Lecteur vidéo

Faire un don

Faire un don

Envoyer l’article par mail
Télécharger le .torrent

Fichier indisponible pour l’instant

Qu’est-ce que le Torrent ?

Grâce à Bittorrent vous pouvez télécharger et partager la vidéo que vous êtes en train de visualiser.

Retour de la Croissance? Une Chimère selon Roosevelt

Publié le | par

Vous cherchez des raisons d’espérer en ces temps de crise? Ecoutez Bruno Gaccio, Guy Bedos, Madame Hessel et Pierre Larrouturou. Ils sont passionnants. Ils proposent des solutions autres que l’hypothétique retour de la croissance. Un reportage de Christophe Tisseyre qui redonne la pêche! Une grève de la faim est en cours pour diffuser ces idées nouvelles. Bizarrement peu de médias ont relayé l’information

 

logo-roosevelt2012

 

Au moment où s’ouvre la Conférence sociale, l’économiste Pierre Larrouturou et des militants du Collectif Roosevelt 2012 ont entamé dimanche dernier une grève de la faim devant l’Assemblée Nationale. Mardi dernier, plus de 1300 citoyens jeûnaient avec eux à travers le pays. Leur objectif est double : alerter et rassembler. Pour eux, la croissance c’est fini, alors il faut inventer autre chose.

Le Collectif « Roosevelt 2012″, fondé l’an dernier par Edgar Morin, Michel Rocard, Stéphane Hessel, Pierre Larouturou et Bruno Gaccio, s’adresse à tous les politiques et à tous les citoyens. Ses membres sont persuadés que la religion du retour de la croissance est obsolète, car depuis les années 60, la courbe de la croissance n’a cessé de descendre dans notre pays.

Nous souhaitons contribuer à la formation d’un puissant mouvement citoyen, d’une insurrection des consciences qui puisse engendrer une politique à la hauteur des éxigences.
Stéphane Hessel et Edgar Morin

roosevelt-baisse-croissance

En 60 ans, la croissance chute, inexorablement

Dans les années 60 en France, la croissance culminait à 5,6%, de 70 à 79 elle descend à 3,7%. Pendant les années 80, elle n’est plus qu’à 2,2%, puis de 1990 à 99 elle atteint seulement 1,9%. Ça continue pour les années 2000 avec 1,5%, et depuis 2010, nous atteignons à peine 0,8% de croissance.

Pour les militants de Roosevelt, des philosophes, quelques politiques et éminents économistes, il faut admettre que cette croissance ne reviendra pas. Il faut donc bâtir dès aujourd’hui, des politiques qui se basent sur un autre modèle. Sur leur site, ils présentent 15 réformes prioritaires.

Roosevelt?

Mais pourquoi avoir appelé ce mouvement du nom de l’ancien Président américain? Tout simplement parce que c’est l’homme qui a permis, grace à sa politique volontariste baptisée New Deal, de sortir les Etats Unis de la crise après 29.

Christophe Tisseyre
Image: Michaël Klein (notre jeune cameraman fait des progrès)

Lien

 

Note de la rédaction

Pour la première fois, vous pouvez visionner LaTéléLibre sur vos tablettes et smartphones! Merci à Jérôme Bourreau Guggenheim, Nicolas Le Gall et Dailymotion

Partager cet article

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Les commentaires (13)

  1. Une raison d’espérer en effet. Merci pour ce reportage et merci au Collectif Roosevelt.

  2. Membre du collectif Roosevelt depuis plusieurs mois, j’ai vu hier le film Hannah Arendt (après avoir lu Les Bienveillantes) et je n’ai pas pu m’empêcher de faire le rapprochement : un dictateur fou, – la Finance, les Marchés -, dicte sa loi à de bons petits soldats, les technocrates, les banquiers, les traders, les politiques, des citoyens (presque) ordinaires, persuadés de la cohérence d’un système, vaguement inquiets, mais en aucun cas responsables. Vision politiquement incorrecte, certes …Mais il y a urgence et nous allons à la catastrophe, comme celui qui tombait du 99ème étage et allait encore bien en passant devant la fenêtre du 1er étage… Les idées du collectif sont presque trop évidentes, notamment pour les « experts » qui se sont constamment trompés et ne savent que dire « c’est compliqué ! »… Bravo à Pierre pour la clarté de ses explications.

  3. Le réveil des consciences ! Dur, dur, Que c’est dur ! Quand tout est fait pour les endormir, les anesthésier : la pub, l’idéologie libérale : l’intérêt général passé à la trappe sur l’autel de la liberté du business, autrement dit faire du fric à tout prix, peu importe les moyens.

