INDEX

WP_Query Object ( [query] => Array ( [year] => 2013 [monthnum] => 09 ) [query_vars] => Array ( [year] => 2013 [monthnum] => 9 [error] => [m] => [p] => 0 [post_parent] => [subpost] => [subpost_id] => [attachment] => [attachment_id] => 0 [name] => [static] => [pagename] => [page_id] => 0 [second] => [minute] => [hour] => [day] => 0 [w] => 0 [category_name] => [tag] => [cat] => [tag_id] => [author] => [author_name] => [feed] => [tb] => [paged] => 0 [meta_key] => [meta_value] => [preview] => [s] => [sentence] => [title] => [fields] => [menu_order] => [embed] => [category__in] => Array ( ) [category__not_in] => Array ( ) [category__and] => Array ( ) [post__in] => Array ( ) [post__not_in] => Array ( ) [post_name__in] => Array ( ) [tag__in] => Array ( ) [tag__not_in] => Array ( ) [tag__and] => Array ( ) [tag_slug__in] => Array ( ) [tag_slug__and] => Array ( ) [post_parent__in] => Array ( ) [post_parent__not_in] => Array ( ) [author__in] => Array ( ) [author__not_in] => Array ( ) [ignore_sticky_posts] => [suppress_filters] => [cache_results] => 1 [update_post_term_cache] => 1 [lazy_load_term_meta] => 1 [update_post_meta_cache] => 1 [post_type] => [posts_per_page] => 10 [nopaging] => [comments_per_page] => 25 [no_found_rows] => [order] => DESC ) [tax_query] => WP_Tax_Query Object ( [queries] => Array ( ) [relation] => AND [table_aliases:protected] => Array ( ) [queried_terms] => Array ( ) [primary_table] => wp_posts [primary_id_column] => ID ) [meta_query] => WP_Meta_Query Object ( [queries] => Array ( ) [relation] => [meta_table] => [meta_id_column] => [primary_table] => [primary_id_column] => [table_aliases:protected] => Array ( ) [clauses:protected] => Array ( ) [has_or_relation:protected] => ) [date_query] => [queried_object] => [queried_object_id] => [request] => SELECT SQL_CALC_FOUND_ROWS wp_posts.ID FROM wp_posts WHERE 1=1 AND ( ( YEAR( wp_posts.post_date ) = 2013 AND MONTH( wp_posts.post_date ) = 9 ) ) AND wp_posts.post_type = 'post' AND (wp_posts.post_status = 'publish') ORDER BY wp_posts.post_date DESC LIMIT 0, 10 [posts] => Array ( [0] => WP_Post Object ( [ID] => 29361 [post_author] => 2 [post_date] => 2013-09-17 10:18:02 [post_date_gmt] => 2013-09-17 08:18:02 [post_content] =>

