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Des Éleveurs au Tribunal pour avoir eu Raison trop Tôt

Publié le | par

Depuis plusieurs semaines, des dizaines d’éleveurs se retrouvent, un peu partout en France, devant la justice pour avoir refusé de faire vaccinner leur cheptel contre Fièvre Catarrhale Ovine (FCO) en 2009. Ils dénoncent un « acharnement judiciaire, coûteux et irresponsable ». Nos correspondants en pays de Savoie nous propose de revenir sur cette affaire pas forcément évidente à comprendre quand l’on est pas paysan.

Pour le libre choix face à la vaccination contre la FCO

Pour les éleveurs inculpés et leur soutien, cette vaccination obligatoire était une erreur manifeste d’appréciation du caractère contagieux de la maladie. Contrairement à ce qu’affirmait le gouvernement à l’époque, ils estimaient que la FCO n’était pas une catastrophe sanitaire et qu’il était possible de la soigner par des méthodes alternatives, permettant alors à la plupart des animaux de vivre cette maladie avec sérénité en développant une immunité naturelle permanente.

A l’automne 2009, ils font alors l’objet de procès verbaux émanant des services vétérinaires et risquent jusqu’à 750 euro d’amendes par animal. Mais en juillet 2010, le gouvernement fini par leur donner raison : la vaccination contre la FCO ne sera plus obligatoire en 2011. Cette victoire des éleveurs ne les empêche pas d’être aujourd’hui poursuivi par le ministère public, qui leur reproche finalement d’avoir eu raison trop tôt. Les éleveurs entendent désormais faire reconnaître à la justice que l’on pouvait affronter la FCO sans verser des dizaines de millions d’euros à l’industrie pharmaceutique et sans introduire dans la chaîne alimentaire des adjuvants de vaccins aux effets incertains.

Défendre une agriculture paysanne de qualité

Cette lutte pour défendre une agriculture paysanne de qualité, c’est celle de Florian Kieny, éleveur de brebis depuis trois ans sur le plateau des Hurtuières, en Maurienne. Avec son cheptel d’une soixantaine de têtes, qui alternent bergerie et vie en alpage l’été, il produit du fromage qu’il vend localement, en circuit court. Le 8 février dernier, il était le sixième éleveur savoyard à comparaître devant la justice pour avoir refusé de vacciner ses brebis contre la FCO. Une soixantaine de personnes, une brebis et deux agneaux avait fait le déplacement devant le Palais de justice d’Albertville pour le soutenir.

Interview : Elodie Chabert
Image et montage : Mikaël Chambru


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Les commentaires (2)

  1. Quant les petits pas font les grands de ceux qui connaissent le terrain; bravo tout simplement.
    Éleveurs, agriculteurs; une marche à suivre…

    (En plus sombre; sans volonté d’y entrer; Nicolas Sarkozy a visité récemment l’entreprise guyomarc’h en Bretagne.
    Non moins que la vaccination; qu’en est-il de ces adjuvants chimiques de l’élevage que peut être ceux des céréales en guide Monsanto…?)

  2. Etre bien intégré dans une société malade n’est pas un signe de bonne santé mentale !