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La Leçon d’Amour de Sonia, La « Pute » De Bruxelles

Publié le | par

JPL EN CAMPING-CAR, C’est ça l’amour, suite…

Suite à la diffusion du road-doc, “C’est ça l’amour?” sur France 4 et LaTéléLibre, nous vous proposons (presque) en intégralité, la formidable interview de Sonia, prostituée indépendante dans le quartier de la gare à Bruxelles.

Sonia est une pro du sexe, mais aussi de l’Amour. Toute l’équipe de tournage a été subjuguée par la pertinence et la richesse de sa vision des relations hommes-femmes.

John Paul Lepers
Images: Jérôme Mignard
Montage: Anthony Santoro, SmaIn Belhadi

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Les commentaires (70)

  1. La dame est charmante et c’est un bon choix pour parler des idées reçues dans ce site pédagogique pour ado.

  2. Jolies sujet, et ce partie pris intéressant, mais manque…sur la fidélité et sur la faiblesse de l’amour en général dans notre société (ce que la religion tente de faire et maintien cette magnifique illusion).
    La question qui manque peut-on aimer sans sexualité? ou vis versa…un couple peut-il vivre l’adultère, la morale qu’est-elle encore aujourd’hui, la position de chaque genre, l’amour avec un grand A.
    Fin très chouette et pour le coup mériterais d’être approfondie d’un point de vue de la psy et philo: la propriété, l’unicité, la fidélité corporelle ou spirituelle…et la sexualité: est-ce trompé que de faire l’amour à quelqu’un d’autre…quel est le secret de la longévité de certains anciens…ne sommes nous pas consommateur de la question amoureuse…ou de la sexualité..as-ton des périodes plus actives que d’autre…quelles sont les stimulations…Nos relations amoureuses n’ont-elle pas changé…pourquoi une séparation est vécu comme un drame, pourquoi les séparations sont majoritairement douloureuses…Pourquoi cette douleur de l’intime est-elle aussi violente?

    (en réponse à FR) Restons de grands ados pcq nous sommes encore très proche de notre humanité !

  3. Pour l’enfance d’accord mais quant à l’adolescence hélas ….nike ta mère et reboock ton père mac !

  4. Sonia a tout dit sur l’homme et la femme. Les rencontres entre un paumé et une pute. Par exemple entre un arabe et elle qui a pignon sur rue (Bruxelloise). Celà nous change des histoires d’amour des people friqués complaisamment répandus dans les vitrines et la presse people. celà donne une autre idée des putes que celle de l’automobiliste de passage a propos des filles de l’est qui proposent leurs charmes dans le camion en forêt de Fontainebleau. O France pays des droits de l’homme !

  5. En 1859, un énorme orage electromagnétique mis hors service le télégraphe partout dans le monde.

    Les orages electromagnetiques sont due a des phases d hyperactivite solaire …
    Que se produirait-il si un tel orage d une tel intensite se reproduisait ?
    En quelques heures plus d’electronique… donc plus de net, plus de TV, plus de Radio, plus d electricite plus rien …
    Mais aussi plus de backup mis a part ceux protege dans des cages de faraday et de toute facon plus rien pour les lire …
    Donc aussi, plus de dettes pour la FED, l argent n’etant aujourdhui que des lignes dans des bases de donnees informatiques…
    sans parler des avions qui tombent … enfin de nos jour a peu pret tout est controle par l’ electronique …

    Les phases d’hyper activite du soleil sont cycliques et sont tres bien connu des astrophysiciens …

    Et devinez quand aura lieux la prochaine phase …? et oui… le calendrier Maya est lui aussi assez precis a ce sujet…

  6. Une question me taraude: a t-elle fait payer la « passe » ?
    J’espère que oui car elle n’est jamais sortie de sa fonction: etre attentive à l’autre….

  7. Madame,
    Un Petit mot que vous lirez peut être.
    Je vous remercie d’avoir partagé un petit peu de votre vie avec les autres. Si on pouvait tous avoir plus d’amours ou au moins plus de respect.
    Combien d’homme avez vous sauvez du desastre ou du suicide certainement plusieur.
    Plutôt que de juger par des vérités en préjugé, toute cuite.
    Si on faisait un grand sondage en europe sur combien d’homme ou de femme un peu déprimé préférerait un moment de vie comme peut offrir votre profession exigeante pour des instants de bonheur, plutôt que des prescripteurs parfois sans humanité mais si bien respecté et qui je n’en doute pas font parfois appel au service de votre profession sans reconnaissance et si peu sécurité »s » dans de nombreux états d’europe.
    Eric

  8. Quelle pertinence dans ces propos qui valent bien des livres. Merci à « La Télé Libre » de faire un véritable travail de journalisme.