Salam à toutes et à tous, voici la chronique du blédard bonne lecture Akram

La chronique du blédard : De la laïcité et de l’islam en France

Le Quotidien d’Oran, jeudi 12 septembre 2013 Akram Belkaïd, Paris Le gouvernement français s’en défend mais pour de nombreux musulmans de France la mise en place d’une charte de la laïcité à l’école s’apparente à un acte hostile contre eux et contre leur religion. Il ne faut pas se leurrer : la défiance à ce sujet est réelle d’autant qu’il faudrait être naïf pour nier l’existence d’arrière-pensées des autorités concernant un sujet hautement délicat pour ne pas dire explosif. Car, dans ce genre de situation, les procès d’intention sont nombreux. « Islamophobie évidente et intolérable » crient les uns. « Démarche rendue nécessaire par les problèmes rencontrés en milieux éducatifs » répondent les autres en jurant pourtant qu’ils ne visent personne en particulier. Le mieux, pour juger de l’affaire, est de se reporter à ce document de quinze articles. La première constatation c’est que l’islam n’est jamais cité et que les musulmans n’y sont pas désignés du doigt. Mais, diverses actualités obligent, il est évidemment impossible de lire ce texte sans penser à la religion musulmane et aux diverses tensions qui accompagnent sa présence de plus en plus visible – d’aucuns diront son essor – en France. On pense bien sûr aux affaires liées à l’interdiction du voile dans les établissements scolaires mais aussi à d’autres polémiques si caractéristiques de l’air du temps dans l’Hexagone comme la question de la viande hallal dans les cantines. Le premier article de la charte stipule que la France, « République indivisible, laïque, démocratique et sociale (…) respecte toutes les croyances ». La République, peut-être, mais cela n’est pas toujours vrai en ce qui concerne ses représentants ou ceux qui aspirent à l’être. Cette réalité alimente bien des rancœurs. En effet, depuis plus d’une décennie, les discours ouvertement islamophobes ne sont pas le fait de la seule extrême-droite et dans ce contexte même l’Etat français n’est pas toujours exempt de reproches. Le document rappelle ensuite la neutralité de l’Etat vis-à-vis des convictions religieuses ou spirituelles. « Il n’y a pas de religion d’Etat » proclame ainsi l’article deux. Ce principe fondateur né des combats menés au début du XXème siècle pour affranchir la République du poids de l’Eglise catholique mériterait aujourd’hui une exégèse. Non pas pour le remettre en cause mais pour répondre aux enjeux de l’époque avec notamment une importante communauté musulmane, de nationalité française, qui estime qu’une partie de ses droits lui sont déniés. Cela quand elle n’est pas victime d’une stigmatisation récurrente alimentée, il est vrai, par les errements et les excès sanglants de mouvements extrémistes se réclamant de l’islam. L’absence de religion d’Etat en France est un acquis dont les pays musulmans feraient mieux de s’inspirer (mais ceci est une autre affaire...). Par contre, il est des questions auxquels les principes de laïcité tels qu’ils existent aujourd’hui ne répondent pas de manière satisfaisante. L’un des reproches des musulmans français à l’égard de leur Etat – reproche souvent exprimé de manière vigoureuse – est que ce dernier répugne à assurer l’égalité des religions entre elles, estimant que là n’est pas son rôle. Certes, comme le rappelle le troisième article de la Charte, la laïcité « permet la libre expression de ses convictions » - précisant au passage que cela se fait « dans le respect de celles d’autrui et dans les limites de l’ordre public ». Mais ce document ne dit rien à propos de l’égalité pour ce qui est des conditions et possibilités de pratiquer librement et dignement son culte ? On pense, bien entendu, à la question des constructions de mosquées qui, le plus souvent, s’apparentent à un parcours du combattant comme en témoignent notamment les péripéties juridiques autour du chantier de la future mosquée de Marseille… Pour de nombreux défenseurs de la laïcité, l’Etat n’a pas à se mêler de l’égalité en matière de conditions de pratique du culte son rôle se bornant à garantir la liberté de conviction religieuse. C’est une position que l’on pourrait comprendre dans un panorama religieux figé mais la France, comme une bonne partie du monde évolue. La place importante de l’islam dont la présence remonte pourtant à moins d’un siècle, l’émergence de nouvelles spiritualités, tout cela ne peut permettre à l’Etat français de se cantonner dans une position défensive pour ne pas dire répressive. Si l’Etat n’a pas à se mêler de religions il est tout de même obligé de veiller à ce qu’aucune d’entre elles ne se considère comme malmenée. Il est certainement important de défendre la neutralité religieuse de l’école publique et l’exigence d’une application identique des règles pour tous les écoliers. Il est aussi bienvenu de rappeler que « nul ne peut se prévaloir de son appartenance religieuse pour refuser de se conformer aux règles applicables dans l’Ecole de la République » (article 13 de la charte). Mais grande est la conviction chez une bonne partie des musulmans de France que la laïcité est un outil de coercition destinée à préserver un statu quo en matière de prépondérance d’une religion sur l’autre et à empêcher que, finalement, l’islam ne puisse être considéré comme une religion « française » au sens qu’elle ne serait plus « importée » de l’extérieur. Enfin, il faudrait aussi que l’Etat et ses représentants s’emploient à rappeler que, la laïcité, ce n’est pas la promotion de l’athéisme et le refus des religions. Que la laïcité, ce n’est pas consacrer la critique systématique et la mise en cause des religions au rang de projet de société et de mode de vie. Car, hélas, qu’ils soient chrétiens, juifs ou musulmans, de nombreux croyants se sentent aujourd’hui pointés du doigt par toute une machinerie médiatico-intellectuelle dont la conception de la laïcité semble pour le moins des plus restrictives. Et l'Etat français gagnerait à ne pas s'en faire le relais. [post_title] => [La Chro du Blédard #3] De la Laïcité et de l’Islam en France [post_excerpt] => LIBERTÉ-ÉGALITÉ-LAÏCITÉ - La "charte de la laïcité" introduite dans les écoles le 9 septembre vient réaffirmer cette réalité fondamentale de la France. Mais pourquoi est-il nécessaire, un siècle plus tard, de l'afficher sur les murs de toutes les écoles du pays, de la maternelle au lycée ? Dans sa dernière chronique le Blédard s'interroge. [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => la-chro-du-bledard-3-de-la-laicite-et-de-lislam-en-france [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2013-09-17 10:28:00 [post_modified_gmt] => 2013-09-17 08:28:00 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=29361 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 0 [filter] => raw ) [1] => WP_Post Object ( [ID] => 29320 [post_author] => 7 [post_date] => 2013-09-11 19:00:43 [post_date_gmt] => 2013-09-11 17:00:43 [post_content] =>
Tout est symbolique : l'heure, 17H14 parce qu'elle fait écho à la date du 11 septembre 1714, jour de la prise de Barcelone par les troupes franco-espagnoles à l'issue de la guerre de Succession, qui a débouché sur une réduction draconienne de l'autonomie de la Catalogne. A l'heure dite, les participants se prennent par la main, en criant "Independencia". Journal L'indépendant.
  Longue de 400 km, cette chaine humaine reliant le Nord au Sud de la région a réalisé un tracé taillé pour les médias. D'après l'édition Perpignanaise du journal "l'Indépendant", nombre de Barcelonnais ont entouré cet après midi (et sous la pluie !) la Sagrada Familia, - célèbre basilique dessinée par l'artiste catalan Gaudi -, en passant également par le Camp Nou, le stade de foot de l'équipe du FC Barcelonne. De quoi attirer l'attention des médias, plutôt silencieux sur ce mouvement, qui réunit quand même ce jour des centaines de milliers d’indépendantistes.

