LA TYRANNIE DU VOULOIR OU SARKOZY-SCHOPENHAUER
PRISE DE TÊTE
A l’occasion d’un cours de Michel Onfray sur la « tyrannie du vouloir », LaTéléLibre a voulu savoir si les écrits de Schopenhauer pouvaient nous éclairer sur le caractère et l’exercice du pouvoir du président de la République, Nicolas Sarkozy.
Michel Onfray, philosophe engagé, démissionnaire de l’Education Nationale, fonde en 2002 l’Université Populaire de Caen. Son objectif : démocratiser la culture et dispenser gratuitement un savoir au plus grand nombre.
Tous les lundis, au Théâtre d’Hérouville Saint Clair, devant un public toujours plus nombreux, Michel Onfray enseigne une « Contre-histoire de la Philosophie », une philosophie « à la marge » comme il la qualifie lui-même. Alors que l’enseignement classique ne s’intéresse qu’aux « vainqueurs » de la philosophie et dispense un savoir qualifié par Onfray de « dominant », il préfère revenir aux oubliés de l’enseignement classique : Présocratiques, Hédonistes, Matérialistes…etc.
En ce lundi de février, Arthur Schopenhauer est à l’honneur. Ce philosophe Allemand, du début du 19éme siècle, est l’auteur d’un ouvrage de référence « Le Monde comme Volonté et comme Représentation. » L’essentiel du cours de Michel Onfray porte la Volonté, une volonté toute puissante puisqu’il va même jusqu’à parler de « Tyrannie du Vouloir ». Des termes qui résonnent tout particulièrement depuis quelques mois alors que Nicolas Sarkozy, par son dynamisme et sa détermination, semble incarner cette volonté toute puissante…. Alors de Schopenhauer à Sarkozy n’y a t’il qu’un pas ? c’est ce que nous allons voir …..
Voir le site de l’Université Populaire de Caen , , le site personnel de Michel Onfray
Voir aussi La Libre Interview de Michel Onfray
Florence Gimalac
Matthieu Martin
Joseph Haley
Laurent Schwartz
Smaïn Belhadj







































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Un très beau reportage!
Commentaire par Léo — 5 mars 2008 @ 16:37
La logique du hypper-sécuritaire ou de l’accumulation de l’apparence de la richesse, n’obéit à aucun raisonnement sain, il est dans le domaine du jouissif-égoiste, pour ce qui est de décider d’enfermer quelqu’un à vie sous le pretexte qu’il est nuisible, c’est enfermement psychiatrique d’ordre idéologique qui peut s’apparenté à une torture mentale à vie, le problème de sarkozy, c’est qu’il se contente de s’enfermer dans un cadre purement jouissif, peut importe la dimension humaine de l’individu, son vécu lui importe peu, ce qui compte, c’est ce qu’il pense même si il dit accepter la contradiction, en fin de compte, c’est moi qui est raison et je vais t’imposer ma volonté, tu es chômeur, tu dois accepter un sous-travail, tu es dirigeant, tu as droit à toutes mes faveurs…
Commentaire par frédo — 5 mars 2008 @ 17:08
Onfray est fascinant : le personnage, la fluidité et l’élégance de la pensée , de la parole , l’art de dire ce qu’il pense sans se laisser piéger ; mais ici , de plus la diversité et l’attention heureuse de l’auditoire, c’est trop …comme disent les ados .
Commentaire par lucifer — 5 mars 2008 @ 17:14
Excellent reportage. Sujet passionnant.
Bravo à Florence Gimalac pour la pertinence de ses questions, c’était passionnant.
Bravo aussi aux cameramen et aux monteurs, les plans sont vraiment beaux et le montage intelligent.
Bravo aussi à Michel Onfray, pour le simple fait d’être l’initiateur de cette belle aventure que sont les universités populaires… L’affluence à ce cours est un message d’espoir : l’intelligence peut triompher face à la médiocrité dont les programmes de TF1 sont des symboles.
Commentaire par Leptitbenji — 5 mars 2008 @ 17:22
Merci !
c’est très rassurant de savoir que les vraies valeurs de gauche sont défendues encore par des philosophes !!!
Ca m’a fait du bien d’entendre les propos de Michel Onffray mais j’aimerai connaitre les motifs supposés que la gauche devrait avoir pour moi , gagner les municipales ou du moins y participer c’est presque un acte de résistance face à l’adversité et à ce que l’on nous impose en ce moment !!!
Commentaire par george — 5 mars 2008 @ 17:40
Michel Onfray est vraiment brillant .Enfin quelqu’un qui redonne toutes ses lettres de noblesse à la Philosophie :la vaie,celle qui est utile..celle qui fait du bien meme si elle ne pousse pas à l’optimisme
Exit les usurpateurs (Finkelbidules et autres BHLtrucs machins choses )….
Commentaire par SPOOKYDOM — 5 mars 2008 @ 18:11
C’est rafraichissant d’entendre un homme, un philosophe comme Michel Onfray. La philosophie manque tellement dans notre société . Heureusement qu’il y a encore des hommes comme lui pour opposer une résistance intelligente à Sarkozy.
Vive la philosophie, vive la liberté, vive la Télé Libre !
Commentaire par Artasar — 5 mars 2008 @ 18:15
Michel Onfray : un leader éclairé (leader de consciences) .
Toutes les personnes sensées le reconnaîtront comme tel .
Commentaire par Lucie — 5 mars 2008 @ 19:08
Dommage que Bourreau, Aslan, etc… ne soient plus là !
On aurait pu en discuter …
Commentaire par Lucie — 5 mars 2008 @ 19:15
Mais ma Dame…! Laissez moi le temps de visionner le doc, et je suis tout à vous…
Commentaire par Gwendal — 5 mars 2008 @ 19:19
Leader éclairé sans doute Lucie, cultivé à n’en pas douter mais doit on toujours disserter sur tout et parfois n’importe quoi… Ca va peut être faire crier mais je trouve personnellement que son développement sur les femmes et nicolas sarkozy et plutot limite…
Qu’on soit intelligent et très cultivé ne nous permet pas de savoir tout sur tout. Il faut connaitre un peu les personnes, et pas seulement leur image pour dire des choses comme ça.