  9. Quand on entend ces propos, on se demande si on ne devrait pas remplacer le mot « pute » dans toutes les formules péjoratives par le mot « politicien »… On serait plus proche de l’idée négative que confère l’association du statut professionnel.

    Ainsi on ne dira plus « fils de pute », mais « fils de politicien », plus « langue de pute » mais « langue de politicien », « coup de pute » mais « coup de politicen », etc…

    Ce serait plus logique, non?

  10. Très intéressante cette charmante dame. Elle m’a totalement convaincu.
    Mais bon je pense qu’elle est un peu atypique pour une prostituée, toutes n’ont pas cette clairvoyance et la tête bien en place comme elle.

  11. Amour avec un grand A; illusion; non.
    Le dommage varie de la fonction du mouvement majoritaire que l’on ne peut qu’accepter dans la confirmation de sa réalité à la sienne…
    Ce que l’on appelle le respect du choix…

  12. @libero,
    La vérité de la régle du mensonge, des choix respectables collectifs pour endomager l’individulisme en réponse aux respects de choix individuels pour des domages communautaire …Je pense à d’autre concept possible que l’absurdité de ma réponse, qui pourtant est bien souvent réalité, …que pour mes réalités ?
    EL’Théorise

  13. Oui; que pour tes réalités si tu les acceptes réelles; absolument réelles.
    Respecter le choix de l’autre est l’accepter pour lui-même dans son soi-même non accepté de son réel…

  14. C’est du Mireille Dumas on ze ouèbe . Bientôt sur la TVL : la sexualité chez les ex présentateurs de TV devenus ringards , faisant des tournés dans les grandes surfaces de France pour subsister !

  15. dans le choix des choix sur la route de la vraie/fausse désuétude que peut être sa confirmation…
    L’ouverture de se concrétiser dans l’attention d’inversion de l’aversion…

  16. @Libero en 19
    Heureusement que j’ai le petit larouse, pas pour moi…dans l’ultime choix reste le pure instinct dans une pure conscience « pragmatique  » et instantanée ou plus durable à la moindre intensité ? de l’amour ou de la haine ou en variation du tout.
    En com, du tac au tac, le coup de foudre partagé, l’instant virtuose « absolu rescenti », sans l’erreur de virtuosité et du prefectioniste. son carractére dit positif ou négatif n’est pas de mise puisqu’il y a pas d’absurdité dans un instant de temp zéro. Bon, c’est pas abouti ma théorisation.
    Pis moi je voulait être super garde pêche pas chef , avec hydravion pour le fun et pour amener la maitresse d’école du cp que j’ai pas eu au septiéme ciel, mais je voulais le déguisement ,les lunettes pour sévérité et pour mieux la voir s’abandoner dans mes yeux ! EL’.T

  17. Merci, Madame , pour votre grande expérience de l’Humain, pour l’amour que vous donnez, pour ceux que vous rassurez, pour ce regard sur les coeurs et les corps empreints de respect, de désir et de tendresse…
    L’amour débarrassé de la morale, allégé de ses tabous…

    « Moi je dis que l’amour , même sans Amour, c’est quand même l’amour, comprend qui veut ou comprend qui peut » ( Bobby Lapointe).

    Respect !

  18. @ libero !!! NON ! c’est l’aversion de l’inversion !!! l’inversion n’est pas le contraire .

  19. A chacun ses petits pouvoirs semble t’il, bien futils et desespérant parfois.
    Je viens d’apprendre l’arversionisme…l’être humain c’est parfois du cristal aussi !…est il différents aux iles marquises. Madame si vous passiez par ici, je crois que nous avons dérivé, mais c’est grace à vous et les talents des personnes de la télé libre.
    Et je pense que si je repasse un jour par du coté de la gare du nord, j’aurais moins peur qu’ un soir de passage entre deux train de ma jeunesse de reggarder vraiment les vitrines comme les plus belle fille des défilés qu’il faut aussi préserver des criminelles sans humanité. Et qui sait peut être, j’aurais le courage de rentrer dans votre lieu si rouge pour vous toucher doucement… les pieds en vous reggardant… Eric

  20. « Notre pouvoir scientifique a dépassé notre pouvoir spirituel. Nous savons guider des missiles mais nous détournons l’homme de sa voie « .

