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Un reportage poétique et personnel, en 3 parties, de notre ami et correspondant des Cévennes, Philippe Maréchal

(2/3) (Pour voir le 1/3)

Je sentais bien dans la nuit que le retour serait plus difficile, non en raison de l’effort, quoique…mais à cause des ravins bordant ce sentier accroché à flanc de paroi. Je n’aime guère me balader les couillons au dessus du vide. Devant, Luc et les deux jeunes se déplaçaient avec rapidité et légèreté. Rien à voir avec l’image du gros lourdaud de chasseur gavé au pastaga ou à la Kro qui jusqu’ici me tenait de référence, comme les bedonnants en treillis que j’ai vu si souvent au bord des routes de plaine. Je suivais tant bien que mal avec mes deux pieds gauches et mon pied de caméra. J’extirpais de temps en temps de ma sacoche en bandoulière, l’objectif pour tenter de capter ce qui me paraissait essentiel en cette course un peu contre la montre. Pas le temps de pisser, à peine celui de prendre une image en mouvement, espérant ne point trébucher sur une pierre. Il nous fallait devoir être postés à temps avant que les rabatteurs et leurs chiens n’entrent en action. Dans le jour naissant, je distinguais de mieux en mieux la tenue de camouflage de mes deux acolytes. Cette situation aux allures de manœuvre militaire me laissait parfois perplexe et me renvoyait dans la gueule mes velléités d’objecteur de conscience. J’avais connu d’autres marches forcées et celle là m’en rappelait étrangement le souvenir. Seule ma caméra me ramenait à la réalité de ce que j’étais venu chercher en ces lieux. En haut d’un raidillon, sur une roche surplombant un ravin, nous laissâmes le premier à tenir son poste. Il couvrit sa tête d’une casquette orange pétard. Luc m’expliqua que c’était une mesure de sécurité vis-à-vis des autres, et que les animaux ne prêtaient pas attention au coté fluo, mais bien plus au mouvement. Nous laissâmes là son fils qui lui se tint en sentinelle immobile…Le deuxième jeune fit de même quelque centaines de mètres plus loin. C’était à chaque fois pour moi l’occasion de reprendre mon souffle au dessus du vide. Je continuai cette fois seul avec Luc vers un poste plus lointain, dévalant cette fois ci la pente toujours plus vite puis en passant un gué puis remontant l’autre versant vers le fond de la vallée, juste en contrebas d’un chemin de randonnée que j’ai emprunté des dizaines de fois, bonhomme, sans que jamais je n’eusse imaginé emprunter hardiesse et pareil raccourci dans les maquis. Baissé, évitant les branches des chênes verts, m’accrochant comme je pouvais aux genets, je progressai, rouge et époumoné dans les pas de Luc qui m’entrainait toujours plus loin dans cette marche folle. Ce n’est que lorsque nous parvînmes à découvert qu’il fut temps de se poser, à demi dissimulés dans les fougères, une dizaine de mètres au dessus de ce qui était supposé ressembler à un passage obligé de sanglier. Ce dernier, s’il était « levé » par les chiens partis depuis la cime, déboulerait certainement par ici descendant affolé vers le torrent offrant un passage sur l’autre versant de la montagne flanquée de ravines et roches crénelées par l’érosion. Chuchotant, Luc m’intima l’ordre de m’asseoir… D’un geste prompt et décidé, il arma son fusil, d’un claquement métallique…puis il le posa sur ses genoux.

(A suivre…)

Philippe Marechal, habitant de Valleraugue, dans les Cévennes, a réalisé de nombreux reportages vidéo, très remarqués et appréciés, pendant le campagne de l'élection présidentielle.

Valleraugue, village pro-Ségo

Du pain, de la sueur et la campagne

La campagne vue par Françoise, 87 ans (Notre préféré!)

Parfum de fioul dans les Cévennes

Au tabac-presse de Valleraugue

La campagne vue de la campagne Cévenole

A REVOIR, DE PETITES PERLES DE REPORTAGE!!!

Philippe Maréchal est actuellement en panne de logiciel de montage. Si jamais quelqu'un de compétent en la matière, proche des Cévennes, pouvait lui venir en aide, n'hésitez pas à le contacter...

