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Nicolas Dupont-Aignan

A 55 ans, voilà enfin un candidat qui a l’âge de mon père, ce qui change du panel habituel grand-parental. Il est l’homme de la situation politicienne puisqu’il a fait toutes les écoles censées former à la chose (Sciences Po et l’ENA). Le voilà aguerri. Il en sort diplômé, promotion Copé, ce qui laisse présager quelque goût culinaire plus proche de la viennoiserie que des légumes râpés. Mais tellement déçu par le formatage des élites qu'il réoriente sa destinée : direction la préfectorale, puis quelques cabinets ministériels (Bayrou puis Barnier). Dupont-Aignan n'a pas l'hésitation ombrageuse quand il veut se faire violence. L’adolescence acquise, il rejette son éducation politicienne, quitte l’Union pour un mouvement populaire (non sans avoir connu auparavant les vieilleries qu’étaient le Rassemblement pour la République et le Rassemblement pour la France). Quelqu’un qui réchappe à tant de putréfaction molle a un organisme à toute épreuve. Enfin il fonde Debout la République, devenu Debout la France. Ce souci de la verticalité n’est pas surprenant pour qui recherche droiture, intégrité. Il est le seul candidat gaulliste social et souverainiste. Une étiquette unique, un tampon « lu et approuvé par les amicales gaulliennes » appliqué sur l'épaule pour toute décoration. L’idée et l’image qu’il se fait de la France sont donc celles d'une belle ganache étoilée, seule à même de réordonner le pays, mettre au garde-à-vous les récalcitrants. Toujours ce corps redressée qui donne à voir plus loin que les autres, tel le chimpanzé se dressant au-dessus de la savane pour guider le renouveau d'un peuple. Fort de l'estime portée à son héros, il libère les yerrois depuis plus de 20 ans de ces deux bras brandis haut. L’imitation est d'ailleurs suffisamment convaincante pour que ses habitants l’élisent dès le premier tour en 2012 de façon généralissime. Mais Yerres libre n’est pas la France occupée : 98,21% ont résisté à la tentation. Président de la Communauté d’agglomération, mais aussi député de l’Essonne, cet homme garde les pieds englaisés dans le terroir, au plus proche des Français. Il sait mieux que quiconque en  défendre leurs intérêts primordiaux et ne renonce jamais à peser pour conquérir des avancées sociales : pas moins de 2 propositions de loi cette dernière année sur les défibrillateurs cardiaques (octobre 2015 et septembre 2016). Dupont-Aignan a la persévérance que d’autres dénigrent en imbécillité. Oui, son patriotisme est moqué, raillé, mais Dupont-Aignan tient vent debout. Debout pour la France. Ses sourcils froncés marquent le souci auquel sa mission le contraint. S’il vitupère contre les grands médias nationaux, il reste touché des attentions que lui laissent ces derniers et ne manque pas de garder souvenir de telles opportunités comme d’autres découpent leur photo parue dans la Nouvelle République de Centre Ouest au détour d’une foire locale quelconque pour la conserver à l'abri de toute photolabilité. Cet homme est touchant de normalité. Ces idées sont recherchées, attirantes. Elles sont alors calquées par le camp adverse le plus proche. Au pire, d’autres profitent de l’incrédulité des électeurs en confectionnant une basse contrefaçon par confusion de marques à des fins de tromperie. Non content d’être pillé, Dupont-Aignan est dragué, la main lui est tendu, plus bas que d’accoutumée, par Florian Philippot et Nicolas Bay. Mais Dupont-Aignan n'a d'yeux que pour Philippe de Villiers, tout à son antifédéralisme européen comme projet de vie commune. Le mariage pour tous mais pas avec tous. Il ouvre finalement ses bras aux recalés n’ayant pas obtenu les parrainages pour la primaire à droite, Henri Guaino compris. Cet homme est magnanime. Il se rêve en grand rassembleur des deux rives républicaines, cette utopie chevènementiste avortée. Il est confondant d’idéaux d’avant-garde. En campagne depuis 2012, son échec rapidement digéré, il fait preuve d’une endurance à toute épreuve, ce qui n’est pas la moindre des qualités pour la fonction qu’il se réserve d’occuper. Il ne tarie pas d’efforts, ce qui est bien le moins de la part d’un défenseur acharné de la méritocratie. Il se rêve en tortue coiffant sur le poteau les lièvres encore restés prostrés dans les starting-blocks. Transparent comme le grillage d’un confessionnal, il avoue posséder une maison de 150.000 euros en Essonne, un appartement de 430.000 euros à Paris et 200.000 euros de prêt encore à rembourser. J’ai décidément hâte de le rencontrer.

