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La Télé Libre, tout le monde en rêve ? Nous on la fait...

Bientôt ici même, le Best Of des 10 ans. En attendant, une image du montage en cours... Montage Best OF 10 ans   *oxymore : deux trucs impossibles à concilier... [post_title] => LaTéléLibre a 10 ans ce 24 Janvier! [post_excerpt] => 10 ans après sa naissance, la plus petite télé de France est toujours vivante et libre. [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => latelelibre-a-10-ans-24-janvier [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2017-01-24 22:46:13 [post_modified_gmt] => 2017-01-24 21:46:13 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=38181 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 0 [filter] => raw ) [1] => WP_Post Object ( [ID] => 38141 [post_author] => 14 [post_date] => 2017-01-24 20:22:23 [post_date_gmt] => 2017-01-24 19:22:23 [post_content] => (conseil avisé : à lire en écoutant de la musique engagée) Saint-Pons-de-Thomières. Près de 2000 habitants, sans trop de variation saisonnière. Mais le  3 septembre 2009, la population augmente subitement de 150 personnes. Une affluence record impressionnante. Par paquets de trois dans une cinquantaine de voitures. Une manifestation ? Une course sauvage ? Non. Une dizaine de services de police et de gendarmerie, dont la SDAT, ont décidé d’envahir le paisible village occitan. Une opération d’envergure pour du gros gibier, forcément.

« Front rouge, vive la République sociale ! »

Coincé entre la montagne Noire et le soleil frappant l’adret, le village plonge soudainement dans une sombre histoire de lutte anti-terroriste. Car en cette année 2009, l'affaire est sérieuse : le président Sarkozy et quelques sommités UMP ont reçu des courriers très personnels, des enveloppes dans lesquelles est disposée une balle de 9mm dédicacée. Pour qui n’aurait pas compris, le corbeau explicite l’intention. La missive est signée de la mystérieuse ‘Cellule 34’. Nerveux, Sarkozy exige de tous une obligation de résultats. Heureusement, les services de l’ordre recèlent de fins limiers. Et à l'instar du pseudonyme ‘Eric36’ donnant clairement à penser à la jouvencelle qu’un jeune éphèbe de l’Indre attend des rapports affinés via son application Tinder, les policiers s’intéressent au département de l’Hérault pour y déceler le groupuscule. A malin, malin et demi. Et bim bam boum ! Les poulets ont décidément du nez. Et plantent leur bec dans le bon trou à vers. Comme quoi il ne faut jamais sous-estimer une volaille… Car ce fameux département 34 possède justement une bande d’énergumènes à la potacherie révolutionnaire languissante. Gang, collectif, comité, équipe… Brèfle, cette palanquée d'olibrius a pour habitude louche de se réunir plus que de normal en un bureau de tabac. On y parle socialisme. Ça fleure bon le magasin général… Les charges sont lourdes. Ça va chauffer pour leur matricule. Filatures, planques, écoutes téléphoniques, perquisitions… Toute la panoplie du parfait investigateur y passe. La cellule est débusquée. Une cellule communiste en l’occurrence. trombi C'est cette histoire rocambolesque que nous narre Olivier Azam. Celle de personnages hautement dangereux tout droit sortis d’un sketch grolandais.

« Cellule 34 »

Tant et tellement grolandais que le festival éponyme a retenu le film en sélection cette année. L’introduction jubilatoire est en effet digne de cet esprit rouge qui tâche. Mais la suite des aventures pittoresques de la bande est autrement plus réelle. Et si les condés auront donc finalement fait mauvaise pioche, ce sont bien de véritables mauvais coucheurs qui étaient visés. Car sous leur bonhommie se cache une opiniâtreté féroce. Parmi eux, Pierre Blondeau, cerveau présumé et patron du bureau de tabac-librairie ‘La Cigale’. Entouré de ses fidèles amis. Ils sont de tous les combats locaux. Ces zouaves sont des empêcheurs de détourner en rond. En 2002, ils ont permis d'éviter l’implantation d’une décharge d’ordures ménagères.
Ne rien prendre au sérieux mais tout faire sérieusement
Depuis cet épisode, la bande a gagné en crédibilité et légitimité. Et leurs actions n’ont de cesse de porter ombrage sur les us et coutumes des politiciens locaux, les décisions et arbitrages impactant leur environnement proche, etc.