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Tetes a claques - Le pilote
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Un reportage poétique et personnel, en 3 parties, de notre ami et correspondant des Cévennes, Philippe Maréchal

 

"J’étais pourtant bien, le cul dans les fougères, posté au lieu dit le « Fao ». Au fond de cette vallée, je surplombais tout le versant exposé au sud. La crête, sur ma gauche se découpait en dentelles dans le soleil levant. Sur ma droite, au-delà de la zone d’ombres, après quelques fayards isolés, les genets semblaient décoiffés par les vents dominants et couraient jusqu’aux roches aux allures de citadelles. Le ciel bleu s’entachait de longs cirrus. A cette hauteur, indifférents et lointains, des avions de ligne sabraient d’un trait ce tableau trop idyllique. Je songeais aux innombrables sentiers dissimulés aux alentours et parcourus dans les siècles par tout un peuple de marcheurs, qui des besogneux aux résistants, des voyageurs aux fuyards, des camisards ou traqués, des justes aux juifs pourchassés, des maquisards, jusqu’à ces quelques allemands ayant fui ici la folie d’un temps à moustaches, à tout ce peuple évanoui qui avaient emprunté ce réseau, marquant son passage dans la mémoire des pierres, seule façon d’oblitérer le voyage pour la liberté dans l’histoire des humains. A coté de moi, Luc regardait avec ses oreilles, écoutait avec ses yeux, le fusil posé sur ses cuisses, armé, prêt au tir, à l’instant même où quelque bruit signifierait l’arrivée en trombe du sanglier rabattu par les hommes et leurs chiens, tout là haut, à la cime sur l’adret. L’écho de la meute me parvenait renvoyé et amplifié par les roches encore dissimulées dans l’ombre. La fraîcheur du matin accompagnait mon esprit encore abusé par un sentiment de virginité en ces lieux. Qu’étaient-ils pour moi à cet instant, sinon le théâtre extraordinaire de la vie et tous ses plaisirs qu’une nature grandiose magnifiait. Aussi bien que dans la cour d’honneur du palais des papes, j’étais installé pour la représentation en plein courant d’air. J’étais venu ici, accompagner Luc, qui postait au sein d’une équipe de chasseurs. Il portait son fusil, moi ma caméra. Nous nous étions rejoints à 5 heures, puis nous étions partis à la rencontre des autres, une quinzaine d’hommes, à 6 heures, chacun rejoignant alors son guet ou sa tache selon qu’il était rabatteur ou posté, après des consignes chuchotées. Je n’étais jamais allé à la chasse. Je découvrais cet univers, ses codes, ses règles, comme autant de rituels échappant au commun. Les hommes n’étaient que des ombres encore, dont je distinguais sur les flancs les cartouchières, le trait rangé sur le dos et dépassant qu’était leur carabine ou fusil. Les chiens s’énervaient dans leurs cages trop petites à l’arrière des fourgonnettes. Dans le ciel, le baudrier d’Orion semblait présider au rassemblement qui s’apparentait à quelque organisation guerrière. J’étais avec des guerriers, à n’en pas douter. De casquettes, des treillis militaires, des armes, des munitions, des instructions, non, je n’étais pas venu à une simple promenade. Au signal, tous embarquèrent dans les véhicules et se dispersèrent dans les chemins forestiers. Avec Luc, j’avais pris place dans son pic up, à l’arrière, deux autres étaient assis sur le plateau. Nous gravîmes les pentes de la montagne une demi-heure environ, jusqu’à ce que l’escarpement devint tel qu’aucun véhicule ne put aller plus loin. Prestement tout le monde sauta et je suivis, haletant, mes trois compagnons qui couraient autant qu’ils marchaient sur un chemin impossible, dans la nuit finissante. J’avais à cœur de ne pas ralentir l’allure. J’étais censé être « le journaliste », qui d’une idée inconvenante, s’était entiché d’une mission saugrenue, voir sans juger, et peut être comprendre un monde qui s’éloigne dans le sillage des cités."

(A suivre…)

Philippe Marechal a réalisé de nombreux reportages vidéo, très remarqués et appréciés, pendant le campagne de l'élection présidentielle.

Valleraugue, village pro-Ségo

Du pain, de la sueur et la campagne

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Au tabac-presse de Valleraugue

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A REVOIR, DE PETITES PERLES DE REPORTAGE!!!