Le meeting

En ce dimanche 2 octobre, direction la salle du New Cap. Vers un nouvel horizon. Il y a des signes qui ne trompent pas. Comme un train lancé que cette fois Dupont-Aignan ne compte pas regarder passer depuis le quai de ce 15è arrondissement parisien. _mg_8446 La salle est pleine, longue comme sa campagne entamée officiellement depuis mars 2016. Ça parle yerrois dans beaucoup de rangées, cette communauté réunie des 4 coins de la capitale étant venue en masse pour soutenir le représentant de leur région lointaine. La tonalité choisie est un violet du plus bel effet. _mg_8577 C'est l'effervescence. Les drapeaux sont distribués en nombre pour virevolter sous les ovations. Les jeunes sont galvanisés dans le couloir attenant pour mimer une haie honorifique. La musique est calée pour une entrée tonitruante. C'est entrainant. _mg_8587 Rien n’est décidément laissé au hasard, jusqu'aux plus infimes détails : les étiquettes des tee-shirts sont savamment retournées par-dessus les chemises vichy pour bien prouver aux yeux de tous l’origine Made in France des goodies acquis. Taire la critique facile. Cet homme est prévoyant. _mg_8617 Cela va être beau et spectaculaire... ... Mais non. Dupont-Aignan improvise son entrée. Sans musique ni trompette. Le candidat ne transige avec personne, pas même au sein de son parti. Rien ne peut lui être imposé. Il incarne l'homme anti-système. Il est l'anti-système. C'est l'hystérie devant tant de jusqu'au boutisme.
Je vous le dis avec solennité, sur vos épaules repose l’avenir de la France
Exactement ce que je prédisais de mon action civique à venir ! Ses soutiens sont venus affirmer la stature nouvelle que Dupont-Aignan entend incarner au poste suprême. Aux premiers rangs desquels Philippe Pascot, de l’association AntiCor. Un témoignage comme preuve indubitable de l'honnêteté du parti et de ses affidés. Une probité rare. Un homme sans reproche. Ah si. Peut-être. Une casserole. Petite et en aluminium léger. Une pénalité de 100 000 euros infligée par l’État au parti qui n’avait pas respecté les règles de la parité lors d’élections antérieures. Debout la France avait en effet aligné 53% de femmes sur ses listes... Élan freiné par cette remontrance. Le dernier bureau national, démotivé par cette injuste amende, était composé de 8 femmes, sur 43 membres. _mg_8658 Dupont-Aignan peut aussi compter sur Stéphanie Gibaud, lanceuse d’alerte en matière d’évasion fiscale et fraichement reconvertie en maîtresse de cérémonie. Cette dernière sera troublée et touchée d’accueillir Jérôme Kerviel, ex-trader de la Société Générale, sexe-symbol de la résistance au marché financier, agent double ayant tenté la destruction par l’intérieur d’une tête de l’hydre mondial. Dupont-Aignan est le vrai ennemi de la Finance.  Les cravates des banquiers d'affaires, très peu pour lui (mais à quelle groupie cette cravate est-elle destinée ? Voir le cadeau bonus). _mg_9062 Le meeting fini, il convient de fendre la foule, céder aux embrassades, autographer, saluer, épauler. Il faut satisfaire aux selfies avec les groupies, accepter les accolades comme le bovin la caresse sur la croupe au salon de l’agriculture. _mg_9227 Dupont-Aignan, tout à sa magnanimité, répond aux questions du Petit Journal. Sa parole d'or n'est pas réservée qu'aux élites. Il parle aux nécessiteux. Il est empli d'une humanité insoupçonnée envers autrui en général et les reclus en particulier. _mg_9324 Oui, il y a de la bonté dans cet homme. Voilà qui finit de me rassurer.