 « La Commune »

Tout un programme. C’est le titre de la gazette éditée par La Cigale, sans périodicité définie. Les camarades sont seuls juges de l’intérêt de donner  publicité de leurs combats contre les éoliennes industrielles par exemple ou dernièrement de mettre en lumière des scandales locaux tels celui de la cyperméthrine appliquée lors de déforestation. commune La parole est d’autant plus libre que la feuille de chou est indépendante financièrement. Et autonome dans sa confection, sa parution et son colportage artisanal. La Cigale sait manier les cymbales pour faire grand bruit de ce qu’elle juge utile pour l’intérêt général. Ce qui n’était pas sans agacer l’édile (Kléber Mesquida pour ne point le nommer). La bande de La Cigale aura même certainement participé à faire trébucher de son piédestal municipal ce potentat notoire. En marge de ces affrontements quotidiens, une fulgurance. Sans doute les batailles menées par Blondeau et ses camarades auront joué en leur défaveur. Et depuis leur libération, faute de preuve et sans plus d'excuse, l’hypothèse fait son chemin : celle d’une opération du MIL. Le mouvement initiative et liberté ? Le service d’ordre de l’UMP, descendant direct du SAC, de sinistre mémoire. L’enquête semble en voie de réactivation et se tourner vers une piste d’intimidation qui se serait déroulée entre gens bien sous tout rapport…   Que retenir ? Que les pieds nickelés zelés de nos services de police et de gendarmerie ne renoncent jamais à être moqués. Que les moyens de renseignement se complaisent à surveiller les mouvements autonomes, toutes obédiences concernées. Que ces derniers cherchent l’invisibilité à leur combat mondial libertaire comme à Tarnac ou clairement la lumière pour leurs luttes prolétariennes locales comme à Saint-Pons-de-Thomières. Il convient pour le pouvoir de faire taire les voix stridentes de toutes les cigales en puissance. La leçon des uns sert de leçon aux autres. Mais que ce film documentaire fait du bien ! Car cette histoire non affabulée est l’exemple d’une opposition politique locale enrichissante, de celle qui s’organise dans la confrontation pour mieux élever la Cité. Tout porte à croire que d’autres cigales chantent ailleurs aussi, et chanteront de plus en plus…

Lurinas

Liens

« La cigale, le corbeau et les poulets », un film d’Olivier Azam (96 minutes). Sortie nationale le 18 janvier 2017. Une production Les mutins de la Pangée Le site du troubadour Maax [post_title] => La Cigale ne Cessera jamais de Chanter [post_excerpt] => Réunir une cigale, un corbeau et des poulets dans une même histoire ? La Fontaine lui-même n'y avait jamais pensé. C'est à partir de cette idée originale qu'Olivier Azam nous conte une truculente fable rurale. Pincez-vous, car tous les événements narrés sont pourtant authentiquement vrais ! [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => la-cigale-ne-cessera-jamais-chanter [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2017-02-24 14:50:15 [post_modified_gmt] => 2017-02-24 13:50:15 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=38141 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 0 [filter] => raw ) [2] => WP_Post Object ( [ID] => 38148 [post_author] => 27 [post_date] => 2017-01-23 14:49:47 [post_date_gmt] => 2017-01-23 13:49:47 [post_content] => J'avais rencontré Jacques Guimezanes lors d'une réception avec l'ambassadeur de Chine à Paris à l'été 2016. Ce solide gaillard, discret, à la tête chenue, s'était présenté comme le secrétaire général de l'Association pour la Protection de l'Art Chinois en Europe, l'APACE. Il passe son temps à éplucher les catalogues de ventes des grandes maisons comme Christie's, Artcurial, Sothebys, ou Drouot à la recherche d'objets chinois provenant de pillages illégaux. Ancien grand flic (il a finit sa carrière comme directeur général de la Police Judiciaire), il s'est découvert une passion pour la Chine et ses antiquités alors qu'il représentait la France lors d'un congrès d'Interpol à Pekin dans les années 90. Son association s'est faite connaitre notamment en tentant de bloquer la vente de la succession Bergé/Saint Laurent qui comprenait notamment deux têtes en bronze, l'une de rat, et l'autre de lapin, qui étaient vendues aux enchères. Ces têtes provenaient sans aucun doute possible de la fontaine du palais d'été des empereurs chinois, pillé et mis à sac en 1860 par les armées française et anglaise durant la 2ème guerre de l'opium. Cette fontaine supportait 12 têtes d'animaux, les 12 signes du zodiaque chinois. 7 ont à ce jour été retrouvées, et 5 ont disparu depuis cette date et n'ont jamais été revues. Pour l'histoire en détail c'est par , et par . Il faut savoir que le pillage du palais d'été de Pekin est à ce jour encore considéré en Chine comme une tragédie nationale, la quasi totalité des objets, vaisselles, effets personnels, archives des empereurs chinois ayant été emportée. Et notamment les 3000 sceaux des empereurs chinois, par lesquels ils authentifiaient leur correspondance et leurs édits, qui s'y trouvaient tous. Ces sceaux, aussi uniques que précieux, étaient le plus souvent en jade, mais aussi en stéatite pour certains, une pierre dure aux reflets rougeâtres. Alors que l'armée française se glorifiait de ce haut fait et du butin de guerre récupéré, une seule voix, mais quelle voix, s'éleva contre ce pillage : celle de Victor Hugo, dans sa fameuse Lettre au capitaine Butler. gordon2_sacpalikao                                            Illustration d'époque du sac du Palais d'été   Cette lettre vaudra à Victor Hugo une statue posthume érigée sur le site même de l'ancien palais d'été, complètement rasé comme on l'a vu, de la part des chinois reconnaissants. Et justement, Jacques Guimezanes m'apprend que la maison Bergé va mettre en vente chez Drouot le 14 décembre 2016 un sceau impérial d'époque QIANLONG (1736-1795), vendu par les héritiers d'un officier de marine français qui se trouvait en Chine au 19ème siècle. Pour l'APACE, et c'est sa raison d'être, l'objet provient forcément du pillage de 1860, et doit donc être restitué à la Chine. Et ce pour une raison selon lui aussi simple que juridique : les héritiers de cet officier de marine sont coupables de recel d'objet volé (pillé en l'occurrence) par leur ancêtre et il n'y a pas encore prescription puisqu'elle démarre à partir du moment où l'objet du recel refait surface, en l'occurrence dans le catalogue de Drouot pour cette vente exceptionnelle d'antiquités asiatiques, dont le sceau porte le numéro 36. Officiellement, l'ambassade de Chine, qui avait émis de vigoureuses protestations au moment de la vente des têtes de rat et de lapin, ne s'est pas manifestée sur cette vente là. Drouot ne l'entend bien évidemment pas de cette oreille, et considère que la vente par les héritiers est tout à fait légitime, puisque l'objet est dans la même famille depuis 1 siècle et demi. Jacques Guimezanes a beau se démener, la vente aura bien lieu. Capture decran 2016-12-13 à 15.31.40