Même si une interview d’un philosophe comme Onfray et toujours passionnant parce qu’un tel savoir est forcement impressionnant je n’en reste pas moins dubitatif sur l’obligation qu’on ses intellectuels à disserter sur absolument tout, à présenter toute leur avis comme des vérités générales…
Enfin bon, excellent reportage par contre!
Commentaire par flo — 5 mars 2008 @ 19:49
@ flo: Un philosophe n’est pas un savant, tu confond culture et connaissance. Un philosophe ne fait que donner son point de vue sur un sujet ; il ne dit pas ce qu’il en est.
Le philosophe pense et opine, le savant sait et affirme.
Commentaire par Artasar — 5 mars 2008 @ 19:58
N’est-ce pas le travail du philosophe que de disserter sur tout et n’importe quoi? Je crois que justement si. En tous cas Onfray est passionnant. Je reste sidéré par la réplique de Sarkozy qui dit que se connaître soi même, il n’y a rien de plus con! Après ça que voulez vous bien pouvoir répondre? C’est effectivement très grave qu’un homme avec une telle conception de la vie soit devenu président.
Commentaire par Gwendal — 5 mars 2008 @ 20:00
Une question: Michel Onfray se dit il philosophe ou professeur de philosophie ?(c’est une vraie question)
Philosophe engagé, ça me dérange un peu, c’est comme historien engagé: de la vulgarisation militante?
Il dit à un moment que Mr sarkozy,( que je déteste, en passant), ferait un mauvais usage de Schopenhauer, Mr Onfray fait il un bon usage des oeuvres qu’il vulgarise ?
C’était juste une question.
En tous cas, il me donne envie de lire ou de relire les philosophes, juste pour me faire mon propre avis…je suis méfiant.
Et vive le sens critique !
Commentaire par capiste — 5 mars 2008 @ 20:53
La tyrannie du vouloir est-elle une logique déterministe ?
Vous avez 4 heures pour me rendre vos copies et silence dans les rangs.
Les auteurs des meilleurs devoirs gagneront un week-end à Disneyland.
Commentaire par edou-en-saignant — 5 mars 2008 @ 20:57
Un bon philosophe apporte une orientation juste et humaniste de la pensée, qui mène à une orientation juste et humaniste de l’action .
Mais si les détenteurs du pouvoir sont hermétiques aux bonnes pensées ….
Commentaire par Lucie — 5 mars 2008 @ 20:59
Edou? J’ai piscine ce soir, je peux avoir un délai?
A priori je dirais que oui. Mais en même temps non. Ce qu’on devient est peut-être issu du du passé mais les choix que l’on fait deviennent du passé dès lors qu’ils sont fait… Demande à Cazo, il doit savoir lui…
Commentaire par Gwendal — 5 mars 2008 @ 21:08
MDR
Il est interdit de copier sur ton petit camarade Cazo.
Pour t’aider, voici le plan de ton devoir :
Intro : Oui ou non ?
Page 1 : Oui
Page 2 : Non
Conclusion : P’tet ben qu’oui, p’tet ben qu’non
Toi aussi tu habites Hérouville Saint Clair en Normandie ?
Commentaire par edou-en-saignant — 5 mars 2008 @ 21:21
@Lucie : Je comprends ta pensée mais j’aime pas trop ton « orientation juste et humaniste ».
Comment doit-on faire pour juger de ce qui est « juste et humaniste » ?
Hou la la, ça fume ce soir !
Commentaire par edou — 5 mars 2008 @ 21:31
Ah qu’est ce qu’il est brillant ce Michel… Des traits d’esprit qui sont aussi des traits de lumière ….
Merci à tous.
Commentaire par Pierre — 5 mars 2008 @ 21:33
merci pour ce moment de philosophie politique….
visible par chez moi
Commentaire par skalpa — 5 mars 2008 @ 21:35
Pour le plaisir et pour faire suite au dernier « Sous les pavés » avec Jacques Attali, voici une belle passe d’armes entre Onfray et Attali.
C’est dans « esprits libres » du 2/11/2007, sur France 2, l’émission culturelle de Guillaume Durand où Michel Onfray parle de « la pensée de midi » et de ses dernières parutions et où il se demande pourquoi retrouve-t-on toujours les mêmes « intellectuels » « collaborer » avec les pouvoirs de droite et de gauche.
C’est en 2 parties :
http://www.dailymotion.com/video/x3dkhb_michel-onfray-esprits-libres-021120
http://www.dailymotion.com/video/x3dkpd_michel-onfray-esprits-libres-021120
Commentaire par edou — 5 mars 2008 @ 21:58
@ capiste : Je vais tenter de répondre à tes questions.
-Rien n’empêche un philosophe d’être également professeur de philosophie. C’est même là une de ses raison d’être ; c’est une personne qui par un travail libre de réflection a développé sa façon de voir les choses de la vie. Mais comme Socrate, Platon et tous les autres, il peut transmettre à des élèves ce à quoi il est parvenu pour que eux à leur tour parviennent à devenir les propres maitres de leurs opinions. Ainsi, il apprend à être libre ; c’est ce que doit faire un vrai philosophe.
-Comme je l’ai dit ci-dessus, un philosophe transmet sa façon de voir les choses ; il ne les impose pas. Philosopher c’est également partager ses thèses et réfuter celle des autres dans le respect de la liberté d’interpréter. Ceux qui l’écoutent peuvent ne pas accepter ce point de vue. N’est ce pas là le but d’une démocratie ??
-Interpréter une œuvre philosophique, c’est faire apparaitre la thèse de l’auteur. Donc, quelqu’un de peu enclin à cet exercice philosophique (comme Sarkozy) risque de faire dévier le véritable sens des paroles du philosophe. C’est un exercice compliqué que seul quelqu’un d’expérimenté parvient à réaliser sans problème. Il est donc plus probable que Michel Onfray en fasse une bonne interprétation. Soit dit en passant, si SCHOPENHAUER a écrit ce livre, c’est pour que le plus grand nombre puisse le lire, ce qui revient encore à ce que j’ai dit tout à l’heure.
Commentaire par Artasar — 5 mars 2008 @ 22:22
Edou, question de feeling !
