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VIOLENCE SCOLAIRE : LES EXCLUS DES ÉTATS GÉNÉRAUX

Publié le | par

UN CHÈQUE-CADEAU POUR LUC CHATEL

Les enseignants du lycée Adolphe Chérioux de Vitry sur Seine se sont invités aux Etats Généraux de la sécurité à l’école qui ont eu lieu le 7 avril, à la Sorbonne. Ils ont souhaité remettre un chèque de 60 000 euros à Luc Chatel. C’est la somme équivalente à celle retirée de leurs salaires suite au droit de retrait exercé en février 2010, après l’agression d’un de leurs élèves.

Le 2 février 2010, sept individus pénétraient dans le lycée Adolphe Chérioux et poignardaient un élève.
Suite à cette agression, les professeurs invoquaient leur « droit de retrait » et cessaient le travail pendant quinze jours, estimant que leur sécurité et celle de leurs élèves n’était pas assurée.
Le rectorat de Créteil a assimilé leur mouvement à une grève et a donc retiré 600 euros du salaire de chaque professeur.
En réaction, les enseignants de Chérioux se sont invités aux États Généraux de la sécurité à l’école dans l’espoir de remettre symboliquement un chèque de 60 000 euros au ministre de l’Éducation Nationale, Luc Chatel, afin qu’il engage des surveillants supplémentaires.

Aucun professeur de zone éducative prioritaire (ZEP) n’a été convié au débat sur la violence scolaire alors que ce sont les établissements des zones sensibles les premiers concernés. Le personnel de ces établissements réclament une augmentation des moyens humains et une baisse des effectifs dans chaque classe. Pour autant, les 16 000 suppressions de postes décidées par le gouvernement sont toujours à l’ordre du jour!
Les États Généraux de la sécurité à l’école ont abouti à cinq mesures qui vont être mises en place dans les mois à venir:

– Mesurer la violence et le climat dans les établissements scolaires
– Construire une nouvelle politique de formation des professeurs et de l’ensemble des personnels de l’Éducation Nationale
– Renforcer le plan de sécurisation des établissements scolaires
– Responsabiliser les acteurs et redonner du sens aux sanctions scolaires
– Engager des actions ciblées dans les établissements les plus exposés à la violence
On constate donc qu’une politique plus répressive que pédagogique va être mise en place.

Julie Chenini
Julien Boluen
Quentin d’Hainaut

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Les commentaires (1)

  1. Il y a toujours eu des violences – qui restent éparses – dans les bahuts …. mais ça s’aggrave par le manque de moyens que l’ on diminue sans arrêt depuis 30 ans !! et par la volonté de privatiser le système éducatif au profit de l’ apprentissage ( moins de charges pour les entreprises, le seul valable étant celui des artisans !! ) et au profit du Privé ..!
    Pb d’ orientation : exemple :une fille veut être aide- soignante , mais à la sortie de 3ème elle est refusée en 2 ème il lui reste le BEP  » carrières sanitaires et sociales  » merde : il y a 64 dossiers pour 24 places ….. elle est à la 27 ème place , on la met en BEP  » sténo-dactylo « …exemple cent mille fois courant !!!
    Vous voyez la joie des élèves dans ce cas là !!! ben voui c’est souvent ça le problème ajouté à TOUT LE RESTE !!… et en ce moment le reste ben vous voyez , hein !