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LIBRES COURTS N°10: LES MEDIAS ET LA BANLIEUE

Publié le | par

A aucun moment je ne me suis senti en danger. En ce soir austère et froid aux environs de 18 heures, Pantin m’apparaît comme une ville calme, presque endormie. Le peu de personnes qui sont dehors vivent leur vie tout à fait normalement et n’apparaissent pas béliqueux pour un sou. Et pourtant, nous sommes en banlieue ! Cette banlieue qui fait si peur lorsque l’on regarde les reportages que l’on en fait à la télé « occupée ».

Ce soir-là, rien de spécial, des gens me croisent avec le camaraman et me glissent quelques mots amusés et sympathiques, alors que je pensais réellement avoir des réflexions plutôt hostiles. C’est l’agression de Laarbi et Miguel, nos deux confrères et amis de la Télé Libre, à Villiers-le-Bel qui m’a décidé à avancer l’élaboration de cette dizième édition de Libres Courts. J’avais pris contact avec l’association Les Engraineurs, dont les membres ont réalisé le film que vous allez voir, en novembre et j’avais prévu d’organiser cela pour janvier ou février.

Mais cet événement a déclenché mon envie d’aborder le sujet au plus vite. De quoi va-t-on parler ? De la relation entre les médias et la banlieue. De ce « je t’aime moi non plus » entre les journalistes et les jeunes de quartier. D’un côté, des professionnels de l’information qui ont de plus en plus de mal à exercer leur métier dans les banlieues, de l’autre, des jeunes qui constatent des manipulations et des approximations graves dans les reportages qui les concernent. C’est donc pour parler de ce problème que j’ai réuni autour d’une table, à la maison de quartier des Courtillières de Pantin, deux membres de l’association Les Engraineurs, et un journaliste, Jean-François Téaldi, grand reporter à France 3, secrétaire général du SNJ-CGT, ancien rédacteur en chef, et organisateur de colloques sur le traitement de l’information dans les quartiers.
Une discussion pleine d’enseignements sur le point de vue des uns et des autres, en espérant que de moins en moins, les journalistes de bonne foi se fassent agresser dans les quartiers et que l’on puisse travailler intelligemment sans chercher à faire du sensationnalisme à tout prix. La banlieue c’est autre chose que des voitures qui flambent. Il faut le dire et le redire.

Loïc Landrau

Image : Bastien Allot
Son: Florent Lambert
Musique/Logo : Julien Fricero

Association les Engraineurs : http://les-engraineurs.org

Association Yata (dont font partie le caméraman et le perchman) : www.myspace.com/assoyata

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Les commentaires (38)

  1. Merci à Libres Courts.
    Une seule critique: le débat de fin d’émission, très intéressant, me parait un peu court. J’aurais aimé qu’on nous parle un peu plus des moyens pour les honnêtes journalistes d’exercer leur métier avec conscience et professionnalisme. C’est plutôt un manque de moyens et de temps (les patrons de chaînes et de journaux veulent du résultat en un jour), ou un acharnement délibéré pour les gros titres (les patrons demandent des papiers sur les voitures qui brûlent parce que ça fait vendre) ?

    Bravo aux Engraineurs pour leur film très bien fait et qui montre bien les relations journalistes-jeunes en banlieue.

  2. Le court-métrage -que j’ai trouvé excellent- ne renforce pas la confiance envers les médias, mais bon… Puisqu’il est basé sur un fait réel… Enfin… Sur des faits réels…

    Merci pour ce reportage. C’est toujours agréable de voir qu’il y a des gens pour montrer qu’il n’y a pas QUE de la violence, QUE des méchants…

  3. Eh oui , c’est à cause de la déformation de ces journalistes qui font honte à leur profession que les idées populistes arrivent à tête même de l’Etat . Nul doute que Chirac a été élu grace au sentiment d’insécurité largement amplifié par les médias et nul doute que Sarkozy est au pouvoir grace aux idées du FN qu’il a rendu légitimes ou blanchi en quelque sorte .

    Mis à part les vieilliards des maisons de retraites , plus personne ne fait confiance aux journalistes des grandes chaines nationales . Heureusement qu’internet est là pour nous informer .