Commentaire par Lucie — 5 mars 2008 @ 22:22
au début ce que l’on voit ce n’est pas l’université populaire de caen mais la place F. Mitterrand d’hérouville.
Commentaire par Soult — 5 mars 2008 @ 22:56
Michel Onffray est un brillant penseur et un philosophe qui se met au service du plus grand nombre dans ces universités populaires et qui prend des positions sociales courageuses sans craindre d’être à contre-courant de la pensée dominante..
ça c’est pour le côté humaniste
permettre à chacun d’avancer dans sa propre réflexion sur le monde, l’humain…
ça c’est pour le côté « juste » au sens justice sociale et pas au sens scolaire ( c’est juste ou c’est faux…c’est bien, c’est mal..)
C’est comme ça que j’entends les propos de Lucie, même si ce n’est pas ce qu’elle a voulu dire.
Car la philo permet non pas comme la morale d’apprendre ce qui est bien ou ce qui est mal mais de donner à s’interroger sur la marche du monde…c’est ainsi qu’on apprend à se connaître soi -même, et à mieux comprendre ce qui nous entoure avec un peu de distance ( on n’est pas dans l’affect)
La philo ne donne pas de réponses : elle n’a la prétention de ne donner que des questions et c »est déjà pas mal, non ?
Quant au documentaire : chapeau ! bien réalisé, interessant..
Merci à tous ceux qui,comme moi, n’abite pas Caen ou à proximité et qui n’ont pas la chance d’avoir un philosophe comme Onfray sous la main, car enfin ,ce discours direct ponctué de quelques clins d’oeil vaut plus que les bouquins…
On retrouve ici à sa « juste » place la philo originelle, celle de la Grèce antique , qui animait la place publique et s’adressait avant tout au citoyen..
Quant au président bling bling:
Si sarko – président -enfant ne veut pas du « connais toi toi -même »
j’imagine que c’est parce qu’il est assez intuitif pour redouter ce qu’il va découvrir !!!!*
Commentaire par mobensim — 6 mars 2008 @ 1:46
Eh ! Lucie, tu as des nouvelles des mousquetaires de la TLL??
Z ‘auraient pas été victimes d’un sabotage d’ADSL par un RATANPLANROBERT, des fois ??
Lançons immédiatement un avis de recherche…
Commentaire par mobensim — 6 mars 2008 @ 1:51
post 25 je me corrige :
merci POUR tous ceux qui, comme moi, n’ habitent pas…
désolée…
Commentaire par mobensim — 6 mars 2008 @ 1:53
J’aii habité Hérouville il y a quelques années .Pour ceux qui ne connaissent pas , c’est une cité dortoir au Nord de Caen .Un concentré assez inhumain de béton issu des 70’s .C’est triste à pleurer et on y habite généralement que lorsqu’on ne peut pas faire autrement .Que Michel ONFRAY y fasse briller de tous ses feux la Philosophie est tout à son honneur .Je pense que plus d’un pseudo-philospheur parmi les usurpateurs qui » font l’opinion officielle « dans les médias Parisiens qui les invite sans arret à donner leur avis sur tout aurait rechigné à y mettre seulement les pieds .
Faut dire qu’Hérouville Saint Clair, c’est près de Deauville ….mais ce n’est pas Bling-bling du tout !
Commentaire par SPOOKYDOM — 6 mars 2008 @ 5:08
Merci mobensim pour ton interprétation personnelle du texte de Lucie. Je comprends mieux le sens des mots « juste et humaniste ».
Question : les séances de philo du lundi à Hérouville sont-elles filmées et enregistrées ?
Ce serait génial qu’elles soient diffusées sur le net, mettant ces réflexions à la disposition de tout le monde. Qu’en penses-tu Michel Onfray ?
Commentaire par edou — 6 mars 2008 @ 8:38
Avec Onfray, la philosophie est à sa place. Au milieu de l’agora, comme l’étaient ses anciens, Socrate, Platon et tous les autres.
Commentaire par Gwendal — 6 mars 2008 @ 8:59
très,très,très beau sujet !!!
(je ne lis même pas les autres commentaires, je pense que tout le monde est d’accord….)
merci LTL
Commentaire par gadin — 6 mars 2008 @ 9:32
Merci & ENCORE , encore Michel Onfray .
On se sent plus intelligent à l’écouter .
Commentaire par nicolm — 6 mars 2008 @ 10:48
vaste sujet! bien mené!!
Commentaire par king selewa — 6 mars 2008 @ 10:49
@ spookydoom tu peux revenir habiter à hérouville, la ville change et ce n’est plus la cité dortoir que j’ai connu.
hérouville bouge.
Commentaire par Soult — 6 mars 2008 @ 11:27
Sarkozy est un enfant mais il y a enfants et enfants .
Il y en a des sages et des tordus .
Il serait plutôt du genre enfant tordu .
Pourquoi instrumentaliser les juifs (qui n’en demandaient pas tant) avec son Guy Moquet et sa Shoah ?
Chercherait-il à provoquer une révolte islamique en France pour pouvoir justifier la guerre à l’Iran à laquelle il tient tant ?
Allez demander à un jeune Arabe de banlieue de parrainer un petit déporté juif à une époque instable où l’intégration est un domaine encore fragile et où la guerre en Palestine bat son plein …
La mémoire de la Shoah était-elle soudainement menacée ? Je ne vois pas …
Aurait-il besoin d’arguments ?
Parce que les Français, il va falloir les convaincre !
A part cela, Mobensim, tu as expliqué de manière très « juste » ce que j’avais voulu dire .
Quant à la mystérieuse disparition de nos mousquetaires, il s’agit peut-être en effet d’un sinistre complot du ténébreux Rantanplanrobert !
Mais que faire ?
Commentaire par Lucie — 6 mars 2008 @ 12:23
Salut les filles!
Içi le Giorgio, de passage devant son ordinateur…je compatis…où sont passés Bourreau, Aslan et la pt’it bande?
Je crois que, comme ma pomme, ils sont beaucoup « busy » ailleurs…
mais j’essaye de suivre les débats de loin en loin, et c’est pas facile car il y faut passer un peu de temps pour éviter de raconter des conneries inutiles, dés que j’aurais finis mon tournage de « Farinet » je reprend le dialogue…
bises
Commentaire par Giorgio (Chamonix) — 6 mars 2008 @ 14:02
@ edou et gwendal, et les autres, bonjour à tous!!!