En voilà des idées qu’elles sont bonnes

C’est un fait. La forme se doit d’être suffisamment attrayante pour répondre convenablement aux critères de la critique contemporaine. L'apparence et l’émotion sont maintenant reines de l'éligibilité. Mais Dupont-Aignan ne saurait s’arrêter à si basses superficialités. Aussi, il vient présenter un programme complet. Car la réflexion a été portée à son paroxysme pour répondre aux problèmes de notre pays et de ses administrés. Il est de notoriété publique que certains sujets de ce côté-ci de l’échiquier politique font consensus pur et dur. Il devient vain de mettre en concurrence les prétendants sur des considérations migratoires et des arguments xénologiques. C’est un fait avéré à force de répétitions : l’étranger porte le foulard pour mieux se goinfrer en cachette de notre pain rance, sacrifie son mouton au nom de Dieu pour que notre pays court à sa perte de croissance, adopte la barbe fashion à la hipster pour conquérir nos filles et nos compagnes par paquet polygame de dix, etc. programme Les propositions de Dupont-Aignan vont bien au-delà de telles futilités. Et c’est pour lui un avantage indéniable que d'avoir débuté une campagne dès mars 2016 : il a jalonné le terrain des idées, si bien que les autres poursuivants sont poussés à la faute de miser plus pour prétendre remporter mieux (les élections). Dupont-Aignan fait les comptes, et ils sont ronds. Il promet un "million d’emplois relocalisés en 5 années" de mandat (variante gataziste garantie sans pin's extra-européens). "10% de salaire net" en plus obtenus grâce à la baisse d'un tiers des cotisations sociales de chaque salarié (cette manne permettra utilement à chacun de combler le ticket modérateur des actes médicaux de plus en plus élevé à mesure que les cotisations sociales minorées précipitent le trou de la sécurité sociale). Une économie sur les dépenses d'assistanat et en luttant contre la fraude fiscale (cette double mesure empêchant les assistés de transférer leur pécule en des contrées pratiquant la faible imposition). L'alignement des régimes de retraite (les députés ne dérogeant pas à cette généralisation qu'ils appellent de leur vœux). En bon oracle, il prévoit la construction d'usines 4.0 à la "productivité impressionnante" (voire super impressionnantes). Dupont-Aignan annonce prévoir la suppression des droits de succession des "petits patrimoines" (ce qui concernera enfin massivement les classes populaires touchant un héritage jusqu’à un million d’euros). Et tellement plus encore. Certains estimeront ces mesures, au pire, inaccessibles, au mieux, démagogiques. Ce programme est pourtant ‘raisonnable’ et entièrement ‘financé’. Voilà qui laissera bouche bée plus d’un opposant. Cet homme a réponse à tout. Qu’on se le dise, la loi organique sur la réforme des règles de l’élection présidentielle n’aura pas raison de sa parole d’évangile. Dupont-Aignan ira convaincre chacun en chaque lieu. Le parti dépense d’ailleurs 21% de ses produits du parti pour la facturation aux candidats. Ce qui en fait le deuxième ratio derrière le Front National. Le parti dépense sans compter pour faire entendre raison, convaincre les foules en liesse.

La question

Est-ce que c’est plus facile de résister et critiquer le système quand on est soi-même issu des mêmes écoles ? Qu’on a pratiqué la préfectorale et les cabinets ministériels comme tous ? Qu’on épouse les mêmes réflexes intéressés reprochés à de nombreux élus, comme d’avoir sa femme pour assistante parlementaire ? Que l’on pratique le cumul des mandats comme une habitude répandue de la Vè République ?
J’ai pas fait de la politique après avoir été à l’ENA. Je collais les affiches de Chaban [Delmas] dès 13 ans. J’ai fait l’ENA parce que j’étais d’un milieu qui n’était pas politique, je savais même pas ce que c’était que Sciences Po. Et je me disais que pour faire ce que j’aime, il faut peut-être que j’assure ma sécurité, c’était à l’époque un réflexe, d’être au service de l’État, et c’est vrai qu’une fois là-bas j’ai découvert que c’était tout ce que je détestais. Je crois avoir prouvé par mes prises de position courageuses que je n’étais pas prisonnier de cela, notamment en quittant l’UMP à une époque où le parti gagnait. Y a pas beaucoup de gens qui quittent un navire qui gagne. Je ne renie pas ce que j’ai fait. L’ENA est une école de méritocratie. Quant à ma femme, tout le monde sait ce qu’elle fait, elle travaille et a abandonné un salaire plus important. Je ne l’ai jamais caché. Ça n’a jamais posé de problème car elle travaille comme une folle. Maire, président de communauté d’agglomération, député… J’ai besoin de ces différentes fonctions pour ne pas être tué politiquement. Et cela me ressource d’être au contact de mes administrés (Nicolas Dupont-Aigan, dimanche 2 octobre 2016)
Si tous les candidats sont aussi convaincants, je mesure la difficulté qui m’échoira de choisir parmi tous, une fois le rideau refermé sur moi dans l’isoloir.