  4. Un seul bémol : Sur cette page, on ne trouve que les noms des journalistes la Télé Libre où est le nom de celui qui a écrit et réalisé ce super court-métrage? Votre talentueux et (j’imagine) bénévole contributeur n’avait-t-il pas envie d’être mis en avant?

    Au contraire, comme tout ceux qui débutent dans le cinéma (comme dans le journalisme), en banlieue (ou ailleurs), je pense qu’il a besoin d’un peu d’exposition, de « pub ». Non? Car c’est ça aussi la ghettoïsation : on peut avoir du talent et/ou des diplômes, l’absence d’entregent et de reconnaissance créé un « plafond de verre » qui empêche la promotion sociale. Il faut critiquer, dénoncer (la police, les médias, blabla).. mais, hélas, ça ne suffit pas à diminuer la souffrance des quartiers…

    Sans vouloir être bégueule, je connaîs des médias de gauche, qui adorent faire des sujets de gauche sur les banlieues… et qui n’engagent pas de jeunes de banlieue, pourtant diplômés d’écoles de journalisme. Oh! C’est pas de la discrimination! C’est juste que ces jeunes ne sont « pas assez opérationnel », car il n’ont pas « assez d’expérience » (forcément..). Au mieux, ces médias les embauchent comme éditeurs, iconographes mais pas comme journaliste, parce que « désolé, on a plus de postes libres » (forcément.. le dernier poste a été filé au fils d’un pote du red chef)…
    Bref, il me semble que pour modifier le regard des médias sur la banlieue, il faudrait aussi se pencher un jour sur leur politique d’embauche et l’hallucinant népotisme qui y règne. Parce que, bon, si on n’envoie que des « fils de » faire des sujets dans le 93, pas étonnant que tout les sujets puent la peur…
    Vous ne me croyez pas? Pourtant, j’ai travaillé dans un média comme ça…

    Après cette disgression (un poil longue, j’avoue) , revenons à nos moutons :
    j’ai trouvé le nom du réalisateur, à la fin du court : Julien Sicard. Bravo à lui et à Loïc Landraux

  5. Bien sûr que les caméras suscitent l’évènement,
    On nous repasse sans arrêt les mêmes histoires, ………….
    Pourra-t-on m’expliquer pourquoi sur 40% de chomeurs (18/25ans)en banlieue 80% sont de sexe masculin et 20% de sexe féminin.
    Il me semble que les filles s’en sortent beaucoup mieux que les garçons.
    Avez vous une explication ?

  6. Je trouve les propos de Sonia hyper intéressants. Il faudrait lui redonner la parole prochainement.

  7. Encore un « libre court » vraiment intéressant..bien fait..
    chapeau pour le film et l’assoc. des engraineurs, merci Loïc…!

    Le problème de la mal -information puis de la désinformation jusqu’à la manipulation de l’opinion par les media est un sujet récurent … et pas seulement vis à vis des banlieues, même si là, le divorce est plus évident qu’ailleurs..pour des raisons très politiques…

    stigmatiser les banlieues…c’est par association inconsciente d’ images : les immigrés, les blacks and beurs, les jeunes, les musulmans etc…ce qui a bien arrangé les petites affaires d’un certain Jean marie, puis de sa version 2007, plus « jeun’s », de l’ostracisme /racisme ordinaire …
    Comment sortir de cette caricature tant que les media surtout télévisuels se nourriront de scoops à deux balles ?
    Sans doute en multipliant les  » engraineurs » et autres assoc. du même style pour que les journalistes n’aient plus une seule voiture en feu à se mettre sous la caméra…
    en revisitant la politique de l’emploi..de l’urbanisme …
    C’est pas demain la veille mais c’est la raison pour laquelle il faut commencer aujourd’hui !

  8. bravo pour ce site et une bonne vidéo..continuez et bon courage..vive la liberté de la presse.

  9. et vlan , nous voici reparti sur l’angélique vision des ultra gauchistes….néo romantiques.

    la banlieue n’est pas si dangereuse telle que l’on nous le dit dans les médias. certains vont même nous faire le prêche du jeu sarkosiste ou le peniste pour pouvoir nier les délits quotidiens. Il est vrai que l’on s’habitue au non respect des lois comme de la violence:on commence par des incivilités telles le non port du casque en moto…et nous en connaissons dès lors les conséquences, « à cause encore de ces salauds de flics pratiquant le safari en banlieue »…!!!!