[easyembed field=tweet2]

La Catalogne française, avertie, était de la partie

En milieu d'après-midi, la chaine pour l'indépendance intitulée "Via Catalana" dépassait même la frontière du Perthus pour gagner la Catalogne Française (département du 66), à 29km seulement de Perpignan, la préfecture.

[easyembed field=tweet1]

À VENIR SUR LATÉLÉLIBRE, UN REPORTAGE SUR CETTE JOURNÉE SPÉCIALE ET SUR LE MOUVEMENT INDÉPENDANTISTE CATALAN RACONTÉ PAR JULES ET VINCENT.

MAJ - 11/09 - 22:03

D'après Vincent Massot et Jules Dromigny-Bernard - nos journalistes sur place - la télévision catalane annoncerait une participation à hauteur de 1 600 000 personnes soit 23% de la population résidant en catalogne.

Texte et Aquarelle : Thibault Pomares

Des Liens

    [post_title] => Via Catalana : Une Chaine Humaine pour l'Indépendance de la Catalogne [post_excerpt] => Ce mercredi 11 septembre, des centaines de milliers de Catalans ont réalisé une chaine humaine longue de 400km afin de demander un référendum d'autodétermination de la Catalogne (Espagne). Un coup de maître de la part des indépendantistes, lassés par la politique madrilène et révoltés contre sa gestion de la crise économique. [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => via-catalana-une-chaine-humaine-pour-lindependance-de-la-catalogne [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2013-09-11 22:05:50 [post_modified_gmt] => 2013-09-11 20:05:50 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=29320 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 2 [filter] => raw ) [2] => WP_Post Object ( [ID] => 29294 [post_author] => 2 [post_date] => 2013-09-07 16:21:30 [post_date_gmt] => 2013-09-07 14:21:30 [post_content] =>