Khla Tonkpin

Cadeau bonus

A cette aficionado si discrète ? _mg_9011 [post_title] => [Ma Campagne Électorale] Dupont-Aignan [post_excerpt] => [Billet d'humeur] Les 23 avril et 7 mai 2017, j’aurai le devoir solennel d’élire notre prochain président de la République française. Eclairé, mon vote aura une incidence sur l’avenir de notre pays. Voilà qui n’est pas une mince affaire : j’ai entre les mains un petit papier anodin de 148 par 105 millimètres qui actera le sort de millions de compatriotes. [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => campagne-electorale-dupont-aignan [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2017-05-10 09:46:44 [post_modified_gmt] => 2017-05-10 07:46:44 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=37539 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 4 [filter] => raw ) ) [post_count] => 1 [current_post] => -1 [in_the_loop] => [post] => WP_Post Object ( [ID] => 37539 [post_author] => 2 [post_date] => 2016-10-12 18:29:14 [post_date_gmt] => 2016-10-12 16:29:14 [post_content] => Aussi, dès à présent, il me faut comparer parmi tous les prétendants au poste suprême. M’en faire une idée précise. Il s’agit de choisir le meilleur d’entre eux. Le plus apte. Et cela n’est pas chose aisée tant les compétences sont hétérogènes, les programmes tous plus alléchants les uns que les autres. Me voilà investi, délicat sacerdoce, de mon rôle de citoyen. Je manque défaillir.