Savoir, peut-être pas, avoir une opinion, sûrement!! Je connais pas la théorie des motifs, mais elle semble être un déterminisme causal… or, actuellement, en psychologie, on serait plutôt pour une co-évolution probabiliste, ce qui laisse un peu plus de marge qu’un déterminisme causal a -> b -> c. S’inspirant des théories du chaos, il existe des points de rupture provoquant des changements brutaux (voir un article en anglais d’abraham sur le positivisme neuronal, ou les écrits de j. j. gibson, qui a accordé lui beaucoup de crédit à merleau ponty, voir également la théorie générale des systèmes dynamiques de bertalanffy, voir aussi schneirla, etc…).
en d’autres termes, s’il existe des contraintes restreignant l’éventail du possible, il existe aussi des points de bifurcations où nos choix peuvent avoir des conséquences à court, moyen ou long terme, en fonction aussi des contingences du milieu dans lequel nous évoluerons à court, moyen ou long terme.
je suis d’accord avec M. Onfray sur ce qu’il dit sur la gauche, sur l’enfant sarko parfois, sur le consommateur (ou en trois mots!! c’est de l’humour, pas du lacanisme) sarko , mais je pense qu’il faut relativiser sur le côté bibelot des femmes de sa vie, notamment de cécilia, qui était certainement, à ce qu’on entend ici ou là, d’une intelligence aiguisée (la preuve, elle a fui!!).
au final, je vous conseille d’éviter de trop lire freud, fortement remis en question par la psychologie contemporaine, exception faite de la france, dernier bastion du temple psychanalytique (mais c’est là un autre débat!!).
Commentaire par cazo — 6 mars 2008 @ 15:57
@Giorgio! Content de te lire. Bon courage pour ton film, et fais nous ça bien…Ok?
@Cazo. Je crois comprendre que la théorie du motif se place comme suit: Tout acte est la conséquence directe, d’actes, de faits, antérieurs. On retrouve le principe de causalité cher au scientifique de formation que je suis. Par contre, à l’échelle temporelle, cette description ne vaut que pour le passé, car à l’instant t, on est confronté à un ou plusieurs choix. Donc point de réel déterminisme puisqu’on a la possibilité (au sens des probabilités mathématiques), de changer le futur par l’intermédiaire de ses choix… A l’instant t+1, nous avons évolués, nos choix nous ont fait changer. Même si ceux-ci sont le fruit de notre vécu.
C’est la somme de toutes nos expériences qui fait ce que nous sommes, mais comme nous sommes confrontés à de nouvelles expériences à tout moment, nous changeons constamment.
Houla ! J’ai mal à la tête, moi… Je suis plus à l’aise dans la description des systèmes écologiques forestiers.
Commentaire par Gwendal — 6 mars 2008 @ 17:44
Oui, le déterminisme n’empêche pas le libre-arbitre .
Commentaire par Lucie — 6 mars 2008 @ 17:51
ben oui, puisque l’approche écologique, quel que soit le domaine d’application, s’oppose à un déterminisme causal tel quel. d’où le fait que le déterminisme génétique ou social est une absurdité pour la plupart du développement de différents systèmes, depuis les cellules jusqu’aux sociétés. et notre mal de tête est autant le fruit de notre volonté de poursuivre ce débat confronté à la difficulté de l’exprimer dans un contexte de fort contraste d’écran, que de l’heure à laquelle nous nous y attelons (chronobiologie), du travail effectué dans la journée et du manque de sommeil récupérateur de la nuit passée… Bon, je crois que je vais aller me servir un petit remontant, j’ai un coup de pompe tout à coup… Tchin les amis!!!
Commentaire par cazo — 6 mars 2008 @ 18:33
Ben voilà qu’ils ont tous mal à la tête maintenant !
C’est la faute à Onfray !
Cazo, je t’accompagne . C’est quoi que tu bois ?
Commentaire par Lucie — 6 mars 2008 @ 18:41
dites-donc tous les scientos des hautes cimes (et fiers de l’être )vous pourriez pas causer plus simple ?
pour les ceusse qui sont pas de votre caste !et qui se situent bètement dans le libre-arbitre (oh la la quel gros mot ) et la responsabilité! alors là, alors là alors là !!!
Commentaire par lucifer — 6 mars 2008 @ 18:57
Trinque avec nous Lucifer ! Ca ira peut-être mieux …
Commentaire par Lucie — 6 mars 2008 @ 19:13
les uns boivent , les autres triquent !
Commentaire par lucifer — 6 mars 2008 @ 19:31
correction : les autres trinquent ! joli lapsus !
Commentaire par lucifer — 6 mars 2008 @ 19:34
ben j’ai commencé avec un petit kir à la mûre, château Janon, un bordeaux blanc bon et pas trop cher (3€ et des broutilles), pis là je vais manger, alors je me suis servi un merlot de chez mon épicier… Bon, ça va, tu suis Lucifer??! je te promets de dire tout ça en langage clair, le problème c’est que dès qu’on sort du langage un peu technique, ça multiplie les mots…déjà que je suis pas très concis, alors là… Tchin Lucie, à plus tard…
Commentaire par cazo — 6 mars 2008 @ 19:36
Joli lapsus, joli lapsus…faut voir!… t’as de ces mots pour parler de ces choses toi!!!
Commentaire par cazo — 6 mars 2008 @ 19:38
» ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ,
et les mots pour le dire s’énoncent aisément ! » Boileau je crois !
ça tombe bien avec le kir (huuummmm)
Commentaire par lucifer — 6 mars 2008 @ 20:16
« et les mots pour le dire arrivent aisément » (je crois) .
Moi bien aimer petit blanc Bordeaux !
Commentaire par Lucie — 6 mars 2008 @ 20:44
ma fois, c’était bien bon!!… j’vous conseille le reportage sur Mme Dati en campagne… là, on touche du doigt les limites du droit à l’expression. A plus, je m’en vais faire un petit tour!!!
Commentaire par cazo — 6 mars 2008 @ 21:00
A la vôtre! c’était passionnant !