La chronique du blédard : Le printemps arabe, le mur de la peur et l’Algérie

Le Quotidien d'Oran, jeudi 5 septembre 2013 Akram Belkaïd, Paris En février 2011, dans l’euphorie consécutive à la chute des deux dictateurs Hosni Moubarak en Egypte et Zine el-abidine Ben Ali en Tunisie, de nombreux commentateurs, et parmi eux le présent chroniqueur, ont mis en exergue une réalité bienvenue. Soudain, après plusieurs décennies d’écrasement et de privation de droits mais aussi de résignation et de fatalisme silencieux, deux peuples arabes se dressaient contre l’injustice et l’arbitraire en défiant dans la rue les forces de l’ordre et autres moukhabarates, ces services de sécurité capables des pires violences et outrages. Ainsi, applaudissions-nous le fait que le mur de la peur venait de tomber et qu’avec sa chute disparaissait la certitude selon laquelle rien ne pouvait être tenté contre les dictatures arabes. Qu’en est-il aujourd’hui alors que, de tous les pays engagés dans un processus de changement de régime, seule la Tunisie continue vaille que vaille à échapper aux tourments de la contre-revolution et du chaos (cela même si la situation politique et sécuritaire y demeure compliquée) ? Une chose est certaine : ce mur de la peur est en train d’être reconstruit de manière à dissuader pour longtemps les peuples d’exiger la démocratie et leur droit aux droits. C’est le cas en Egypte où le massacre des partisans de l’ex-président Morsi au mois d’août dernier répondait à cet objectif. Au passage, on notera, actualité syrienne oblige, que l’on ne parle presque plus de ces tueries qui ont ensanglanté Le Caire et qui ont convaincu plus d’un activiste égyptien, qu’il soit ou non islamiste, que le régime militaire usera désormais de tous les moyens pour imposer sa loi. Le message était effectivement d’une clarté absolue : tout sera fait pour restaurer l’ordre de la peur, du soupçon et de la délation. C’est ce qui se passe en Egypte mais aussi à Bahreïn et, bien entendu, en Syrie. Faut-il pour autant se laisser aller au pessimisme ? En clair, un peuple qui est sorti un jour dans la rue pour défier snippers et mitrailleuses n’est-il pas capable de recommencer, tôt ou tard, à revendiquer ses droits ? Des activistes ayant goûté à l’ivresse des grands rassemblements populaires et à la frénésie de la mobilisation vont-ils accepter de baisser les bras en se réfugiant dans le silence ou, au mieux, dans un « clicktivisme » (activisme via internet) appelé, de toutes les façons, à subir lui aussi la violence de la censure ? Ce qui s’est passé en 2011 a fait naître des graines pour l’exigence de liberté qui germeront tôt ou tard. On peut en douter au vu de ce qui se passe actuellement mais, pour répondre à la question à propos du pessimisme, il est raisonnable d’affirmer qu’il faut faire confiance à des peuples ayant démontré leur capacité à défier l’ordre du dictateur. Les Tunisiens ont chassé Ben Ali, ils sauront se battre contre d’autres oppresseurs. Quant à l’Egypte, l’armée devra tôt ou tard y rendre des comptes pour ce qu’elle a fait en août dernier et durant les mois qui ont précédé. Mais qu’en est-il des pays qui sont restés à la marge du Printemps arabe ? Ou, pour être plus précis, qu’en est-il de l’Algérie ? On le sait, les Algériens ont été, dans leur grande majorité, très sceptiques à l’égard des révolutions en Tunisie et en Egypte cela sans oublier leur forte opposition à une intervention militaire étrangère en Libye et en Syrie. Le drame récent en Egypte mais aussi la perspective d’un bombardement de la Syrie a renforcé cette hostilité. « La démocratie ? C’est pas pour nous » peut-on même lire sur les réseaux sociaux où les internautes algériens, célèbres ou anonymes, rivalisent en imprécations à l’égard de celles et ceux qui réclament la chute du régime d’Assad ou le jugement des militaires égyptiens pour crimes contre leur peuple. Dans cette conjoncture, l’actualité internationale est le meilleur allié des dirigeants algériens. Chaque jour qui passe en Syrie ou même en Egypte ou en Tunisie donne du crédit à l’idée que revendiquer un changement politique ouvre la voie à de dangereuses turbulences et, pire encore, à l’intervention de forces étrangères qui n’attendraient qu’une occasion pour s’emparer de l’Algérie et de ses ressources. Et ce n’est pas un hasard si des théories alarmistes circulent pour conforter cette certitude. L’Algérie, prétend ainsi la rumeur, serait la « prochaine sur la liste » d’où la nécessité impérieuse de ne pas changer l’ordre actuel et, surtout, de ne rien tenter contre lui. Nombre de jeunes activistes algériens en ont fait le constat : ils sont dans une situation où celles et ceux à qui ils s’adressent leur rétorquent que le système, aussi injuste soit-il, pourrait être pire et que chercher à le changer risquerait d’engendrer le chaos et la guerre civile. Cette situation peut durer longtemps. En ces temps de violences du Caire à Damas en passant par Manama ou Baghdad, une paix civile préservée est un argument de poids pour favoriser l’inertie. Mais encore faut-il être capable d’acheter la paix sociale de manière durable. Le consensus actuel entre le pouvoir et les Algériens durera tant qu’une majorité parmi ces derniers continuera d’y trouver son compte. Qu’advienne un retournement dans la conjoncture pétrolière internationale, que viennent à fondre les réserves de change du pays et l’exception algérienne en matière de Printemps arabe aura vécu. Et cela, quelle que soit l’évolution de la situation en Syrie, en Egypte ou en Tunisie…