    Martin Luther King

    Il est bien connu que les millénarismes ont eu pour but, entre autre, de faire émerger un « homme nouveau » dont le comportement moral serait plus exemplaire. Nous savons que « la terreur de l’an 1000″ a vu une frénésie de religion s’emparer des hommes qui s’accusant de tous les maux étaient convaincu que la fin du monde approchait , l’apocalypse et la parousie du Christ venant il fallait expier. Le XXe siècle, pour la majorité des peuples de la terre, a été celui de la tyrannie sous une forme ou sous une autre d’un Occident au fait de sa puissance, bardé de certitudes et imprimant au reste du monde sa marque : celle d’une façon de vivre où l’homme n’est plus au centre de la préoccupation mais un rouage, en un mot :un produit marchand. Fait nouveau, cette façon de vivre débridée fait du gaspillage des ressources de la Terre, forcément limitées, l’alpha et l’oméga du progrès. Tragique erreur s’il en est ! la Terre proteste et nous le fait savoir par des signes de plus en plus récurrents : les perturbations climatiques.

    « Mardi 23 septembre 2008, écrit Frédéric Joignot, retenez cette date. Ce fut « le jour du dépassement », le earth overshoot day de l’année. La date où la population humaine a épuisé les ressources produites en un an par le mince manteau vivant qui enveloppe la Terre, la biosphère ou écosphère. Depuis, nous allons au-delà de ce que la planète nous offre, de sa biocapacité. Comment identifions-nous ce mardi fatal si précisément ? Pour le calculer, Global Footprint Network compare le rythme auquel, chaque année, la nature produit des ressources – aliments, combustibles, etc. – et assimile les déchets, et le rythme auquel l’humanité consomme ces ressources et produit des déchets. Quand nous excédons les possibilités terrestres, nous atteignons « le jour du dépassement ». Le premier, selon l’ONG, est tombé le 31 décembre 1986. En 1996, il se situait début novembre. En 2007, le 6 octobre. Aujourd’hui, le 23 septembre. Et dans dix ans ? Notre crédit terrestre s’épuise – après le crédit bancaire ».(1)

    « Les chercheurs évaluent l’ »empreinte écologique » d’Homo sapiens en hectares terrestres. L’Ocde en donne cette définition : « La mesure de la superficie biologiquement productive nécessaire pour pourvoir aux besoins d’une population humaine de taille donnée. » Nous avons largement dépassé notre quota, globalement. La Terre ne peut aujourd’hui offrir que 1,78 hectare global (hag) par habitant. Or, la consommation mondiale actuelle exige 2,23 hag productifs per capita. Et les calculs montrent que si l’ensemble de la population humaine adoptait aujourd’hui le mode de vie des Européens et des Américains – voitures, eau chaude à volonté, viande chaque jour, énergies fossiles à la demande… -, il lui faudrait disposer en surface de quatre à cinq planètes Terre. » Nous sommes donc avertis, nous épuisons les ressources annuelles de la Terre plus rapidement qu’elles ne se constituent. Notre démographie n’est-elle pas la cause de nos malheurs écologiques, mais aussi politiques, sociaux, militaires, comme l’affirmait déjà l’austère Thomas Malthus… en 1798 ? qui affirmait que la population humaine croît de façon exponentielle (2, 4, 8, 16, 32…) et les ressources, de manière arithmétique (1, 2, 3, 4, 5…). Inévitablement, nous irions vers l’épuisement des biens, la famine, la guerre de tous contre tous. L’empreinte écologique, le réchauffement qui s’accélère combinés à une croissance forte de la population ne ramènent-ils pas l’humanité à une situation « malthusienne » – une spirale tragique ? Prenez Ted Turner, fondateur de la chaîne d’actualités CNN, il déclarait en avril 2008 sur la chaîne PBS : « Nous sommes trop nombreux. Voilà pourquoi nous avons le réchauffement climatique. […] Tous les habitants de la planète doivent s’engager à avoir un ou deux enfants, c’est tout. […] Ne pas contrôler la population est un suicide. » Cette angoisse peut aussi être amplifiée par des mensonges modernes sur l’invasion venue du Sud surpeuplé. Mais, contredisant cette démagogie, un rapport publié en 2004 par le département des affaires économiques et sociales de l’ONU (World Population to 2300) indique que les immigrés venus des pays pauvres contribueront pour 4% à la croissance démographique des pays développés d’ici à 2050 – aujourd’hui pour 3% -, ce qui rajeunira une Europe vieillissante ».(1)