Le mystérieux ancêtre officier de marine...

Nous voilà donc partis avec Jacques Guimezanes chez Drouot le mardi 13 décembre, veille de la vente, jour d'exposition des objets. Premier constat, évident : Drouot est rempli de chinois, et la plupart ne sont pas des touristes, ils ont presque tous une petite lampe torche et une loupe, afin d'étudier de près les objets exposés. Derrière une vitrine blindée, le sceau, avec des pictogrammes indiquant que les photos sont interdites. Évidemment, tout le monde a son smartphone et tente de le faire, ce qui provoque l'exaspération des employés de Drouot, qui finissent par retirer l'objet de la vitrine au bout d'une heure. Il y a d'autres pièces, très belles, mais le clou de la vente, c'est sans contexte le lot numéro 36, le fameux sceau. Dans le catalogue, outre la description de l'objet, une minuscule photo, noir et blanc, représentant le fameux ancêtre, en costume colonial blanc. L'identité des vendeurs est néanmoins tenue secrète, et Jacques Guimezanes aimerait bien la connaitre... Il a vu le sceau, qui est authentifié par Alice Jaussome, du cabinet Portier. Le dernier sceau impérial vendu en France s'est envolé à 1,15 millions € chez Artcurial en 2012, et c'est le record à ce jour. sceau imperial chinois drouot Retour le lendemain, jour de la vente, les lots s'égrènent, à partir du numéro 1, dans une relative indifférence de la salle comble. Le long du mur, des employés prennent les enchères par téléphone. Dans les ventes exceptionnelles de ce genre, les acheteurs ne sont pas toujours dans la salle, loin s'en faut, et la plupart tiennent à rester anonymes. Et ceux qui sont autorisés à enchérir sur des objets de grand prix se sont préalablement enregistrés auprès de la maison de vente, avec dépôt d'un chèque de caution conséquent, pour éviter les enchères fantaisistes. Ils sont munis d'un carton avec un numéro, pour les présents, et seuls autorisés à enchérir. Assez vite, les enchères s'emballent, et il devient rapidement évident que ça va se jouer entre deux acheteurs présents dans la salle, l'un au premier rang qui est au téléphone et enchérit visiblement pour quelqu'un d'autre, et un deuxième, avec un chapeau, qui se tient au fond de la salle. D'une mise à prix initiale à 800 000€, nous sommes passés en moins de 10 mn à 14, 15, 16, 17 et enfin 17,5 millions €, record absolu mondial pour un sceau impérial chinois. Avec les frais, on est à plus de 21 millions €, c'est démentiel. L'homme au chapeau s'appelle monsieur XiaoBo, il est originaire du Wenzhou, et il est antiquaire spécialisé à Pekin. Il va poster dans les heures qui suivent sur Weichat, le réseau social chinois les mots suivants, d'une singulière poésie :
Quel bonheur ! Travailler dans l'art ancien est un chemin difficile mais qui s'accompagne parfois d'une joie indescriptible".
+ vente aux enchères AMA.Copy.01.Transcoded.01