Philippe Maréchal est actuellement en panne de logiciel de montage. Si jamais quelqu'un de compétent en la matière, proche des cévennes, pouvait lui venir en aide, n'hésitez pas à le contacter...

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Nous avons été silencieux cet été. Pourtant, du Tour de France à la libération spectaculaire des infirmières bulgares, en passant par les nouveaux empiètements de la presse people, nous aurions eu beaucoup de sujets à traiter, dans un univers médiatique plus monocolore, et plus violent que jamais. Mais nous préparions la rentrée. En un mot comme en cent, nous avons décidé de construire un site. Puisqu'aucune chaine de télé ne veut produire ni diffuser Arrêt sur images, et puisque au fond seuls ses télespectateurs veulent que cette émission continue, nous allons nous passer de la télévision. Nous allons faire l'émission sur Internet. Evidemment, ce ne sera pas la même émission. D'ailleurs, ce ne sera pas vraiment une émission. Ce sera...un site. Avec des textes, comme dans les blogs. Avec des images diffusées par les télés, évidemment. Avec des reportages, filmés ou écrits, sur les personnages de la tragi-comédie médiatique. Et avec des débats en plateau, comme dans l'émission supprimée par France 5. Les débats seront évidemment plus courts. On ne regarde pas des images sur Internet de la même manière qu'à la télévision. Donc, la grand messe du dimanche sera éclatée en une pluie de rendez-vous et d'enquêtes. Il y aura des rendez-vous quotidiens ou hebdomadaires. Il y aura aussi des surgissements inopinés. Il y aura des visages que vous connaissez déjà. Il y aura aussi de nouveaux visages. Le site sera très réactif à l'actualité, mais nous construirons aussi un solide fonds d'archives, pour restituer sa mémoire à l'univers audiovisuel, univers de la fugacité et de l'amnésie. Le site sera essentiellement financé par ses abonnés. Nous avons beaucoup hésité à choisir ce mode de financement. Ne fallait-il pas tout miser sur la pub ? Ne fallait-il pas faire appel à de généreux investisseurs? C'est votre nombre, qui a emporté notre décision. Votre nombre, et la motivation de tous ceux d'entre vous que nous avons croisés cet été, au hasard de nos déplacements. Nous n'avons donc pas fait appel à des investisseurs. Et nous souhaiterions que le recours à la pub soit modéré. En choisissant ce mode de financement, nous savons que nous allons à contre-courant d'un certain air du temps. L'air du temps répète que l'évolution vers la gratuité de tous les services produits sur Internet est inéluctable. L'air du temps répète qu'on n'y peut rien. Nous n'aimons pas trop écouter l'air du temps. Nous faisons donc le pari inverse. Nous parions qu'assez de citoyens estimeront qu'une information indépendante sur l'univers médiatique est un service qui a un coût. Pour autant, nous ne souhaitons pas nous limiter aux convaincus. Certaines parties du futur site seront accessibles à tous. Nous voulons qu'il contribue fortement au débat public. Nous voulons que ses analyses, ses informations, irriguent Internet, et viennent contrarier le ronron de la grosse machine. La campagne d'abonnements sera lancée courant septembre, le temps d'achever les derniers préparatifs. Tous les détails de la résurrection d'Arrêt sur images vous seront alors dévoilés en priorité, à vous tous qui avez signé pour que votre émission continue. Simultanément à cette campagne, nous entreprendrons la construction du site définitif. Ce devrait être l'affaire de quelques mois. Le temps de trouver les mains qui le construiront (ce qui n'est pas le plus facile) et...de le construire, accueillant, durable, vaste, confortable, équipé pour traverser le déluge. Vivement 2008 ! 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Un reportage poétique et personnel, en 3 parties, de notre ami et correspondant des Cévennes, Philippe Maréchal

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Philippe Marechal, habitant de Valleraugue, dans les Cévennes, a réalisé de nombreux reportages vidéo, très remarqués et appréciés, pendant le campagne de l'élection présidentielle.

Valleraugue, village pro-Ségo

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La campagne vue par Françoise, 87 ans (Notre préféré!)

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Au tabac-presse de Valleraugue

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A REVOIR, DE PETITES PERLES DE REPORTAGE!!!

Philippe Maréchal est actuellement en panne de logiciel de montage. Si jamais quelqu'un de compétent en la matière, proche des Cévennes, pouvait lui venir en aide, n'hésitez pas à le contacter...

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