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Faut-il aller voir La Chasse ?

Si vous n’avez pas vu le film, il vaut sans doute mieux d’y aller sans rien savoir de plus, rendez-vous donc après le “En Bref”. C’est rigolo. Le réalisateur Thomas Vinterberg avait été découvert par Festen, l’histoire d’un père aimé et respecté qui cachait un pédophile. Aujourd’hui il revient avec l’histoire d’un père méprisé et accusé de pédophilie qui cache un homme respectable. Comme ça, on pourrait se dire qu’il filme l’antithèse de sa thèse. Mais en fait non, car au fond, les deux films disent la même chose : “Quand tout le monde à raison, tout le monde est un con”. Ce n’est pas le crime qui intéresse le réalisateur, mais la façon dont il fait réagir les masses. Par des dialogues bien écrits et des jeux psychologiques, il démontre comment la société construit presque logiquement un mensonge sur le dos des enfants. En étudiant le dérèglement, il montre que les hommes n’ont qu’une hâte face au doute : se régler, s’organiser de manière simple et manichéenne et s’unir dans la haine. Presque instantanément, l’ancien ami de tout le monde est banni comme un monstre, sur la seule base d’une rumeur. En innocentant le héros dés le début, le réalisateur pointe aux spectateurs ceux qu’il considère comme les vrais cons : les redresseurs de torts en pacotille, toujours volontaires pour jouer de leurs muscles et de leur connerie quand ils ont l’absolution de la société. Mais le film ne disserte pas. Il hurle. Il enrage. Sur l’écran, les images hypnotisent, frappent le spectateur dans le ventre sans le laisser respirer. On pourra faire comme la presse intello, et se plaindre du manque de finesse et de dialogues chiants. On peut surtout s’incliner devant un cinéma d’une puissance dévastatrice porté par l’un des acteurs les plus brillants de sa génération.

En Bref :

Il faut aller voir La Chasse. Parce que c’est le film le plus fascinant, le plus tétanisant et l’un des plus inoubliables que vous verrez cette année. Parce que vous réfléchirez peut-être avant de détester un mec juste parce que que tout le monde fait pareil. Mais surtout, il faut y aller pour voir une performance d’acteur époustouflante et le retour au top d’un réalisateur qui rentre à l’intérieur de ton estomac pour y faire de l’acupuncture. Corentin Chrétien (Le Règne de l'Arbitraire)

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Réalisateur : Thomas Vinterberg Casting : Mads Mikkelsen, Thomas Bo Larsen, Annika Wedderkopp [post_title] => MonCinéLibre #6 : La Chasse. Magic Mik. [post_excerpt] => Tout le monde aime Lucas. Il est gentil, rigolo et pas trop mal coiffé pour un Danois. Et puis un jour, la rumeur débarque. Alors tout le monde veut lui taper dessus, taper sur son fils et faire des gros trous dans sa vie. [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => moncinelibre-6-la-chasse-magic-mik [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2012-11-29 10:05:31 [post_modified_gmt] => 2012-11-29 09:05:31 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=25872 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 0 [filter] => raw ) [1] => WP_Post Object ( [ID] => 25839 [post_author] => 7 [post_date] => 2012-11-26 20:17:50 [post_date_gmt] => 2012-11-26 19:17:50 [post_content] =>

NKM, celle qui a eu le flair de ne pas choisir

En juillet 2012, NKM avait annoncé sa candidature à la présidence de l'UMP. En septembre dernier le manque de parrainages nécessaires l'ont définitivement écarté du scrutin. Depuis, l'ancienne Ministre de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement était restée neutre, ne se positionnant ni en faveur de François Fillon, ni en faveur de Jean-François Copé.

Le communiqué

L’UMP, c’est nous, plus de 300 000 militants qui la faisons vivre tous les jours et qui sommes la source de tout pouvoir en son sein. Aujourd’hui, nous souhaitons faire entendre la voix du terrain, de la sagesse et de la raison. Ne nous divisons pas. Ne faisons pas ce cadeau à nos adversaires. Notre pays a besoin d’un parti d’opposition et de reconquête uni et fort. Une guerre d’hommes à Paris ne doit pas porter un coup fatal à notre parti. Notre mouvement, héritier de plusieurs traditions politiques républicaines rassemblées, n’est pas un parti de cadres. Il nous appartient comme militants, et toute légitimité procède de notre volonté. Aujourd’hui, le résultat de l’élection est trop incertain. Il est contesté, il est douteux. Nous voulons revoter.