    Aurons-nous assez de ressources pour nous nourrir ? Au-delà des angoisses et des peurs, la véritable grande question posée par le peuplement sera celle des ressources : les pays, les sols, la Terre pourront-ils nourrir – et supporter – une population de 9 ou 10 milliards d’habitants ? Aujourd’hui, 850 millions de personnes souffrent de malnutrition dans le monde. Les agronomes rappellent combien, depuis un demi-siècle, sans se soucier des populations locales, les pays du Nord ont financé les cultures d’exportation des pays du Sud- le coton, l’herbage d’élevage – au détriment des cultures vivrières. Ces politiques néocoloniales ont ruiné l’agriculture de ces pays, avec l’aide de gouvernements autoritaires et corrompus. Encore une fois nous voyons un colonialisme postcolonial qui continue à faire de la « colonie » devenue formellement indépendante un appendice de la métropole qui aspire les ressources aussi bien physiques et depuis quelque temps aussi les rares cerveaux formés dans ces Suds épuisés. Le rapport 2008 de l’Ocde, Perspectives de l’environnement à l’horizon 2030, est aussi alarmiste que la FAO. Il nous promet, en l’absence d’une politique mondiale volontariste, un avenir très désagréable. Un réchauffement de 1,7 C à 2,4 C en 2050 – prévision basse. Sécheresse, tempêtes, inondations, destruction des infrastructures. L’accroissement du stress hydrique pour 3 milliards d’humains, une eau mal répartie. Une pollution accrue de l’air. La croissance de la population humaine est-elle la cause première des fléaux annoncés ? Les experts de l’OCDE répondent : « Les pressions exercées sur les ressources naturelles et l’environnement ne proviennent pas du nombre d’habitants mais de leurs habitudes de consommation. »(1)

    On l’aura compris : le malheur viendra des modes de vie dépensiers occidentaux, des politiques industrielles, des égoïsmes nationaux, de comportements que nous pourrions changer. Selon le rapport 2008 de l’Agence internationale de l’énergie (World Energy Outlook 2008), nous passerons de 700 millions de voitures à 1400 millions qui rouleront encore au pétrole en 2030, émettant plus de 10 milliards de tonnes de C02 qui vont stationner dans l’atmosphère et mettront 120 ans pour disparaitre. Le changement climatique est en marche, cette course vers l’abîme a déjà ses victimes dans les pays démunis. Les pays industrialisés font des reformettes qui ne régleront pas le problème de fond qui est celui de donner un coup de frein rapide à l’utilisation des énergies fossiles en développant les énergies renouvelables avant que le changement ne soit irréversible. Le président Obama semble l’avoir compris mais en aura-t-il les moyens ? Sera-t-il suivi ? La crise financière et un pétrole bradé à 40 dollars sont en train de compromettre le recours urgent aux énergies renouvelables. Il est à craindre que ce seront les pays vulnérables qui ne se sont pas apprêtés qui en subiront les conséquences tragiques.

    Cette détérioration de plus en plus accélérée du mode de vie n’a pas jailli du néant. Elle a été consacrée par la nouvelle forme de colonisation du monde appelée indifféremment néocolonialisme ou postcolonialisme . Le colon n’a plus de présence physique, il se contente de gérer à distance au nom de la dictature du marché, du libéralisme sauvage et d’une mondialisation que l’on nous disait inéluctable. Autre conséquence tragique, le marché n’a pas laissé intacts les fondements des sociétés. En ce temps de « délitement des valeurs » que l’on pensait immuables, beaucoup de certitudes ont été ébranlées. Le capital symbolique qui a été sédimenté et qui part par pans entiers sous les coups de boutoir du marché du libéralisme fruit d’une mondialisation sans éthique. Les sociétés qualifiées il y a si longtemps de « primitives » sont en train de perdre leur identité sous la pression d’un Occident qui série, catalogue et dicte sa norme.(2)

    L’Occident ne se contente pas d’imposer sa vision du monde à la fois par la science et la force, il s’attaque depuis quelques années aux identités. Au moment où même dans les pays occidentaux et à des degrés divers les nations luttent pour ne pas perdre leur identité, les pays du Sud sont en train de perdre leurs dernières défenses immunitaires constituées par leurs traditions ancestrales. Cette désymbolisation du monde mise en évidence par Dany Robert Dufour est en train de pénétrer en profondeur le tissu social. A juste titre, la mondialisation et le néolibéralisme peuvent être tenus pour responsables de cette débâcle planétaire. Dans ce monde de plus en plus incertain, l’individu éprouve le besoin d’un retour à des « valeurs sûres » qui lui font retrouver une identité ethnique voire religieuse que la modernité avait réduite. D’autre part, un autre dégât est la fameuse « perte de repères chez les jeunes », induite par la précarité de la vie temporelle et spirituelle, n’a alors rien d’étonnant : Il est, cependant, illusoire de croire que quelques leçons de morale à « l’ancienne » même dans les pays où la tradition et la religion tentent encore de maintenir la structure sociale, pourraient suffire à enrayer les dommages causés par le libéralisme.(2)

    De ce fait, une servitude attend l’individu-sujet. C’est l’asservissement au marché, au libéralisme sauvage. Pour Pierre Bourdieu, le libéralisme est à voir comme un programme de « destruction des structures collectives » et de promotion d’un nouvel ordre fondé sur le culte de « l’individu seul mais libre ». Le néolibéralisme vise à la ruine des instances collectives construites de longue date par exemple, les syndicats, les formes politiques, mais aussi et surtout la culture en ce qu’elle a de plus structurant et de ce que nous pensions être pérennes(3).