    Non la banlieue est dangereuse et reste une zone de non droit entre les mains de petits caïds alimentant les quartiers de traffics en tout genre et bon nombre de médiateurs sont là pour couvrir le business! Les agressions de représentants de l’état :du flic à l’institutrice sont violentés quotidiennement du nord au sud de Paris mais évidemment avec moins de spectacle que lors des émeutes.

    alors continuons de nous persuader que les banlieues enfantent de doux anges…tu reprendras bien un peu de joint!!!!

  10. @ mea culpa (post 12)
    J’ai bien relu les commentaires, et pour moi, personne n’a nié qu’il y avait des délits commis dans les banlieues. Je n’ai pas non plus le souvenir que ça ait été dit dans le reportage.
    Ce n’est pas parce qu’on veut insister (pour tenter de rééquilibrer) sur le fait qu’il y a aussi des bonnes choses que l’on nie les mauvaises.

    Oui, il y a des connards dans les banlieues qui se prennent pour des caïds. Oui il y a de la violence. (Et personnellement je n’suis pas pour tout excuser).
    Mais il ne faut pas généraliser. La majeure partie des habitants (et même simplement des jeunes) de ces cités ne sont pas des connards qui se prennent pour des caïds, ne cherchent pas à détruire, etc…
    Je pense que c’est ça, le message que les gens veulent faire passer. Mais je peux me tromper. En tous cas c’est le mien. (ni négation, ni exagération)

    Et voilà que j’me mets à faire des commentaires à rallonge.

  11. je partage ton avis trinita:le malheur dans les banlieues concerne les gens prisonniés de cette jungle par manque de moyens financiers pour s’en extirper.La règle est simple: tu coopère ou tu fermes ta g….
    La gauche a toujours voulu montrer les caïds comme des victimes de la société pour mieux les excuser et acheter la paix sociale…des années de errance que nous payons maintenant!
    si les médias ont tendance à tout mélanger, la confusion est également entretenue par certaines mouvances ultra afin de généraliser le bordel et pouvoir accéder à leur révolution, type « internationale »….les jeunes casseurs sur les barricades ou faisant du traffic seraient tous issus des grandes universités à bac+12…………….que leurs enseignements de le primaire serait de mauvaise qualité, qu’il manquerait de moyens; la vérité est que ces délinquants ne connaissent que l’école des grands frères et l’école « n’est que pour les bouffons »…les jeunes capables, généralement studieux et sérieux, réussissent à s’en sortir via notamment des concours administratifs, travail à la ratp et sncf..certaines moins payés qu’à dealer au coin de la rue!

  12. D’après ce que dis le journaliste de FR3 quant il dit: » on est bouffé par l’audimate, lorsque le téléspéctateur voix des voitures brulées on peux lui faire passer la pub ».

    Cela veux dire que nous sommes dans une société où on ne cherche pas à reflechir, à apprendre, à être intelligent mais bien l’inverse. Alors d’après le journaliste de FR3 toujours il dit que ce sont des « obligations economique », donc ca prime sur le reste et nous le grand publique on nous offre des choses(infos….) mauvaise au grès de pub ou autres.

    Je vous pose une question vous qui m’avez lu, où est ce que cela peux nous mener, et est-ce un danger pour nous?

  13. @ meaculpa

    Il me semble que tu confonds « analyser » et « excuser »…toi aussi, tu entretiens la confusion..

    on peut chercher à comprendre tous les facteurs qui amènent les gens à des actes plus ou moins acceptables sans pour cela les approuver.

    Quand on commence par juger avant de chercher les mobiles, les causes de la misère, de l’inculture… comment on fait pour trouver des solutions au problème sinon en condamnant systématiquement ?

    Je ne trouve rien d’angélique dans ce reportage, c’est seulement que le regard se déplace sur ce qui se fait de positif au lieu de rester bloqué sur ce qui déconne et dont on nous abreuve dans tous les medias.