 Des Liens

[post_title] => [La Chro du Blédard #2] Le Printemps Arabe, le Mur de la Peur et l’Algérie [post_excerpt] => Salam à toutes et à tous, voici la chronique du blédard. Cette semaine : comment le printemps arabe se heurte au mur de la peur en Egypte et en Syrie, et comment les dirigeants Algériens voient leur scepticisme renforcé. Bonne lecture, Akram [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => la-chron-du-bledard-2-le-printemps-arabe-le-mur-de-la-peur-et-lalgerie [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2013-09-07 16:22:16 [post_modified_gmt] => 2013-09-07 14:22:16 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=29294 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 0 [filter] => raw ) [3] => WP_Post Object ( [ID] => 29234 [post_author] => 20 [post_date] => 2013-09-07 10:55:20 [post_date_gmt] => 2013-09-07 08:55:20 [post_content] => Au Ministère de la Santé, on a plus envie d'accueillir les accidentés de la route dans un bâtiment classé de l'Ile de la Cité. Cette nouvelle est passée discrètement ce week-end. Une salle de l'Hôtel Dieu est occupée par des employés, des patients et des élus pour protester contre la fermeture annoncée par Marisol Touraine, du service des urgences de l'APHP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris ). [caption id="attachment_29235" align="aligncenter" width="600"]HOTEL-DIEU-ROYER-MICHAEL-LATELELIBRE Très bon sens de la formule devant l'entrée des urgences[/caption] Après plusieurs coups de fil au service Presse de l'Hôtel Dieu, je me rends compte de deux choses. D'une, tout mes intermédiaires prennent un malin plaisir à me dire qu'il n'y a aucune forme de protestation au sein de l'hôpital, et de deux, je ferais mieux de me casser une jambe pour entrer en contact avec ces mystérieux occupants. Enfourchant ma mobylette, je me rends sur place. Première surprise, les murs sont recouverts de banderoles à la calligraphie plus ou moins bien réussi, rappelant à l'observateur aiguisé le sens du lettrage d'une faculté en grève. Voici donc la réponse à ma première interrogation, les membres de l'administration se sont bien foutu de ma gueule. [caption id="attachment_29236" align="aligncenter" width="600"]HOTEL-DIEU-2-MICHAEL-ROYER-LATELELIBRE On est pas bien là ?[/caption] Une fois pénétré dans l'enceinte du bâtiment, je fais la rencontre de Nathalie et Evelyne, toutes deux membres de l'hôpital et, par le plus grand des hasards, du syndicat Sud Santé APHP. Notre discussion démarre dans un cadre proche du bucolique, aisément installé sur les vieux escaliers en pierre, sous les voutes d'un passage ombragé et face au délicieux jardin à la française, dans lequel ont été planté de nombreux drapeaux colorés.   [caption id="attachment_29237" align="aligncenter" width="600"]HOTEL-DIEU-3-MICKAEL-ROYER-LATELELIBRE Ici, même les buissons à la française sont syndiqués.[/caption]  
"Le 4 aout, la directrice générale de l'APHP (Mireille Faugères) a commandé le déménagement des Urgences, nous avons alors formé un comité pour l'en empêcher, un comité d'accueil quoi !" Nathalie.   "On a même su en interne que des instructions ont été donné aux pompiers de ne plus amener les blessés aux urgences de l'Hôtel Dieu, mais à la Salpêtrière ou à Saint-Anne." Évelyne.
Posté, une heure plus tard, devant l'entrée des urgences j'ai l'occasion de constater que les camionnettes rouges n'ont pas cessé de décharger leur lot d'esquintés. Par contre aucun pompier ne me semble au courant de ces instructions internes. Mais qu'est-ce que ça représente comme volume ces urgences ? Sur le site internet de France 5, le Docteur Gérald Kierzek estime que l'Hotel-Dieu est le seul service d'urgences de 9 premiers arrondissement de Paris, "couvrant 400.000 habitants et 13 millions de touristes", très nombreux au centre de Paris.