Nicolas Dupont-Aignan

A 55 ans, voilà enfin un candidat qui a l’âge de mon père, ce qui change du panel habituel grand-parental. Il est l’homme de la situation politicienne puisqu’il a fait toutes les écoles censées former à la chose (Sciences Po et l’ENA). Le voilà aguerri. Il en sort diplômé, promotion Copé, ce qui laisse présager quelque goût culinaire plus proche de la viennoiserie que des légumes râpés. Mais tellement déçu par le formatage des élites qu'il réoriente sa destinée : direction la préfectorale, puis quelques cabinets ministériels (Bayrou puis Barnier). Dupont-Aignan n'a pas l'hésitation ombrageuse quand il veut se faire violence. L’adolescence acquise, il rejette son éducation politicienne, quitte l’Union pour un mouvement populaire (non sans avoir connu auparavant les vieilleries qu’étaient le Rassemblement pour la République et le Rassemblement pour la France). Quelqu’un qui réchappe à tant de putréfaction molle a un organisme à toute épreuve. Enfin il fonde Debout la République, devenu Debout la France. Ce souci de la verticalité n’est pas surprenant pour qui recherche droiture, intégrité. Il est le seul candidat gaulliste social et souverainiste. Une étiquette unique, un tampon « lu et approuvé par les amicales gaulliennes » appliqué sur l'épaule pour toute décoration. L’idée et l’image qu’il se fait de la France sont donc celles d'une belle ganache étoilée, seule à même de réordonner le pays, mettre au garde-à-vous les récalcitrants. Toujours ce corps redressée qui donne à voir plus loin que les autres, tel le chimpanzé se dressant au-dessus de la savane pour guider le renouveau d'un peuple. Fort de l'estime portée à son héros, il libère les yerrois depuis plus de 20 ans de ces deux bras brandis haut. L’imitation est d'ailleurs suffisamment convaincante pour que ses habitants l’élisent dès le premier tour en 2012 de façon généralissime. Mais Yerres libre n’est pas la France occupée : 98,21% ont résisté à la tentation. Président de la Communauté d’agglomération, mais aussi député de l’Essonne, cet homme garde les pieds englaisés dans le terroir, au plus proche des Français. Il sait mieux que quiconque en  défendre leurs intérêts primordiaux et ne renonce jamais à peser pour conquérir des avancées sociales : pas moins de 2 propositions de loi cette dernière année sur les défibrillateurs cardiaques (octobre 2015 et septembre 2016). Dupont-Aignan a la persévérance que d’autres dénigrent en imbécillité. Oui, son patriotisme est moqué, raillé, mais Dupont-Aignan tient vent debout. Debout pour la France. Ses sourcils froncés marquent le souci auquel sa mission le contraint. S’il vitupère contre les grands médias nationaux, il reste touché des attentions que lui laissent ces derniers et ne manque pas de garder souvenir de telles opportunités comme d’autres découpent leur photo parue dans la Nouvelle République de Centre Ouest au détour d’une foire locale quelconque pour la conserver à l'abri de toute photolabilité. Cet homme est touchant de normalité. Ces idées sont recherchées, attirantes. Elles sont alors calquées par le camp adverse le plus proche. Au pire, d’autres profitent de l’incrédulité des électeurs en confectionnant une basse contrefaçon par confusion de marques à des fins de tromperie. Non content d’être pillé, Dupont-Aignan est dragué, la main lui est tendu, plus bas que d’accoutumée, par Florian Philippot et Nicolas Bay. Mais Dupont-Aignan n'a d'yeux que pour Philippe de Villiers, tout à son antifédéralisme européen comme projet de vie commune. Le mariage pour tous mais pas avec tous. Il ouvre finalement ses bras aux recalés n’ayant pas obtenu les parrainages pour la primaire à droite, Henri Guaino compris. Cet homme est magnanime. Il se rêve en grand rassembleur des deux rives républicaines, cette utopie chevènementiste avortée. Il est confondant d’idéaux d’avant-garde. En campagne depuis 2012, son échec rapidement digéré, il fait preuve d’une endurance à toute épreuve, ce qui n’est pas la moindre des qualités pour la fonction qu’il se réserve d’occuper. Il ne tarie pas d’efforts, ce qui est bien le moins de la part d’un défenseur acharné de la méritocratie. Il se rêve en tortue coiffant sur le poteau les lièvres encore restés prostrés dans les starting-blocks. Transparent comme le grillage d’un confessionnal, il avoue posséder une maison de 150.000 euros en Essonne, un appartement de 430.000 euros à Paris et 200.000 euros de prêt encore à rembourser. J’ai décidément hâte de le rencontrer.

Le meeting

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En voilà des idées qu’elles sont bonnes