    La valeur intrinsèque de l’individu est indexée sur sa valeur marchande. Voilà le monde que nous propose l’Occident du « money-théisme ». La valeur symbolique, écrit le philosophe Dany-Robert Dufour, est ainsi démantelée au profit de la simple et neutre valeur monétaire de la marchandise de sorte que plus rien d’autre, aucune autre considération (morale, traditionnelle, transcendante…), ne puisse faire entrave à sa libre circulation(4)

    La crise est aujourd’hui une réalité concrète pour tous les citoyens de la planète. Elle nécessite des changements radicaux pour mettre fin au néolibéralisme qui vient de nous mener au bord du gouffre. Pourtant, que ce soit les plans de relance décidés par les gouvernements des différents pays, ou les conclusions du premier Sommet du G20 qui s’est tenu à Washington en novembre dernier, les gouvernements et les financiers semblent plus soucieux de sauver le système que de répondre véritablement aux enjeux de la crise. Voilà donc la planète des consuméristes. Nos valeurs n’en sont pas sortis indemnes pour autant.

    Même dans les pays industrialisés cette course vers le profit a démantelé toutes les conquêtes sociales. Ainsi en France et comme l’écrivent Patrick Braouezec et Michel Onfray « (…)Retirer toutes les protections collectives, l’en-commun qui permet à chacun d’être concepteur et acteur d’un avenir humain partagé, pour livrer les individus, marchandises parmi d’autres, au service d’une économie mondialisée conçue comme source de profits financiarisés bien davantage que comme moteur de progrès. (..) L’économie ne saurait se résumer à la course au profit, au mépris des hommes et de la civilisation ; et que tout système économique et politique, pour avoir un avenir, se doit de porter un mouvement de l’humanité vers le progrès. (…) Le refus de la marchandisation générale, y compris de l’homme, est non seulement le fondement d’un humanisme contemporain, mais est aussi indispensable au mouvement de la société si on considère que ses évolutions ont pour but d’améliorer toujours la condition humaine. Chaque fois que l’organisation sociale a nié l’homme, la civilisation a reculé. A l’inverse, les avancées de civilisation émancipatrices sont toujours le résultat de conquêtes gagnées dans les luttes et les révoltes populaires. »(5)

    Comment sauver la planète et tous ses habitants ? Toute l’argumentation de remise en cause des vertus de la croissance, mesurée sur la base de l’évolution du produit intérieur brut (PIB), n’a de sens que dans les pays du capitalisme avancé, où existe dans certaines classes sociales assez d’aisance matérielle pour rêver d’autres paradis. Vue dans une perspective mondiale, la décroissance est une préoccupation de riches, une petite minorité – dans sa très grande candeur, elle s’inquiète parfois de voir tous les Chinois posséder un automobile, sans aller jusqu’au bout de sa pensée : on maintient le reste du monde en sous-développement pour sauver la « planète » ?

    Il s’agirait, entend-on, de proclamer avec force que l’argent ne fait pas le bonheur, qu’il y a autre chose dans la vie que l’accumulation de biens matériels. C’est naturellement faire abstraction des couches sociales qui, de plus en plus larges, peinent à joindre les deux bouts, qui n’ont d’autre choix que mal manger, mal se vêtir et mal se loger. Le remède miracle : le bien-être, notion subjective s’il en est. Il ne faudrait plus « maximiser » la croissance, mais le bien-être et le bonheur. Avec raison en 1997, Pierre Bourdieu avec sa lucidité coutumière se posait la question « des coûts sociaux de la violence économique et avait tenté de jeter les bases d’une économie du bonheur. »(6)

    C’est en fait de cela qu’il s’agit : le bonheur est-il indexé, – comme en Occident – sur la possession toujours plus boulimique des biens matériels ? Ne devons-nous pas chercher une autre façon d’être heureux en consommant mieux ? en consommant moins ?. Ce qui passe , naturellement , par le partage pour éviter un bouleversement irréversible de la vie sur Terre, notre seule et unique Terre, à moins de faire comme une compagnie américaine qui vend des lots de terrain…sur la Lune !