Ravie d’avoir retrouvée Giorgio entre deux prises…
courage ! camarade..on attend la suite….!!!
@Cazo ( et ses lapsus délicieux) Gwendal, Luice et autre Lucifer..
Comme je n’ai pas encore mal à la tête et que mon rythme chronobiologique assez atypique me laisse encore un peu de temps avant Morphée…je vais m’en jeter un petit, moi aussi…
Au prochain café philosophique…avec plaisir !
MERCI la TLL !!!
Commentaire par mobensim — 7 mars 2008 @ 2:11
Passionnant, que cela fait du bien d’écouter M. Onfray, très beau reportage, faites-en d’autre. Merci.
Commentaire par raannemari — 7 mars 2008 @ 11:36
@ mobensim: rendons à lucifer ce qui est à lucifer: le joli lapsus est de lui (à moins que j’en ai commis un quelque part…)
@ lucifer: comme promis, voici mes propos décodés (pardon pour ce qui pourrait être pris pour un snobisme scienteux, ce n’était pas mon intention.) Je vais prendre un exemple dans mon domaine, la psychologie du développement:
Dans la logique d’un déterminisme causal, nous n’avons guère de choix (donc de libre arbitre) dans la mesure où tout ce que nous avons vécu (expérience, histoire du sujet) dans des contextes imposés (famille, école, quartier…) nous conditionnent d’une certaine façon à agir d’une manière face à un événement. C’est un peu l’idée de « tout se joue à l’âge playskool », où ce qui est vécu dans la petite enfance condtionne ce que nous vivrons plus tard (c’est un peu l’idée que développe Freud).
Dans une logique non déterministe, probabiliste, le développement d’un individu est considéré comme résultant de la relation permanente entre un organisme et son milieu, avec des moments clefs où les choix du sujet ont une conséquence plus ou moins importante sur la suite de son histoire personnelle, et ce choix est bien plus lié aux caractéristiques du contexte dans l’ici et maintenant que des présupposés conditionnements de son histoire. Par exemple, un contexte familial particulièrement négatif peut être atténué par l’existence d’une relation positive à l’extérieur de ce contexte, (à savoir que l’enfant développe une stratégie alternative qui comble ce déficit ) ou au contraire aggravé par des réactions de rejet dans les contextes externes (scolaire, par ex.).
D’une façon imagée, imaginons que la trajectoire d’un individu soit celle d’un crayon qui est poussé sur le bord d’une table.
Si le crayon est en équilibre précaire sur le bord de la table (fragilité de base, biologique de l’organisme), le crayon peut parcourir toute la longueur de la table sans jamais tomber à condition qu’aucune pression ne vienne le déséquilibrer et le faire basculer, une seule pression, aussi minime soit-elle, fait basculer le crayon dans le vide (petit changement dans le contexte de vie, grandes conséquences).
Si le crayon repose au trois-quart ou complètement sur la table, pour qu’il tombe dans le vide, les contraintes peuvent être de plusieurs ordres: il peut subir une poussée qui peu à peu va le faire basculer dans le vide (contexte familial, de vie, etc, négatif et fragilisant de plus en plus le sujet); il peut aussi, au cours de sa trajectoire sur le bord de la table, être particulièrement stable durant un grand moment, puis subir une pression brusque et très forte qui va le faire basculer dans le vide en un rien de temps (événement traumatique, maladie, accident, etc…). Nous avons vu donc que le crayon (l’organisme, l’individu), même si c’est le même dans chaque cas, peut avoir des devenirs différents qui ne sont pas forcément liés à des caractéristiques de bases.
Est-ce que c’est plus clair??
Commentaire par cazo — 7 mars 2008 @ 11:53
Je dirais même plus, mon cher Cazo, c’est limpide! Mais histoire de mettre mon grain de sel, je pense que tu ne peux renier complètement papa Freud. Notamment dans ce qui fait la structure même de ton crayon… Sa position au bord de la table est induite par son passé, son vécu, et même, j’ose le dire, par une part de génétique… De là à dire que tout est inscrit dans un grand livre, il y a loin, je te l’accorde. Mais bon…
Commentaire par Gwendal — 7 mars 2008 @ 12:18
Pour en finir avec mon crayon: il est lui inerte est subi donc tout ce que le contexte lui impose.
Remplaçons maintenant le crayon par un individu: il a une fragilité de base, de deux choses l’une, soit il peut choisir de se préserver par des soins (à condition d’en avoir les moyens, ou d’être dans le bon contexte – la france pour l’instant vs. les états-unis, par ex.), soit il choisit de ne rien en faire, et dans ce cas, il sera « à risque ». Bref, dans une logique probabiliste, le libre arbitre est réel et à plus de conséquences que dans une logique d’un déterminisme simple.
@ gwendal: je ne renie pas tout le travail de freud, mais sa conception développementale, oui. et la pierre angulaire de sa théorie, le complexe d’oedipe, complètement. mais c’est un autre débat. Dans la conception freudienne, le « ça » représente l’héritage biologique, le « moi » se construit dans une relation entre le « ça » et l’environnement. Le « surmoi » est lui issu des pressions morales de l’environnement familial, socio-culturel, qui tente de contrôler les pulsions issues du « ça » envahissant le « moi ». cette conception se retrouve dans le travail de Franz Brentano, (frud a assisté à ses cours pendant 3 ans). Pour une conception plus intéressante du développement, et pourtant contemporaine de freud voire plus ancienne, voir les travaux de Janet ou de James Mark Baldwin.
Commentaire par cazo — 7 mars 2008 @ 12:56
bien reçu 53 55 ! merci pour l’effort que cela semble représenter pour toi .c’est argumenté rigoureux solide et mathémétique ! mais à mon modeste point de vue ,c’est regarder l’humain par le petit bout de la lorgnette.on a l’impression d’être savant et de bien maîtriser .L ‘humain, c’est l’imprévisible , c’est la capacité de choix ,pas toujours assumée mais toujours possible, et souvent hors de la logique!
cf certains physiciens quantiques .. Ta vision est matérialiste et je m’y sens à l’étroit ? Certes , j’ai quelques gènes et quelques traumas ,comme tout un chacun,mais cela ne suffit pas à déterminer mes choix!