Des liens :

 

MAJ 21h39 - Sarkozy "il est préférable de revoter" !

Jean-François Copé est pour la troisième fois proclamé président de l'UMP ! Cette fois-ci avec une marge d'avance de 952 voix. • Nicolas Sarkozy souhaiterait un nouveau vote. (Pour se présenter ?!) C'est NKM qui doit être contente. Par contre, au lendemain de son audition dans l'affaire Bettencourt, l'ex-président a affirmé ne pas être très emballé par un procès (concernant l'élection de la présidence UMP, bien sûr !)   [post_title] => NKM Exige de Revoter ! [post_excerpt] => Lassée par le clash Copé-Fillon, Nathalie Kosciusko-Morizet a décidé de mettre en ligne une pétition sur internet ! Le nom du site est clair : « jeveuxrevoter.fr ». Et bim ! En moins de 10h, près de 17000 militants ont suivi NKM dans son combat (personnel?) pour faire revoter la présidence de l'UMP ! [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => nkm-exige-de-revoter [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2012-12-19 10:36:04 [post_modified_gmt] => 2012-12-19 09:36:04 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=25839 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 8 [filter] => raw ) [2] => WP_Post Object ( [ID] => 25801 [post_author] => 14 [post_date] => 2012-11-24 17:34:02 [post_date_gmt] => 2012-11-24 16:34:02 [post_content] =>

Telle qu'adoptée par l'Assemblée Nationale le 22 novembre dernier, une proposition de loi ouvre grandes les portes de la reconnaissance ultime du vote blanc.

La reconnaissance du vote blanc ou presque

La proposition modifie l'article L.65 du code électoral en son troisième alinéa en y ajoutant trois phrases :
« Dès la clôture du scrutin, il est procédé au dénombrement des émargements. Ensuite, le dépouillement se déroule de la manière suivante : l'urne est ouverte et le nombre des enveloppes est vérifié. Si ce nombre est plus grand ou moindre que celui des émargements, il en est fait mention au procès-verbal. Le bureau désigne parmi les électeurs présents un certain nombre de scrutateurs sachant lire et écrire, lesquels se divisent par tables de quatre au moins. Si plusieurs candidats ou plusieurs listes sont en présence, il leur est permis de désigner respectivement les scrutateurs, lesquels doivent être répartis également autant que possible par chaque table de dépouillement. Le nombre de tables ne peut être supérieur au nombre d'isoloirs. Les enveloppes contenant les bulletins sont regroupées par paquet de 100. Ces paquets sont introduits dans des enveloppes spécialement réservées à cet effet. Dès l'introduction d'un paquet de 100 bulletins, l'enveloppe est cachetée et y sont apposées les signatures du président du bureau de vote et d'au moins deux assesseurs représentant, sauf liste ou candidat unique, des listes ou des candidats différents. À chaque table, l'un des scrutateurs extrait le bulletin de chaque enveloppe et le passe déplié à un autre scrutateur ; celui-ci le lit à haute voix; les noms portés sur les bulletins sont relevés par deux scrutateurs au moins sur des listes préparées à cet effet. Si une enveloppe contient plusieurs bulletins, le vote est nul quand les bulletins portent des listes et des noms différents. Les bulletins multiples ne comptent que pour un seul quand ils désignent la même liste ou le même candidat. Les bulletins blancs sont décomptés séparément et annexés au procès-verbal. Ils n'entrent pas en compte pour la détermination des suffrages exprimés, mais il en est fait spécialement mention dans les résultats des scrutins. Une enveloppe ne contenant aucun bulletin est assimilée à un bulletin blanc. Dans les bureaux de vote dotés d'une machine à voter, le président, à la fin des opérations de vote, rend visibles les compteurs totalisant les suffrages obtenus par chaque liste ou chaque candidat ainsi que les votes blancs, de manière à en permettre la lecture par les membres du bureau, les délégués des candidats et les électeurs présents. Le président donne lecture à haute voix des résultats qui sont aussitôt enregistrés par le secrétaire. »

On peut donc noter que les bulletins blancs font l'objet d'un décompte différencié. En sus, notons que les bulletins multiples ne sont plus nuls quand ils désignent une même personne ou une même liste.