Monsieur XiaoBo et son chapeau, à Drouot le jour de la vente

Que va-t-il en faire ? Le revendre ? Le mettre dans un coffre ? C'est pour l'instant un mystère. Par le passé, des objets de ce genre se sont ensuite retrouvés dans des collections nationales à Pekin ou à Shanghai, par suite de compromis ou d'achats "patriotiques" effectués par de riches hommes d'affaire. Ce qu'il y a de sûr, c'est que les héritiers de ce mystérieux officier de marine français se félicitent aujourd'hui de l'avoir eu comme ancêtre. Car s'ils ne sont pas trop nombreux, ils seront grâce à lui assujettis à l'ISF... Contactée par téléphone lundi 23 janvier, la maison Bergé a confirmé l'intégralité du paiement, le sceau est retourné en Chine, et la statue de Victor Hugo à Pekin a eu, parait-il un léger sourire à cette annonce. Merci à Camille Chen de Gbtimes, pour son aide précieuse ! Christophe Tisseyre [post_title] => La Fabuleuse Histoire du Sceau Impérial Volé : 21 Millions € [post_excerpt] => Record mondial pour la vente aux enchères d'un sceau impérial chinois. 21 millions € pour cette pièce unique volée lors du pillage du Palais d'été des empereurs chinois à Pekin en 1860. [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => fabuleuse-histoire-sceau-imperial-vole-a-21-millions-e [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2017-02-12 13:37:10 [post_modified_gmt] => 2017-02-12 12:37:10 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=38148 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 1 [filter] => raw ) [3] => WP_Post Object ( [ID] => 38127 [post_author] => 27 [post_date] => 2017-01-18 17:32:55 [post_date_gmt] => 2017-01-18 16:32:55 [post_content] => J'avais comme prévu reçu la veille de Brutus le texto annoncé : "Bonsoir, nous sommes très heureux de vous accueillir demain pour participer à la 5ème de l'émission "Brutus". Je vous attend entre 18h et 18h30 (fermeture des portes #sécurité, se munir d'une pièce d'identité) au 29 rue des Sablons à Paris 16 (métro Trocadéro ou Rue de la Pompe puis 7' à pieds). Merci de me confirmer votre venue ainsi que les trois thèmes que vous souhaitez aborder par retour de sms. A demain !" "Merci ! Politique, media, international"

Une arrivée au sprint...

En dehors de ça, la seule chose que je sais est que je vais me retrouver avec une trentaine d'autres personnes autour d'un candidat à la présidentielle, que l'émission est diffusée en live sur Fabebook, Free et France 24. Ironie de l'histoire, il se trouve que je connais cet endroit, puisque c'est One Point, et que j'y étais la veille pour la conférence de presse du lancement d'Explicite, la nouveau canal d'infos des ex-grévistes de ITélé qui ont quitté la chaine en novembre dernier après 31 jours de grève longue et dure. L'endroit est magnifique, tout est design, et ce ne sera à un étage différent, le 4ème en l'occurrence. Comme je ne sais pas quel sera le candidat, difficile de préparer des questions histoire de ne pas avoir l'air trop con le moment venu. Ce ne sera ni Alain Juppé, ni Bruno Lemaire, ni Yannick Jadot, ni Florian Philippot, puisqu'ils sont déjà venus dans les 4 précédentes émissions. Après quelques minutes passées à regarder les programmes des déplacements des candidats principaux à l'élection présidentielle pour savoir par élimination si certains sont en déplacement en dehors de Paris, je renonce, et décide de jouer le jeu : y aller les mains dans les poches et espérer l'inspiration le moment venu. Un petit sprint depuis le métro Trocadéro par un froid glacial et me voici dans la place, on ne m'a demandé aucune pièce d'identité, juste vérifié que mon nom était bien sur la liste. Le studio est tout petit (qui a fréquenté notamment la plaine St Denis en sera persuadé), presque tout le monde est là, sauf l'invité mystère, qui ne sera connu que lorsqu'il arrivera en bas. Son siège, au milieu, l'attend, une petite bouteille d'eau posée dessus. Nous en avons tous une d'ailleurs, preuve que la production a les moyens... A vue de nez, 40% de femmes et 60 % d'hommes, plutôt bon niveau, si j'en crois les discussions de ci de là. Quelques chefs d'entreprise, un publicitaire, un prof de maths, de moins de 30 ans à pas loin de 60. Brutus Le plateau avant l'arrivée de l'invité, Sylvain Attal sur la gauche

C'est parti !