» je est un autre » disait le poête.
Commentaire par lucifer — 7 mars 2008 @ 20:26
Onfray, on en redemande !!!
A quand une chronique régulière….
De la réflexion, du questionnement, de l’intelligence, enfin !!!
Commentaire par ongreenearth — 7 mars 2008 @ 21:09
@ lucifer :je ne suis pas réductionniste ni matérialiste à ce point… un jour, je te parlerais du comportement des singes, et tu verras à quel point je m’écarte d’une vision matérialiste de base, et on peut disserter à l’envi sur la création, la peinture, la richesse des cultures… c’est ce qui nous différencie… des cailloux!!! Wallon disait que la différence entre nous et les animaux n’est pas une question de nature mais de degré, et je le rejoins là dessus!! sur ce je vais rejoindre deux potes pour un tarot!! salut à tous!!!
Commentaire par cazo — 7 mars 2008 @ 21:44
Cazo, le tarot à trois, c’est chiant. C’est beaucoup mieux à cinq, quand on va à la chasse au petit…
Commentaire par Gwendal — 8 mars 2008 @ 6:37
@cazo Alors , c’était comment le tarot ? pour l’autre partie du message , R.V. pris ! mais tu ne crois pas qu’on est un peu à côté des perspectives LTL ?
quoique , les singes , …
Commentaire par lucifer — 8 mars 2008 @ 8:42
Le tarot à 3 c’est bien quand tu es avec de bons potes… c’est moins rigolo qu’à 5 mais c’est bien plus facile qu’à 4. Je ne désespère pas que l’on finisse par parler de singes ici, on a bien eu droit à des gorilles dans le reportage, enfin, la tentative de reportagen avec Dati. Alors…
Commentaire par cazo — 8 mars 2008 @ 10:31
Ahhh… Cazo…! Si tout pouvait se résoudre à la façon des Bonobos, la vie serait bien moins compliquée!
Commentaire par Gwendal — 8 mars 2008 @ 12:45
Bravo cazo pour ta dissert #54. Tu as apporté à tous une partie de la réponse à mon sujet, posé sous forme de boutade
Il ne te reste plus qu’à boucler ta démo sur le déterminisme en la rapprochant de la « tyrannie du vouloir » (cf. #15) et répondre ainsi à la question.
PS : je crois que tu vas remporter le week-end chez Mickey
Mais tu le désirais tant ce week-end ? lol
Commentaire par edou — 8 mars 2008 @ 13:12
@ gwendal : pour sûr, ce serait « économiquement rentable » par rapport à l’énergie dépensée dans le règlement pas agression physique… mais peut-être tout le monde ne serait pas d’aussi bon apaiseur de tensions qu’ils le laissent supposer…
@ edou: pour la tyrannie du vouloir, faut vouloir le faire, et je suis pas très déterminé à le faire, faut pas m’en vouloir…
Et au temps pour moi, j’avais compris un week end à Neverland avec Mickey Jackson… Zut et crotte de bique!!! Voilà que je risque de gagner un Week-end avec Mickey Sarko et la Saucisse Savante… Je me retire du concours immédiatement! Coitus interromptus!
Commentaire par cazo — 8 mars 2008 @ 14:17
Tu viens sans le vouloir de nous démontrer ce qu’était la tyrannie du vouloir. Quand l’un veut et impose sa tyrannie à l’autre et que l’autre ne veut pas… ben y veut pas ! Et rien ne se passe (si ce n’est la frustration du premier). C’est pas ce qu’a voulu démontrer Onfray ?
Bon tu es pardonné pour ton coitus interrompus :
- 3 pâtés et 2 je-vous-salis-ma-rue pour pénitence.
Commentaire par edou — 8 mars 2008 @ 19:00
MERCI Cazo, pour a brillante démonstration pré et post tarot..
Mais je rejoins Gwendal et Sigmund sur la structure du crayon..et j’ y ajouterais même une pincée de généalogie , voire plus du côté vie antérieure….
L a semaine prochaine, prépare nous une démonstration sur le rôle du taille crayon et l’influence des vibrations de la table…
Pardon, il est tard…
encore merci à tous pour la qualité du débat …
Commentaire par mobensim — 9 mars 2008 @ 2:23
[...] PARIS, DERNIÈRE LIGNE DROITEMUNICIPALES : LE CONTRE-EFFET SARKOZYDATI EXPULSE LA TELE LIBRELA TYRANNIE DU VOULOIR OU SARKOZY-SCHOPENHAUERDELANOË TACLE LE MODEM MEYERLE POINT ROUGE : LA LAÏCITÉ, DIEU ET NOTRE RÉPUBLIQUEJEUNES VERTS, [...]
Ping par LaTéléLibre.fr » LA LIBRE INTERVIEW DE MICHEL ONFRAY — 9 mars 2008 @ 12:21
@ mobensim : attention au transgénérationnel, on insiste plus sur le nombre de fois où un événement se répète plutôt que sur le nombre de fois où il n’y a pas répétition. A rapprocher de la théorie de l’Y surnuméraire comme gène caractéristique des serial-killers, alors que l’on a aucune idée du nombre d’individus ne posant aucun problème et présentant néanmoins ce même gène surnuméraire. Enfin, même si certains cas où la répétition apparaît alors que l’événement antérieur est réputé inconnu, il faut évaluer le rôle de l’inconscient et du refoulement dans ce processus. Beaucoup de transmissions transgénérationnelles sont le fruit à la fois de transmissions de gènes et de contextes socio-culturels familiaux. Quant à la vie antérieure, là je ne peux me prononcer, j’ai déjà beaucoup de mal avec le tangible!!!
Et pour le rôle du taille crayon.. c’est une variable qui peut compenser une trajectoire déviante conduisant au déséquilibre… pendant un temps!! quant aux vibrations de table, à son aspect lisse ou encombré de miettes et autres taches de vin, ce sont également des paramètres dont il faudra tenir compte lors de la construction du modèle!!!
Commentaire par cazo — 10 mars 2008 @ 17:29
Sans compter les esprits frappeurs qui font tourner la table, surtout si elle est ronde !