    N’oublie pas non plus que des délinquants, on n’en trouve dans tous les milieux sociaux, et pas seulement en banlieue. Des jeunes (et des moins jeunes) qui ne respectent rien ni personne, des mal dans leur peau, des petits caïds comme tu dis, on en rencontre aussi dans les quartiers chics…seulement ceux là, ils croisent pas aussi souvent les caméras..

    Alors,attention à la focalisation ! ça rétrécie la rétine !

  14. Ce qu’il faudrait c’est directement rendre illégale la manipulation mais vu l’etat de la france si on inventait ce type de loi il faudrait coller des prunes à la moitié du pays et surtout les élites politiques.

    Il faut faire bouger les mentalités.
    Barbouiller les pubs peuvre en ce sens, courage à eux!

  15. (erreur ci dessus)

    Mobensim a raison il faut pas focaliser sur la banlieue, les armes les violences et la misère y’en a aussi dans les campagnes et partout ailleurs.

    Par contre je trouve ça bien naze de sous-entendre « subtilement » que les problèmes des quartiers à problèmes ça serait la faute aux flics et aux médias.

    C’est stupide.

    La « cause » c’est la pauvreté.
    Quand l’huissier débarque régulièrement chez vous, que vous vivez dans la menace d’expulsion car vous n’arrivez pas à être à jour sur le loyer, qu’il n’y a pas de place pour vos garçons sur le marché de l’emploi et qu’ils vont donc devoir braquer et dealer pour survivre entre deux petits boulots de merde et donc vous ramener régulièrement les flics à la maison et faire de réguliers séjours en tôle, et que la seule consolation que la société vous donne c’est un cocktail de drogues dures (alcool et calmants de cheval), vous avez deux solutions:
    -vous vous suicidez
    -vous menez une guerilla de résistance contre la police, l’huissier, la caf, l’hosto, bref l’état, pour survivre.

    Je sais que je ressasse d’éternels problèmes qui n’ont guère de solutions, mais j’ai l’impression qu’il est utile de rappeler des évidences à certains.

  16. bob, tu as raison, simplement on prétend que je confonds tout.Je préciserai que les caïds de quartiers ne sont pas trop inquiétés par les huissiers car leurs revenus sont certainement des centaines de fois supérieurs aux tiens et aux miens…c’est l’exemple donné qu’il faut détruire.

  17. Bien vu, les quiprocos banlieue-médias ; les gamins qui se la pètent et les rédactions qui « dramatisent » (au sens de scénariser) le stock d’ images qu’ ils reçoivent, images qui doivent correspondre à l’ air du temps et à sa rumeur. Bon film.
    __

    @ mea -bagatelles pour un massacre- culpa ;

    Les petits caïds qui dealent n’ ont pas des revenus si énormes, ce sont des petits joueurs qui tiennent le pavé pas longtemps avant de passer par la case zonzon, ils sont les pantins des rares qui parviennent à se faire une place ds le milieu, et là encore il y a des hiérarchies.
    Ta vision de la banlieue est réductrice, tu ne prends pas en compte la complexité de cette -de notre- société, tu rabâches les lieux les plus communs de la doxa frontisto-sarko-villiériste : les bons « prisonniers par manque de moyens » d’ un coté et les méchants qui les tiennent sous leur coupe de l’ autre ; le parcours d’ un habitant des quartiers est souvent -mais pas tant que ça- fait de hauts et de bas, montagne russes, entre scolarité ds des conditions difficiles -que tu le veuilles ou non l’ inégalité scolaire est une réalité, d’ où le mérite de ceux qui réussissent à l’ école en banlieue- , marché de l’ emploi précaire, discrimination à l’ embauche, deal -tient, voilà tes caïds qui terrorisent des villes entières, surtout des grandes gueules en fait- beaucoup de prison -pas pour tout le monde et trop pour des conneries-, et finalement création d’ un foyer familial, comme (presque) tout le monde.
    Un parcours fait de hauts et de bas, donc. En fait, ds ces conditions, les « jeunes de cité » sont bien plus méritants que le premier jeune poujadiste venu issus de la classe moyenne ; et quand on voit comme ils se bougent, s’ investissent ds la vie associative, je me dis qu’ ils sont l’ avenir de la France -les nostalgiques des ordres noirs en sont le passé.