En effet, la loi n'innove que par deux éléments

Premièrement, les enveloppes vides seront désormais considérées comme des votes blancs (et non nuls comme actuellement). On peut à ce titre s'étonner que la mise à disposition de bulletins blancs reste interdite ! Deuxièmement, les bulletins "blancs" et les bulletins "nuls" seront désormais comptabilisés de la même façon.

Un vote blanc enfin reconnu mais toujours non comptabilisé parmi les suffrages exprimés. Voilà ce que l'on doit entendre par "reconnaissance du vote blanc". Pas plus, pas moins. Ce qui est bien dommage lorsque l'on prend connaissance de la proposition de loi initiale qui prévoyait que les votes blancs "entrent en compte pour la détermination des suffrages exprimés" (http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion0107.asp).

Pour le rapporteur de la proposition de loi, "la prise en compte des bulletins blancs dans les suffrages exprimés permettrait de mesurer la légitimité des élus et le degré de confiance des électeurs". Également, elle "devrait dissuader certains électeurs de s'abstenir, voire même détourner certains d'entre eux des expressions protestataires et des votes extrêmes". Bref, le vote blanc n'est pas un "non-choix" mais un "choix supplémentaire".

Encore aujourd'hui, la proposition n'a donc visiblement pas convaincu nos parlementaires. Le contenu des débats mis en ligne n'est pas moins instructif sur les arguments des uns et des autres (http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2012-2013/20130069.asp).

Une reconnaissance bâclée ?

Le question subséquente à la prise en compte des bulletins blancs sera : que faire lorsque qu'aucun des candidats n'obtient la majorité absolue ?

Aussi, comptabiliser les votes blancs parmi les suffrages exprimés nécessiterait une réforme constitutionnelle car l'article 7 de la Constitution dispose que « le président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés ». Les résultats nous démontrent qu'une telle condition n'était pas réunie lors des élections de Chirac (49,5% des votants) et Hollande (48,6%).

Pour aller plus loin, les citoyens devront se pencher sur la question délicate du seuil au delà duquel le nombre de vote blanc rend l'élection illégitime.

Bref, un bulletin blanc sans suffrage exprimé... Le Sénat doit se prononcer sur la proposition (à une date encore indéterminée)...

À suivre... 

Lurinas

[post_title] => Le Vote Blanc Reconnu, mais Pas Trop... [post_excerpt] => Un texte adopté à l'Assemblée le 22 novembre dernier et passé sous les radars médiatiques nécessite quelques explications en ce qu'il concerne une modification substantielle de l'expression du droit de vote. Décryptage. [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => le-vote-blanc-reconnu-mais-pas-trop [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2012-11-28 16:47:49 [post_modified_gmt] => 2012-11-28 15:47:49 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=25801 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 1 [filter] => raw ) [3] => WP_Post Object ( [ID] => 25445 [post_author] => 14 [post_date] => 2012-11-01 17:00:55 [post_date_gmt] => 2012-11-01 16:00:55 [post_content] =>

Hollandie: et si PSA fabriquait des automobiles?

BSF soutenue par l'Etat

Or donc, PSA (Peugeot-Citroën) avait une banque nommé Banque PSA Finance (BSF) qui lui sert notamment à financer les achats de véhicules pour le compte de ses clients (elle fait du crédit pour permettre aux clients de la marque d acheter ses propres véhicules). Un industriel qui fait de la banque, ça peut paraître étonnant mais c est assez courant. Oui mais voilà, cette activité d ordinaire très rentable (354 millions d euros de résultat net en 2011 ; http://www.banquepsafinance.com/docs/rapports/fr/rapports185.pdf) se trouve en difficulté. Notamment car les agences de notation l ont dégradée... à cause des difficultés de sa maison-mère. Et l Etat, via Montebourg, se trouve alors obligé de voler au secours de la banque en lui offrant une garantie de 7 milliards d euros, de peur que la banque-maison n implose, entraînant avec elle Peugeot toute entière.

Heureusement, l Etat a demandé des contreparties. Mais sont-elles à la hauteur ?

Donc PSA possède sa propre banque qui finance environ le 1/4 des voitures vendues de la marque. Soit 655.000 véhicules en cours de financement au 31 décembre 2011 pour 17 milliards d euros dans des pays aussi variés (outre la France) que la Pologne, le Brésil ou le Mexique. Souvenez vous, tout dernièrement, son président Frédéric Saint-Geours déclarait en pure novlangue managériale : « Cette performance commerciale a été rendue possible par le renforcement de l innovation dans le domaine des produits et des services, par leur déploiement soutenu et pragmatique et par l intensification des synergies avec les marques et des partenariats avec les réseaux. De même, l activité de services et d assurances développée par BPF a atteint un niveau de performances record avec un taux de pénétration de 161%.»