Je précise à ce stade que je n'en ai regardé aucune avant de venir, histoire de conserver un peu de fraicheur, et de me mettre, comme on dit, dans les conditions du direct, qui fait monter lentement cette petite pointe d'adrénaline car l'idée est quand même de poser une ou plusieurs questions au candidat. L'émission est prévue pour durer 1 heure avec l'invité, puis 15 mn de debriefing à chaud entre nous sans l'invité, sur sa prestation. Emery Doligé est notre hôte, c'est le créateur et le présentateur de l'émission, sa fiche Linkedin est , il serait fastidieux d'énumérer ici toutes les casquettes de ce touche à tout des media et de la stratégie digitale. Unique consigne, être spontané, lui parler, je cite : "Comme à un pote, même s'il n'est pas votre pote". Il présente Sylvain Attal, directeur adjoint de la rédaction de France 24, qui se tiendra derrière le candidat, pour relancer au besoin et/ou affiner et/ou ou finir le cas échéant les questions des invités présents. J'en profite pour adresser une prière muette au premier dieu disponible en cette heure d'access prime time pour qu'il m'épargne cette humiliation. 19h10, avec 5 mn d'avance, voici l'invité ! C'est Arnaud Montebourg que nous voyons sur les écrans de la régie devant nous. Mon voisin de gauche avait parié sur Benoit Hamon, celui de droite sur Filoche ou Macron. Celui de gauche a passé une partie de son après midi sur le programme de Benoit Hamon, donc pour rien, ce qui me conforte dans mon approche le nez au vent. Montebourg, c'est du costaud à interviewer. L'ayant pratiqué à plusieurs reprises dans l'exercice de mon métier, je le sais volubile, éloquent, avec de grandes facilités pour répondre sans répondre vraiment au fond, car possédant la base minimale pour faire illusion sur la plupart des sujets, et au moment où ça démarre je n'ai aucune idée de ce que je vais pouvoir lui demander. Intro avec l'événement du jour : la claque reçue par Manuel Valls en Bretagne. Il s'en sort bien, sans trop se mouiller, avec une allusion à Barak Obama, et le constat de l’archaïsme monarchique du système politique français. A la question suivante, il continue sur du velours avec les députés qui ne votent jamais des mesures les concernant, en refusant le contrôle de leur réserve parlementaire ou la justification de leurs frais. Il déclare vouloir diviser leur nombre par 2, mais sans expliquer comment même à 300 on peut résoudre ce conflit d'intérêt qui fait que le législateur est seul à même de voter un texte qui s'applique à son cas. Puis vient une question sur l'anormalité que constitue le fait que moins de la moitié seulement de la population paye l'impôt sur le revenu.

Slow TV is coming

Et là on commence à comprendre la différence fondamentale de ce nouveau format avec les émissions politiques que l'on regarde depuis tant de temps, avec la même douzaine d'intervieweurs obligés, leur tics, leur obsession de la petite phrase, leur obsession du commentaire obligé sur untel ou unetelle qui a dit ci, qui a dit ça, un peu comme à la récré quand on était gamin : "Ouais machin il a dit que ta mère elle est moche, tu lui réponds quoi ?". Et que c'est précisément la différence majeure : les questions ne viennent pas de journalistes. Bien sûr, les invités présents, dont moi, ont été castés, même si l'émission ne croule pas encore sous les candidatures, ayant commencé il y a quelques mois. Mais c'est pas le même ton, y a pas les mêmes tics, et petit à petit, ce sera vraiment flagrant dans la 2ème partie de l'émission, Montebourg va se détendre, et son discours aussi. Quoiqu'on pense d'eux, la cinquantaine de nos politiques habitués de ces grosses émissions politiques de prime time sont des bêtes à concours, leur grande majorité en tout cas. Ils ont eu des fiches sur à peu près tous les sujets distillées par leurs assistants, ils savent répondre à quasiment tout en mode automatique en moins de 30 secondes, bref ils sont "bons clients", car rodés à l'exercice. Brutus, c'est du temps long, de la slow tv, sans punch line ni coup d'éclat, mais avec l'excitation du direct. Qui permet aussi bien sûr à Emery Doligé de distiller les questions posées en temps réel par les "vrais gens" sur les réseaux sociaux, l'air de rien, sans la conscience de sa présence à l'écran devenue seconde nature des présentateurs cathodiques "traditionnels". D'autres question suivent, tellement peu entendues dans ces débats présidentiels : la place grandissante de l'Intelligence Artificielle dans nos sociétés, la robotisation accélérée de tout, la diminution du temps de travail global (qui a entendu un journaliste la poser à Fillon, par exemple, lui qui veut en augmenter la durée légale pour les chanceux qui en ont encore un ?), l'excellence reconnue de l'école 42 de Xavier Niel cette semaine dans la presse internationale. Les relations avec l'Afrique, la notion de progrès... Le temps file, et enfin, je trouve ma question : les paradis fiscaux, Luxleaks, son travail passé avec Vincent Peillon sur ce sujet il y a plus de 15 ans, et le constat qu'il fait aujourd'hui du fonctionnement européen (on n'a pas parlé beaucoup d'Europe, d'ailleurs) sur ce sujet. Je trouve sa réponse évasive, alors je le relance, pour qu'il soit plus clair. En même temps y a pas de réponse évidente je le sais bien. Comment retourner cette Europe soumise aux multinationales, et faire en sorte qu'elle soit un peu plus citoyenne ? Comment réformer ce conseil européen dont les commissaires sont embauchés des fois avant même la fin de leurs fonctions par ces mêmes multinationales qui signent les accords Luxleaks avec la complicité de celui qui est aujourd'hui la patron de la Commission européenne, Jean Claude Juncker ? Bon, j'aurais essayé, au moins... C'est par là, à partir de 57 mn ! On se rend soudain compte que l'émission a largement dépassé l'heure prévue... Est ce la faconde de Montebourg, le grand nombre de questions, la perte de notion du temps quand on est dedans, un peu des 3 ? Lorsqu'arrive le debriefing, je me rends compte qu'on n'a pas parlé d'islam, par exemple. Très peu de chômage, sauf sous l'angle prédictif et robotique. Montebourg est parti, chacun donne son avis, et c'est fini. Brutus se veut "sans filtre", et c'est vrai, sans ligne éditoriale, et c'est vrai, personne n'a dû soumettre ses questions à qui que ce soit. Alors pour une fois qu'une émission tient ses promesses ;-) Pour participer, un petit mail avec 06 et copie de la pièce d'identité à : [email protected] ! PS : Brutus, parce que c'est Brutus qui a tué César, au fait... Et ça va continuer jusqu'à la présidentielle avec les autres candidats. Christophe Tisseyre [post_title] => J'ai fait Brutus, la nouvelle émission politique avec de vrais gens ! [post_excerpt] => J'ai participé à Brutus, la nouvelle émission "sans filtre" qui propose à tout le monde de rencontrer un candidat à la présidentielle 2017 ! 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La casquette vissée sur la tête pour éviter l'insolation, parce qu'il tape fort. 20161221_155051_taille

