes : « il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ; il n'est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir ».

Plus qu'une lettre ouverte, Ne vous représentez pas s'avère être un bon ouvrage à destination du citoyen lambda. L'essai invite à faire le point sur ces dernières années sarkozystes et les analyses y sont souvent pertinentes. « Être ou ne pas être candidat » est la question Shakespearienne posée à chaque début de chapitre. Elle invite à traiter non sans finesse les questions relevant du bouclier fiscal, des finances publiques ou encore du déclassement des jeunes. Mais, là où Jeambar fait fort, c'est dans ses comparaisons et ses recherches de similitudes entre la présidence actuelle et l'histoire de France. Taquinant à plusieurs reprises le chef de l'État sur son manque d'intérêt concernant le passé de la nation, l'auteur n'y va pas de main morte lorsqu'il s'agit de mettre en exergue les ressemblances parfois frappantes entre l'époque pré-1789 et celle que nous vivons aujourd'hui.

Votre échec dans la mise en oeuvre de la décentralisation et votre jacobinisme naturel renvoient également au désastreux refus de l'administration monarchique de se remettre en cause quand Turgot proposa à Louis XVI, en 1775, la mise en oeuvre de son célèbre Mémoire sur les municipalités. […] Louis XVI ne suit pas son ministre, mais ce courageux projet alimente le feu révolutionnaire qui, déjà, couve.

Mais ne vous y trompez pas, ces comparaisons que l'on pourrait penser alambiquées, deviennent beaucoup plus nettes quand Jeambar place le Chef de l'Etat au centre de la cinquième République. En rapprochant la fin de mandat de Nicolas Sarkozy avec les derniers jours de De Gaulle au pouvoir, il nous amène petit à petit à prendre conscience de l'impact politique que pourrait subir la droite après sa chute. En effet, le journaliste met le doigt sur la faible succession qui se dessine dans son sillon. Une majorité de figures gouvernementales actuelles comme Pécresse, Fillon ou Borloo on été construites sous l'ère Chiraquienne. Mais quelle graine de star va émaner de la présidence Sarkozy, lui même forgé par Super-Menteur ? Dur constat révélé par Jeambar, l'absence de poulains politiques balaie l'avenir de l'actuelle majorité pour la transformer en désert. Certes, il y a Jean, fils présidentiel cité dans un chapitre traitant de l'Epad, mais tout ça n'a pas fait bonne impression et les fils à papa ne sont pas les plus chéris au pays des Gaulois.

Sarkozy et la destruction créatrice

Si Denis Jeambar ne s'acharne pas sur le président telle une vulgaire mouche d'opposition, il ne manque  pas de dégommer chacun de ses succès. En effet, c'est par un manque de tact couplé à une mauvaise communication que Nicolas Sarkozy n'aurait pas su tirer profit de ses réussites. Rappelant qu'une course à la présidence se gagne rarement grâce aux guerres et autres finesses diplomatiques, l'auteur préfère se pencher sur la politique nationale. En ligne de mire le discours de Toulon. Nous étions alors en pleine crise :

Nul ne peut oublier votre dénonciation du capitalisme financier et les mots que votre conseiller Henry Guaino, alors au meilleur de sa forme, a écrit pour vous. Vous touchez juste. Vous êtes au coeur de la vérité de l'époque. Franchement, vous êtes excellent...

Et pourtant, cela ne suffira pas à redorer le blason du Chef de l'Etat s'il se représente. Car c'est bien l'attitude du président qui est mise en cause, sa fâcheuse habitude à se la « péter » et faire mousser chacune de ses réformes « comme un enfant ». Une tare que souligne Jeambar et qui fait couler chacun des succès présidentiels dans les tréfonds du quinquennat. Pareil pour la réforme de la Justice remarque l'auteur :

Nul, dans le pays, ne conteste par exemple l'idée que la Justice doit être réformée. Vous avanciez donc en terrain favorable, l'opinion aurait pu vous suivre mais vous avez choisi d'y aller à la hache.

Comme un énième coup de massue, l'essayiste s'attaque non plus au bilan de Nicolas Sarkozy, mais à ce qu'il pourrait bien scander quand l'heure de la campagne aura sonné. Et là encore, c'est sans appel :

Vous aurez beau répéter « la crise, la crise, la crise ! » et mettre sur son dos les faiblesses de votre bilan, personne ne vous épargnera »

Alors que penser du livre ? Selon moi, bien plus qu'un manifeste anti-sarkozyste. Malgré un vocabulaire parfois pompeux, ainsi que quelques privates jokes politico-journalistiques dans lesquelles le commun des mortels ne peut se retrouver, Ne vous représentez pas dresse un état des lieux intelligent, honnête et équitable de la politique actuelle. Et si en cet automne 2011 beaucoup de français espèrent voir venir l'alternance – à droite comme à gauche – ce bouquin aura le mérite d'apporter un nouveau regard sur le président et sa cour. Cela permet enfin au citoyen de compléter et enrichir son opinion et de penser à présent non sans fondement « Monsieur le Président, ne vous représentez pas ! ».