  4. Il est normal que la croissance ralentisse. Dans le cas contraire, cela signifierait que l’on pourrait avoir une croissance infinie en un temps nul… Ce qui est bien évidemment absurde. Je ne suis pas pour le principe de croissance dans une société mais je trouve que l’argument ici développé par Roosevelt 2012 est un pléonasme.

  5. Bonjour,

    Une pétition susceptible de vous intéresser et de faire avancer concrètement les idées du collectif Roosevelt vient d’être lancée : « Monsieur François Hollande, Président de la République: Instaurer un droit d’initiative populaire (sur le principe des votations suisses) ».

    Pour davantage de détails, et si vous souhaitez la signer voire la diffuser plus largement, voici le lien :

    http://www.change.org/fr/pétitions/monsieur-françois-hollande-président-de-la-république-instaurer-un-droit-d-initiative-populaire-principe-des-votations-suisses

  6. On arrive plus facilement à mobiliser les gens sur des sujets simples comme la contestation des radars, mais les radars ne nous conduisent pas dans le mur. Ce sont des choses un peu plus complexes qui nous préparent un avenir sombre, et ça mérite qu’on s’y intéresse un peu. Et même beaucoup ! Le plus important c’est de faire le bon diagnostic. Un diagnostic, ça commence par un constat. Et pour le coup, celui-ci est simple : la croissance est partie ailleurs, sur des valeurs qui méprisent les travailleurs. Mais cet ailleurs connait lui aussi son ralentissement (Chine, Brésil). Alors, on continue à croire aux miracles, ou on change d’angle de vue ?

  7. Le collectif Roosevelt me semble manquer totalement de sérieux. Il est plus facile de vouloir changer de système que de simplifier une feuille de paie, rédiger un code du travail en 500 pages, diviser par 3 le nombre des articles du code général des impôts, ajuster notre fiscalité sur celle de nos concurrents, réduire les strates de décisions dans la vie politique, lutter contre la corruption etc …. Quand nous seront plus simples, plus concrets nous serons plus efficaces.

  8. Même si les idées tiennent la route, ils sont pitoyables et ont vraiment du mal à convaincre… De là à faire la grève de la fin!
    Quant à Bruno Gaccio en politique!!!! en même temps il a pris du ventre, et un coup de vieux avec la coupe de cheveux qui craint

  9. MERCI à La Télé Libre – que je découvre – pour ce reportage. Certains des commentaires publiés illustrent le niveau de connaissances et de conscience de nos concitoyens !!!
    Je ne peux que les inviter à prendre connaissance des 15 analyses et propositions du Collectif-Roosevelt voir http://www.roosevelt2012.fr/ ou http://www.collectif-roosevelt.fr/.
    Au delà des actions d’interpellations des politiciens, le Collectif Roosevelt, avec ses groupes locaux et ses actions de formation, veut contribuer à la formation d’un puissant mouvement citoyen, d’une insurrection des consciences qui puisse engendrer une politique à la hauteur des exigences.

  10. Merci pour cette vidéo qui donne la parole à des citoyens qui croient qu’on peut changer le cours des choses.

  11. Je constate qu’il est question de redistribuer la monnaie, on y parle de taux d’intérêts, de la caisse des dépôts, etc.
    Je pense qu’il faut aller plus loin que l’arrêt de la croissance, plus loin même que la décroissance que soutiennent les  » décroissants », il faut en finir avec l’argent. Pour plus de précisions, voyez le site « Prosper » qui explique la  » désargence ».
    Posez-vous la question  » A quoi sert l’argent ? » et nous pourrons peut-être en reparler.

  12. Bonjour à toutes et tous,
    Dans la continuité de ce questionnement sur la croissance, je vous invite à intégrer le propos de Dennis Meadows, en conclusion de « Penser la décroissance » (livre sous la direction d’Agnès Sinaï, Presses de Sciences Po, 2013, p. 205.) : « En 1972, nous avions atteint environ 85 % de la soutenabilité planétaire. Quand je me suis exprimé devant la Smithsonian Institution, il y a quarante ans, je pouvais dire que nous avions juste besoin de ralentir. Aujourd’hui, nous avons atteint environ 150 % de soutenabilité, je ne peux plus le dire. Nous devons décroître. »
    Il s’agit donc de penser des « politique(s) de la décroissance » titre du remarquable ouvrage où Michel Lepesant fait des propositions « pour penser et faire la transition » (paru en juin 2013 aux éditions Utopia http://www.les-oc.info/2013/06/politiques-de-la-decroissance/

    Thierry Brulavoine, décroissant conseiller municipal de St Nazaire (2008-2010), membre du CA d’Attac