  18. pourquoi vouloir inventer une autre réalité, même si la complexité existe, et dire toujours c’est la faute à la société. Prenez vous en charge dans vos quartiers respectifs et faites le ménage car je ne crois pas une seconde que personne ‘police et politique compris) que les plus petits dealers aux grands caïds sont des gens inconnus de chacun…c’est la règle de l’omerta par sentiment d’

  19. appartenance ou peur des représailles. Quant aux revenus je t’assure c’est plus que le salaire moyen d’où une insolence vis à vis du monde du travail (salaire bas, se lever tôt, répondre à des exigences, respecter l’autre…enfin des règles acceptées par toute personne civilisée!)
    Les loulous, les blousons noirs ou les petites frappes ont toujours existé simplement , je le redis à qui veut bien l’entendre, des pratiques nous viennent du continent africain:ces gamins revendiquent une appartenance de territoire pour des esprits revanchards de la colonisation,
    certains ont vécu durant des périodes de guerre dans leurs pays respectifs, méconnaissance des lois de la république…l’intégration d’un européén est plus simple qu’un africain, c’est une réalité et la pauvreté a toujours existé pour un nouvel arrivant:polonais, italiens, espagnols….

  20. pour bourreau: la participation à la vie associative des quartiers, le rapp n’est pas la solution à tout…il est préférable de s’ouvrir l’esprit au monde de la culture…

  21. @ mea culpa
    Je ne suis pas convaincu qu’avec les blousons noirs et autres racailles bien européennes il n’ait pas été question de territoire. Mais ça pourrait suivre ta logique:
    L’Afrique a été colonisée par des européens… Qui avaient donc, en plus d’un sentiment d’appartenance à un territoire, « le besoin » de l’élargir. Et je ne pense pas que ça se soit souvent fait gentilment. Donc: violence, vol/viol (du territoire)… Des pratiques pour lesquelles on n’a pas attendu les africains.

    Je ne suis pas convaincu non plus que les petits sauvageons aient connu la guerre dans leurs pays (d’origine) respectifs. Pas plus que les italiens qui posaient problème il y a quelques décennies.

    Cependant, pour « faire le ménage », c’est vrai que c’est plus facile de charger les africains on les reconnait plus simplement. (Tu ne comptais peut-être pas aller aussi loin dans ton raisonnement. Dans ce cas ne m’en veux pas… Mais comme d’autres n’hésitent pas à y aller…C’est pour eux!)

  22. trinita…parler d’ethnie en France dans un contexte de politiquement correct c’est devenu un outrage. Je te rappelle tout de même que les faits sont là:regarde les banlieues anglaises souffrent de guerre ethniques commandés par les afro et ressortissants des antilles anglaises (voir « le monde  » article interessant de 2 jours.sur ce sujet).

    Les populations d’origine se sont emparés des quartiers sensibles et opèrent dans les traffics en tout genre.leur sureprésentation en prison en témoigne, or la france ne pratique pas l’apartheid comme certains ultragauchos le laisseraient entendre!

    Les gens issus de pays où c’est le bordel foutent le bordel hors de leur base (et que l’on ne parle de jeunes issus de 2, 3…eme generation car kla culture d’origine s’entretient dans leur tête, voir se revendiquer de descendant d’esclaves…)
    Par ailleurs, je te rappelle si la colonisation s’est faite à coup de violence (comme le traffic d’esclaves) nombreux noirs s’adonnaient également à cette pratique.

    le contrexemple est l’asie…où ces individus s’en sortent relativement bien et comme par hasard également dans leurs pays d’origine.

    le noir croit devoir son salut dans la revanche pris sur le blanc , façon mugabe au zimbabwe et l’on voit du pays et de sa population…l’algérie a souffert des mêmes maux après 1962 : durant la présence française,l’économie était plus florissante et les richesses mieux partagées que de nos jours avec l’exploitation du gaz et du petrole en moins .

    en outre comparer l’intégration des italiens à celui des africains est complètement farfelu.même s’il existait un ressentiment envers l’étranger la réussite a été rapide mais l’afrique , de plus converti à l’islam, est une catastrophe dans un contexte de modernisation.