Jean-Luc Mélenchon

Dès 25 ans, Jean-Luc Mélenchon fait ses gammes socialistes et gravit avec entrain les échelons qui séparent l'adhérent lambda du poste de sous-ministre beta de Jack Lang, lui-même placé sous Jospin. Le mille-feuilles est déjà quelque peu indigeste mais il a l'intestin à toute épreuve. Il sera des atterrés présents dans le bureau du QG au soir du 21 avril 2002. Le choc est rude mais il a le cœur vaillant. Au Parti Socialiste (PS), les courants de la gauche de la gauche sont toujours détachables selon les pointillés. La déchirure inéluctable est nette, il a la poignet agile. Le PS quitté en 2008, il fonde le Parti de Gauche (PG), une étiquette aussi claire que celle du Port-Salut. Plus le temps passe, plus sa voix devient verveuse, alors que d'autres chevrotent déjà. Fort d'une coalition créant le Front de Gauche, il obtient la députation européenne et arrive en quatrième position de l'élection présidentielle de 2012 avec 11%. Les chemins qui mènent au trône sont alambiqués, mais le cerveau est multitâche. De front, Mélenchon n'en manque justement pas, pour alpaguer bille-en-tête les journalistes. Sa tendance blouson noir qui fait chavirer les trotskistes. Les pisse-papiers ne savent en effet que se prosterner devant les puissants et ignorent le prolétariat du haut de leur tour d'ivoire sise dans le microcosme parisien. De toute façon, la visibilité médiatique de Mélenchon n'est plus dépendante de leur bon vouloir. Il multiplie depuis peu les supports avec succès : les ventes de son livre s'envolent, son blog est suivi par tous les éditocrates qu'il conchie, sa page Youtube est la plus populaire du monde politique. La reconnaissance le fuyait, mais il a les mâchoires robustes. En attendant de pouvoir saisir la croissance à pleine bouche, il a su chercher la notoriété et l'estime avec ses dents. Mélenchon a du panache quand d'autres ont de belles gueules. Avec l'âge, Mélenchon ne prend pas de l'expérience qui le disputerait à la sagesse. Il rajeunit carrément, est plus fougueux que quiconque. C'est le Benjamin Button de la politique. Sa fulgurance verbale et son énergie juvénile sont copiées par quelque ersatz en pleine mue. Sa voix porte naturellement. La chaîne youtube dédiée est d'ailleurs un modèle de communication politique revisitée, s'adaptant aux codes de la plateforme. Il y tient une revue de presse que ne renierait pas Bedos. Chaque internaute surveille avec avidité le moment suprême où Mélenchon donnerait lecture d'une question qu'il aurait postée, la minute de gloire à l'énonciation du pseudonyme. La mienne ne saurait tarder... Habitué aux coups bas, Mélenchon court-circuite donc les médias mainstream pour mieux disposer de sa parole à sa convenance. Il ne craint personne, mais préfère éviter de perdre du temps à s'y frotter. Ni rien d'ailleurs : il fait publicité lui-même de son patrimoine, même si l'exercice officiel le révulse au point d'être tourné en dérision. Pas de scoop à attendre de cette déclaration. D'ailleurs, jamais rien ne lui est reproché. Et ce manque d'aspérité critique pousse forcément certains à s'essayer aux fausses informations devenues monnaie courante. Pas trop longtemps quand même... C'est fou comme le courage est chronolabile. Il se présente pour cette édition en contournant la primaire dont l'alliance annulaire n'est en fait qu'une lourde chaîne entravant les pieds socialos. La France ne saurait être insoumise avec un fer de lance apprivoisé. p1030944_taille Mélenchon arrive en Gwada. L'écosystème y est d'un équilibre fascinant. La vie y est comme préservée des vicissitudes urbaine. C'est beau mais soporifique. Aujourd'hui, l'ouragan Mélenchon est de passage. Ca va éructer et réveiller les forces ankylosées. Il est venu, sans pédalo, tonitruer à l'oreille des Guadeloupéens.

