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[Burning Man] THE TEMPLE #1 & 2

Publié le | par

Burning Man, comme vous ne l’avez jamais vu! Laurent Le Gall (correspondant de LaTéléLibre à San Fransisco) nous propose de découvrir avec passion et subtilité cet évènement unique dans le désert du Nevada. Burning Man, ce n’est pas que du sexe de la drogue et du délire, c’est d’abord une oeuvre commune et spirituelle. Voici les deux premiers épisodes de cette web-série. A suivre la semaine prochaine…

THE TEMPLE

Episode 1 : A long journey

Six mois avant le début du festival Burning Man, des bénévoles de tous âges se retrouvent pour préparer la construction du Temple 2016. Pour tous, c’est le début d’une aventure unique.

Episode 2 : Jours de tonnerre

Trois semaines avant l’ouverture de Burning Man, Lhassa et David arrivent dans le désert de Black Rock. Tout reste à faire et la météo se déchaîne…

 

  Our dream is in your hands (Notre rêve est entre vos mains) »

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RÉSUMÉ

Chaque année en septembre, le désert du Nevada accueille le festival Burning Man. Loin des regards de la société dite « normale », la ville éphémère de Black Rock City y renaît de ses cendres le temps d’une semaine de folie artistique.

Entre tempêtes de sable et fantasme de liberté absolue, plus de 70.000 Burners venus du monde entier y partagent toutes les formes d’excentricité. Le dernier jour, ils mettent le feu à un Temple gigantesque rempli de messages, de photos et d’offrandes apportés par les Burners désireux de tourner la page après une période douloureuse ou la perte d’un proche.

En 20 minutes, cinq mois de travail sont anéantis.

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Une coproduction 
France Télévisions & Camera One Télévision (2016)
Durée du film : 8 x 7’ environ
Auteur réalisateur : Laurent Le Gall
Images : Laurent Le Gall
Images complémentaires : Bertrand Basset
Montage : Anthony Santoro
Producteurs délégués : François Fèvre et Michel Seydoux

NOTE D’INTENTION DE L’AUTEUR

« Je vis depuis 20 ans dans la région de San Francisco. En 2000, alors que ma famille vient me rendre visite en Californie pour la première fois, mon père décède soudainement d’une tumeur au cerveau. Le choc est d’une brutalité insoutenable. Très affecté, je m’enfonce dans un chagrin inconsolable.

Deux ans plus tard, je tombe sur un article décrivant Burning Man dans le magazine « Grands Reportages » et je décide de me rendre sur place sans rien savoir de plus que ce j’ai appris dans l’article : « Burning Man, un happening dans le désert : une ville éphémère, de l’art en liberté ».

Je ne réussi à filmer aucune image

Une fois sur place, c’est un choc. Black Rock City est une ville qui ne dort jamais. Les cinq sens sont sollicités en permanence et on ressent un bouillonnement incessant qui rend à la fois léger et grave. La beauté, la différence et la créativité s’épanouissent à une échelle inconnue.

Je ne réussis à filmer aucune image pendant trois jours. Par où commencer ? Comment montrer à la fois la démesure et le détail ? L’incroyable énergie déployée et la créativité omniprésente ? En faisant un tour à vélo, je découvre finalement un immense temple en bois, érigé en plein désert.

Un petit homme aux cheveux blancs s’agite avec des morceaux de bois dans les mains. Je lui demande si je peux filmer. Il accepte. C’est David Best, l’artiste californien qui construit ces temples en matériaux recyclés à la mémoire des êtres chers disparus. Toujours empêtré dans le deuil douloureux de mon père, je suis touché en plein cœur par la symbolique de ce temple.

Le mot « papa » me foudroie

Sans rien savoir de mon histoire, David me dit : « It’s your Papa ? ». Et le mot « papa » me foudroie. Je tombe en sanglotant dans les bras de cet inconnu. Ça me fait du bien. On parle. David me dit : « Ne pleure pas. Ici, nous recyclons les matériaux mais aussi les esprits. Nous utilisons l’esprit de ton père pour aider celui de quelqu’un d’autre ».

Cette oeuvre monumentale, qui m’a d’abord semblé incongrue, devient familière. Les gens y apportent chaque jour des offrandes, des photos, des objets… Le temple se couvre d’hommages et devient en quelques jours un sanctuaire.

Dans la poussière, nous nous réunissons en présence de l’absence. Je commence à filmer. Des lettres d’adolescents suicidés sont accrochées. Des mères pleurent des fils tombés en Irak. Des photos d’enfants emportés côtoient des messages d’amour. Je sais maintenant pourquoi je suis venu dans ce désert. Moi qui ne suis pas croyant, j’ai une révélation. Pas une révélation religieuse, mais une révélation humaniste. Cette année-là, le Temple m’a permis d’entamer mon deuil. La rencontre avec David Best et l’équipe du Temple est l’un des moments les plus importants de ma vie, en tant que réalisateur et en tant qu’homme.

Chaque année, c’est une véritable aventure humaine

Depuis, chaque année, j’y accompagne ceux que j’aime : mes amis et ma famille, ma compagne Sandrine enceinte de notre enfant, puis notre fils. La candeur de son regard sur ce spectacle me bouleverse. Une année, je filme une amie française, Samantha, venue déposer dans le Temple les cendres de sa mère emportée par un cancer dix ans plus tôt. Pour elle aussi, c’est une libération. Depuis 13 ans, je ne cesse de filmer aux côtés de David Best la construction des temples. Chaque année, c’est une véritable aventure humaine. David et les équipes bénévoles travaillent six mois à la réalisation du projet, dont un mois dans le désert, bravant tempêtes de sables et orages dévastateurs. Ils sont ensuite les témoins de l’interaction des festivaliers avec le Temple durant une semaine, puis ils le regardent brûler pendant 20 minutes.

Ces temples condamnés à disparaître sont devenus le cœur spirituel de Burning Man. Ils n’existent que dans nos mémoires. C’est la raison pour laquelle je voulais réaliser cette websérie qui suit les efforts de l’équipe de construction et rend hommage au travail de David Best. »

Laurent Le Gall

 

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