Thibault Pomares

Le livre et son auteur :

Denis Jeambar est un journaliste et essayiste français. Après avoir fait ses armes au Point, il devient directeur général d'Europe 1, avant de rejoindre l'Express et succéder à Christine Ockrent. Denis Jeambar est également l'auteur de Portraits Crachés et Accusé Chirac, levez-vous !

Denis Jeambar, Ne vous représentez pas (lettre ouverte à Nicolas Sarkozy) - 260 pages - Édition Flammarion (2011) - 15 euros.

[post_title] => [LIVRE] Ne Vous Représentez Pas ! [post_excerpt] => « Ne vous représentez pas ! ». Cette lettre ouverte du journaliste Denis Jeambar suffira-t-elle à convaincre Nicolas Sarkozy ? Il serait facile de dire non : le Chef de l'État n'apporte qu'un faible intérêt à ce qui est publié sur lui. Dommage pour l'auteur, ai-je envie de penser, mais aussi pour les citoyens français. [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => livre-ne-vous-representez-pas [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2011-11-10 12:20:19 [post_modified_gmt] => 2011-11-10 11:20:19 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=20095 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 0 [filter] => raw ) [3] => WP_Post Object ( [ID] => 20036 [post_author] => 13 [post_date] => 2011-11-09 15:59:12 [post_date_gmt] => 2011-11-09 14:59:12 [post_content] =>

Faut-il aller voir Intouchables ?

Forcément, face à une telle tarte à la crème, on est tenté de faire du mauvais esprit. Surtout quand le film le cherche avec insistance. Dés le début, l’opposition Cluzet/Sy n’épargne pas le simplisme : l’un écoute Berlioz quand l’autre préfère le funk. Plus tard, une scène mémorable montre Omar Sy se déhanchant sur des lignes de basses pêchues en invitant des bourgeoises perlées à faire swinguer leurs jupes droites. Délicat. Malgré tout, on sourit, on rigole. Certaines vannes sont plutôt efficaces, Omar Sy pétille d’un bout à l’autre et le politiquement correct n’est pas trop étouffant. A la vingtième blague sur les tétraplégiques on se lasse un peu, mais le film a le bon goût d’éviter la pitié. Dans une scène mémorable, François Cluzet explique qu’il préfère les moqueries aux regards compatissants. C’est de loin la plus forte du film. Sur le fond, Intouchables est plutôt plat. Les réalisateurs semblent se réjouir de leur propre courage en se targuant de traiter de sujets politiquement incorrects avec le masque du franc-parler. Derrière cette parure très moderne, il y a juste quelques vannes un peu osées et une cascade de bons sentiments éculés. On aurait pu nous parler des banlieues françaises, des riches parisiens qui s’emmerdent et des plafonds de verres qui durcissent ; le scénario préfère nous assener une vision un peu condescendante de l’amitié entre un maître et son serviteur jalonnée de lieux communs volontaristes et un peu niais. Pour le reste, Intouchables est une production sympa qui ne surprend jamais vraiment. Dés le départ, l’histoire se déroule dans un rythme plutôt mou : tout est fait pour réveiller le spectateur mais le film n’arrive pas à s’envoler. A la place, les réalisateurs nous assourdissent de musique criarde sans jamais tenter d’être créatifs derrière la caméra. Dommage, car devant, les acteurs sont plutôt bons.

En Bref :

Il ne faut pas aller voir Intouchables. Trop de bons sentiments et pas assez d’originalité. Pourtant, on quitte la salle avec la banane et les dernières scènes sont émouvantes. Mais bon, le lendemain, on a déjà du mal à s’en rappeler. Corentin Chrétien Voir son blog: Le Règne de l'Arbitraire  

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Realisation :

Olivier Nakache et Eric Toledano

Casting :

Omar Sy, François Cluzet, Anne Le Ny, Audrey Fleurot.   [post_title] => MonCinéLibre #1: Intouchables [post_excerpt] => Matraquage oblige, on connaît l’histoire. Blanc riche chiant rencontre noir banlieue cool. Grosse rigolade. Préjugés brisés. Rejugés bâtis. Amitié forte. Kool and the gang. JT TF1. Box Office. Intouchables 2. Intouchables 3. Youkaïdi. Youkaïda. Corentin Chrétien, qui est passé (avec succès), au mois de septembre par LaTéléLibre, inaugure une nouvelle chronique cinéma. Vas-y Corentin, dis-nous ce que tu aimes et ce que tu détestes au cinéma! [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => moncinelibre-1-intouchables [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2012-07-09 18:46:02 [post_modified_gmt] => 2012-07-09 16:46:02 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=20036 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 9 [filter] => raw ) ) [post_count] => 4 [current_post] => -1 [in_the_loop] => [post] => WP_Post Object ( [ID] => 21526 [post_author] => 13 [post_date] => 2011-11-24 16:04:01 [post_date_gmt] => 2011-11-24 15:04:01 [post_content] =>

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