Le meeting

Mélenchon est un agitateur né. Mais ce n'est pas pour faire tomber des noix de coco qu'il s'est déplacé. La salle est remplie de 250 personnes. L'affluence est telle qu'autant sont empêchés d'accès à l'extérieur. Mélenchon donne carrément à braver les bouchons routiers et la pluie tropicale comme on casse des briques sur un tatami : de façon totalement envoûtée (oui, en fait, en lieu et place de casquette, c'est d'un parapluie dont nous aurions besoin). p1030925_taille Dans la salle devenue moite, les vitupérations expirées et les mouvements brefs saccadés jouent comme un ventilateur. C'est bien d'un air frais et vivifiant que nous gratifie Mélenchon. Nouvelle formule de meeting : une scène centrale, sur laquelle il se déplace façon stand-up. Les vannes fusent et ça casse à qui mieux mieux façon puzzle. Le show est rôdé. Sans prompteur. Il a tellement testé ses chutes au cours de tous ses déplacements depuis des mois que le texte est mémorisé impeccablement. Le public lui-même, conquis d'avance, connait les tirades. Certains terminent les phrases. Ça serait chanté au piano, on jurerait un concert de Bruel. Le spectacle reste pourtant toujours aussi attirant comme un film culte que l'on visionnerait pour la quinzième fois. p1030989_taille Mélenchon lévite au-dessus de tous. De tous les coqs s'égosillant sans discontinuer tous les jours sur cette île, il est le plus intelligible.

En voilà des idées qu’elles sont bonnes

Le programme est écrit par toutes et tous. Des réformes pour nous et par nous. Pour résumer, il semble que le mouvement de la France insoumise ait permis de créer le programme 'Avenir en commun', issu d'initiatives populaires disséminées dans toute la France. Les propositions ont été amalgamées et triées par des rapporteurs dédiés qui en auront tiré des synthèses et publié des livrets thématiques. Tout n'est pas toujours à jour de publication sur le site et les dates sont parfois dépassées. Mais cela prouve justement le travail sacerdotal de formicidés (toute espèce de fourmis comprises) et que toutes les propositions font l'objet d'une lecture pointilleuse. Les équipes ne veulent passer à côté d'aucune suggestion. Ce travail laborieux d'élaboration de programme n'a rien à envier à au pseudo-programme participatif produit par les algorithmes de Macron. Mélenchon est un visionnaire, il en est copié par tous. Quoi qu'il en soit, ces contre-temps n'ont que peu d'importance. Car tout sera remis à plat dès juillet prochain via une assemblée constituante. Disons que il s'agit d'un programme de chauffe. Le socle de la révolution prônée s'articule autour des réflexions écologiques. Idée novatrice répliquée par les concurrents également. L'étincelle viendra d'un SMIC réévalué à 1300 euros nets. Conséquence directe : l'agent rationnel qu'est le "sans-dent" préférera optimiser l'allocation de ses nouvelles ressources à l'achat de produits biologiques. CQFD. La demande poussera d'autant à la production d'articles issus de l'agriculture biologique. Et le cycle vertueux sera amorcé. Rien n'est plus simple. En marge, puisqu'il restera du temps à consacrer à d'autres sujets annexes, il va de soi que l'accord transatlantique TAFTA sera refusé, la loi Travail dite El-Khomri sera abrogée, les traités européens refondés, les banques réformées... Enfin des actions claires, concrètes et simplement édictées. Comme quoi il n'y a que les cons qui parlent abscons. Mélenchon est un stakhanoviste. Et personne ne saurait lui tenir tête. D'ailleurs, quelqu'un qui est résolument capable d'ignorer une résolution l'ONU vieille de 40 ans est hautement qualifié pour faire plier l'Union Européenne dans les meilleurs délais.

