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[DOC] Le Canard Enchaîné : 100 ans et encore Toutes ses Dents !

Publié le | par

[REDIFF] Le Canard a encore mordu ! Il y a près d’un an et demi, à l’occasion des 100 ans du Canard Enchaîné, nous publiions ce documentaire sur l’étonnante longévité et vivacité du Palmipède. En plein PenelopeGate, il est bon de rappeler qu’une presse libre et indépendante est indispensable au bon fonctionnement de la démocratie.

Première diffusion le 01/09/15.

Que cet animal de compagnie est agréable. Et pourtant tellement sauvage encore. Âgé, ce Canard n’en conserve pas moins la plume luisante, poitrine gonflée et bréchet rehaussé, fier comme un coq (!). Et de rester encore et toujours dans nos pattes, balançant son popotin d’un pas alerte, poussant sempiternellement des coin-coins dont l’écho s’avère parfois tonitruant.

Ce Canard fait partie intégrante de notre paysage médiatique. Et ils sont rares, dans la presse, à pouvoir prétendre à longévité de cet acabit. Ou comment l’aventure collective d’une petite bande d’amis, joyeux drilles, a donné naissance à un hebdomadaire de référence.

Et nous, encore adolescents (LaTéléLibre ? 9 ans aux prunes, pensez-vous !), pureplayer comme dernière tare aux yeux de ce journal papier, de vouloir saluer l’incroyable pérennité de ce volatile. Forts de notre naïveté et emplis de reconnaissance, nous osons !

(pour des raisons évidentes pour certaines et personnelles pour les autres, ce reportage est dédié à la mémoire de Jean Cabut, dit Cabu ; son interviouve a été réalisée 1 mois avant l’attentat du 7 janvier 2015)

N.B. Dossier complet sur le Canard Enchaîné (rubrique Journal)

Mon histoire avec le Canard

J’ai découvert le Canard Enchaîné chez mon grand-père maternel en pleine pré-adolescence. Ce sont les dessins qui m’ont d’abord donné à comprendre les semaines politiques. Puis les textes, emplis d’informations dans un style particulier fait de calembours, de contrepèteries, d’ironie et de sarcasmes. Une fois assimilée la lecture atypique interlinéaire voire intertextuelle, le volatile me paraissait suffisamment familiarisé.

Et ce rendez-vous hebdomadaire de revêtir un plaisir sans cesse renouvelé. Depuis cette période, je me désaltère chaque semaine de l’eau de sa mare, j’y fais mes ablutions et m’en gargarise. Je finaude devant les allusions, me pourlèche des références. Ce qui me paraissait foutraque en tant que novice, je m’y prélasse maintenant avec délectation. J’ai accédé au cercle des initiés.

Le Canard est depuis lors mon animal favori, complice adulé. Si bien que ce rapport personnel tourne finalement à la pathologie. Oui, maladivement, je me hâte chaque mercredi pour m’accaparer mon exemplaire. Qu’advienne une grève impromptue (imprimeurs, distributeurs…), et l’idée effleurée de remettre à plus tard notre rencontre m’attriste. Aussi, des vacances en des pays « hostiles » à sa parution m’obligeront à des subterfuges pour m’en assurer la lecture procrastinée.

Devant ce constat, la consultation de spécialistes s’avère nécessaire et vitale : celle de Laurent Martin, professeur ès Canard Enchaîné, me semble la plus appropriée pour tenir étude clinique de mes symptômes, donner tous les éléments indispensables à la compréhension de ma boulimie. Une consultation médicale poussée complétée de nombreux autres intervenants experts en des domaines variés.

Bref, le Canard et moi, c’est une histoire qui dure depuis 26 ans. Un peu plus que le quart de ce siècle anniversaire. Ou comment je me suis construit sous ses ailes.

Le Canard dépiauté

Pour comprendre la maladie, il faut en faire un état des lieux causal. Soit, succinctement, analyser la composition organique du Canard. Le Canard Enchaîné est un périodique mêlant les articles journalistiques et les dessins caricaturaux. Paraissant tous les mercredis. Composé de 8 pages sur papier journal, non reliées. Il est vendu au tarif de 1 euro et 20 centimes. photo une La page 1 est éditorialisante avec un titre énorme barrant la page, le premier calembour, inratable. La page 2, intitulée « la mare aux canards », la plus lue, est faite des coulisses de l’actualité politicienne, parfois développées. Les pages 3 et 4 sont réservées aux enquêtes voire aux scoops. En page 5, des informations plus locales. Un billet libertaire, des informations écologique, agroalimentaire… Tendance altermondialiste. La partie culturelle relève des pages 6 et 7, avec des chroniques cinématographiques, littéraires, théâtrales et les coulisses télévisuelles. Une « prise de bec » cloue au pilori une personnalité de premier plan de la semaine écoulée ou de l’actualité mondiale. Une sorte de pot-pourri fait de brèves clôt la lecture en page 8.