  23. @mea culpa
    Non non, parler d’ethnie n’est pas un outrage…
    Mais pour moi, ce n’est pas un problème d’ethnie, mais un problème d’individus. En plus clair, si 100% des africains foutaient le bordel (et s’ils étaient les seuls à le faire), je dirai « OK, ça doit être dû à leurs origines ». Mais c’est loin d’être le cas.
    Même s’il est évident que certains jouent avec ça.

    Je parlais des italiens pour répondre à ton « certains ont vécu durant des périodes de guerre dans leurs pays respectifs » . J’pense pas qu’il y ait beaucoup de gars ici (parmi les racailles ou pas) qui ont connu la guerre. Mais bon, tu as dit « certains », et pas « nombreux sont ceux qui… ».

    Je n’ai pas retrouvé sur le net l’article du Monde dont tu me parles, mais je le verrai peut-être demain en « papier ». Les émeutes de 2005 en France ont aussi été qualifiées par certains (De Villiers…) d’ethniques. Si c’est fait dans le même esprit pour l’Angleterre…

    Voilà voilà. On sera au moins d’accord pour dire qu’on n’a pas du tout la même vision des choses!

  24. non j’emploie le terme « ethnie » qui bien entendu n’a peu de signification, et est très fluctuant selon les époques…par exemple, les chiliens que l’on distinguait des boliviens jusqu’à présent, on les unit au sein d’une même ethnie depuis qu’on leur a trouvé une civilisation commune descendant des incas…se revendiquer d’une ethnie est bien sûr absurde et beaucoup plus que de se revendiquer d’un mouvement de penser.
    Les quartiers s’organisent et sont la propriété de bandes rivales…l’appartenance raciale n’est pas toujours reconnue mais joue, néanmoins un rôle sur la hiérarchie du groupe…
    La représentation immigrée (1ere, 2eme…génération) est fortement représentée et la pauvreté n’explique pas tout…certains réussissent très bien et tout à leur honneur, ce sont eux les héros, pas ces tafioles bardées d’or de maillots leur descendant aux chevilles et clamant « des nic ta…., respect…. »

  25. mea culpa ;

    je soumet à ton jugement le détail des revenus issus du trafic des stupéfiants (en l’ occurrence celui du cannabis) :

    1er niveau : 1er intermédiaire, semi-grossiste
    Fraction d’investissement 0,78
    Taux de ristourne 0,893
    Nombre de clients par dealer 10
    Nombre de dealers pour 1,2 millions d’usagers réguliers 1 504
    gain annuel par dealer (€) 253 136
    Nombre de dealers pour 550 000 usagers quotidiens 689
    gain annuel par dealer (€) 552 298

    2ème niveau : 2ème intermédiaire
    Fraction d’investissement 0,78
    Taux de ristourne 0,893
    Nombre de clients par dealer 10
    Nombre de dealers pour 1,2 millions d’usagers réguliers 13 828
    gain annuel par dealer (€) 35 288
    Nombre de dealers pour 550 000 usagers quotidiens 6 338
    gain annuel par dealer (€) 76 992

    3ème niveau : vendeur final et 3ème intermédiaire
    Fraction d’investissement 0,85
    Taux de ristourne 0,817
    Nombre de clients par dealer 2,5
    Nombre de dealers pour 1,2 millions d’usagers réguliers 127 174
    gain annuel par dealer (€) 4 514
    Nombre de dealers pour 550 000 usagers quotidiens 58 288
    gain annuel par dealer (€) 9 849

    4ème niveau : vendeur final
    Fraction d’investissement 0,69
    Taux de ristourne 0,817
    Nombre de clients par dealer 7,6
    Nombre de dealers pour 1,2 millions d’usagers réguliers 181 918
    gain annuel par dealer (€) 4 573
    Nombre de dealers pour 550 000 usagers quotidiens 83 379
    gain annuel par dealer (€) 9 979Tableau 3. Résultats selon le scenario 2 pour un CA final de 832 millions d’euros

    «Ces estimations permettent de réaffirmer (CNV, [1994]) que le commerce de cannabis n’est que peu profitable au bas de l’échelle de distribution. Ce commerce ne commence à être lucratif qu’à partir du 2ème intermédiaire, quand les volumes annuels échangés sont supérieurs à la dizaine de kilos.»