La question

Monsieur, en février 2016, vous m'aviez confié que vous ne vous représenteriez pas pour ces élections car vous étiez 'fatigué et usé' de la dernière campagne. Quels sont les éléments qui vous ont fait changer d'avis ? Pourquoi ce revirement finalement ?
...
Mélenchon est un roc, résiste à tout. Et il ne craint donc pas de remettre en péril sa santé, régime de quinoa compris. Il n'est pourtant pas prêt à tout pour avoir l'assentiment unanime : danser le zouc l'échaude. Bien lui en prend. Et cela finira de me rassurer aux côtés de n'importe quel sceptique : Mélenchon ne fera pas plus de danses du ventre pour alpaguer coûte que coûte l'électeur. Pour lui, 2017 ne sera pas l'année des sornettes. Voilà qui pourra me faire réviser mon dernier jugement. Le Figaro lui-même pourrait se laisser convaincre, c'est dire !

Khla Tonkpin

p1040078_taille Avec le temps, sans doute Mélenchon trouvera à répondre à ma question. S'il a su attendre quelques dizaines d'années pour l'ultime consécration, je saurai patienter moi-même. [post_title] => [Ma Campagne Électorale] Mélenchon [post_excerpt] => [Billet d'humeur] Les 23 avril et 7 mai 2017, j’aurai le devoir solennel d’élire notre prochain président de la République française. Eclairé, mon vote aura une incidence sur l’avenir de notre pays. Voilà qui n’est pas une mince affaire : j’ai entre les mains un petit papier anodin de 148 par 105 millimètres qui actera le sort de millions de compatriotes. [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => campagne-electorale-melenchon [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2017-05-10 09:47:20 [post_modified_gmt] => 2017-05-10 07:47:20 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=37999 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 3 [filter] => raw ) ) [post_count] => 5 [current_post] => -1 [in_the_loop] => [post] => WP_Post Object ( [ID] => 38181 [post_author] => 2 [post_date] => 2017-01-24 22:40:01 [post_date_gmt] => 2017-01-24 21:40:01 [post_content] => Le 24 janvier 2007 naissait LaTéléLibre.fr, « un oxymore* » selon Jean-Pierre Bacri, parrain de la première heure avec Agnès Jaoui. Qui pouvait imaginer que deux quinquennats plus tard, une slow TV qui laisse le temps de la parole, sans pub, sans modèle économique, avec des bénévoles comme forces vives, pourrait tenir 10 ans ? Et pourtant, avec à son compteur plus de 5000 reportages, émissions, articles ou dessins, notre petit media continue d’attirer des professionnels qui veulent se détendre et expérimenter, et des jeunes qui veulent se former ou même se déformater de la doxa médiatique ambiante. Pour eux, LaTéléLibre est une école, et quand ils en sortent, ils doivent assumer ce qu’ils sont : rigoureux, créatifs, indépendants et fiers de l’être.  

La Télé Libre, tout le monde en rêve ? Nous on la fait...

Bientôt ici même, le Best Of des 10 ans. En attendant, une image du montage en cours... Montage Best OF 10 ans   *oxymore : deux trucs impossibles à concilier... [post_title] => LaTéléLibre a 10 ans ce 24 Janvier! [post_excerpt] => 10 ans après sa naissance, la plus petite télé de France est toujours vivante et libre. [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => latelelibre-a-10-ans-24-janvier [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2017-01-24 22:46:13 [post_modified_gmt] => 2017-01-24 21:46:13 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=38181 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 0 [filter] => raw ) [comment_count] => 0 [current_comment] => -1 [found_posts] => 5 [max_num_pages] => 1 [max_num_comment_pages] => 0 [is_single] => [is_preview] => [is_page] => [is_archive] => 1 [is_date] => 1 [is_year] => [is_month] => 1 [is_day] => [is_time] => [is_author] => [is_category] => [is_tag] => [is_tax] => [is_search] => [is_feed] => [is_comment_feed] => [is_trackback] => [is_home] => [is_404] => [is_embed] => [is_paged] => [is_admin] => [is_attachment] => [is_singular] => [is_robots] => [is_posts_page] => [is_post_type_archive] => [query_vars_hash:WP_Query:private] => 9fdc337deb6421acab9b9ada758d6413 [query_vars_changed:WP_Query:private] => [thumbnails_cached] => [stopwords:WP_Query:private] => [compat_fields:WP_Query:private] => Array ( [0] => query_vars_hash [1] => query_vars_changed ) [compat_methods:WP_Query:private] => Array ( [0] => init_query_flags [1] => parse_tax_query ) )