Et à travers tous ces articles entremêlés, des dessins d’actualités, des caricatures. S’ils servaient originellement à boucher les trous ou aérer les textes, ils sont depuis longtemps totalement indissociables de l’esprit satirique qui anime le journal.

Depuis ses premiers jours, le Canard parait sans publicité, se refuse aux emprunts et aux actionnaires extérieurs. En un mot, le Canard Enchaîné est libre de toute influence, ce qui n’est pas sans constituer une particularité exceptionnelle dans le paysage de la presse mondiale.

Enfin, le style d’écriture est partie intégrante et viscérale du Canard. Invariable. De sorte que les journalistes s’effacent derrière la personnalité forte du palmipède. La satire avant tout, comme gène indéfectible.

De Clémenceau à Hollande, en passant par De Gaulle, Giscard, Mitterrand, Chirac et Sarkozy, tous peuvent en témoigner tant ils ont subi les honneurs des colonnes du Canard. De sorte que l’histoire du Canard Enchaîné permet de retracer une partie de l’Histoire de France.

L’histoire du Canard

Le Canard Enchainé est lancé le 10 septembre 1915* par Maurice Maréchal et Henri-Paul Gassier, pacifistes et aux idéaux d’obédience socialiste. Contre le bourrage de crânes. moi journal Son parti pris : faire rire coûte que coûte, alors que l’époque est au conformisme patriotique dans la grande presse. Les restrictions à la liberté d’expression poussent à la subtilité. De celle de l’ironie, de l’antiphrase, de la lecture interlinéaire.

Le Canard devient rapidement l’un des journaux d’opinion les plus lus de France. Tout en relatant les malversations financières et les scandales politiques, il prendra souvent position contre les guerres (Espagne) et la colonisation (Algérie, Indochine). Puis viendra la grande époque de De Gaulle au pouvoir qui participera tant à la renommée du Canard. De plus en plus, les renseignements confidentiels se font spécialité, avec un réseau et un maillage de sources bien disposés à renseigner sur des informations tenues secrètes par les autorités.

La fin des années 60 finit de faire muer le Canard d’un journalisme d’opinion à un journalisme d’enquêtes et d’investigation, sans se déparer de sa spécificité satirique et de la dénonciation des manquements des confrères de la grande presse d’information. Bref, le pouvoir vacille à chacune de ses parutions tant les scandales y sont dévoilés. Et  le volatile de se renforcer alors financièrement grâce à ces ventes florissantes, lui permettant de vivre presque exclusivement sur ses fonds propres.

Son journalisme d’investigation est donc cause de bien des tracas pour les gouvernants : quels qu’ils soient, le Canard peut se glorifier d’un tableau de chasse conséquent, en tout moment de la vie politique française, car les défauts de nos dirigeants et les malversations politico-financières restent intrinsèquement liés au pouvoir.

Les plumes du Canard et le goudron

La dénonciation de scandales reste la pierre angulaire de l’hebdo (avec la satire s’entend !). Puis les investigations à partir des années 60 seront une marque de fabrique indélébile dans le conscient des lecteurs du Canard Enchaîné et le subconscient de la population française. Dresser la liste exhaustive de ses scoops s’avèrerait bien trop sacerdotal.

La majorité est accessible pour mémoire. Cela va de l’affaire Ben Barka aux révélations sur la vente de l’hippodrome du Putois à Compiègne par le ministre du Budget Éric Woerth. En passant par l’affaire Aranda (1972), l’affaire Maurice Papon (1981), la plupart des affaires de financement occulte des partis politiques (affaire Urba-Gracco, Gifco, Cogedim, du RPR, du CDS, et tellement d’autres encore), l’affaire des faux électeurs à Paris (1989 puis 1997), de sa mairie et de ses HLM, l’affaire du sang contaminé (1989/1991), l’affaire des conditions d’achat en 1997 par Nicolas Sarkozy d’un appartement de 235 m2 à Neuilly (2007), sur l’île de la Jatte. Et dernièrement le scandale du Balardgone

« L’essentiel est de savoir », Claude Angeli

Bref, des affaires d’envergure popularisées et des personnalités égratignées (doux euphémisme). Dont quelques-unes, politiques, ne se sont pas relevées. A n’en pas douter, le Canard Enchaîné joue un rôle éminemment démocratique.