Commentaire par Lucie — 10 mars 2008 @ 17:37
tout comme peuvent l’être les individus autour de la table…
Commentaire par cazo — 10 mars 2008 @ 18:30
Ce qui augmente les probabilités de tremblement de ladite table .
Commentaire par Lucie — 10 mars 2008 @ 18:52
quel cinéma !
Commentaire par lucifer — 10 mars 2008 @ 18:58
quoi ?
Commentaire par Lucie — 10 mars 2008 @ 19:03
toutes ces élucubrations pour objectiver l’humain !
c’est pas de ma faute , msieur, c’est mon gène qui me gène!
j’peux pas faire autrement, c’est ma pulsion ! c’est mon inconscient , c’est mon grand père . je reconnais toutes ces données mais en les laissant à leur juste place ! tout ça c’est du gros fil, du gros grain. Mais qui rend compte de » l’insoutenable légèreté de l’être » ?
Commentaire par lucifer — 10 mars 2008 @ 20:05
D’accord avec toi, Lucifer, soyons léger !
(essayons en tout cas!) .
Commentaire par Lucie — 10 mars 2008 @ 20:50
@ lucifer: oui… et non… en tout cas, ce dont je suis sûr, c’est que parfois, il peut être lourd, l’être humain, très, mais alors très très lourd. Ce qui n’est pas ton cas! mais pour être léger, faudrait pas partir d’une thématique comme la tyrannie du vouloir, et schopenhauer, on aurait du partir directement du petit tyran qui veut tout tout de suite… au plan sémantique, je me serai pas emballé!!
Commentaire par cazo — 10 mars 2008 @ 22:02
Je m’essaye donc à la légerté:
Onfray m’en touche une s’en faire bouger l’autre. Quoi que, en fait je ne sais pas pourquoi mais j’éprouve plutôt l’envie de lui casser ses lunettes. Surement ce petit air narquois qui semble dire « oui oui, je sais bien que je raconte tout un tas de conneries, mais c’est cool, hein? ».
Humph, raté…
Commentaire par aslan — 11 mars 2008 @ 0:08
C’est vrai qu’il y a une pointe d’arrogance un peu désagréable !
Mais cela n’enlève pas le fait qu’il touche à des sujets qui font réfléchir .
Et rien n’empêche d’argumenter pour ou contre …
Commentaire par Lucie — 11 mars 2008 @ 12:29
Heureusement
c’est de la philosophie quand même. Toutefois les deux interventions télévisuelles que j’ai vu sur LaTéléLibre le voient quand même plus donner dans la philosophie de comptoir qu’autre chose. Mettez-moi Klapisch et c’est la même, c’est ni plus ni moins solide comme discours.
Commentaire par aslan — 11 mars 2008 @ 20:12
Message pour M. Copier / coller : Stop la propagande !!!
Commentaire par VRP — 11 mars 2008 @ 22:40
Bravo pour ce reportage ….
J’approuve totalement M Onfray sur son analyse au sujet des centres de rétention.
J’ai même posé la question à Mme Dati sur le site RUE89, à savoir qu’avant de vouloir enfermer à vie des criminels qui ont déjà purgé 30 années de prison, il convenait peut-être de faire qu’aucun des criminels ne puissent commmettre des séries de crimes avant d’être identifiés et présentés à la Justice.
Or , au vu du nombre d’affaires criminelles non élucidées , nul doute que le danger est bien plus important en amont qu’en aval de la prison.
Les victimes des criminels en série , aprés la première, pourraient même se retourner contre l’Etat , alors responsable de laisser de tels individus récidiver sans être interpellés!.
Commentaire par baclum — 12 mars 2008 @ 11:17
Exceptionnel, on ne peut qu’acquiescer. Onfray a une simplicité pour nous faire comprendre l’essentiel a travers différents philosophes, dont la philosophie elle-même.
Merci de nous donner des moyens a la pensée lucide et pour continuer la lutte.
Atchao!
Commentaire par Reno — 12 mars 2008 @ 14:42
GAGNER DE L’ARGENT AVEC SON CORPS ET SE MONTRER EN EXEMPLE !
NUDE CARL. $. NUE dans les médias étrangers uniquement !
Est-ce le rôle d’une première dame de France de poser nue sur les magazines diffusés dans le monde entier tel que :
DT magazine : février 2007
GQ review : avril 2008
MAX magazine italien, et ….. !
Une petite recherche google, yahoo et voilà ….le monde entier en parle, montre le tout et en France ???
Commentaire par gaebus — 15 mars 2008 @ 14:58
Sarkozy parle beaucoup de religion. Je pense qu’avec lui il va falloir croire au merveilleux ,l’amélioration du quotidien ça ne va pas être possible…
Commentaire par jolysable — 16 mars 2008 @ 16:48
M. Onfray je tenais a vous dire que j’apprécie beaucoup quand vous revendiquez simplement votre athéisme dans les médias…
Quelle respiration….
Commentaire par jolysable — 16 mars 2008 @ 16:51
en fait c’est tout bete il suffisait d’y penser .
la gauche est pour tout partager mais surtout l’argent des autres .
Commentaire par tchatche — 26 mars 2008 @ 11:12
Bonjour,
je regardais ce reportage avec un ami et à la suite nous avons réagi l’un et l’autre, il m’a parlé de la théorie de schopenauer et disait que çà rejoignait la théorie de la prédestination. Après réflexion, çà m’a fais pensé à autre chose, c’est la théorie de l’Histoire selon Polybe : la « symploche » en grec (entrelacement) qui voudrait que les faits historiques soient entrelacés dans un enchaînement des affaires du monde. Cette théorie est reprise plus tard dans la théorie de l’enchaînement nécessaire de l’Histoire.
Voilà ainsi Schopenauer aurait-il peut être développé sans le savoir, une théorie dont les fondements sont notre héritage gréco-romain si puissant encore dans nos mentalités !
Commentaire par Benoît — 5 avril 2008 @ 13:36
Son cours est tout de même très grossier! Mais il faut bien avouer qu’il est peu aisé de résumer (car ce n’est que ça, en fin de compte, un vulgaire résumé) l’œuvre d’un philosophe en quelques heures.
Mais surtout: l’auditoire apprend-il véritablement à penser? Nenni! Il manque dans tout cela l’exercice royal de la dissertation! ou alors un véritable dialogue, ce qui exigerait une assemblée réduite à quelques têtes.