    Pour les « petits caïds » de cité s’ adonnant à « l’ économie parallèle » -appelée aussi « économie de la misère »- les derniers niveaux (3 et 4) sont la position la plus courante, pour ne pas dire la règle. Après c’ est le grand banditisme, et on est loin des sauvageons bruyants vus sur TF 2, réceptacles de tout les fantasmes de notre société malade, vortex des pires délires ethnicistes.
    Le deal de dernier niveau n’ est pas uniquement pratiqué par des mahométans revanchards (mahométan un jour mahométan toujours), toutes les ethnies sont représentées -puisque tu tiens à cette classification humaine, classification idiote et nauséabonde- , et si il y a surreprésentation des jeunes issus de l’ immigration ds ces affaires, c’ est pour de bêtes raisons statistiques -surreprésentation de ces populations ds les classes pauvres où la débrouille est vitale- et non ethniques.
    Les raisons qui poussent à dealer sont d’ origines sociales et non raciales.

    Le deal n’ est pas une fin en soi, ce n’ est souvent qu’ une alternative face à la pénurie de travail, voir même comme complément aux maigres revenus de petits boulots précaires ; solution passagère à une période difficile.
    J’ ai connu une mère célibataire qui coupait des douzes ds sa savonnette avec son bébé sur les genoux -elle était de type européen (blonde)- ; le bébé mangeait à sa faim.
    Enfin, la description de Bob post 19 est très juste et décrit mieux la vie d’ un dealeur minable que n’ importe quel discours rance déconnecté de la réalité issu d’ un ectoplasme évadé d’ une séance de spiritisme vichysois.

    Il y a certes des gamins qui font ça pour l’ argent facile, frimer et jouer aux grands -ds ce cas il s’ agit plutôt de misère intellectuelle et culturelle, qui vient ce greffer à la misère sociale- mais quand on n’ appartient pas au grand banditisme il est préférable de travailler plutôt que de balancer entre trottoir et prison ; les écervellés qui se rêvent en Tony Montana finissent souvent par admettre que leur miroir ne reflète en vérité que la frêle silhouette de Michel Blanc époque « laisse béton » et qu’ une carrière de monsieur en gris a plus d’ avenir.

    Pour les émeutes qui seraient provoquées par les dealeurs :

    «Rappelons en effet que l’arbitrage réalisé par le dealer est le suivant : plus il a de clients, plus son commerce est florissant mais plus il a de clients, plus les risques que son activité soit interrompue par la police sont grands du fait de l’ ́importance dudit commerce.»

    Pour jouir d’ abondance de clients et rire d’ absence de rousse, être affable et discret le mercanti doit.

    «Portant sur l’analyse socio-économique mais aussi ethnologique (ne pas confondre avec ethnique -note du glisseur déposeur) de 6 quartiers de différentes villes (Argenteuil, Aubervilliers, Aulnay-sous-Bois, Bagneux, Hem et Marseille), les équipes réunies par le CNV se sont attachées à donner un premier descriptif de l’économie souterraine de la drogue dans ces quartiers. La conclusion majeure à laquelle aboutissent ces travaux est que l’économie de la drogue dans ces quartiers ne constitue qu’une économie de subsistance où l’enrichissement important individuel et l’enrichissement collectif (au niveau du quartier) ne sont en fait que des idées préconçues. »

    Source de tout cela :

    theatrumbelli.hautetfort.com/media/01/01/dfe8888c1885556c4c9d364bc7a17440.pdf –

    Un autre site interessant : http://antisophiste.blogspot.com/2005/11/pourquoi-les-dealers-vivent-ils-chez.html

    Et quand je te parle d’ association citoyennes dynamique, je ne te parle pas de rap mais de politique et de culture, justement. Un petit tour ds les reportages d’ un site que d’ aucuns appellent « la Télé Libre » t’ en convaincra. (regarde le reportage ci-dessus.)
    Ce réflexe (association de quartier = rap) en dit long sur tes préjugés et autres idées fossilisées qu’ aucun commentaire de bonne volonté ne réussira à fendiller.

    Je réitère : les banlieues sont une chance pour la France.