Portraits tirés comme des canards

Né durant la première guerre mondiale, le Canard ne déroge pas à la formule associant textes polémistes et dessins caricaturistes. Au fil des années, il devient exception puisque rares sont les périodiques aujourd’hui mêlant autant l’information journalistique et la caricature dessinée.

Originellement, le Canard est un journal de journalistes auquel collaborent des dessinateurs. Ces derniers sont accueillis dans les pages avec l’objectif de compléter, par l’humour caricaturiste, les travers révélés dans les articles des personnages qui nous gouvernent. Des dessins d’actualité qui viennent compléter une lecture déformatée et appuyer la satire et la raillerie de leurs traits crayonnés.

De nombreux dessinateurs ont œuvré pour le palmipède. Cabrol, Dubosc, Grove, Guilac, Lap, Grum, Moisan, Guiraud, Ferjac, Pino Zac… Les contemporains Kerleroux, Cardon, Pancho, WozniakDelambre, Kiro, Potus, Ghertman… Enfin Pétillon, Lefred-ThouronEscaro, et feu Cabu, tous quatre parmi les plus prolifiques de l’hebdomadaire. Tout dernièrement, Mougey, Bouzard, Diego Aranega, Aurel, Lindingre… Tous ont marqué ses pages et son histoire par leurs crobards aux styles bien divers.

« On propose juste quelques croquis aux journaux, dans l’espoir de rire ou de faire rire avec quelques caricatures. Un dessin, ce n’est qu’un dessin. Un truc gribouillé qui essaye d’amuser tout en espérant faire un peu réfléchir. Rire et faire réfléchir » disait Cabu, tout à son humilité et sa tendresse légendaires

anniv cabu_0001 Ce dessin, spécialement exécuté pour fêter les 100 ans du volatile à sa manière, résume Cabu. Soit un indécrottable pacifiste qui voyait un moyen simple de faire cesser le conflit de 1914 : que les troufions engagés dans les tranchées s’échangent des exemplaires du Canard Enchaîné et de Simplicissimus (son alter-égo germanique de l’époque, aujourd’hui disparu) pour faire se dresser les rires et tomber les armes.

Il est en tout cas un équilibre subtil entre les articles et les dessins. Ces derniers tenant de l’exagération, de la déformation, il s’agit de compléter les révélations sans en amoindrir l’information prouvée ou en dévaloriser les charges argumentées. De la valeur ajoutée donc. L’alchimie satirique, ce joyeux mélange des genres, semble totale.

Vilain petit Canard

Le Canard Enchaîné exerce, qu’il le veuille ou non, une influence importante sur la politique et les politiciens. Le Canard est devenu une institution pérenne et son ironie portée sur le cirque politique, cette comédie quotidienne, sur les tartufferies, ne semble pas l’amoindrir.

« Dur pour l’homme de droite parce qu’il est ce qu’il est, le Canard est impitoyable à l’homme de gauche quand il n’est pas ce qu’il devrait être »

Le palmipède ne vit très largement que de la stricte vente de ses numéros hebdomadaires. Les diversifications (almanachs, Canard de poche, etc.) n’ont jamais perduré, les Dossiers du Canard (périodique thématique) ne gardant seuls qu’une parution trimestrielle depuis les années 80.

Le Canard Enchaîné est riche de près de 150 millions d’euros. Bref, de quoi voir venir. Un cadre de vie agréable qui fait des envieux. Jalousé, sa réussite financière pousse les plus téméraires à le copier, voire le plagier. DSCF1734 Copié, plagié, mais jamais égalé ! Le Canard est résolument un journal à part. A tout point de vue. Vilain petit canard !