Quant au parallèle Sarkozy/Schopenhauer, c’est à mourir de rire! Et qu’est-ce que c’est que ces pseudo-analyses de l’homme Sarkozy! Non, franchement, ceux qui l’admirent devraient être plus critiques.
Commentaire par Aurèle de Castro — 11 août 2008 @ 18:39
hélas, j’apprécie énormément ce monsieur pour sa claire voyance mes sur ce thème, sur la question poser a nicolas Sarkozy par la réponse qu’il aurait rendu je partage en mieux son optimisme, pourquoi parce que comment fonctionne l’homme sur ces acquis et en tout tant je crois que les acquis est volonté et cette même volonté évolus seulement si l’on ne se considère pas comme une machine au même groupe qu’un ordinateur portable par exemple, je crois que les capacités intellectuelle ne ce défini pas au fait de se connaître nous serions dans ce cas limiter par nos supposition, nous prenons des décisions diverse et varié chaque jour et peu a peu ce processus vient a modifié notre visions sur des choses plus personnel ,d’autre part je pense pour distingué les responsabilités du bourreau celui-ci a au moins son manuel inscrit comme plan alors que la victime nage dans un océan sans connaître a l’avance l’animal qui pourrai l’entraîner dans le gouffre où dans son filet, aujourd’hui parler de gauche c’est une atrocité aveuglante et de se croire de gauche, alors que toutes l’alternative qui m’est soumis est dans un mouvement audacieux du mensonge par un certain nombre de monarque moi le paysans aucun homme de gauche n’a changer ma vie si ce n’est de m’inviter a faire carrière dans la chanson.
Commentaire par rud — 24 octobre 2008 @ 5:29
difficile de remplir un bulletin d’adhésion !! ce commentaire s’adresse à la direction du site !!
puis-je avoir un bulletin d’adhesion par courrier merci !!
c’est vrai que vos pastilles croix en rouge sont chiantes !!!
je veux bien adhérer mais ne plus avoir à faire avec ces bestiolles là ,d’ac ?
cordialement !!
continuez à dire CE QU’IL FAUT DIRE !!j’espère que vous n’êtes pas des farceurs pour avoir un peu de fric de gens trop naïfs comme moi !!
Commentaire par Leschi — 26 octobre 2008 @ 19:00
Bonjour Monsieur J-P Lepers,
Le titre « Prise de tête » je trouve pas que çà soit en rapport avec la qualité des propos de Onfray.
Y aurait la possibilité de changer ce titre ?
Je trouve que çà vient dévaloriser le reportage.
Merci
Commentaire par BENOIT — 17 janvier 2009 @ 21:01
[...] http://latelelibre.fr/index.php/2008/03/video-la-tyrannie-du-vouloir-ou-sarkozy-schopenhauer/ [...]
Ping par LaTéléLibre.fr » CE SARKOZY QUI NOUS OBSÈDE PARTIE 1 — 12 mai 2009 @ 14:24
Déjà, dès les premières phrases, il commence à m’énerver: ce soir, ça va pas être drôle… » Je ne pense pas que dans le pessimisme, il n’y est que du grave… et d’ailleurs c’est très premier degrés de croire que c’est fondamentalement noir. Je pense surtout que Schopenhauer percevait le pessimisme comme une naissance de l’espoir à travers un désespoir tout comme la tragédie malgré les apparences… c’est beaucoup plus intéressant d’aller au delà des évidences et d’y percer les contradictions.
Commentaire par Nadège Béchara — 27 juillet 2009 @ 22:39
T’as surement raison, car comment peut-on être pertinent avec une telle coupe de cheveux? Ah que « Cheuveux longs, idées courtes » comme disait Johnny.
Commentaire par aslan — 30 août 2009 @ 16:21
La raison est l’outil le plus admirable, le plus puissant, le plus terrible qui ait été engendré par la volonté, si on parle dans les termes de Schopenhauer.
Elle donne à l’homme la capacité de démesure, de l’erreur, de la monstruosité à large échelle.
Lorsque la volonté finit par se reconnaître elle-même, l’individu égoïste fond en larmes et entraperçoit la souffrance battre dans le cœur de chaque homme.
Cette sensibilité, cette empathie, peut se développer chez des êtres ‘simples d’esprits’. L’intelligence au plus haut sommet de l’Etat, si elle est uniquement au service de la volonté, peut être encore plus dévastatrice que la naïveté.
Dans le discours d’hommes publiques, qu’ils soient philosophes ou hommes politiques, il faut se demander qui parle : l’homme dont l’intelligence sert une volonté égoïste et conquérante ? L’homme dont la connaissance ‘sensible’ à défaut de celle ‘rationnelle’ est assez développée pour le douer d’empathie, de compassion, de tolérance ? Faut-il se méfier d’un homme qui prône la lecture d’Antéchrist ou d’un chrétien, dont certaines valeurs, reconnues par Schopenhauer même, peuvent limiter ses instincts égoïstes ? Faut-il se méfier d’un homme qui semble à ce point allergique à toute autorité et qui prône la lecture de Totem et tabou ? Qui a vraiment un problème avec son ‘père’ ? Ne faut-il pas se méfier aussi des hommes qui pensent que l’orientation sexuelle est acquise, donc réversible, curable, plutôt qu’innée ? L’affaire Fréderic Mitterrand ne révèle-t-elle pas une dérive moraliste à gauche et une certaine ouverture d’esprit au sein de la droite républicaine, en tout cas, au sommet de l’Etat ?
Une chose à retenir de Schopenhauer, c’est l’ambigüité de l’homme, de tout homme, qu’il soit au sommet de l’Etat ou engagé à gauche de la gauche et le danger de tout manichéisme. Il faut combattre ce dernier sur le terrain de la vérité. Le discours de Michel Onfray me semble qu’épaissir le voile de Maya. Je me demande si c’est vraiment la place d’un philosophe de se compromettre dans le discours politique, dans le mensonge. Je pensais que le rôle d’un philosophe était d’éclairer nos consciences, comme Schopenhauer, non de les embrouiller.
Commentaire par SebastienB — 9 novembre 2009 @ 15:03