Plus d’Herbe pour les Poules

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Obligé d’enfermer ses poulets à cause des mesures contre la grippe aviaire, Nicolas commence à craquer, ses volailles aussi. François Grandjacques, un Télélibriste historique devenu Toulousain, un artiste de l’image, s’est rendu à la Ferme en Coton dans le Gers.

Après la diffusion du doc « Sauve qui Poule ! », le 12 février dernier dans 13h15 le Samedi sur F2, Nicolas Petit a été mis en demeure d’enfermer ses poulets sur un terrain 10 fois plus petit que ses parcours habituels. Près de 3 mois plus tard, la grippe aviaire continue de se répandre en France. Les confinements imposés n’y font donc rien. Et pourtant, Nicolas est toujours obligé d’appliquer la loi, sinon il risque une amende 750€ par poulet et par jour !

 

Avec  le COVID on a dit aux gens « arrêtez de vous rassembler, protégez vous les uns des autres ».  Aujourd’hui qu’est ce qu’on fait avec les volailles? on leur demande de s’enfermer toutes ensemble, elle est où la logique ?

Résultat, ses poulets n’ont plus d’herbe, ils vivent sur de la terre battue quand ils ne sont pas dans leur cabane, alors que l’herbe, les graminées et les fruits sauvages sont des éléments primordiaux de leur alimentation. En tout cas, chez les éleveurs comme Nicolas qui n’importent aucune nourriture artificielle de l’extérieur.

La guerre en Ukraine et la crise mondiale sur le blé n’impacte donc pas ce type d’élevage bio en autarcie qui produit la nourriture sur place, n’utilise aucun engrais et très peu de carburant. Un argument de poids quand nos gouvernants parlent de résilience agricole et économique.

Ce ne sont pas les petits paysans de plein air qui ont essaimé la grippe aviaire, c’est les échanges entre les gros industriels qui ont favorisé son développement.

Mais qui entend la voix de ces petits éleveurs qui font une viande de bien meilleure qualité en respectant la nature, le bien-être animal, le consommateur et ceux qui travaillent sur la ferme ? L’important maintenant pour Nicolas, est que ces éleveurs agissent ensemble, car ceux qui se mettent en avant comme lui, sont l’objet d’une application stricte de la loi. Une forme de sanction pour avoir pris la parole.

Certains ont trouvé injuste ma mise en demeure. Ils m’ont dit « bravo pour ton courage d’avoir parlé » et puis « le jour où il faut qu’on se retrouve on se retrouvera ». Et bien, le jour approche de dire maintenant, nous tous, petits éleveurs : on refuse. Mais on le fait ensemble parce que sinon on va se faire punir dans notre coin et on ne pourra pas continuer à survivre à cette punition.

Nicolas Petit (La Ferme en Coton)

 

Réalisation: François Grandjacques
Images drone: Rémi Nelson Borel

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Les commentaires (8)

  1. Clairement, c’est tellement injuste pour les petits paysans. Ils dépensent des sommes pour le bien être de leurs animaux, leurs prévoient des aménagements extérieurs pour leur bien être, alors que ces virus proviennent des grosses industries agroalimentaires…

  2. Rien de mieux que de jouer d’un instruement pour faire augmenter la ponte des poules.

    Le bien être de ces petits animaux est important. Et cela ne coute pas grand chose.

  3. La situation des paysans est injuste. Ils payent toujours plus pour au final se faire payer toujours moins. Il faut vraiment que cela cesse.

  4. Laissez vivre les poules tranquillement et laissez faire la sélection naturelle !