    1.Frédéric Joignot. Sommes-nous trop nombreux ? Le Monde 09.01.09

    2.Chems Eddine Chitour : L’Occident et la désymbolisation du monde. Site mille babords 23/12/2006

    3.P.Bourdieu. « Le néolibéralisme comme révolution conservatrice », 1997, in Interventions 1961-2001, Agone, 2002.

    4.Dany Robert Dufour : L’Art de réduire les têtes, Editions Denoël, Paris. 2003.

    5.Patrick Braouezec et Michel Onfray, Une politique de régression. Le Monde du 21.01.08

    6.Pierre Bourdieu. L’essence du libéralisme, le Monde diplomatique mars 1998.

  21. @pevers pépère

    Pas certain que l’homme soit assez mur pour être au gout de la femme.

    Et il y a une histoire d’avion tombé dans les andes qui montrerait le contraire des « gouts » supposés des affamés… et je connais d’autre histoires de mangeur de racine ou d’herbe… et aussi j’ai vécu sous l’équateur.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Anthropophagie

  22. @ 31

    Cette analyse est pertinente et lucide…elle résume bien le processus de destruction massive….

  23. Ce qui est certain, c’est qu’avec une nature détruire, en cas de séisme ou tsunami économique… il restera la barabarie total ou l’herbe des prairies pour les humanistes parfaits. Mais avec une agriculture non extensive et plus naturelle, une foret sauvage et une biodiversité correctement gérée et des eaux riches d’autres choses que de leur soupe de chimique en tout genre alors on pourrait passer l’orage d’une crise mondiale totale de maniére plus cool. EL’.T

  24. decidement ca pulse à la TLL! apres l’excellent cafe de la gare voici la cerise sur le gateau:Mme Sonia! j’ai mis longtemps avant de regarder cette video pensant qu’elle serait convenue. C’est moi le con venu! bravo madame vouetes la marquise de la télélibre et je me souviendrai fort de « Tendresse Respect Desir  »
    que je n’applique pas du tout moi meme( je vous rassure ma femme non plus!). C’est out à fait juste nous avons baissé cette garde cette trilogie de l’amour à la quelle je rajouterai un mot « Don « parcequ’on devrait donner ce qui nous coute pour notre amour.Ce quatrieme mot donnerait un caractere spirituel à l’Amour et il faudra peut etre y retourner pour poser certaines questions majeures comme celle ci.
    En tout cas Bingo ! Madame la marquise du coeur:Merci!

    et pour le 31 j’aime bien la citation

    “Notre pouvoir scientifique a dépassé notre pouvoir spirituel. Nous savons guider des missiles mais nous détournons l’homme de sa voie “.

    Martin Luther King et moi!

  25. @31 c’est impoli de mettre votre Hors Sujet dans ces commentaires sur l’AMOUR. apart les deux lignes de MLK, c’est tres convenu et certainement pas la solution pour sauver la planete. Pour sauver la planete il faut que nous nous reapproprions tous le mot AMOUR non pas au sens politique (j’aime ce peuple, j’aime cette economie de marché, j’aime le cocacola!)mais le mot AMOUR qui nous coute pour essayer d’aimer ses ennemis aimer le don comme l’exprime le livre la Bible.ce n’est pas en faisant de la croissance ni de la decroissance qu’on va regler le pb.c’est quand les traders parleront differemment ;à la Gillies Vignault par exemple mais est ce possible?
    je clos ce HS à moitié HS

  26. Aaaah 43!
    On est mal barré si nos préjugés nous font esbaubir devant la découverte qu’une péripath. puisse avoir de l’humanité.
    Il faut d’abord mettre à bas tous ces préjugés et ces lieux communs pour laisser poindre une éventualité d’amour qui ne soit pas à la Narcisse ni seulement sur le papier ou l’écran. Quand le blabla va rien d’autre ne va

  27. @44 excuse moi je comprends pas ce que tu ecris! quel sprejugés? lieux communs, Narcisse? explique un peu ta pensée…

  28. C’est pas le MOT qu’il faut s’approprier mais bien le sentiment, je viens d’arriver sur le site dont on m’a parlé et que j’ai (un peu parcourru) et j’ai l’impression qu’ici « celui qui dit » considère qu’il l’a fait.
    Préjugés? penser qu’un noir ne puisse pas être raciste, qu’un Juif puisse ne pas être sioniste, qu »une prostitué puisse ne pas être une salope maquée.
    Si ce genre de rencontre est traitée comme une découverte évènementielle alors il nous reste du chemin à faire avant d’acceder à l’amour dont on dit d’ailleurs que plus on en parle et moins on le fait.
    Narcissique parce qu’on dirait que ce site est un club ou le plus important est de PRENDRE la parole souvent pour dire n’importe quoi, se congratuler, faire des private jokes et balancer des affirmations pleines de suffisances et pour certains comme toi donner des leçons de conduites aux posteurs…