Trop beau !

Mais encore : « Dans un contexte où il reste difficile de prévoir l évolution du contexte économique, Banque PSA Finance a confirmé la robustesse de son business model soutenue par le déploiement progressif mais résolu du PSA Excellence System.» Las, malgré toute la « robustesse du business-model », il semblerait que celui-ci ne tint pas la route. Un problème d électronique embarqué sans doute !?... Et ces fameuses contre parties ? Dans le communiqué conjoint Montebourg/Moscovici (http://proxy-pubminefi.diffusion.finances.gouv.fr/pub/document/18/13417.pdf), nous apprenons que l Etat va donner sa garantie à BPF à concurrence de 7 milliards d euros d ici 2015. Le projet sera quand même présenté au parlement et aux autorités européennes (qui pourraient peut-être y trouver à redire au nom du principe de concurrence "libre et non faussée").

Qu'obtient l Etat en échange ?

En gros, de mettre son nez chez PSA en mettant en place un comité de suivi de la garantie qui aura son mot à dire sur la gestion maison. L Etat demande aussi un renouvellement du conseil de surveillance du groupe. Et la nomination immédiate d un administrateur indépendant et d un représentant des salariés. Cela suffira-t-il à faire le poids face aux 16 membres actuels du Conseil de Surveillance, comptant 4 Peugeot et des membres éminents tel que le baron Seillière et François Michelin ? Pas évident... Mais peut-être l heureux salarié nommé au board aura-t-il la joie de recevoir 85.000€ de jetons de présence comme le baron cité plus haut en 2011 ? On peut rêver. Mais ces « engagements », de quel ordre sont-ils ? Contractuels ? Contractuels avec des pénalités en cas de non respect ? Bref, s agit-il d une déclaration de pure forme pour faire plaisir au ministre ? Par ailleurs, PSA s est engagé (décidément ...) à renoncer à tout dividende et programme de rachats d actions pour 3 ans. Là encore, pourquoi ne pas coucher cette parole de PSA par écrit quelque part, non ? Avec quelques rétorsions à la clef, au cas où. C est pas que je n ai pas confiance mais c est long 3 ans ... Malgré toutes ces bonnes volontés de gouvernance, quelque chose peut chagriner tout de même. Il y a d un côté une société privée, contrôlée par divers investisseurs et 25% par la famille Peugeot. La société est valorisée 2 milliards d euros (dont 500 millions pour la famille Peugeot, c est mathématique). De l autre côté, il y a la puissance publique qui nous représente tous, citoyens et contribuables. PSA est aux abois. Dommage mais ça ne concerne pas l Etat sauf que, bien sûr, si PSA coule, plein de salariés seront au chômage et que ça retombera sur les bras de celui-ci, donc des contribuables. Mais nous avons in fine affaire à du droit privé. L Etat doit donc venir au secours de PSA, lui rendre un service. Ce n est qu une caution mais il faut bien qu il y ait des contreparties. Il y en a bien sûr, un accès limité à la gouvernance et des engagements sur l avenir qui ne valent peut-être pas beaucoup plus que le papier sur lequel est imprimé le communiqué. Et puis, faut-il payer (virtuellement) PSA pour conserver son activité ? Remarquez, même si ce n est pas très "libéral", c est courant.

Et si on nationalisait carrément ?