Une question d'argent

Sur les marches, un homme d'un âge médian, d'une taille médiane et d'une colorimétrie oscillant entre le gris de ses cheveux et le Blue Jeans de sa veste m'accoste : "Je suis un habitant du quartier, je suis ici en soutien depuis le premier jour. Les urgences de l'Hôtel Dieu sont les seules au centre de Paris, leur fermeture représente une diminution de l'offre de soins pour les Parisiens comme pour les touristes". Je ne pu m'empêcher, sur le coup, de me demander quelle valeur accorder à l'expression "habitant du quartier" lorsque l'on parle de l'Île de la Cité... Revenant à Évelyne et Nathalie nous abordons les raisons pour lesquelles la Ministre cherche à fermer ces urgences.
"C'est une question d'argent, de restructuration. Pourtant de l'argent il y en a. La salle que l'on occupe a été refaite en 2012, c'est un service de Chirurgie Thoracique". Évelyne
Je demande alors poliment à voir cette salle. Évelyne et moi nous levons, laissant là Nathalie et lui souhaitant de profiter des dernières bouffées d'une cigarette un jour de grève. [caption id="attachment_29238" align="aligncenter" width="600"]HOTEL-DIEU-MICKAEL-ROYER-LATELELIBRE Un tour du propriétaire avec Evelyne[/caption] Nous pénétrons alors dans un grand couloir, comme on peut les voir dans les séries télévisées en milieu hospitalier, à cette différence près que celui-ci n'accueille aucun malade. Une table pour déjeuner est installée au fond du couloir et toutes les chambres se sont transformées en dortoir de fortune. Depuis dimanche les protestataires se relient pour occuper l'endroit. Même si le lieu parait désert sur le coup, ce ne serait pas rendre justice au personnel de l'hôpital que d'oublier de préciser quelques chiffres. Guillaume Gaudoin, infirmier au service d'urgences, rappelle au Nouvel'obs qu'il accueille 200 patients par jour, sans compter les 150 reçu en medico-judiciaires et les 150 en ophtalmologie.   [caption id="attachment_29239" align="aligncenter" width="600"]HOTEL-DIEU-MICKAEL-ROYER-5-LATELELIBRE Depuis dimanche, plus personne ne fait son lit[/caption] "On va rester ici jusqu'à avoir un entretient avec la Ministre" me dit Évelyne. Entreprise qui, pour être honnête, me parait un peu utopique quand on sait que Marisol Touraine a demandé un moratoire sur la question courant jusqu'à mai 2014. Date qui coïncide avec les élections municipales. Pas de vague avant le scrutin.
Faut pas tout donner au privé pour autant!

HOTEL-DIEU-6-MICKAEL-ROYER-LATELELIBRE

Dans une des salles je rencontre Daniel, infirmier à la Pitié-Sapêtrière. Assis dans un fauteuil, Daniel fait un "sitting calme", profitant de la vue sur les tours de Notre-Dame. Je m'étonne de voir que seul les syndicats CGT et SUD sont présents sur cette action. Et Daniel de me répondre : " Les menaces de fermeture de service en milieu hospitalier ne sont pas nouvelles. Peut-être que les autres syndicats se disent "C'est perdu d'avance". Pourtant ca vaut encore le coup d'être là, de ne pas rester inactif devant une action qui concerne le social. Il y a un grand nombre de SDF, d'étudiants de rejetés qui sont concernés. On défend une symbolique publique, on va pas tout donner au privé". Un type en blouse blanche entre dans la pièce, serre la main de Daniel, m'adresse un signe de tête courtois et s'en retourne. "À la Salpète, on a des bâtiments classés sur lesquels on ne peut rien faire, c'est trop cher, ça nous restreint. Mais faut pas tout donner au privé pour autant ! ". Quelles ont été les initiatives envisagées par le ministère ? Devant la vétusté de l'établissement, il a été question d'une reconversion en hôpital universitaire. Mais la rénovation pure et simple, et plus particulièrement celle des urgences, reste hors de budget et donc de propos. Tout tourne donc autour des bâtiments. Trop vieux pour être complètement refaits, trop chers pour être restructurés et trop centraux pour être délocalisés. Situation complètement bloquée, l'Hotel-Dieu se retrouve dans l'imbroglio. Ces grévistes n'obtiendront probablement pas un rendez-vous avec Marisol Touraine. La Ministre est revenue très vite sur cette décision de fermer les urgences. Cette botte en touche ressemble à un dossier mis au tiroir, cadeau pour le suivant. Impossible de sembler lâcher la santé publique au début d'élection municipales qui s'annoncent compliquées pour la gauche au pouvoir.  