  26. Coquin de sort, l’ adresse du document pdf que je te proposai, mea culpa, est inactif ; recommençons :

    theatrumbelli.hautetfort.com/media/01/01/dfe8888c1885556c4c9d364bc7a17440.pdf

    En passant, à propos du gène musulman anti civilisation occidentale qui traverse les générations (ton post 27), un extrait de « L’ état de la France – édition 2007-2008 » :

    «Malgré les difficultés rencontrées, la politique française d’ intégration peut apparaître comme l’ une des plus efficaces en Europe. En 2006, une enquête comparative menée par le Pew institute, un grand institut de sondage américain, a fait ressortir que c’ était en France que les immigrés étaient les plus nombreux à se sentir membres de leur communauté nationale de résidence plus que de leur communauté d’ origine ou de leur confession religieuse d’ appartenance.»
    __

    Au fait : ton commentaire # 25 est touchant, bien qu’ il s’ agisse là d’ une tentative naïve de m’ adresser une pique, je le considère comme étant réellement empathique, une sorte de réaction émotive engageant un début d’ intérêt pour autrui.

    Ta bouche est donc susceptible d’ emploi autre que sécrétion de vilenies racistoïdes ;
    tu tiens le bon bout mais retire ton dentier, avant.

  27. Le lien ci dessus (post 32) n’ a rien à voir avec ce que je voulais poster, en plus il est extrêmement louche; mais il te plaira peut-être, mea -bagatelles pour un massacre- culpa.

    Pour le document pdf, tu n’ auras qu’ à le glisser là où ça ce glisse

  28. bourreau tu appartiens bien à la classe des tchateurs…de la cité ou d’ailleurs (je me mets à pratiquer la rythmique rapoïde pour employer des barbarismes à tour de phrase comme toi..mais néanmoins tu finis par me saouler!!!)
    j’ai lu « tes » études tout au moins ce qui peut être rapporté comme contre enquête sur le sujet.
    Une certitude, les grands dealer on ne les trouve pas dans les cités, là tout va bien, mais leurs premiers hommes de mains, oui!
    les émeutes ne sont qu’une alerte envers le gouvernement quand la police s’interesse un peu de trop près aux trafics (la drogue n’étant pas le seul). Lorsque le calme revient, évidemment les ordres viennent des caïds, le temps c’est de l’argent…voir un marché se déplaçait vers un autre quartier.
    bien entendu on trouvera mêler des mères de famille « bien blanche bien française » (mais où est le père et qui est il??!!!) à cette dérive. Il n’en est pas moins vrai que si le travail ou toute forme de respect représente une servitude vis à vis de l’etat, le trafic de drôle n’est pas plus idyllique: les problèmes internes ne se règlent pas devant les tribunaux mais au coeur de la cité à coup de barres à mine, d’intimidation sur les reste de la famille.
    Le film étant la source à penser de ces individus façon SARFACE….

  29. @mea culpa
    J’ai vécu dans l’un de ces »quartiers dit sensible » pendant plus de 40 années, j’ai connu bon nombre de dealeur a la sauvette et n’en aie connus aucun qui ne se soient enrichis, aucun!!
    Comme le fait remarquer très justement boureau fait ton office, il n’est qu’un appoint dans une économie de subsistance!!La seule personne que j’ai connu, non dépourvu d’une intelligence certaine, qui refusait de servir de larbins a la sauvette pour des fourgues n’habitant que trés rarement ces quartiers, a pris l’initiative de d’orchestrer approvisionnement et distribution.Une franche réussite initiale qui s’est tout de même soldée par un délibéré en cours d’assise pour association de malfaiteurs, traffic de stup…..8 années

  30. @bourreau fait ton office
    merci pour ton tableau récapitulatif qui met de la chaire sur un squelette alors que je n’avais qu’une intuition!!!

  31. @méa culpa :l’affaire est récente, pardonne moi de ne pas citer de nom, la personne étand d’une certaine proximité!!!!!!

  32. Et dir que les journaliste ne fond pas que des montage avec les banlieux mais avec d’autre reportage. Qu’est ce qu’on dois croire dans les information????????
    Pour quoi toute cette manipulation complètement fauce????
    Et quand tous sa vas saréter?????
    Faus arrêter de nous prendrent pour des marionettes. Ont est des citoyens. Ont devrais pas ce l’ésser faire. Faux faire quelle que chause!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!