  29. ça y est les grands , trés grands intellos sont arrivés et ils aimeraient lire ce qu’ils ont envie d’écrire eux même !!
    Ils commencent vraiment à nous saouler avec leurs prétentions et leurs suffisances !!
    Pour eux une petite lamentable , intolérable petite histoire savoyarde de notre succulent OUIN-OUIN :
    la soeur de ouin -ouin agée de 5 ans demande à son frère , déja très intello à 8 ans :
    — tu sais comment on fait les enfants , toi ?
    — bien sûr , répond ouin-ouin , il mets une graine dans le ventre de maman !!
    –et aprés c’est fastoche , il la pousse au fond avec sa bite !!
    voili voilou …….. Allez , intellos criez au loup !!!
    elle est sympa cette dame , oui cette  » dame  » , messieurs , et pleine de bon sens et de générosité vraie !!

  30. suis pas trop gros. y en a qui sont pire que moi ,moi,moi, !!
    scié oui ,oui oui !! bises au bel inconnu et une bonne , bien idiote pour lui !! ………:
    A l’école de OUIN-OUIN , la maitresse demande aux enfants de faire une phrase avec les mots  » et pourtant  » !
    PASCAL ,un petit garçon intelligent et sérieux : »hier , je suis allé à la pèche avec mon papa et pourtant ,il pleuvait  »
    La maitresse approuve ; « et toi Isabelle ?  »
    Isabelle :  » mon chat a attrapé une souris et pourtant , elle courait vite ! »
     » très bien ! et toi OUIN-OUIN ?  »
    OUIN- OUIN , réfléchit un moment et  » La terre est ronde et pourtant , ça baise dans tous les coins !  »
    Sacré OUIN-OUIN !

  31. Je rejoins Ludivine. Bravo à l’équipe de la télélibre pour la pertinence de cette émission et pour la clarté des propos exposés.

  32. Ce que ça fait du bien d’entendre une personne qui parle comme une personne, pas comme une « étiquettée » ! Et je me dis que si ce qu’elle dit fait tant d’écho, c’est que chacun a reconnu quelque chose qu’il/elle a au fond de lui, déjà, et c’est ça qui donne de l’espoir…

    Ce type de commentaire, si humain, si bienveillant, si généreux, circule de plus en plus à propos de nombreux sujets et j’y vois apparaitre une nouvelle sensibilité, un »truc » très spirituel, certainement le résultat inattendu de l’absurde chosification dont nous sommes tous à la fois victimes et bourreaux.

    Le règne de la consommation tous azimuts, de l’objet roi (y compris l’autre…), du pragmatisme égocentrique arriverait-il à son terme ?

    A force d’absurde, avons-nous enfin besoin comme d’une nécessité absolue, de Beau, de Grand, de Doux, de Vie en fait, respectueuse et tendre entre nous et pour nous ?

    Alors, si c’est ça, on va sûrement finir par le répandre partout et ça, c’est My Dream, comme celui de beaucoup d’autres, je crois…

    Merci Madame, on fait ce qu’on veut de son sexe, et on est bien plus que ça, ou chomeur, ou arabe, ou petit ou pas bien sapé, nous sommes tous, au fond, de grands êtres humains, d’immenses paysages en mouvement, en devenir, que rien ne peut arrêter lorsque nous nous mettons en marche et nous enrichissons les uns des autres !

    Tiens, TVL aime peut-être ça ?

    http://www.theworldmarch.org/index.php?lang=fra&secc=info&acc=

  33. Un peu trop rapide dans le passage du coq à l’âne à la confirmation des ses certitudes où l’amour serait la jouissance d’un instant kundalinique à son illumination au monde dont l’envol ouvrirait sa perspective de vie absolue pour l’éternité dans un fantastique feu d’artifice que la retombé inscrirait dans le ciel la pénombre de son oubli infini à le revivre encore et encore…

  34. @libero tu as du être un fana de Chateaubriant ,au moins pour la longueur des phrases , sans y ajouter leur signification !! hi hi bises !