À cette heure nous sommes toujours en attente de réponses de la part du Ministère des affaires sociales et de la Santé.

  Mickael Royer  [post_title] => Les Urgentistes Prient la Ministre de Sauver l'Hôtel Dieu [post_excerpt] => A l'hôpital de l'Hôtel-Dieu s'est déclenché ce dimanche un mouvement de protestation contre l'annonce de la fermeture du service des urgences par la Ministre de la Santé Marisol Touraine. Les grévistes ont investit une salle et comptent tenir leur blocus jusqu'à l'obtention d'un rendez-vous avec la Ministre. J'ai décidé d'aller me promener dans ce vieux bâtiment, fondé en 651 avant Jésus-Christ, pour comprendre ce qu'il s'y trame. [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => les-urgentistes-prient-la-ministre-de-sauver-lhotel-dieu [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2013-09-07 11:02:19 [post_modified_gmt] => 2013-09-07 09:02:19 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=29234 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 0 [filter] => raw ) ) [post_count] => 4 [current_post] => -1 [in_the_loop] => [post] => WP_Post Object ( [ID] => 29361 [post_author] => 2 [post_date] => 2013-09-17 10:18:02 [post_date_gmt] => 2013-09-17 08:18:02 [post_content] =>

Salam à toutes et à tous, voici la chronique du blédard bonne lecture Akram

La chronique du blédard : De la laïcité et de l’islam en France

Le Quotidien d’Oran, jeudi 12 septembre 2013 Akram Belkaïd, Paris Le gouvernement français s’en défend mais pour de nombreux musulmans de France la mise en place d’une charte de la laïcité à l’école s’apparente à un acte hostile contre eux et contre leur religion. Il ne faut pas se leurrer : la défiance à ce sujet est réelle d’autant qu’il faudrait être naïf pour nier l’existence d’arrière-pensées des autorités concernant un sujet hautement délicat pour ne pas dire explosif. Car, dans ce genre de situation, les procès d’intention sont nombreux. « Islamophobie évidente et intolérable » crient les uns. « Démarche rendue nécessaire par les problèmes rencontrés en milieux éducatifs » répondent les autres en jurant pourtant qu’ils ne visent personne en particulier. Le mieux, pour juger de l’affaire, est de se reporter à ce document de quinze articles. La première constatation c’est que l’islam n’est jamais cité et que les musulmans n’y sont pas désignés du doigt. Mais, diverses actualités obligent, il est évidemment impossible de lire ce texte sans penser à la religion musulmane et aux diverses tensions qui accompagnent sa présence de plus en plus visible – d’aucuns diront son essor – en France. On pense bien sûr aux affaires liées à l’interdiction du voile dans les établissements scolaires mais aussi à d’autres polémiques si caractéristiques de l’air du temps dans l’Hexagone comme la question de la viande hallal dans les cantines. Le premier article de la charte stipule que la France, « République indivisible, laïque, démocratique et sociale (…) respecte toutes les croyances ». La République, peut-être, mais cela n’est pas toujours vrai en ce qui concerne ses représentants ou ceux qui aspirent à l’être. Cette réalité alimente bien des rancœurs. En effet, depuis plus d’une décennie, les discours ouvertement islamophobes ne sont pas le fait de la seule extrême-droite et dans ce contexte même l’Etat français n’est pas toujours exempt de reproches. Le document rappelle ensuite la neutralité de l’Etat vis-à-vis des convictions religieuses ou spirituelles. « Il n’y a pas de religion d’Etat » proclame ainsi l’article deux. Ce principe fondateur né des combats menés au début du XXème siècle pour affranchir la République du poids de l’Eglise catholique mériterait aujourd’hui une exégèse. Non pas pour le remettre en cause mais pour répondre aux enjeux de l’époque avec notamment une importante communauté musulmane, de nationalité française, qui estime qu’une partie de ses droits lui sont déniés. Cela quand elle n’est pas victime d’une stigmatisation récurrente alimentée, il est vrai, par les errements et les excès sanglants de mouvements extrémistes se réclamant de l’islam. L’absence de religion d’Etat en France est un acquis dont les pays musulmans feraient mieux de s’inspirer (mais ceci est une autre affaire...). Par contre, il est des questions auxquels les principes de laïcité tels qu’ils existent aujourd’hui ne répondent pas de manière satisfaisante. L’un des reproches des musulmans français à l’égard de leur Etat – reproche souvent exprimé de manière vigoureuse – est