C’est un fait. La forme se doit d’être suffisamment attrayante pour répondre convenablement aux critères de la critique contemporaine. L'apparence et l’émotion sont maintenant reines de l'éligibilité. Mais Dupont-Aignan ne saurait s’arrêter à si basses superficialités. Aussi, il vient présenter un programme complet. Car la réflexion a été portée à son paroxysme pour répondre aux problèmes de notre pays et de ses administrés. Il est de notoriété publique que certains sujets de ce côté-ci de l’échiquier politique font consensus pur et dur. Il devient vain de mettre en concurrence les prétendants sur des considérations migratoires et des arguments xénologiques. C’est un fait avéré à force de répétitions : l’étranger porte le foulard pour mieux se goinfrer en cachette de notre pain rance, sacrifie son mouton au nom de Dieu pour que notre pays court à sa perte de croissance, adopte la barbe fashion à la hipster pour conquérir nos filles et nos compagnes par paquet polygame de dix, etc. programme Les propositions de Dupont-Aignan vont bien au-delà de telles futilités. Et c’est pour lui un avantage indéniable que d'avoir débuté une campagne dès mars 2016 : il a jalonné le terrain des idées, si bien que les autres poursuivants sont poussés à la faute de miser plus pour prétendre remporter mieux (les élections). Dupont-Aignan fait les comptes, et ils sont ronds. Il promet un "million d’emplois relocalisés en 5 années" de mandat (variante gataziste garantie sans pin's extra-européens). "10% de salaire net" en plus obtenus grâce à la baisse d'un tiers des cotisations sociales de chaque salarié (cette manne permettra utilement à chacun de combler le ticket modérateur des actes médicaux de plus en plus élevé à mesure que les cotisations sociales minorées précipitent le trou de la sécurité sociale). Une économie sur les dépenses d'assistanat et en luttant contre la fraude fiscale (cette double mesure empêchant les assistés de transférer leur pécule en des contrées pratiquant la faible imposition). L'alignement des régimes de retraite (les députés ne dérogeant pas à cette généralisation qu'ils appellent de leur vœux). En bon oracle, il prévoit la construction d'usines 4.0 à la "productivité impressionnante" (voire super impressionnantes). Dupont-Aignan annonce prévoir la suppression des droits de succession des "petits patrimoines" (ce qui concernera enfin massivement les classes populaires touchant un héritage jusqu’à un million d’euros). Et tellement plus encore. Certains estimeront ces mesures, au pire, inaccessibles, au mieux, démagogiques. Ce programme est pourtant ‘raisonnable’ et entièrement ‘financé’. Voilà qui laissera bouche bée plus d’un opposant. Cet homme a réponse à tout. Qu’on se le dise, la loi organique sur la réforme des règles de l’élection présidentielle n’aura pas raison de sa parole d’évangile. Dupont-Aignan ira convaincre chacun en chaque lieu. Le parti dépense d’ailleurs 21% de ses produits du parti pour la facturation aux candidats. Ce qui en fait le deuxième ratio derrière le Front National. Le parti dépense sans compter pour faire entendre raison, convaincre les foules en liesse.

La question

Est-ce que c’est plus facile de résister et critiquer le système quand on est soi-même issu des mêmes écoles ? Qu’on a pratiqué la préfectorale et les cabinets ministériels comme tous ? Qu’on épouse les mêmes réflexes intéressés reprochés à de nombreux élus, comme d’avoir sa femme pour assistante parlementaire ? Que l’on pratique le cumul des mandats comme une habitude répandue de la Vè République ?
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Si tous les candidats sont aussi convaincants, je mesure la difficulté qui m’échoira de choisir parmi tous, une fois le rideau refermé sur moi dans l’isoloir.

Khla Tonkpin

Cadeau bonus

A cette aficionado si discrète ? _mg_9011 [post_title] => [Ma Campagne Électorale] Dupont-Aignan [post_excerpt] => [Billet d'humeur] Les 23 avril et 7 mai 2017, j’aurai le devoir solennel d’élire notre prochain président de la République française. Eclairé, mon vote aura une incidence sur l’avenir de notre pays. Voilà qui n’est pas une mince affaire : j’ai entre les mains un petit papier anodin de 148 par 105 millimètres qui actera le sort de millions de compatriotes. [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => campagne-electorale-dupont-aignan [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2017-05-10 09:46:44 [post_modified_gmt] => 2017-05-10 07:46:44 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=37539 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 4 [filter] => raw ) [comment_count] => 0 [current_comment] => -1 [found_posts] => 1 [max_num_pages] => 1 [max_num_comment_pages] => 0 [is_single] => [is_preview] => [is_page] => [is_archive] => 1 [is_date] => 1 [is_year] => [is_month] => 1 [is_day] => [is_time] => [is_author] => [is_category] => [is_tag] => [is_tax] => [is_search] => [is_feed] => [is_comment_feed] => [is_trackback] => [is_home] => [is_404] => [is_embed] => [is_paged] => [is_admin] => [is_attachment] => [is_singular] => [is_robots] => [is_posts_page] => [is_post_type_archive] => [query_vars_hash:WP_Query:private] => 4c1fca341ddf81dca171e8d7caa45f71 [query_vars_changed:WP_Query:private] => [thumbnails_cached] => [stopwords:WP_Query:private] => [compat_fields:WP_Query:private] => Array ( [0] => query_vars_hash [1] => query_vars_changed ) [compat_methods:WP_Query:private] => Array ( [0] => init_query_flags [1] => parse_tax_query ) )