Un canard sauvage difficilement domesticable

Le Canard est isolé et s’enorgueillit de cultiver la discrétion. Tant et tellement que les journalistes eux-mêmes se refusent à apparaître ouvertement dans les médias, fusse-ce pour le documentaire hommage d’un média indépendant comme LaTéléLibre !…

Ce qui donne lieu à bien peu de documentations sur ce curieux animal. Et des questions restées en suspens : qu’est-ce qui fait l’unicité de cet hebdomadaire ? Comment a-t-il pu survivre et affermir sa position durant tout ce siècle passé ? Quelles sont les arcanes de la rédaction ? Les coulisses des vérifications pointues et des recoupements journalistiques ? Pourquoi est-il phobique au numérique au point que son site dédié se limite au strict minimum ? Pourquoi n’avons-nous pas accès à son patrimoine archivé conséquent ? Qu’envisage-t-il pour que les nouvelles générations ne se déportent pas de sa lecture papier ? Pourquoi n’est-il pas quotidien ? Pourquoi se contente-t-il d’une pagination de 8 feuillets ? Etc.

Pour s’approcher au plus près de la cuisine interne, il faut se reporter aux deux uniques documentaires audiovisuels existants, plutôt panégyriques :

–   « Aux quatre coin-coins du Canard », du journaliste indépendant Bernard Baissat (1987) retraçant l’histoire du Canard et tentant de faire lumière sur quelques personnalités fortes de l’hebdomadaire. Ce documentaire sent bon l’esprit atypique, fait d’insolence irrévérencieuse et de liberté frondeuse ;

–   « La mare au Canard », par la rédaction du Canard elle-même (1994), diffusé à l’occasion des 80 ans de l’hebdomadaire sur la première chaîne publique (Antenne 2) en 1995. Dédié aux sentimentaux de l’hebdomadaire.

Sur cette base restreinte, la thèse publiée de Laurent Martin est bien une mine unique d’informations historiques, idéologiques, économiques, journalistiques, critiques. Il en a été tiré un ouvrage détaillé (« Le Canard Enchaîné ou les fortunes de la vertu – 1915/2015 », éd. Flammarion) qui aura comblé quelque peu ma curiosité.

Le lectorat fidèle n’aurait-il légitimité à tenter de s’approcher de son animal favori ? A vouloir en caresser les pennes ? Le Canard doit pourtant faire montre de fierté de cette situation : que son lecteur soit inconditionnel à son endroit, et que l’esprit critique qu’il lui insuffle chaque semaine soit dirigé aussi à son envers. Et le lecteur de s’interroger ouvertement : existe-t-il un décalage entre les principes auxquels est attaché le Canard, son image publique, et leur traduction dans la vie politique du pays, dans la réalité de son fonctionnement ? Quand bien même, les biais éventuels remettent-ils en cause la qualité de ses informations ? Les zones d’ombre hypothétiques donneraient-elles à voir surgir des révélations vitales ? Etc.

Son succès, le Canard le doit à la fidélité de ses convictions. Et à ses lecteurs indéfectibles. Attachés eux-mêmes à cette déontologie qu’il laisse transparaitre. Que cette dernière fasse défaut, et le lectorat se détournera de ce dernier bastion de l’intégrité. Puissions-nous la savoir intangible. Jusqu’à preuve du contraire, le palmipède est dépositaire de notre confiance (et nous lui serions gré de continuer à en faire bon usage).

Cent coin-coins

Le Canard Enchaîné, on ne l’aime pas ou on l’adore. Moi, je suis tombé dans la mare (mite) quand j’étais petit. Aujourd’hui, le Canard en impose. A tous. Le journal est devenu une puissance, une institution. Il fait et défait les réputations, les ternit voire les détruit. Il est un parangon de l’investigation française à la solide crédibilité internationale. Il est empreint d’un équilibre subtil entre les enquêtes sérieuses et les dessins caricaturaux d’actualité.

Entre l’objectivité des faits et la subjectivité de son engagement idéologique suintant entre les lignes. Entre le poids des preuves fac-similées et la légèreté de la satire !

« Le Canard entend être le fou du roi en même temps que le garde-fou de la République » disait Roger Fressoz, ancien directeur du Canard

Et si le Canard s’adapte avec beaucoup de lenteurs, de prudence, c’est qu’il est foncièrement méfiant, à tous égards. Et de nous retrouver alors partagés entre notre souhait de le juger suffisamment fort pour être indémodable et celui de le savoir capable d’être adapté à l’avenir pour le lire éternellement.

Jusqu’à preuve du contraire, sa liberté, son investigation et son impertinence sont œuvre de salubrité publique. Parce que le journalisme est défié de maljournalisme. Parce que les connivences sont condamnées par l’opinion publique. Alors l’irrévérence, pierre angulaire de l’état d’esprit du Canard Enchaîné, est bien le moindre à accepter de cette presse indépendante indispensable.