que ce dernier répugne à assurer l’égalité des religions entre elles, estimant que là n’est pas son rôle. Certes, comme le rappelle le troisième article de la Charte, la laïcité « permet la libre expression de ses convictions » - précisant au passage que cela se fait « dans le respect de celles d’autrui et dans les limites de l’ordre public ». Mais ce document ne dit rien à propos de l’égalité pour ce qui est des conditions et possibilités de pratiquer librement et dignement son culte ? On pense, bien entendu, à la question des constructions de mosquées qui, le plus souvent, s’apparentent à un parcours du combattant comme en témoignent notamment les péripéties juridiques autour du chantier de la future mosquée de Marseille… Pour de nombreux défenseurs de la laïcité, l’Etat n’a pas à se mêler de l’égalité en matière de conditions de pratique du culte son rôle se bornant à garantir la liberté de conviction religieuse. C’est une position que l’on pourrait comprendre dans un panorama religieux figé mais la France, comme une bonne partie du monde évolue. La place importante de l’islam dont la présence remonte pourtant à moins d’un siècle, l’émergence de nouvelles spiritualités, tout cela ne peut permettre à l’Etat français de se cantonner dans une position défensive pour ne pas dire répressive. Si l’Etat n’a pas à se mêler de religions il est tout de même obligé de veiller à ce qu’aucune d’entre elles ne se considère comme malmenée. Il est certainement important de défendre la neutralité religieuse de l’école publique et l’exigence d’une application identique des règles pour tous les écoliers. Il est aussi bienvenu de rappeler que « nul ne peut se prévaloir de son appartenance religieuse pour refuser de se conformer aux règles applicables dans l’Ecole de la République » (article 13 de la charte). Mais grande est la conviction chez une bonne partie des musulmans de France que la laïcité est un outil de coercition destinée à préserver un statu quo en matière de prépondérance d’une religion sur l’autre et à empêcher que, finalement, l’islam ne puisse être considéré comme une religion « française » au sens qu’elle ne serait plus « importée » de l’extérieur. Enfin, il faudrait aussi que l’Etat et ses représentants s’emploient à rappeler que, la laïcité, ce n’est pas la promotion de l’athéisme et le refus des religions. Que la laïcité, ce n’est pas consacrer la critique systématique et la mise en cause des religions au rang de projet de société et de mode de vie. Car, hélas, qu’ils soient chrétiens, juifs ou musulmans, de nombreux croyants se sentent aujourd’hui pointés du doigt par toute une machinerie médiatico-intellectuelle dont la conception de la laïcité semble pour le moins des plus restrictives. Et l'Etat français gagnerait à ne pas s'en faire le relais. [post_title] => [La Chro du Blédard #3] De la Laïcité et de l’Islam en France [post_excerpt] => LIBERTÉ-ÉGALITÉ-LAÏCITÉ - La "charte de la laïcité" introduite dans les écoles le 9 septembre vient réaffirmer cette réalité fondamentale de la France. Mais pourquoi est-il nécessaire, un siècle plus tard, de l'afficher sur les murs de toutes les écoles du pays, de la maternelle au lycée ? Dans sa dernière chronique le Blédard s'interroge. [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => la-chro-du-bledard-3-de-la-laicite-et-de-lislam-en-france [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2013-09-17 10:28:00 [post_modified_gmt] => 2013-09-17 08:28:00 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=29361 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 0 [filter] => raw ) [comment_count] => 0 [current_comment] => -1 [found_posts] => 4 [max_num_pages] => 1 [max_num_comment_pages] => 0 [is_single] => [is_preview] => [is_page] => [is_archive] => 1 [is_date] => 1 [is_year] => [is_month] => 1 [is_day] => [is_time] => [is_author] => [is_category] => [is_tag] => [is_tax] => [is_search] => [is_feed] => [is_comment_feed] => [is_trackback] => [is_home] => [is_404] => [is_embed] => [is_paged] => [is_admin] => [is_attachment] => [is_singular] => [is_robots] => [is_posts_page] => [is_post_type_archive] => [query_vars_hash:WP_Query:private] => 2777018ca6a1c28c0d03b8ba9703e885 [query_vars_changed:WP_Query:private] => [thumbnails_cached] => [stopwords:WP_Query:private] => [compat_fields:WP_Query:private] => Array ( [0] => query_vars_hash [1] => query_vars_changed ) [compat_methods:WP_Query:private] => Array ( [0] => init_query_flags [1] => parse_tax_query ) )