BPF est notée « BBB- » chez Standard&Poor's. Ce n est pas encore catastrophique mais une note comme ça, en émettant des obligations, ne permet pas moins de 5% d intérêts annuels sur 3 ans (2013/2014/2015). Donc, si l Etat prêtait ces fameux 7 milliards à PSA jusqu à fin 2015, il pourrait en escompter 350 millions annuels ou encore 1 milliards sur la période !! Ce qui n est pas moins de 50% de la valorisation de la société ! Pas grave, l Etat garantit les 10 milliards à PSA et devient majoritaire au capital (oui une nationalisation !!). La famille Peugeot n a plus que 12,5%, et alors ? L Etat n aurait pas vocation à diriger Peugeot ? Pourtant, quand General Motors s est retrouvé au fond du gouffre et a dû passer en redressement judiciaire (le fameux article 11 outre atlantique), l Etat américain, tout libéral qu il soit, s est retrouvé avec 60% du capital du géant de Detroit. Remis sur pied, celui-ci a fait une bonne affaire. Et a pu céder sa participation à un bien meilleur prix. Pourquoi ce qui est acceptable et accepté dans le soi-disant paradis de l ultra-libéralisme ne l est-il pas en France? Quant à Montebourg, acharné à faire accepter la séparation des banques de dépôts et des banques d investissement (la fameuse Glass-Steagall Act à la française), il devrait peut-être plancher sur le dossier industrie/banque. Est-ce vraiment sain qu un industriel se mette à faire la banque ? Cet industriel va-t-il être très regardant sur les risques qu il prend auprès des emprunteurs du moment que ceux-ci achètent des bagnoles du groupe ? (le gouverneur de la Banque de France non plus n en est pas sûr !...).   Sinon, Banque PSA Finance lance un livret d épargne en 2013 (http://www.cbanque.com/actu/33611/la-banque-du-groupe-peugeot-citroen-lancera-un-livret-epargne-en-2013). Si vous avez quelques économies ...

Lurinas

A suivre [post_title] => La Banque de Peugeot-Citroën (BSF) sous l'Oeil de Lurinas... [post_excerpt] => Lurinas nous fait parvenir un nouveau pavé, dans la mare de PSA. Tous ce que vous avez voulu comprendre sur cette banque sauvée par le gouvernement, sans jamais vraiment comprendre. Lurinas vous dit tout. Accrochez-vous... [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => la-banque-de-peugeot-bsf-sous-loeil-de-lurinas [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2012-11-28 16:47:56 [post_modified_gmt] => 2012-11-28 15:47:56 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => http://latelelibre.fr/?p=25445 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 0 [filter] => raw ) ) [post_count] => 4 [current_post] => -1 [in_the_loop] => [post] => WP_Post Object ( [ID] => 25872 [post_author] => 13 [post_date] => 2012-11-29 10:05:31 [post_date_gmt] => 2012-11-29 09:05:31 [post_content] =>

Faut-il aller voir La Chasse ?

Si vous n’avez pas vu le film, il vaut sans doute mieux d’y aller sans rien savoir de plus, rendez-vous donc après le “En Bref”. C’est rigolo. Le réalisateur Thomas Vinterberg avait été découvert par Festen, l’histoire d’un père aimé et respecté qui cachait un pédophile. Aujourd’hui il revient avec l’histoire d’un père méprisé et accusé de pédophilie qui cache un homme respectable. Comme ça, on pourrait se dire qu’il filme l’antithèse de sa thèse. Mais en fait non, car au fond, les deux films disent la même chose : “Quand tout le monde à raison, tout le monde est un con”. Ce n’est pas le crime qui intéresse le réalisateur, mais la façon dont il fait réagir les masses. Par des dialogues bien écrits et des jeux psychologiques, il démontre comment la société construit presque logiquement un mensonge sur le dos des enfants. En étudiant le dérèglement, il montre que les hommes n’ont qu’une hâte face au doute : se régler, s’organiser de manière simple et manichéenne et s’unir dans la haine. Presque instantanément, l’ancien ami de tout le monde est banni comme un monstre, sur la seule base d’une rumeur. En innocentant le héros dés le début, le réalisateur pointe aux spectateurs ceux qu’il considère comme les vrais cons : les redresseurs de torts en pacotille, toujours volontaires pour jouer de leurs muscles et de leur connerie quand ils ont l’absolution de la société. Mais le film ne disserte pas. Il hurle. Il enrage. Sur l’écran, les images hypnotisent, frappent le spectateur dans le ventre sans le laisser respirer. On pourra faire comme la presse intello, et se plaindre du manque de finesse et de dialogues chiants. On peut surtout s’incliner devant un cinéma d’une puissance dévastatrice porté par l’un des acteurs les plus brillants de sa génération.

En Bref :

Il faut aller voir La Chasse. Parce que c’est le film le plus fascinant, le plus tétanisant et l’un des plus inoubliables que vous verrez cette année. Parce que vous réfléchirez peut-être avant de détester un mec juste parce que que tout le monde fait pareil. Mais surtout, il faut y aller pour voir une performance d’acteur époustouflante et le retour au top d’un réalisateur qui rentre à l’intérieur de ton estomac pour y faire de l’acupuncture. Corentin Chrétien (Le Règne de l'Arbitraire)

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