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[DOC] Hocine, le Combat d’une Vie

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Ce documentaire qui nous a été proposé en diffusion, raconte la révolte du fils d’un ancien Harki, Hocine Louanchi. Les auteurs tentent de révéler au grand jour l’histoire d’Algériens et d’Algériennes qui avaient choisis l’Algérie Française, et qui ont été dissimulés dans les camps de la honte pendant 13 ans.
Le 28 février dernier, le parlement a voté une loi qui pénalise la diffamation et l’injure envers les harkis.

Hocine, le Combat d’une Vie

Réalisation : Jean-Claude HONNORAT et Anne GROMAIRE

Archives familiales : Hocine Louanchi

Un film sur les camps Harkis, une mémoire révélée

Voici comment les réalisateurs présentent leur documentaire diffusé sur le net:

En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de Harkis proche du village. A l’époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l’Ardoise, ceinturé de barbelés et de 
miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l’isolement total de la société française. Sur les quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un seul aujourd’hui se décide à parler.

35 ans après, Hocine, un des protagonistes nous emmène sur les lieux de ce jour à ses yeux inoubliable à ses yeux.

C’est avec stupeur que nous découvrons, à travers les différents témoignages, la face cachée du camp de Saint-Maurice-l’Ardoise : une réserve d’être humains regroupant des familles totalement isolées de la société française. Ces hommes et ces femmes étaient volontairement mis à l’écart par le gouvernement.

Le film tient à nous présenter Hocine et ses compagnons d’infortune comme des nomades du désespoir. Ces messagers de la honte nous apparaissent peu à peu comme les historiens de ces treize terribles années, les seuls révélateurs de la vérité. C’est à travers les déclarations de ces jeunes ayant grandi dans les camps que nous découvrons, la terrible réalité de ces années de relégation.

Ce film nous éclaire sur une partie de la vie des Harkis, ces Algériens musulmans qui soutenaient le maintien de l’Algérie française durant la guerre d’Algérie, et injustement considérés comme des traîtres par le FLN et les maîtres de la révolution. En outre, il met en lumière des intimités partagées entre la honte et la fierté de ce qu’on leur a fait subir.

Pourquoi on nous a enlevé notre identité ?

Une jeune femme au visage affaibli et désorienté questionne cette injustice. Forcés à parler le français, à se donner des prénoms français, les Harkis vivent encore dans la souffrance de cette perte identitaire : « notre culture on l’a oublié, nos racines. On a tout oublié » « l’arabe je l’ai occulté (…) j’avais envie de parler arabe mais je ne trouvais pas les mots » ajoute-t-elle avec tristesse et colère.

Une culture oubliée, des racines détruites, une identité morcelée, ce documentaire nous montre des Harkis qui semblent peu à peu retrouver leur « moi ».

Jeanne Nouchi

Dernière minute:

AFP du 28/01/2012: Le parlement a adopté lundi définitivement proposition de loi UMP visant à pénaliser la diffamation et l’injure envers les harkis, après un dernier vote conforme (sans amendements) du Sénat.

Cette proposition de loi (PPL) relative aux formations supplétives des forces armées » du sénateur UMP Raymond Couderc (Hérault) a été adoptée par tous les groupes sauf le CRC (communiste) qui n’a pas pris part au vote.

Ce texte confère aux forces supplétives la protection reconnue pour les forces armées par la loi de 1881 sur la liberté de la presse envers la diffamation et les injures.

La diffamation contre ces forces supplétives, dont les harkis, sera ainsi passible de 45.000 euros et l’insulte de 12.000 euros d’amende. (lire la suite…)

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