  35. Quant à l’inenvisageable; Dehors…

    le lièvre court la hase
    dehors
    tout le monde dehors
    j’embrase mon terrier
    j’annule la chambre à part
    je sors me joindre à l’influence
    me poser sur la branche
    au risque de me trouver
    à l’étroit

    faudra se serrer
    comme une forêt vierge
    faudra se mêler
    nos lianes infinies

    dehors
    la flore est à l’orage
    dehors
    la peur de l’eau qui dort
    je prépare mes hameçons
    mon bouchon et consorts
    ça mord ça fout l’effervescence
    au gardon à la tanche
    au risque de me trouver
    devant toi

    faudra se serrer
    comme une forêt vierge
    faudra se mêler
    nos lianes infinies

    effet de serre
    ma vie sous verre
    s’avère ébréchée

    faudra se serrer…

    Alain B.

  36. Tres bon reportage c’est une vraie femme simple avec beaucoup d’amour et d’humilité qui comprend tres bien la gente masculine.Ce n’est pas une pute ( ça fait pegoratif )c’est une femme attentive et à l’ecoute ce qui manque dans notre société!Elle est une tres bonne annalyste et à beaucoup d’amour à partager et d’attention.Bref une vraie femme avec beaucoup de charme de classe et tres humaine!Donc cessons(notre société) de les mepriser nous avons besoin d’elles

  37. elle est belle cette femme ,a tous les sens du terme.RESPECTet AMOUR Bien sur Merci a vous et merci a elle.

  38. l’amour est une chose la plus douce sur terre. qui pourra dire qu’il n’aime pas faire l’amour? PERSOONE
    bien vrai que d’autre en abuse. c’est pour cause de l’argent car faire de films hérotique renporte assez d’argent.
    puiske c’est le meilleur films qui remporte aujourd’hui sur terre.
    meme moi je suis à la recherche de faire de films pornographique car d’une part j’aime trop le sexe et d’autre part je veux de l’argent. bien vraie que je suis étudiant en BANQUE FINANCE.
    donc toi qui peut faire queleque chose pour moi alors contacte moi sur : [email protected]

  39. je suis à recherche de qu’elqu’un qui recrute des gens pour leur faire de films pornographique. je suis interessé.mais je suis black. agé de 25 ans.
    mon email est: [email protected]
    en attente de ous lire…

  40. La thérapie par le sexe, parce que des psychotiques y ont accès dans des hopitaux psychiatriques, grâce à des professionnelles, parce que c’est un besoin simplement humain, parce que nous pouvons exprimer tellement de choses sur nous dans ce si beau moment, parce qu’il n’est possible de prendre du plaisir à faire l’amour qu’avec du respect, soulevons ces tabous, luttons contre la prostitution forcée, non voulue ou à défaut de ne pouvoir survivre autrement, et ne jetons pas des pierres sur ces femmes qui aident, qui soignent, qui renforcent, qui écoutent, qui sauvent et qui permettent à bien des hommes de continuer à mener une vie de famille…

    A quand un reportage sur la prostitution masculine? les femmes pourraient-elles guérir aussi?

  41. Bonjour,
    il y a peu de temps j’ai été ému aux larmes en voyant un vieux film, »prostitution » hommage bien mérité aux prostitués,oú le film se conclu avec l’intervention d’une de ces dames.Qu’on ne oublier par sa sensibilité,son humour.
    Eh bien içi,Sonia m’émeut,quelle intelligence d’esprit,on aimerait tant voir de gens comme ELLE s’exprimer à la tv Française.
    Vu le caractère de Sonia,je sais qu’elle terminera ses études brillamment.Bonne chance.Sonia.
    andre

  42. à ce stade et à la vue de ses compétences sociales et psychologiques, les prestations de Sonia devraient être remboursées par la sécurité sociale.
    Heureux les clients de cette pute hors normes et belle leçon à ceux qui acceptent de réfléchir et de faire tomber les préjugés.

  43. Sonia est sympathique et intelligente. Elle dis des choses vraies et déborde de compassion. Elle est courageuse sans doute. Reste un mystère. Pourquoi une femme dotée de telles capacités à décider de faire ce métier. Est par gout, par obligation ou par inadvertance?

  44. Aberrant le niveua de dépravation de notre société, pour que me les gens éduqués de votre équipe ne se rendent pas compte de l’ignomonie de cette créature détraquée.

    Pertinence des relations hommes-femmes? Combien d’entre vous ont donc recours à la prostitution quand ça ne va pas d à la maison? Combien de vous souhaiterais voir sa mère ou sa soeur se prostituer?

    Une pute n’a pas été formée, ni comme assistante sociale, ni comme psychologue. Les putes permettent aux hommes de monnayer leurs déviances, le plus souvent à l’insu de leurs familles respectives. Ces hommes ont besoin de sexologues compétents, d’assistance conjuguale professionelle… et ces putes d’éducation.