« Un journal libre est nécessairement ironique » disait Camus

… l’ironie étant la meilleure arme contre tous les plans de communication. Un journal libre est par voie de conséquence forcément satirique.

Si le chien est le meilleur ami de l’Homme, pour le citoyen c’est le Canard Enchaîné.

Nicolas Robuchon

* Fondé en 1915 puis refondé en 1916, le Canard peut s’enorgueillir de fêter deux anniversaires séculaires différents. Ce qui n’est pas sans faire poindre des désaccords entre puristes…

Réalisation : Nicolas Robuchon et Thibault Pomares
Montage : Thibault Pomares
Images : Thibault Pomares, mais aussi Clément Montfort,
Vincent Massot, David Nouguès et Pierre Fourchard
Documentariste : Didi

N.B. Aucun animal n’a été maltraité ou blessé pendant le tournage de ce film

Sources

Le Canard enchaîné ou les fortunes de la vertu, histoire d’un journal satirique 1915-2000, de Laurent Martin (éd. Flammarion, 2001 ; puis réédité au Nouveau Monde en 2005)

Messieurs du Canard, de Jean Egen (éd. Stock, 1973)

50 ans de Canard, anthologie 1916-1968, par la rédaction du Canard Enchainé

Les micros du Canard, de Claude Angéli et Stéphanie Mesnier (éd. Les Arènes, 2014)

Une enquête de police sur le Canard Enchainé, de Christian Plume et Xavier Pasquini (éd. Jean Picollec, 1980)

Le Canard Enchainé, La Vè République en 2000 dessins 1958-2008, par la rédaction (éd. Les Arènes, 2008)

Remerciements

Nicolas Brimo, journaliste et administrateur du Canard Enchaîné, pour sa confiance et sa disponibilité

Laurent Martin, professeur ès Canard Enchaîné, pour son aide encyclopédique

Jean Cabut, savant caricaturiste, pour sa douce compagnie

Bruno Gaccio, spécialiste de la satire, pour ses guignolades

Edwy Plenel, expert en journalisme d’investigation, pour sa déontologie

Daniel Schneidermann, docteur des médias, pour son incorrigible regard critique

Lurinas, pour son travail complémentaire

La mèche à lunettes, parce qu’il le vaut bien

Mon kiosquier de la rue des Volontaires, pour sa ponctualité

Crédits photos

Arrêt sur images

Audrey Cerdan / Rue 89

Médiapart

Fluide Glacial

Notre Cinéma

Joël Saget / AFP

Crédits vidéos

Les Guignols de l’info / Canal+

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Les commentaires (8)

  1. bien sympa, bravo pour vos interviews, bravo pour le montage, mais j’aimerais savoir si les journalistes du Canard refusent toujours d’avoir une carte de journaliste et pour quelle raison ?

  2. Les journalistes du Canard sont détenteurs de la carte de presse, de nombreux dessinateurs également d’ailleurs. Peut-être certains, à titre individuel, refusent-ils de la signer ou d’en faire usage ostentatoirement ? Mais nous ne sommes pas particulièrement informés de cette pratique.

  3. Bravo pour le travail effectué, les élus interviewés étaient très hétéroclites, sympas et peut-être pour une fois honnêtes !

  4. Je voue un profond respect pour cet hebdomadaire pour la qualité de son travail et la façon de traiter les actualités les plus chaudes du moment. Je me rappelle encore mon exposé sur le journal en première année de Master. C’était vraiment animé tellement toute la classe semblait y prendre goût. Des questions et interventions fusaient de partout. Bravo au Canard Enchaîné pour un journalisme plus libre !

  5. Je me rappelle encore mon exposé sur l’hebdomadaire, lors d’un cours sur les médias, pendant ma première année de Master. A vrai dire, je venais de découvrir le journal et c’était lors de la préparation de l’exposé qui a été d’ailleurs très applaudi le jour de la présentation. Honnêtement, ça été de loin une de mes meilleures présentations pendant mes années du supérieur. Depuis, je lis toujours le Canard Enchaîné et je ne m’en lasse surtout pas !

  6. Longue vie au Canard enchaîné. Il est depuis mon adolescence l’un de mes journaux préférés, et pour cause ! Comme on l’a si bien dit dans cet article, c’est un journal indémodable tout en étant adapté à l’avenir. Je continuerai donc à le lire avec grand plaisir !

  7. Un travail admirable, interview à la pointe, les journalistes étaient honnêtes ! Peut-on savoir comme même pour quelle raison les journalistes refusent d’avoir une carte ?